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Economie, Sciences, Education/formation

ECOLE PRIMAIRE DE GASENYI 1> Le volontariat qui a fait naître de l’emploi

Même si le salaire est petit

 

Il y a bien des années que des écoliers de l’école primaire Gasenyi 1 mouraient suite aux accidents routiers qui survenaient sur les différents axes routiers de la gare du nord. A cet effet, un certain Elie Ndayisaba s’est donné la tâche d’aider volontairement les enfants à traverser ces axes, ce qui a poussé les parents à lui être reconnaissants.

 

100 4617Selon le directeur de l’école primaire de Gasenyi 1, Albert Bukuru, son école est située tout près des axes routiers. Il s’agit de la route nationale N° 1 qui mène vers Bugarama et du tronçon gare du nord-petit marché de Gasenyi. C’est ainsi que M Ndayisaba s’est proposé d’aider les petits enfants âgés de sept à huit ans à traverser les routes. Il y avait des cas d’accidents mortels. Il a commencé à travailler d’une manière bénévole. Après plusieurs mois de travail, il a approché la direction de l’école pour solliciter un petit encouragement. Lors d’une assemblée générale à l’intention des parents, la question a été soulevée. Après de longues discussions, les parents ont apprécié l’acte louable fait par M. Ndayisaba. Ils ont pris alors la décision de lui donner 50 FBu par écolier et par trimestre. Quelques années après, M. Ndayisaba a approché encore la direction pour demander de revoir à la hausse son encouragement. Dans l’assemblée générale qui a suivi sa demande, les parents ont décidé de lui ajouter encore 50 FBu par écolier et par trimestre pour totaliser 100 FBu, précise M. Bukuru.

L’administration communale de Gihosha, en est – elle au courant ?

A la question de savoir si l’administration communale est au courant de ce que fait Ndayisaba, M. Bukuru a indiqué que ce bienfaiteur n’a pas de permission écrite. Toutefois, l’administration salue cet acte louable. A propos du salaire reçu, M. Ndayisaba a signifié que c’est un salaire tellement minime et qui vient à compte goûte car les parents ne payent pas régulièrement et à temps ce qu’ils ont promis. Pour commencer cette action, M. Ndayisaba a indiqué à la rédaction du journal le Renouveau qu’il a été inspiré par la doctrine du mouvement d’action catholique Chiro dont il est membre. Dans ce mouvement, on leur enseigne de ne pas passer inaperçu là où il y a des problèmes, qu’il faut intervenir.
Martin KARABAGEGA
(STAGIAIRE)

 

ROUTES> L’impraticabilité du tronçon Gare du nord-petit marché de Gasenyi

Sa réhabilitation est urgente

 

La plupart des routes de la mairie de Bujumbura sont en bon état. Mais des irrégularités ne manquent pas pour certaines routes. Ici, on peut mentionner celle qui bifurque de la RN 1 vers le petit marché de Gasenyi, plus précisément à son début où des cas d’accidents sont souvent observables.

 

100 4719Le tronçon de la route Gare du nord vers le petit marché de Gasenyi est actuellement dans un état déplorable. Les nids de poule sont localisés tout le long de ce tronçon. Mais l’endroit le plus menacé est le point de jonction de cette route avec la RN1, tout près de la banque commerciale du Burundi (Bancobu), agence du nord. C’est un endroit très boueux ou poussiéreux selon qu’il a plu ou non alors que toute la route était macadamisée.
Quand il a plu, on assiste à la naissance d’un petit « étang » à cet endroit. La circulation devient impossible pour les motos et tous les voitures. La situation a été aggravée vers la fin de l’année écoulée. L’entreprise chargée de l’installation des fibres optiques y a creusé pour y faire passer ses câbles. Suite aux mouvements de va et vient des véhicules, les nids de poule pré-existants se sont agrandis davantage. A cet endroit, les accidents sont monaie courante surtout pendant les heures de pointe. Les mouvements de zigzags effectués par certains chauffeurs à la recherche du bon endroit sont à l’origine de ces accidents.

Les usagers de cette route demendent sa réhabilitation

Les chauffeurs des véhicules qui font le transport en commun Gasenyi-centre ville et d’autres qui empruntent cette route demandent avec insistance au gouvernement de procéder à la réparation de cette route. Leurs véhicules tombent souvent en panne ou leurs amortisseurs sont cassés. En attendant la disponibilité des moyens alloués à sa réparation, la réhabilitation des caniveaux qui sont de part et d’autre de cette route s’avère urgent. Ces caniveaux qui protègent ladite route sont dans un état de défectuosité grave, ce qui engendre sa destruction continuelle.
MARTIN KARABAGEGA
(STAGIAIRE)

 

COMMUNE URBAINE DE KANYOSHA>Le traçage des routes

La population salue cette initiative du gouvernement

 

Dans la commune urbaine de Kanyosha, précisément aux quartiers Gisyo et Musama, toutes les routes sont bien tracées. Les habitants de ces quartiers remercient très vivement le gouvernement pour ce bon projet. Mais ils demandent de faire une amélioration au fur du temps.

