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Economie, Sciences, Education/formation

Saison culturale a> Appréciation de la récolte

La production du maïset du manioc est meilleure que celledu haricot

000000 amisLa production de haricot au  cours de la saison culturale A a été mauvaise dans le champ de Marcelline Nduwimana situé à Maramvya, mais l’espoir reste au niveau de la récolte attendue du maïs et du manioc. Pour survivre, Mme Nduwumana a fait savoir qu’elle fait recours au revenu provenant de son petit commerce.

La rédaction du journal « Le Renouveau » s’est entretenue avec l’agricultrice, Marcelline Nduwimana,  de la zone Maramvya en commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura sur son appréciation à propos de la récolte de la saison culturale A.  Selon elle, la récolte du haricot a été mauvaise mais celle des cultures du maïs et du manioc sera bonne.Marcelline Nduwimana a indiqué qu’au cours de la saison culturale A elle avait semé le haricot, le maïs et le manioc dans un champ d’une superficie d’un demi hectare. Mme Nduwimana a dit que les précipitations ont été très abondantes dans sa localité. Ces pluies sont favorables à la culture du maïs et à celle du manioc alors qu’elles sont nuisibles à la culture du haricot qui n’exige pas beaucoup d’eau et qui ne résiste pas à la sécheresse. L’agricultrice Nduwimana a signalé qu’elle pressent déjà une perte car elle n’est pas propriétaire de ce champ mais qu’elle l’a loué. « Déjà au niveau  de la récolte du haricot j’ai reçu 40 kg alors que j’avais l’habitude d’en obtenir 200 kg sur une superficie pareille. Le revenu provenant de la vente de la quantité de haricot que j’avais l’habitude de récolter couvrait toutes les dépenses et la récolte des autres cultures constituaient le bénéfice », a-t-elle fait savoir.Mme Nduwimana a néanmoins souligné que le maïs et le manioc sont verdoyants et sont susceptibles de donner une bonne récolte. Selon elle, le maïs a des épis moins vigoureux et le manioc va se développer après le sarclage qui va s’opérer quand le maïs sera récolté.  Elle espère qu’elle va récupérer les dépenses engagées  lorsqu’elle aura vendu la production de ces dernières cultures.L’agricultrice Nduwimana a conclu que quand le climat change de telle sorte, elle fait recours au petit commerce qu’elle exerce dans la même localité.

Ezéchiel Misigaro

 

FILIERE CAFE> Réforme en cours

La synergie de tous les intervenants est nécessaire pour sa réussite

000aterLa réforme en cours au niveau de la filière café nécessite la synergie de tous les intervenants dans le secteur pour sa réussite. La privatisation précédemment faite en ce secteur était inachevée et difficile d’évaluer dans la mesure où sur 133 stations de lavage, l’Etat en détient 92 soit plus de 72%. Cela ne peut pas être la base d’évaluation pour dire que la privatisation a été mal conduite. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du journal « Le Renouveau » a mené le jeudi 23 janvier 2020 avec le président de la Confédération nationale des associations des caféiculteurs du Burundi (Cnac-Murima w’isangi), Joseph Ntirabamba.


