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Economie, Sciences, Education/formation

LES UNIVERSITÉS AU BURUNDI> Mouvement de grève

Les activités académiques continuent pour les étudiants de l’ancien système

 

Le quotidien « Le Renouveau » a visité certaines universités publiques et privées de la capitale Bujumbura le vendredi 3 octobre 2014 pour se rendre compte de la situation de grève. Cette dernière a pour objet l’appellation et la valeur du diplôme que vont obtenir les étudiants du nouveau système BMD après le baccalauréat. Mais les activités académiques continuent comme d’habitude.

 

DSC 0264A l’Université du Burundi comme à l’Ecole normale supérieure (ENS), les étudiants interrogés ont informé que  ceux de l’ancien système vaquaient normalement aux activités académiques. Seuls les étudiants du nouveau système Baccalauréat-Master-Doctorat (BMD) sont concernés par la grève. Néanmoins, ces derniers sont  en deuxième session et les examens se font comme d’habitude, ont déclaré les étudiants interrogés. La date d’expiration du préavis de grève était le  jeudi 2 octobre, date qui a coïncidé avec la conférence-débat qui s’est tenue dans les enceintes de l’Ecole nationale d’administration (Ena).
Cette conférence était animée par le secrétaire exécutif permanent de la Commission nationale de l’Enseignement supérieur, Sylvie Hatungimana et le directeur général de l’Enseignement supérieur et post secondaire professionnel. Les représentants des étudiants du nouveau système BMD étaient présents dans cette conférence qui traitait la question les concernant. Elle portait sur la valeur du diplôme de baccalauréat que vont obtenir les étudiants qui terminent le premier cycle du système BMD. L’inquiétude de ces étudiants est de savoir la valeur sur le marché du travail du diplôme de baccalauréat par rapport au diplôme de l’ancien système. Les étudiants ont été informés que la valeur de ce diplôme leur sera communiquée ultérieurement.
D’après les étudiants interrogés, cette réponse n’apporte aucune réponse à leurs revendications. C’est pourquoi ils vont continuer à revendiquer leurs droits. Ils demandent aux autorités concernées de trouver des solutions satisfaisantes à l’endroit de ces étudiants pour un meilleur avenir de l’éducation au Burundi.

EZECHIEL MISIGARO

 

OBR> Centre d’appels téléphoniques

« Il servira à informer les contribuables »

 

L’Office burundais des recettes (OBR) compte mettre en place un centre d’appels téléphoniques. Les appels seront  en direct, gratuits et anonymes. Bien qu’il ne soit pas encore connu par le grand public, les contribuables de Kayanza estiment qu’il sera un cadre adéquat pour lutter contre la fraude.

 

Beaucoup de contribuables se plaignent de ne pas trouver d’explications à toutes les questions qu’ils se posent. Un Centre d’appels téléphoniques sera bientôt mis en place par l’OBR   pour pouvoir informer ces contribuables. Ces derniers pourront appeler et  poser toutes les questions en direct. Des spécialistes  de l’OBR  vont répondre aux questions posées,  selon les propos du directeur  de la Communication et des services aux  contribuables  au sein de l’OBR, Jean Mvuyekure.

 « Aucun contribuable ne sera poursuivi pour avoir posé des questions ».

Un prénommé.Claude de Kayanza espère que le centre d’appels téléphoniques pourra être utile pour que les contribuables dénoncent  ce qui ne marche pas. Il espère que les contribuables pourront poser des questions diverses qui leur tiennent à cœur, dans l’anonymat et sans aucun risque.      «Normalement, les commerçants n’aiment pas dénoncer ce qui ne marche pas. Ils ont peur des conséquences pouvant suivre, surtout pour la survie de leur activité commerciale », a-t-il poursuivi.
Au sujet des poursuites, Jean Mvuyekure précise que personne ne pourra être poursuivi pour avoir posé des questions.  «Même au niveau des émissions radiophoniques, les auditeurs s’expriment sur des dossiers politiques, mais ils ne sont pas poursuivis. L’OBR ne comprend pas comment quelqu’un pourrait être poursuivi pour avoir posé des questions sur les taxes, sur  les douanes,  ou sur  les impôts », a-t-il ajouté. Il tranquillise ceux qui voudront poser des questions et les invite à être plutôt nombreux, puisque l’objectif de l’OBR  est de permettre aux contribuables d ‘exprimer leurs doléances officiellement ou de façon anonyme, sans être obligés de se présenter.

