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Economie, Sciences, Education/formation

COMMUNE DE MUSIGATI> Entretien avec le président de la coopérative laitière « Shirukubute » de Kivyuka

La coopérative est composée par 15 groupements répartis sur 8 collines avec 117 membres

 

DSC 0078La coopérative «Shirukubute» de Kivyuka en commune Musigati de la province de Bubanza a commencé avec 355 vaches reçues de la part du Prodefi (Programme de développement des filières). Au total, elle est composée par 117 membres dont 26 femmes et 91 hommes. Au début, ils avaient une production de 105 litres de lait par jour mais actuellement ils produisent entre 900 et 1000 litres par jour, a fait savoir Anastase Habikumutima, président de cette coopérative.  

 

Comme les vaches reçues se sont reproduites, les membres de cette association possèdent actuellement au total 1911 vaches. Comme l’a indiqué M.Habikumutima, les membres de cette coopérative sont en train de se préparer pour commencer à fabriquer des fromages et à empaqueter le lait.Comme ces vaches tombent souvent malades, M.Habikumutima a demandé aux responsables de la province de Bubanza de leur trouver un vétérinaire qui va soigner les vaches sur place. Le président de cette association ont soulevé le problème de déplacer ces vaches qui se blessent suite à la topographie géographique qui est plus dangereuse. Quant à la gestion de la coopérative, tout se fait dans la transparence, a signifié M.Habikumutima.Concernant les réalisations, la coopérative a déjà acheté un véhicule qui transporte du lait jusqu’à Bujumbura où il est vendu. Ils ont aussi acheté une parcelle à bâtir d’une valeur de 7 000 000.Pour les perspectives d’avenir, M.Habikumutima a fait savoir qu’ils comptent qu’au mois de mars de cette année 2019, tous les membres de cette coopérative recevront des cartes d’assurance maladie. A partir du mois de février, ils vont commencer à préparer les textes régissant les coopératives afin de se conformer à la loi régissant les coopératives au Burundi.

Martin  Karabagega

 

ENTREPRENEURIAT> Promotion de la libre entreprise

Des actions en cours pour entreprendre le climat favorable des affaires

 

Nouvelle image 6Dans le cadre de la promotion de la libre entreprise au Burundi, les différents intervenants dans ce secteur poursuivent des actions pour entreprendre un climat des affaires favorable.  Il s’agit, entre autre de la campagne qui vise la réduction des exigences en matière de création d’entreprise et des études sur les contraintes juridiques que rencontrent les entrepreneurs burundais et étrangers pour entreprendre au Burundi.      

 

Le gouvernement du Burundi n’étant plus en mesure d’embaucher tous les demandeurs d’emploi, ces derniers sont appelés à adopter une culture entrepreneuriale. Celle-ci  doit alors être facilitée par des politiques de la libre entreprise, celle-ci étant définie comme la liberté de créer et d’entreprendre sans aucune barrière. 

Créer l’emploi afin de  diminuer  la pauvreté et le chômage

Selon le directeur exécutif du Centre de développement des entreprises dans la région des Grands lacs (CDE), Aimable Manirakiza, la stimulation d’une entreprise est de permettre à plus de personnes de comprendre les bienfaits liés à la libre entreprise. Avec la création des entreprises, il doit y avoir aussi la création de l’emploi quitte à ce qu’il y aura à la fin la diminution de la pauvreté et du chômage. M. Manirakiza explique que cette pauvreté est causée par la mauvaise qualité des institutions qui incite l’informel et la prédation au détriment des activités entrepreneuriales. Les institutions inclusives sont plus favorables à la création de richesse que les institutions publiques.D’après lui, la liberté est la solution à la pauvreté. « Plus les gens sont pauvres, plus ils ont besoin d'accéder à des alternatives informelles et fléxibles, et plus ils ont besoin d'opportunités pour faire preuve de créativité ». Selon le rapport doing business, le taux de revenu au Burundi s’évalue à 29% par année. « C’est très difficile qu’un Burundais puisse créer une entreprise avec un revenu de 0,8% par jour, malgré les avancées significatives au niveau de l’Agence de promotion des investissements (Api) qui a déjà mené des réformes », indique M. Manirakiza.

Les petites et moyennes entreprises contribuent beaucoup plus dans les recettes de l’Etat

Selon Bruce Vaillant Ntangibingura, cadre au BBIN (incubateur d’entreprise au Burundi), plus de 2 000 entreprises sont enregistrées à l’Api. « Même si ce sont les grandes entreprises qui sont beaucoup plus mises en avant, les petites et moyennes entreprises (PME) contribuent beaucoup plus dans les recettes de l’Etat et même la création de l’emploi à travers les réformes qui peuvent être mises en place et comment les PME peuvent être beaucoup plus être considérées ».Pour qu’il y ait une transformation, d’après toujours M. Ntangibingura, il faudrait qu’il y ait une production pour l’autoconsommation suffisante. Pour M. Manirakiza, le rôle des professionnels des médias dans la promotion de la libre entreprise est d’une grande importance. Leur rôle est d’influencer plus de gens au Burundi par rapport aux bienfaits des agents de développement «les entrepreneurs» par la promotion des idées, dans leurs programmes, qui peuvent réduire les barrières du climat des affaires au Burundi.