M. Ntirabampa a indiqué que l’Etat du Burundi a pris l’initiative de se réengager dans la filière café après avoir remarqué quelques défis même s’il y a aussi d’autres activités qui ont été bien menées lors de sa privatisation. Il a cité comme défis les caféiculteurs qui n’étaient pas bien payés avec des prix qui étaient très bas; le temps de payer les caféiculteurs qui prenait au moins une année ; le retard d’approvisionnement  de certains intrants qui s’observait, l’insuffisance des intrants comme les pulvérisateurs et les engrais qui n’arrivent pas à couvrir tout le verger caféicole du Burundi ; les malentendus concernant les acquéreurs des stations de lavage et les représentants du gouvernement à l’Arfic qui s’observaient. Cela a fait que le gouvernement s’est réengagé dans la filière café pour prendre en main toute une liste de questions qui s’imposent.  Le président de la Cnac-Murima w’isangi n’a   pas manqué de mentionner les activités qui se sont bien déroulées au sein de la filière café au cours de sa libéralisation.  M. Ntirabampa a cité les actions de production qui ont atteint, après le désengagement de l’Etat, un record de 25 000 tonnes de café vert en 2018-2019 ; le goût de pomme de terre qu’on trouvait dans le café s’est réduit jusqu’à  10 % alors qu’auparavant elle était de 80% ; l’engouement profond qu’ont les agriculteurs dans la participation des activités de production en prenant les en main. « Même si le prix est faible, on voit que  les associations des caféiculteurs ont pris le devant pour produire beaucoup et suivre toutes les activités concernant la production.
Le président de la Cnac-Murima w’isangi espère que ces caféiculteurs  vont être intégrés M. Ntirabampa a indiqué qu’il ne connait pas le contenu de la réforme en cours au niveau de la filière. En lisant le décret présidentiel signé le 7 janvier 2020 concernant le réengagement de l’Etat dans la filière café, on voit que les caféiculteurs restent avec le renforcement des associations et coopératives seulement. En plus, les activités que Cnac-Murima w’isangi faisait conjointement avec le BPEAE et le DGMAVA reviennent au BPEAE en excluant les caféiculteurs. Le président de la Cnac-Murima w’isangi espère que ces caféiculteurs  vont être intégrés car ils sont professionnels en la matière. « On continue les négociations pour qu’il y ait des changements concernant l’augmentation de la production. Mais si le contenu dudit décret reste comme il est, le café risque d’être abandonné par les agriculteurs», a dit M. Ntirabampa. Selon lui, toutes les Sogestal sont fermées sauf le Sociétés de gérance des stations de lavage (Sogestal) Kayanza et il n’y a pas d’autres alternatives connues mises en place pour acheter le café qui ne cesse pas à murir.Selon le président la Cnac-Murima w’isangi, les doléances des caféiculteurs  par rapport aux préparatifs de la campagne café 2020-2021 sont multiples. Ils demandent qu’aucun producteur de café ne manque où vendre sa production ; qu’un prix décent à tout producteur de café burundais (proposition de 1 000 FBu par kg) lui soit accordé ; que les périodes de paiement des caféiculteurs soient très bien convenues  et respectées afin que chaque producteur puisse se développer librement ; qu’il y ait vérification de la préparation des propriétaires des stations de lavage qui se prêtent à réceptionner la production des caféiculteurs ; que les exportateurs du café soient rassurés des conditions de travail dans leur métier et enfin que la stratégie de redressement, de redynamisation et de pérennisation de la filière café soit portée à la connaissance de tous les intervenants dans le secteur café.
Manque de base d’évaluation de la privatisation de la filière café« Cette réforme vise à apporter beaucoup de motivations aux caféiculteurs en accordant un bon prix au café et en apportant des engrais suffisants  et d’autres formes de changements mais la stratégie d’inclure les caféiculteurs contribuera au succès de cette réforme. Pour que cette réforme apporte une plus value, les futurs dirigeants de l’Odeca (Office pour le développement du café du Burundi) pourraient contacter les caféiculteurs à la base afin de travailler en synergie. Cela permettra de trouver une meilleure solution pour bien mener toutes les activés de la filière café ensemble comme on le faisait auparavant. Tous les intervenants de la filière café doivent être impliqués dans cette nouvelle stratégie qui n’est pas jusqu’ici connue », a souligné le président de Cnac-Murima w’isangi.  Il faut que tous les intervenants en l’occurrence les agriculteurs, les dépulpeurs, les déparcheurs, le gouvernement, les techniciens du gouvernement et des caféiculteurs participent car la filière café est un secteur vaste. Selon lui, la réforme était nécessaire mais elle était faite sans la concertation des intervenants dans la filière café dont les agriculteurs. Ce changement était nécessaire parce que nous venons de passer dix ans  dans une privatisation-libéralisation où les agriculteurs ont subi des pertes relatives aux prix donnés aux agriculteurs. Cette privatisation était inachevée et difficile d’évaluer dans la mesure où sur 133 stations de lavage, l’Etat en détient 92 soi plus de 72%. Cela ne peut pas être la base d’évaluation pour dire que la privatisation a été mal conduite mais pour la Cnac, il est grand temps que le gouvernement intervienne dans la filière.  Ezéchiel Misigaro

 

Coopération > Clôture de la 6e réunion des hauts fonctionnaires burundais et sud-africains

Les deux délégations ont eu des échanges fructueux sur différents projets

001aeszDu 22 au 23 janvier 2020 s’est tenue à Bujumbura, dans les enceintes de l’hôtel Best Outlook, la sixième réunion des hauts fonctionnaires entre le Burundi et la République sud africaine. C’était dans le cadre de la consolidation des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays. Il s’agissait aussi d’évaluer l’état de la coopération économique, commerciale, politique et technique entre les deux gouvernements. Les cérémonies de clôture ont été marquées par des discours de remerciement pour le travail abattu.


Dans son discours de clôture, le Directeur général des Relations bilatérales au ministère des Affaires étrangères, qui était chef de ladélégation burundaises dans les cérémonies de clôture de cette réunion, Ferdinand Bashikako s’est réjoui des résultats obtenus au terme de cette rencontre. Selon lui, un travail énorme a été accompli grâce au climat de compréhension mutuelle, de cordialité et de fraternité qui a toujours prévalu dans les relations et négociations entre les hauts fonctionnaires sud-africains et burundais. 

