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Economie, Sciences, Education/formation

Enseignement> Rencontres parents-enseignants

Elles influencent la réussite scolaire et l’épanouissement de l’enfant 

 

DSC 1277Les rencontres parents- enseignants ont une grande importance dans la réussite scolaire et l’épanouissement de l’enfant. Ce sont les propos d’Alexis Ndayizigiye, psycho-éducateur et directeur du Centre spécialisé dans  la prise en  charge de l’échec et de la réussite scolaire.

 

Selon Alexis Ndayizigiye, le comportement de l’enseignant ou des parents a une grande influence dans l’apprentissage de l’élève. C’est pourquoi des rencontres entre ces deux catégories ont une grande importance dans la réussite de l’élève.  A cela, il a indiqué que l’enseignant qui n’est pas à l’aise à l’école influence la façon dont l’élève assimile la matière. Aussi, les parents qui ne motivent pas l’enfant, influencent son échec.M. Ndayizigiye a souligné que ces rencontres permettent aux parents de prendre conscience de l’état mental de l’enfant quand il est à l’école car les enseignants connaissent les faiblesses et les forces de l’enfant en matière de l’apprentissage.  C’est une occasion alors pour les parents de connaître si les enfants mettent en application les conseils reçus à la maison  ou pas. L’enseignant, quant à lui, il n’est pas au courant de la situation familiale de l’enfant. Or, cette situation joue un rôle très important dans l’apprentissage de l’enfant, d’où l’importance de ces rencontres. Et M. Ndayizigiye a souligné que dans ces rencontres, l’enseignant peut donner des conseils aux parents sur l’organisation familiale dans l’optique de renforcer les capacités de l’enfant.Notre interlocuteur a souligné que peu de parents s’intéressent à ce genre de rencontres. Il a indiqué que la communication parent- enseignant est presque inexistante car il y a des parents qui peuvent passer toute l’année scolaire sans connaitre même le visage de l’enseignant de leur enfant.  Et il a fait savoir que les parents qui contactent les enseignants le font lorsqu’il y a un problème quelconque à l’école. Il a déploré que la plupart des parents attendent la réussite ou l’échec de l’enfant à la fin du trimestre pour réagir. M. Ndayizigiye a pris l’occasion pour conseiller aux parents de suivre de près l’éducation de leurs enfants quand ils sont à l’école. Il a précisé qu’ils ne devraient pas attendre la convocation des enseignants, il faut plutôt les contacter afin de connaitre la situation de leurs enfants. 

Fidès Ndereyimana

 

MEFTP> Point de presse sur la formation des enseignants de 1ère année du cycle fondamental

Le ministère s’engage à mettre des dispositions correctives pour les sessions ultérieures

 

DSC06578Le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle a animé, le mardi 2 octobre 2019, un point de presse  sur les  formations des enseignants de 1ère année du fondamental. Des erreurs ont été remarquées dans les listes des bénéficiaires et cela a causé le retard de payement des per diem.  

 

Le porte parole du ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle, Eduard Juma, a fait savoir que dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du fondamental qui atteint la classe de 1ère année depuis cette année 2019-2020, le gouvernement du Burundi a bénéficié un don de la Banque mondiale à travers le projet Paadesco-Shishikara. Ainsi, une des principales composantes de ce projet est relative au renforcement des programmes d’études pour les classes de la 1ère année à la 4ème année. Et dans cette optique, des formations intensives des enseignants de la classe de 1ère ont été organisées. M. Juma a indiqué que plus de neuf mille (9 000) enseignants  et  quatre  mille (4 000) directeurs et maîtres responsables dans toutes les communes du  pays ont été formés durant 14 jours. En effet, des erreurs ont été remarquées dans les listes des bénéficiaires soit par omission ou remplacement des bénéficiaires, d’où la discordance avec la base de données. Et cela a créé des conséquences comme le versement tardif des per diem aux bénéficiaires. Ainsi, il a précisé que seule une tranche de 5 jours a été versée mais la tranche restante sera versée incessamment. Et il a souligné que le ministère s’engage à mettre en place des dispositions correctives pour que les sessions ultérieures puissent se dérouler sans encombre. Aussi, la communication entre les parties prenantes sera renforcée.M. Juma a dénoncé avec vigueur toutes les manœuvres susceptibles de nuire à la bonne marche de ce projet et réaffirmé l’engagement du ministère de ne rien ménager pour sa réussite. Il a découragé aussi tous ceux qui voudraient entraver la mise en œuvre de ce projet.

