Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

QUARTIER INDUSTRIEL>Impact économique du délestage électrique sur la rizerie

Une journée sans électricité entraîne une perte de plus de 300 000 FBu

 

La capitale Bujumbura et certaines villes de l’intérieur du pays observent des moments de délestage électrique. Chaque quartier ayant des moments, précis ou imprécis, où il n’y aura pas du courant électrique. Mais les critères pour déterminer si de telle heure à telle heure, un quartier ne sera pas alimenté en électricité ne sont pas connus du public. Certains quartiers se retrouvent beaucoup plus dans le besoin en électricité la journée plus que la nuit.

 

rizLa rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a voulu savoir exactement les pertes enregistrées régulièrement par les opérateurs économiques dans le secteur de la rizerie. Une femme qui gère une des rizeries du quartier industriel nous a indiqué que des pertes énormes sont enregistrées quotidiennement. La rizerie enregistre un manque à gagner de 300 000 FBu chaque journée sans courant électrique. D’un côté, les clients manquent le riz et d’un autre côté, le propriétaire perd par manque de travail.

Une perte double

Florence Irangabiye, gestionnaire d’une rizerie au quartier industriel en mairie de Bujumbura a fait savoir qu’avec les deux machines que possède la rizerie pour laquelle elle travaille, on peut gagner 300 000FBu par jour si le courant est disponible pour faire fonctionner ces machines. Elle dit que dix tonnes sont décortiquées par jour en raison de 3 000 FBu/kg décortiqué. Mme Irangabiye a précisé que sur six jours de la semaine, la rizerie ne fonctionne que trois jours seulement, les autres jours c’est le délestage de la Regideso. Ceux qui ont des moyens ont déjà fait recours aux groupes électrogènes qui, malheureusement, demandent beaucoup de moyens inaccessibles pour plusieurs rizeries, a-t-elle ajouté.
Mme Irangabiye a dit que les pertes ne sont pas enregistrées seulement par la rizerie mais aussi par les commerçants de l’intérieur du pays qui s’y approvisionnent. Elle a indiqué que par exemple le lundi 20 avril 2015, il n’y avait pas d’électricité et les clients de la province de Kayanza qui étaient déjà là ont été obligés d’attendre le lendemain, entraînant des dépenses supplémentaires.

Prendre en considération les particularités de chaque quartier

Tous ceux que Le Renouveau a approchés dans les différentes rizeries demandent la prise en compte des spécificités de chaque quartier. Par exemple, les quartiers dans lesquels s’exercent de petits métiers qui demandent de l’électricité ne devraient pas en manquer pendant la journée. Puisque, disent-ils, la nuit ils se reposent et n’ont pas forcément besoin d’électricité par rapport à la journée où ils gagnent la vie seulement grâce à l’électricité.
La plupart de personnes qui travaillent dans les rizeries du quartier industriel ou ceux qui en dépendent directement vivent dans d’autres quartiers.
AMEDEE HABIMANA

 

Rwegura> Visite du Deuxième vice-président de la République à la centrale hydroélectrique

Le gouvernement est soucieux de réduire le déficit énergétique

 

Le Deuxième vice-président de la République du Burundi Gervais Rufyikiri, a effectué une visite à la centrale hydroélectrique de Rwegura le vendredi 17 avril 2015. A cette occasion, il y a eu des échanges sur la problématique énergétique au Burundi et les actions à mener pour développer ce secteur tout en préservant l’environnement.

 

DSC 1091Après une visite guidée de la centrale hydroélectrique de Rwegura par le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, ce dernier a animé une réunion d’échange sur le secteur énergétique au Burundi. Cette réunion a permis d’analyser la situation énergétique actuelle au Burundi d’une part, et de confirmer la stratégie nationale y relative à court et moyen termes. Cela permettra, selon M. Rufyikiri de mettre en œuvre les programmes de développement social et économique du Burundi.

L’énergie est incontournable dans le développement

Selon Gervais Rufyikiri, un des piliers de la Vision 2025 qui permettra au Burundi de s’engager sur la voie du développement durable est la promotion d’une croissance économique. Cependant, un des défis à cet égard est la mise en place des infrastructures d’appui à la production, en l’occurrence celles de la production énergétique. L’énergie constitue donc un facteur important pour le bien-être de la population et conditionne la croissance et la compétitivité économique. L’accès à une quantité suffisant d’énergie est une condition sine qua none pour répondre à un nombre important de besoins. Avec l’énergie suffisante, la modernisation du secteur agro-pastoral devient possible. Il en est de même pour le développement de l’industrie et la promotion de l’agro-industrie. Il est possible aussi d’extraire et de transformer les minerais. L’énergie est également un facteur important pour améliorer le climat des affaires, les systèmes de santé et d’éducation. Elle est aussi d’une importance capitale dans le développement et la diversification des activités économiques génératrice des emplois. «Dans l’objectif de promouvoir les énergies nouvelles et renouvelables, divers projets nationaux et d’intérêt régional sont en cours de mise en œuvre », a rassuré M. Rufyikiri. Il a profité de l’occasion pour remercier au nom du gouvernement les partenaires techniques et financiers qui appuient le Burundi dans le secteur de l’énergie. Il les a sollicités de ne pas se lasser mais de continuer à accompagner le pays pour mettre en œuvre les projets de développement de ce secteur.