L’évaluation a porté sur différents secteurs de coopération

M. Bashikako a souligné qu’au cours de cette réunion, ils ont évalué l’état de la coopération économique, commerciale, politique et technique entre le gouvernement burundais et celui de l’Afrique du sud. Ils ont examiné tour à tour le pas franchi dans les secteurs clés notamment les projets déjà exécutés ou en cours d’exécution dans le cadre du suivi des mesures prises après la cinquième session des hauts fonctionnaires des deux pays tenue à Bujumbura du 4 au 5 septembre 2017, le renforcement des ressources humaines, la coopération dans les domaines de défense et de sécurité. Ils ont également examiné le pas franchi dans les secteurs du transport, du commerce, de l’industrie, du tourisme, de l’alimentation en eau potable, de l’énergie électrique, du bâtiment et de l’investissement des entreprises sud-africaines ainsi que des échanges commerciaux. Au cours des travaux de cette réunion, a ajouté M. Bashikako, le gouvernement du Burundi a eu l’occasion de soumettre à l’attention du gouvernement de la République de l’Afrique du sud un certain nombre de requêtes. « Ces nouvelles requêtes, qui nécessitent d’être détaillées, seront examinées aussitôt qu’elles auront été transmises à la partie sud-africaine par la voie diplomatique ». Et d’ajouter que pour cimenter davantage cette relation privilégiée entre la République d’Afrique du sud et la République du Burundi, les deux délégations ont fait des échanges fructueux sur les projets d’accords ainsi que les accords à renouveler. Le directeur général des Relations bilatérales au ministère des Affaires étrangères a terminé en indiquant que la partie burundaise est comblée de joie par les résultats de ces assises. Il a remercié les hauts fonctionnaires des deux pays pour le professionnalisme avec lequel ils ont préparé ces assises. 

Travailler dur pour renforcer les relations d’amitié et de coopération

De son côté, le chef de la délégation sud africaine, Ndumiso Ntshinga, a félicité les membres des deux délégations pour le travail abattu au cours de cette réunion. Selon lui, il sied de travailler durement pour donner un nouvel élan aux relations de coopération qui existe entre le Burundi et son pays. Et d’ajouter qu’en travaillant dur, il y aura la chance d’accroître les relations de coopération et d’élargir la stratégie et les liens entre les deux pays. Pour y arriver, a-t-il jouté, il faut un engagement de chaque pays. D’après M. Ntshinga, le Burundi et l’Afrique du sud ont beaucoup de choses en commun et partagent presque la même histoire. D’où les résultats du travail qu’ils ont fait cours de cette réunion vont sans nul doute conduire vers des programmes concrets visant à augmenter et à renforcer les relations d’amitié entre le Burundi et l’Afrique du sud plus qu’avant.  Au nom de toute la délégation sud africaine, Ndumiso Ntshinga a remercié le directeur général des Relations bilatérales, le gouvernement et le peuple burundais pour avoir fourni beaucoup d’efforts  afin que cette réunion produise des résultats palpables. Vous saurez que, cette sixième session, était une occasion de faire le suivi et de mettre en œuvre des recommandations qui ont été formulées lors de la cinquième  session. Cela a été aussi un coup d’accélération pour la mise en place d’une commission mixte de coopération qui va aider les deux parties à aborder suffisamment les questions liées aux liens d’amitié et de coopération entre les deux pays. Donc, cette commission sera un outil approprié pour la redynamisation des relations d’amitié et de coopération entre les deux nations. Elle servira aussi de porter à un autre élan cette coopération.  

Astère Nduwamungu

 

ECOLE FONDAMENTALE DE GISHINGANO> Don du mobilier scolaire

Donner un coup de main à l’éducation

000aaseDans l’objectif de donner un coup de main à l’éducation de  la jeunesse burundaise, les Burundais natifs de la province de Bujumbura réunis au sein de la Fondation Femidejabat en collaboration avec l’association Vonecovic a octroyé vingt bancs pupitres à l’Ecole fondamentale de Gishingano, le mardi 21 janvier 2020.


En plus du mobilier fourni, des vivres composés du riz, de haricots, du sel et d’autres biens ont été octroyés aux familles des élèves. Le chargé de la communication au sein de la fondation Femidejabat, Solange Murerwa, a fait savoir que l’éducation de la jeunesse burundaise est l’un des objectifs que la fondation s’est fixée. Elle a expliqué que le choix de cette école n’est pas une simple coïncidence. Elle est plutôt la volonté du représentant légal de la fondation Femidejabat, Felicien Minani Nsengiyumva natif de la commune Isare, de répondre à l’appel du président de la République, Pierre Nkurunziza, qui invite les Burundais vivant à l’étranger à contribuer dans le développement de leur circonscription d’origine.  Elle a ajouté que M. Minani avait fréquenté  ledit établissement.

Satisfaction du côté des responsables scolaires

Le directeur provincial de l’éducation, Rafael Ciza, a remercié vivement la fondation Femidejabat et ses collaborateurs pour ce geste patriotique et éducatif. Il a fait savoir qu’à travers les associations des natifs de cette province, la direction provinciale de l’enseignement de Bujumbura avait lancé au mois de septembre 2019, un appel invitant à la contribution matérielle aux écoles qui en ont plus besoin. M. Ciza a ajouté que ce don vient au moment opportun et va soulager les enfants qui, à défaut d’insuffisance des sièges, se bousculaient pendant l’apprentissage. Il a réitéré son appel aux  volontaires d’emboîter le pas. Quant au directeur de cette école, célestin Habonimana, il a fait savoir que c’est un ouf de soulagement non seulement  pour les élèves mais aussi pour les enseignants. Il a conclu que les conditions dans lesquelles les cours étaient dispensés compliquaient, la tâche des enseignants tout comme la concentration des élèves.

Fiacre Nimbona

 
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