Une campagne qui vise la réduction des exigences en matière de création d’entreprise

Les intervenants sont en train de mener une campagne qui vise la réduction des exigences en matière de création d’entreprise. Selon toujours M. Manirakiza, le gouvernement burundais a mis en place des procédures pour créer une entreprise, ce qui signifie que les entrepreneurs potentiels se heurtent à des obstacles importants et parfois insurmontables. En conséquence, bon nombre de ces entrepreneurs se tournent vers la vaste économie informelle. « Nous croyons que les meilleures idées entrepreneuriales sont inutiles si une bureaucratie impénétrable entrave la commercialisation de ces idées », précise-t-il.M. Manirakiza fait savoir que cette campagne vise à réduire au minimum les coûts pour démarrer une nouvelle entreprise, l’une des étapes les plus critiques pour une économie prospère, permettant aux individus de répondre aux besoins de chacun et de créer de la valeur pour réduire la pauvreté. Elle vise également la théorie de changement à travers les campagnes médiatiques ; les discussions directes avec les décideurs pour expliquer les inconvénients de la réglementation des entreprises. Il s’agit aussi de mener des études auxquelles les autorités peuvent s’inspirer pour réduire les coûts de la réglementation et éduquer plus de gens sur le pourquoi ils doivent demander les meilleurs politiques économiques.Le consultant indépendant dans le domaine économique, Siméon Barumwete, mentionne, quant à lui, qu’une recherche est en train d’être réalisée sur les contraintes au climat favorable aux affaires au Burundi. Cette recherche aidera à identifier les réformes à mettre en œuvre pour attirer les investisseurs au Burundi. Elle analyse les contraintes juridiques que rencontrent les entrepreneurs burundais et étrangers pour entreprendre au Burundi et les contraintes qui bloquent la libre entreprise  au Burundi selon les études «Doing business» de la Banque mondiale. M. Barumwete indique qu’un document de recherche sur les contraintes juridiques pour entreprendre  au Burundi selon les indicateurs de réformes du « Doing business » de la Banque mondiale sera produit. A base des recommandations, il sera produit un document « policy brief » qui pourra intéresser les décideurs  de la réforme de la justice et de l’état de droit afin de faciliter les affaires au Burundi selon l’indicateur « créer une entreprise »  de la Banque mondiale.Une autre étude est en cours sur les contraintes de l’entrepreneuriat. M. Ntangibingura précise que l’étude a pour objectif global d’analyser les contraintes qui bloquent le développement de l’entrepreneuriat au Burundi. Plus spécifiquement, l’étude va élucider les contraintes que rencontrent les entrepreneurs Burundais pour la certification des produits et pour avoir le statut légal de leurs entreprises. 

L’économie burundaise repose sur différents secteurs

L’économie burundaise, selon les données de l’Agence de promotion des investissements (Api), repose sur le secteur primaire dont la contribution au Produit intérieur brut (PIB) s’établit à 43 %. Les activités agricoles sont dominées par les produits vivriers et, en ce qui concerne l’exportation, par le café et le thé dont la filière est en faible croissance. Le second secteur qui contribue le plus au PIB est celui des services (32 %), qui s’est développé ces dernières années à la faveur des investissements dans les nouvelles technologies de l’information, notamment les télécommunications GSM qui sont devenues un facteur important dans la lutte contre les effets de l’enclavement. Au cours des dernières années, ces technologies ont connu une croissance de l’ordre de 6 à 8 %. Le secteur de la transformation (25 %) occupe une place beaucoup plus modeste, son essor étant bridé par tous les facteurs économiques et sociaux qui sont à l’origine de la pauvreté structurelle du pays (petite taille, enclavement, faible capital humain, risque politique…). Le secteur industriel repose sur des industries agro-alimentaires auxquelles s’ajoutent les activités relevant de l’aménagement des infrastructures de base comme la construction, les travaux routiers et les chantiers publics ouverts dans les domaines de l’accroissement des capacités de production énergétique. 

Propos receuillis par Eric Mbazumutima

 

AGRICULTURE> Préparatifs de la saison culturale B

Le labour des terres arables a déjà commencé

 

IMG 0004La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le samedi 2 février 2019, avec une agricultrice de la commune Kanyosha dans la province de Bujumbura sur les préparatifs de la saison culturale B. Le labour des terres arables a déjà commencé. 