Les choses se détériorent progressivement

La centrale hydroélectrique de Rwegura a été aménagée entre 1982 et 1986. A cette époque, elle avait une puissance de dix huit mégawatts. Ainsi, indique le ministre de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza, à partir de 2005, cette centrale a commencé à enregistrer une diminution énorme de sa puissance. La puissance disponible a chuté allant de l’ordre de huit à douze mégawatts. Cela s’est directement fait sentir surtout dans les grandes villes. Les conséquences sont cependant énormes et de diverses natures. Selon M. Manirakiza, diverses raisons entrent en jeu. «Il s’agit d’une faible pluviométrie qui occasionne une baisse sensible du niveau de l’eau du lac de retenu et la surexploitation liée à une grande demande ». Bien plus, cette centrale était, en fait conçue pour intervenir et réguler pendant les heures de pointe. Mais, au fur et à mesure, la demande en énergie est devenue de loin supérieure à l’offre. M. Manirakiza constate avec indignation le niveau critique du lac de retenu. Il va jusqu’à croire que la centrale risque un jour de cesser d’être exploitée. Cette situation tombe au mauvais moment car nous nous approchons de la période électorale pendant laquelle le pays a le plus besoin d’énergie, alors que ce sera pendant la saison sèche.

Alfred Nimbona

 

COMMUNE URBAINE DE KINAMA> La situation socio-sécuritaire

Elle est globalement bonne

 

La sécurité dans sa globalité est une préoccupation première pour les autorités de ce pays. En commune urbaine de Kinama, elle est en général bonne. Mais des irrégularités d’insécurité sont visibles ici et là. Ce qui risque d’être la cause majeure de l’insécurité d’un moment à l’autre en commune urbaine de Kinama, c’est la gestion dite non transparente des parcelles au quartier Carama.

 

En commune urbaine de Kinama, la situation sécuritaire est globalement satisfaisante. Mais on peut signaler des cas de criminalités qui sont observables dans la commune. Trois cadavres dont ceux de deux adultes et d’un bébé ont été dernièrement trouvées en commune de Kinama. Les enquêtes sont difficiles à mener pour savoir les auteurs de ces crimes d’autant plus que l’identification de ces cadavres était méconnue. D’après Isidore Nyandwi, chef de poste en commune urbaine de Kinama, les causes de l’insécurité en commune de kinama sont de plusieurs ordres. Les cas de vols dans les ménages sont fréquents en commune de Kinama. Les gens se bagarrent quelques fois et ces conflits deviennent alors source d’insécurité. Des cas de personnes blessées à cause de ces chicaneries sont observables, indique M Nyandwi. A la question de savoir s’il y a une mauvaise cohabitation des habitants liée à la différence des appartenances politiques, M. Nyandwi a dit non. « Ce comportement inadéquat qu’on entend souvent ailleurs n’existe pas ici à Kinama où je suis le chargé de la sécurité », affirme M. Nyandwi.

Conflits fonciers et enfants de la rue: une susceptible origine d’insécurité

Lors de l’octroi des parcelles au quartier Carama par l’urbanisme, on a laissé en réserve des places publiques. Actuellement, les anciens acquéreurs réalisent que ces places publiques sont en train d’être distribuées aux nouveaux venus dans ce quartier de Carama. La population de ce quartier demande une gestion transparente de ces places publiques par l’urbanisme, indique M. Nyandwi. C’est dans ce sens que les anciens acquéreurs se chamaillent avec les nouveaux qu’ils qualifient d’illégaux. En plus de cela, les enfants de la rue perturbent eux aussi la sécurité des passagers surtout le soir. Les victimes sont le plus souvent les femmes qui subissent le vol de leurs sacs à mains.
Martin Karabagega(Stagiaire)

 

 

RWANDA DEVELOPMENT BOARD> Point de presse

Ouverture de la journée d’exposition-vente des produits alimentaires

 

Le Rwanda Development Board(RDB) en collaboration avec l’ambassade du Rwanda et l’entreprise Tramwex au Burundi, ont organisé un point de presse ce 17 avril 2015 à Bujumbura. L’objectif était de faire connaitre au public l’ouverture de l’exposition-vente des produits alimentaires intitulé « Food festival découvertes des saveurs »

 

DSC 0111Dans son mot d’ouverture, l’ambassadeur du Rwanda au Burundi M Amandin Rugira a signifié que l’exposition des aliments et boissons produits au Rwanda, a pour but de faire rencontrer les Burundais et les Rwandais qui font le commerce. Cette activité est soutenue par le gouvernement rwandais. Ces jours ci, il est remarquable que le commerce entre les pays de la communauté est africaine est moins prospère, a indiqué M Rugira. C’est pour cela que le Rwanda a voulu aider dans l’émergence de ce secteur. Les africains doivent s’habituer à consommer les produits locaux. M Rugira a donné un ensemble d’atouts que les Burundais et les Rwandais bénéficient dans le développement ducommerce d’entre ces deux pays. Il a ajouté aussi la proximité de ces deux pays et la langue qui est quasiment la même, ce qui facilite la communication. M Rugira a invité les Burundais d’aller eux aussi faire l’exposition-vente de leurs produits au Rwanda.

Les avantages qu’attendent les Burundais de cette exposition-vente

D’après M Mélance Rushishikara, représentant de l’entreprise Tramwex Burundi, les Burundais vont tirer des avantages de cette exposition-vente. On produit beaucoup au Burundi mais les transformations sont moins nombreuses. Les Burundais peuvent alors s’inspirer de ces commerçants rwandais afin de développer une agriculture orientée vers la transformation des produits, a dit M Rushishikara. Les cas illustratifs sont les mandarines et les maracujas qui sont en grande quantité au Burundi qui sont nécessaires dans la production des jus. Pour ce, M Rushishikara demande aux responsables des banques et au gouvernement burundais de soutenir les entrepreneurs burundais œuvrant dans le domaine agricole comme ils le font dans les autres domaines. On tient à signaler que les produits de ce « Food festival » seront disponibles au siège de Tramwex Burundi pendant deux mois.
Martin KARABAGEGA

 
Ouvrir