Fidès Ndereyimana

 

EDUCATION> Conciliation des langues

Un travail double pour l’enseignant

 

L’Ecole fondamentale(Ecofo) Kinama est située dans la capitale Bujumbura dans la commune Ntahangwa. Dans cette localité, les gens parlent souvent la langue swahili à la maison. Les enfants qui commencent l’Ecofo sont confrontés à un problème de conciliation de langues. La directrice de l’Ecofo Kinama III, Daphrose Ntamwana, a précisé que les enseignants font leur possible pour corriger l’enfant.

 

Comme toutes les autres écoles primaires, l’Ecofo Kinama est peuplée d’enfants de la localité qui parlent le plus souvent la langue swahili. A l’école primaire, cette langue ne va pas disparaître du jour au lendemain. Il doit donc concilier la langue swahili qu’il utilise le plus souvent, et la langue maternelle qui est le Kirundi, qui est moins utilisée dans les quartiers.  Selon Daphrose Ntamwana, les enfants parlent chez eux la langue swahili de façon inadéquate, et arrivés à l’école, ils parlent très mal le Kirundi. «Aucune langue n’est correcte à ce moment, l’enseignant est obligé de corriger le Kiswahili, et le Kirundi aussi ». Dès le premier trimestre l’enseignant doit apprendre le Kirundi aux enfants qui commencent la première année fondamentale, car dit-elle, la rééducation est progressive. Mais d’après elle, cela n’influe pas sur les résultats scolaires car les enseignants suivent de près ces enfants. Mme Ntamwana salue la nouvelle mesure de changement de programmes à l’Ecole fondamentale, car avant, les enfants avaient tendance à mélanger les langues. « On pouvait demander à l’enfant quelque chose en Français et il répondait en Kiswahili et vice versa ».  Cette mesure vient décharger les enfants en quelques sortes et l’enseignant aussi pourra suivre facilement les enfants, d’autant plus que le surnombre des enfants en classe joue un rôle important dans l’apprentissage. Mais cela étant, Scholastique Nyuzuriyeko, enseignante de la première année de la même école confirme ce que Mme la directrice a déjà signalé. Elle a dit que les enfants viennent avec un bagage intellectuel prêt à apprendre, et eux, ils ne font que les mettre sur les rails. Toutes les deux ont mentionné que cette inférence n’influe pas sur la réussite scolaire.

Aline Nshimirimana

 

BIHUB > Lancement officiel l’événement Africa code week

Pour former les formateurs à la programmation informatique

 

DSC 1477En collaboration avec le ministère de l’Education, de la formation technique  et professionnelle, Burundi innovation hub (Bihub) a lancé officiellement, le mardi 1er octobre 2019, l’événement Africa code week.  Cet événement a été une occasion d’organiser un atelier de formation à  l’endroit de 200 formateurs  dont les enseignants et les volontaires à la programmation informatique.

 

Le directeur général de Bihud et ambassadrice d’Africa code week au Burundi, Natacha Nduwimana, a indiqué qu’à travers ces formateurs, Africa code week a  pour objectif d’initier,  au cours de mois d’octobre 2019, un effectif de 13 000 élèves  de 50 écoles fondamentales et post fondamentales à la programmation informatique avec le logiciel Scratch. Et cela en vue de les préparer à leur futur rôle d’acteurs clés du développement.  Selon Mme Nduwimana, le codage donne l’occasion à ces jeunes de créer des solutions technologiques pour changer le monde. Elle  a signalé que les écoles privilégiées sont celles qui disposent des ordinateurs. Elle a dit que , les formateurs volontaires vont également donner une formation en rapport avec cette compétence numérique en faveur des enfants des quartiers. Le directeur général de l’Enseignement fondamental et post fondamental général et pédagogique, Jeanine Ihorihoze,  qui avait représenté le ministre en charge de l’éducation, a indiqué que cet atelier de formation témoigne de l’intérêt que Bihub et les initiateurs  d’Africa code week attachent à l’éducation de la jeunesse burundaise. Selon Mme Ihorihoze, l’inscription du système éducatif burundais dans le courant de la véritable révolution numérique est une opportunité de développement du pays. Elle permettra de structurer l’économie burundaise, de renforcer sa croissance  et de lutter contre la pauvreté et les inégalités à l’égard des populations vulnérables. Mme Ihorihoze a salué la ferme intention de Bihub à nouer un partenariat durable avec les établissements scolaires pour les appuyer en ressources humaines et matériellles dans le cadre de l’intégration de la programmation aux activités scolaires et parascolaires.

EZECHIEL MISIGARO

 
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