 

Sur les collines de la localité de Ruyaga et ses environs, il s’observe des agriculteurs en train de labourer,  se préparant ainsi à la saison culturale B dit « Impeshi » en Kirundi. Les parents profitent des week-ends pour se faire aider par leurs enfants dans de tels travaux où ils courent avec le temps. Martine Ngendahayo de cette circonscription a indiqué qu’elle dispose de plusieurs petites parcelles dispersées ici et là. Selon elle, cela va lui prendre du temps alors qu’elle n’a pas d’argent pour payer les tâcherons. Pour juguler ce problème, elle a signalé que quand elle s’occupe d’une parcelle, elle oblige ses enfants à cultiver une autre, afin de semer à temps. Elle a fait savoir que les terres sont devenues stériles car elle ne met jamais en jachère du fait de l’exiguïté de l’étendue à cultiver. Néanmoins, elle a souligné que  la pratique de rotation des cultures dans ses champs lui augmente une rendement agricole par rapport au procédé consistant à mettre les  mêmes cultures dans les mêmes champs durant plusieurs saisons successives.Mme Ngendahayo n’a pas manqué de dire qu’elle doit amender la terre avec les intrants agricoles pour produire plus. « Si l’engrais chimique me fait défaut, je ne récolte rien sauf le feuillage. Même le manioc, qui, jadis ne nécessitait pas de fertilisants, ne donne rien si on n’y met pas de la fumure de compost. Le sol de notre localité s’est progressivement dégradé de sorte que dans certaines parties, même l’amarante ne produit  pas de feuillage», a-t-elle fait remarquer.La cultivatrice Ngandahayo a dit qu’elle compte semer pour cette saison le haricot, la patate douce, le manioc et les colocases. En plus de l’infertilité du sol, les plantes sous les palmiers à l’huile ne grandissent pas convenablement. Elle a conclu qu’elle est dans le dilemme de les déraciner pour laisser les vivres grandir. 

Ezéchiel Misigaro

 

ENSEIGNEMENT> Concours d’entrée à l’Ista Nyamugerera

Cent quatre candidats ont été retenus

 

DSC 0045La présidente de la Commission chargé d’organiser le concours d’entrée à  l’Institut des statistiques appliquées (Ista) de l’Université du Burundi, Campus Nyamugerera sis en commune Musigati de la province de Bubanza pour la rentrée académique 2018-2019, et en même temps, directeur général de l’Enseignement supérieur  au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Anastasie Gasogo, a procédé, le vendredi 1er février 2019, à la publication des résultats définitifs. Selon Mme Gasogo, cent quatre candidats ont été retenus.   

 

Mme Gasogo a indiqué que la Commission a été obligée de retenir 104  premiers sur 205  candidats  qui ont passé le concours alors qu’il était prévu 100 car le 100e et les 4 suivants ont eu une même note. Elle a souligné qu’un parmi ces 4 doit se faire identifier pour vérification de son admissibilité. Mme Gasogo a signalé que 5 candidats ont eu une note supérieure à 80% ; 13 ont eu entre 70 et 76,67% ; 21 ont eu entre 60 et 69,33% ; 46 ont eu entre 50 et 69,33% et 86 ont eu moins de 50%. La présidente de ladite Commission a fait savoir que parmi les 104 candidats retenus ; 11,6%  sont des filles et la DPE (Direction provinciale de l’enseignement) mairie vient en tête avec 31 candidats suivi par Bururi, Gitega et Ngozi. Mme Gasogo a souligné que ceux qui ont fait la section SCB représentent 75% des candidats tandis que ceux de la section LM n’étaient pas prévus mais deux sont parmi les 104 et ils occupent respectivement le 5e et 30e rang par ordre de mérite.

Les candidats de l’édition 2017 ont été retenus au taux de 57, 7% 

Mme Gasogo a précisé que 94 sur 104 candidats retenus sont des éditions 2016 et 2017 dont 57,7% de l’édition 2017. Elle n’a pas manqué de dire que le 1er et le 3e sont du PS Kanyosha et ont respectivent 85,33% et 84% ; que le 2e est du Lycée Don Bosco avec 84,67% et que la 1ère fille est de l’Ecole internationale de Gitega avec 76,67%. Le taux de répartition des 104 candidats, toutes les DPE sont représentées avec au moins un candidat retenu sauf Cankuzo, Rumonge et Ruyigi. Pour les trois DPE, même le taux de participation était faible respectivement à l’ordre de un, deux et deux. Elle a dit que la DPE Bubanza a eu quatre retenus tous des garçons. La présidente de la commission a  rappelé que 220 candidats se sont fait inscrire par téléphones dont 15% sont des filles. Mme Gasogo a dit que  121  candidats parmi les 220 se sont présentés au concours. Il s’ajoute à ces derniers 84 candidats qui ont été autorisés à passer le concours sans avoir été inscrits au préalable. Il en découle que le taux de participation est de 93,2%. Elle a signalé que le concours a eu lieu le 11 décembre 2018 dans deux centres de passation, en l’occurrence l’EPM de Bubanza et aux campus Mutanga et Kamenge en mairie de Bujumbura. Selon elle,  les résultats provisoires ont été communiqués et deux cas ont eu gain de cause pour une erreur d’addition après la consultation des copies par les candidats.

Ezéchiel Misigaro

 
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