 

DSCF8145Intérrogés par la rédaction du journal « Le Renouveau», les habitants des quartiers Gisyo et Musama en commune urbaine de Kanyosha ont indiqué qu’ils sont vraiment très heureux d’avoir de bonnes routes dans leurs quartiers. Ils disent que ces routes vont leur procurer du bien-être parce que là où passent ces routes, c’est le développement qui s’en suit directement. « Cela va nous faciliter beaucoup de choses, parce qu’auparavant il était difficile pour les véhicules d’arriver à certains endroits. On était obligé d’utiliser des taxis vélos une fois qu’il y avait un malade», ont dit les habitants de Gisyo.
Selon le prénommé Lionel, l’un d’eux, comme il n’ y a plus de mouvement dans son quartier, il compte profiter de l’occasion pour installer une petite boutique près de sa maison.

La population de Kanyosha sollicite le pavement de ces routes

Concernant l’achèvement des travaux, ces habitants signalent qu’ils ne sont pas encore terminés parce qu’après le traçage, on va y mettre de la carrière et puis tracer les caniveaux pour prévenir l’écroulement pendant la période pluvieuse.
Les habitants des deux quartiers demandent au gouvernement de voir comment on peut faire prochainement le pavage de ces routes comme on l’a fait dans les autres communes urbaines de Bujumbura. « S’il faut donner nos contributions, nous accepterons de le faire afin que toutes les routes de la commune soient bonnes ».
AVIT NDAYIRAGIJE (STAGIAIRE)

 

PROVINCE DE RUTANA> La production agricole de la saison culturale A

Elle a été bonne

 

D’une manière générale, la production agricole est bonne pour la saison culturale A qui vient de s’écouler. Tel est l’avis des agriculteurs interviewés à l’occasion d’une descente dans la province de Rutana. Ladite descente a été organisée par l’association des femmes journalistes (AFJO) en collaboration avec l’Action-Aid. C’était dans le cadre d’évaluer l’état de la sécurité alimentaire dans ladite province.


DSC 1916« Pour cette année, la saison culturale A, a été caractérisée par une production élevée surtout pour la culture du haricot et du maïs », a confirmé le président de l’association « Turime tugwize umwimbu » de la commune Musongati dans la province de Rutana, Denis Matata. Il a en outre fait savoir que la production du manioc est meilleure par rapport aux années antérieures. Selon lui, les membres de l’association ainsi que le reste de la population sont satisfaits de cette production intense même s’ils leur manque des usines de transformations ou des marchés d’écoulement. M. Matata a déploré le fait que, par manque de marchés d’écoulement, la récolte pourrit.

La situation s’est neutralisée

S’exprimant sur ce même sujet, le Directeur provincial de l’agriculture et de l’élevage dans la province de Rutana, Gabriel Kabura a affirmé que la production agricole est généralement bonne. Néanmoins, a-t-il ajouté, il s’est manifesté quelques petits animaux qui ont attaqué les plantations. C’est par exemple les pucerons pour la culture du haricot et les chenilles pour le maïs. Pour faire face à ces insectes, M. Kabura a signalé qu’ils ont utilisé des produits phytosanitaires et le problème a été résolu.

Cultiver ou produire ne suffit pas

Pour ce qui est du changement climatique, Gabriel Kabura a fait savoir qu’après l’arrivée tardive des pluies, la grêle et les vents violents ont endommagés quelques plantations de haricots sur certaines collines de ladite province. Quant à la question de l’implantation des usines de transformation, le Directeur provincial de l’agriculture et de l’élevage a précisé qu’ils essaient de faire de leur mieux pour sensibiliser les agriculteurs à adhérer dans différentes associations. Cela, souligne-il, peut leur permettre d’avoir des moyens financiers pour implanter lesdites usines, puisque cultiver ou produire ne suffit pas, il faut aussi chercher un marché pour l’écoulement.

Semer à temps

S’agissant des préparatifs pour la saison culturale B, Gabriel Kabura a expliqué que la DPAE est en train de sensibiliser la population pour semer à temps la culture du haricot dans l’intervalle du mois de février et mars avant que la pluie ne s’estompe. De plus, les agriculteurs sont en train d’être formés sur la façon de bien mixer l’engrais chimique, celui dit « traditionnel » et la chaux, car en cas du surdosage du premier, la terre est acidulée. De ce fait, le rendement est faible.

Le problème sera résolu

S’exprimant sur l’intervention d’Action-Aid pour venir en aide à ces producteurs qui manquent de marchés pour écouler leurs productions, le directeur de cette ONG en province de Rutana a confirmé que pour cette année 2015, cette dernière est en train de planifier un projet qui va pouvoir coiffer la problématique.

Espérance Ndayikengurutse

 
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