« Que des spécialistes soient prêts à nous répondre »

Un commerçant rencontré au centre de négoce de Kayanza indique qu’il n’est pas au courant de la mise en place d’un centre d’appels téléphonique à l’OBR, et qu’il se réserve de tout commentaire puisqu’il ne sait rien sur ce centre.
Une dame qui travaille dans une boutique au centre de négoce de Kayanza  et qui se rend souvent à Kampala pour importer certains produits, a dit que ses attentes se résument en ces points : que des spécialistes soient prêts à répondre aux questions des contribuables, que l’OBR réagisse rapidement  aux questions et doléances des  contribuables,  contrairement à ce qui se passe lors des réunions avec l’OBR où certaines  questions ne trouvent pas de réponse.
Le directeur de la Communication à l’OBR a précisé qu’un personnel a été formé et que des experts seront toujours disponibles pour répondre aux questions posées. S’il y a des questions qui exigent un peu plus de temps pour trouver des réponses adéquates, l’OBR pourra s’exprimer et donner un temps raisonnable pour y  répondre

L’Office pourra améliorer ses services envers les contribuables

Un autre contribuable  dit : «  L’OBR  ne donne pas parfois d’informations nécessaires, et l’accueil de son personnel reste à améliorer ». Il espère que l’OBR pourra améliorer les  services aux contribuables s’il tient compte de leurs doléances et de leurs réflexions, notamment pour encadrer le  personnel qui manque de courtoisie et de politesse envers les contribuables, ou  qui refuse de donner  des explications en cas de besoin.

Un canal de communication et un trait d’union

Pour le prénommé Claude, le système d’information de l’OBR envers les contribuables laisse à désirer. Quand il y a une nouvelle décision qui est prise, on n’est pas informé. Si par exemple on a augmenté les taxes, l’on est informé au moment de payer ces taxes, sans avoir été  averti à temps. Il  espère que ce centre servira de canal de communication sur de nouvelles décisions et lois fiscales,  et de trait d’union entre  l’OBR et les contribuables en diffusant les notes, les communiqués et les invitations à des réunions, travail que les agents de l’OBR ne font pas convenablement .
Sur cette attente, Jean Mvuyekure a précisé que le centre est une voie supplémentaire pour faciliter la communication entre les contribuables et l’OBR. Concernant la diffusion des lois, des notes et des communiqués, il a informé qu’il y a d’autres mécanismes utilisés par l’OBR pour les diffuser. Le centre  ne sera donc pas le seul canal de  communication de l’OBR, a ajouté M. Mvuyekure.

Une occasion aux commerçants d’exprimer leurs doléances

Un autre commerçant de Kayanza indique que les commerçants de Kayanza répondent rarement aux réunions auxquelles on les convie. Ce qui fait que leurs doléances ne sont pas connues. Pour lui, ce centre d’appels téléphoniques est un outil moderne mis en place pour écouter les contribuables.
Il va encourager les commerçants à exprimer leurs préoccupations, à poser des questions qui auraient été posées lors des réunions, à faire des commentaires et à échanger des informations avec d’autres contribuables.

L’image des contribuables honnêtes sera redorée

Certains contribuables de Kayanza se plaignent d’être traités de voleurs alors qu’il y en a qui sont honnêtes  et paient régulièrement et volontairement leurs impôts.  Ces contribuables honnêtes  souhaitent que leur image soit réhabilitée à travers ce centre d’appels.

Floride Ndakoraniwe

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE> Etat d’avancement de la mise en œuvre du programme de subvention des engrais

Un phénomène de fraude s’observe

 

Environ dix-sept mille tonnes d’engrais ont été commandés par les agriculteurs pour la saison culturale 2014-2015 A et B. A côté de cela, un phénomène de fraude s’observe dans le pays. Cela ressort d’une réunion d’échange organisée à Kayanza par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le mercredi 1er septembre 2014. Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Gervais Rufyikiri a rehaussé de sa présence les activités.


DSC06683Environ dix-sept mille tonnes d’engrais ont été commandées par les agriculteurs pour la saison culturale 2014-2015 A et B auxquels s’ajoutent les quantités qui seront commandées au début du mois de novembre 2014. Ces engrais sont en cours de distribution dans toutes les communes du pays pour ceux qui ont déjà payé le solde. Malgré cela, la fraude d’engrais est observée.
En effet, 183 tonnes d’engrais ont été saisies dans tout le pays. De cette quantité, la province de Kayanza présente à elle seule 25 tonnes saisies et 15 personnes de cette même province parmi lesquelles figurent 11 commerçants et 4 agriculteurs ont été appréhendées. Les provinces de Kayanza et Gitega viennent en tête dans la fraude d’engrais. Cette dernière est faite par l’agriculteur qui se laisse tromper par les commerçants qui rachètent les engrais subventionnés pour ensuite les vendre à des prix exorbitants sur le marché.

Tous les intervenants en matière d’agriculture interpellés

Gervais Rufyikiri a regretté cette situation qui se manifeste dans tout le pays. Il a interpellé tous les intervenants dans le domaine de l’agriculture à  prendre la lutte contre la fraude d’engrais  à bras-le-corps et à prendre les mesures qui s’imposent.
Selon la ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Odette Kayitesi, les services techniques et administratifs devraient travailler en étroite collaboration pour éradiquer la fraude afin que chaque ménage ait la quantité d’engrais voulue à  un  prix abordable.
Le gouverneur de la province de Kayanza, Canisius Ndayimanisha, a indiqué que certains responsables n’ont pas respecté les conditions de distribution d’engrais chimique et ont collaboré avec les fraudeurs.
Après la réunion, une visite a été effectuée auprès d’un agro-éleveur, Anicet Ndoricimpa de la colline Muhweza dans la commune et province de Kayanza. Il a bénéficié d’un don d’une tonne d’engrais de la part du Deuxième vice-président de la République.

Eric Mbazumutima

 

CNAC MURIMA W’ISANGI >Conférence de presse

 Stratégie de désengagement de l’Etat dans la gestion de la filière café

 

La Confédération des associations des caféiculteurs du Burundi (Cnac murima w’isangi) en partenariat avec le Service chargé des entreprises publiques (Scep) a tenu une conférence de presse le jeudi 2 octobre 2014 à Bujumbura. Cette conférence était animée sous  le thème  « La stratégie de désengagement de l’Etat dans la gestion des actifs de la filière café au Burundi ».

 

DSC 0385-1Joseph Ntirabampa, président de la confédération des associations des caféiculteurs du Burundi, a informé que la Cnac murima w’isangi et ses partenaires expriment leur grande gratitude envers le gouvernement du Burundi d’avoir  révisé et adopté la nouvelle stratégie de désengagement  de l’Etat dans la gestion de la filière café du Burundi. Il a ajouté que les organisations des caféiculteurs dans leur globalité ont accueilli positivement cette nouvelle stratégie.  Cette dernière  répond aux diverses revendications que les caféiculteurs avaient exprimées depuis 2008, date d’élaboration de la première stratégie de désengagement de l’Etat dans la filière café. C’est une stratégie qui n’avait pas tenu compte des préoccupations des caféiculteurs.

Des consultations ont été entamées  

La Cnac et le gouvernement ont accordé une place de choix aux caféiculteurs depuis la production jusqu’à la commercialisation du café, a révélé M. Ntirabampa. Une descente d’évaluation de l’état des lieux du vergé caféicole  et trois ateliers ont été organisés. Le premier atelier tenu à Ngozi avait pour but de proposer des solutions à la problématique de la filière café. Le deuxième à Gitega, avait pour but d’informer les représentants  sur les recommandations du rapport du premier atelier. Dans ce même atelier, il y a eu aussi la mise en place d’une commission conjointe chargée d’étudier des recommandations du 1er atelier. Le troisième atelier tenu à Gitega avait pour but la restitution et la validation   du contenu du rapport de la commission conjointe. Par la suite, le rapport a été transmis aux organes habilités pour sa mise en application.

Quarante et une stations de lavage de l’Etat vendues

Tout en manifestant l’intérêt d’acquérir les 25 % de la part réservataire des 41 stations de lavage déjà vendues en 2009 et en 2012, de nouveaux éléments ont fait l’objet de doléances de la Cnac lors de ces ateliers. M. Ntirabampa a souligné que ces doléances portaient sur l’achat par les coopératives des caféiculteurs de 30 stations de lavage parmi les 77 restantes à mettre en vente au cours de la 3e phase. Elles portaient aussi sur la revue à la hausse de la part réservataire dans les sociétés qui seront créées par les acquéreurs des autres stations de lavage  jusqu’à un niveau d’au moins 30%. Afin de pouvoir contrôler toute la chaîne de valeur, les organisations des caféiculteurs  regroupées au sein de la Cnac ont en même temps demandé que les organisations des caféiculteurs  accèdent à l’achat de l’usine Sodeco de Buterere. Pour M. Ntirabampa , cela leur facilitera de bien gérer toutes les stations déjà acquises. Ils sont également déterminés à participer dans la compétition avec les autres afin d’acquérir toutes les stations de lavage et l’usine de déparchage Sodeco de Buterere.  Il a enfin rappelé que le contrôle de la chaîne de valeur par les caféiculteurs du Burundi est générateur de la pérennité de la culture du café.
Ezéchiel Misigaro (Stagiaire)

 
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