Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

AGRICULTURE> Zone Gatumba

La culture du coton n’intéresse plus les agriculteurs

 

IMG 1012La culture du coton risque d’être en  léthargie si la Compagnie de gérance de coton(Cogerco) ne prenne pas de dispositions nécessaires allant dans le sens de motiver les producteurs de cette culture et de chercher des réserves cotonnières pour ces deniers. Le nombre de producteurs, les superficies cultivées et le rendement vont décroissant.La zone Gatumba ne dispose, par exemple, que de 120 hectares pour les cultivateurs du coton. La tendance pour la population étant de cultiver d’autres cultures en abandonnant le coton.  

 

L’ « or blanc» ou le coton n’intéresse plus la population de la zone Gatumba. Et pour cause, le prix au kilo n’est pas motivant. Voilà les propos du président de l’association cotonnière « Shirukubute », Aruna Ndikumana, lors de son entretien avec le quotidien « Le Renouveau» en date du 29 juillet 2018 quand il était en réunion avec ses membres dans le cadre des préparatifs de la campagne coton pour l’année 2018. Il a fait remarquer que la révision à la hausse du prix de cette culture ne rencontre pas la satisfaction des cultivateurs du coton. Et de préciser qu’un kilo de coton est passé de 500 FBu à 600 FBu cette année. Il a déploré le fait que la Compagnie de gérance du coton ne veut pas attendre les doléances des cultivateurs du coton qui souhaiteraient qu’un kilo revienne au moins à 1000 FBu. Pour lui, la culture du coton n’est plus rentable dans la mesure où les cultivateurs du coton travaillent presque à perte eu égard aux dépenses que cette plante exige. C’est là qu’il a laissé entendre que la dépense minimale pour  40 ares atteigne environ 450 000 FBu quand il considère la location des terres, le sarclage qui s’effectue à trois tems. En outre, il existe des dépenses enregistrées pendant que les cultivateurs sèment et récoltent. Et quand on rembourse  les dettes lors de la campagne, l’on regrette de s’adonner à cette culture.Il a noté qu’il existerait une étude qui aurait montré que la culture de  haricot serait plus avantageuse que celle du coton d’autant plus qu’il y a lieu d’en consommer. En plus, la Cogerco n’accepte pas d’autres cultures dans le champ de coton parce qu’il semble qu’elles nuisent à sa qualité. Il souhaite que la Cogerco dispose des réserves cotonnières à attribuer aux cultivateurs du coton pour relever certains défis qu’ils rencontrent. 
Masta Shabani

 

Cibitoke-Kabu 16 > Visite du ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines

Les travaux de construction du barrage hydroélectrique avancent, mais il faut passer à la vitesse supérieure

 

DSC 0105Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, a effectué une visite au site où se déroulent les travaux de construction du barrage hydroélectrique sur la rivière Kaburantwa en commune Murwi dans la province de Cibitoke, le lundi 30 juillet 2018. Il trouve que les travaux avancent, bien qu’ils aient connu un ralentissement et appelle toutes les parties  à agir en conséquence pour rester dans les délais.  

 

Le ministre Côme Manirakiza, en compagnie de Ajay Krishna Goyal,  le patron de l’entreprise Angelique international, qui réalise les travaux de construction  de la Centrale hydroélectrique Kabu16,  a effectué une visite pour constater l’état d’avancement de ces travaux, le lundi 30 juillet 2018. Cette visite du ministre intervient à la suite de celle qu’il avait effectuée au mois de janvier de cette année.  Elle a permis de trouver ensemble les solutions à certains défis rencontrés afin que les travaux puissent respecter les délais prévus. En effet, comme le précise M. Manirakiza, les délais sont fixés au mois de mars 2020. Après la visite, le ministre dit avoir constaté certains postes qui n’avancent pas correctement par rapport à ce qu’on croyait, mais pour des raisons variées. Selon lui, ils ont ensemble formulé certaines recommandations et stratégies pour pouvoir rattraper le retard déjà enregistré. Il souligne par exemple le début des travaux, travailler 24 heures sur 24 pour récupérer ce retard. Mais cela doit s’accompagner  des mesures telles que la construction des logements, ce qui est en train d’être fait. Au regard de tout ce qui se fait pour le moment, le ministre Manirakiza est confiant que les recommandations formulées permettront d’avancer rapidement au niveau des travaux de barrage,  des tunnels, des lignes de transmission, des routes d’accès et de la centrale.Le directeur général de l’entreprise Angelique international espère qu’il aura terminé ce projet dans les délais fixés. Conscient de l’importance de ce projet pour le peuple burundais, il tranquillise qu’on va travailler à la satisfaction du gouvernement du Burundi. 
Alfred  Nimbona

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR> Bilan des réalisations du 1er semestre 2018

Les enseignements dans plus de 20 programmes de mastère ont déjà débuté

 

Au cours du semestre écoulé, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a déjà entrepris les activités de l’Ecole doctorale et des programmes de mastère. Cela a été dit par le ministre dudit  ministère, Gaspard Banyankimbona, lors de la présentation du bilan des réalisations du 1er semestre, le mardi 31 juillet 2018.  

 

Des activités d’importance capitale pour l’enseignement supérieur et la recherche ont été réalisées dans différentes directions générales et institutions sous tutelle, a indiqué Gaspard Banyankimbona.Le ministère a entrepris le debut effectif des enseignements dans plus de 20 programmes de mastère dont certains sont organisés conjointement entre les deux principales institutions d’enseignement supérieur sous tutelle du ministere de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Plus de 400 étudiants y sont déjà inscrits et suivent régulierement les cours à l’Université du Burundi et à l’Ecole normale supérieure. Le début des activités de l’Ecole doctorale est aussi opérationnel avec un effectif de 42 doctorants inscrit à l’Université du BurundiSelon toujours M. Banyankimbona, il y a eu également l’autorisation d’ouverture de deux nouvelles institutions d’enseignement supérieur (Livingstone university college) et l’Institut universitaire des sciences de la santé et du développement (Inussab), mais aussi de 20 nouveaux programmes de formation et de 22 nouvelles filières de formation.Le ministère a réorganisé la recherche avec l’opérationnalisation à l’Université du Burundi du Conseil scientifique pour la recherche universitaire et la création de 13 centres de recherche et laboratoires déjà accrédités et autorisés à accompagner les doctorants.Le ministre Banyankimbona fait savoir que plusieurs perspectives sont envisagées par le ministère dans son plan d’action annuel 2018-2019, les unes ayant l’allure d’innovations. Il s’agit notamment de la création et l’opérationnalisation des nouveaux départements de la planification et des statistiques et celui de l’enseignement supérieur et d’assurance de qualité ; l’élaboration de nouvelles stratégies d’orientation des lauréats de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur ; l’amélioration du système de gestion de la bourse et du prêt-bourse alloués aux étudiants, et bien d’autres perspectives.
Eric Mbazumutima

 

MINEAGRIE> Présentation des réalisations du premier semestre

Elles sont satisfaisantes

 

DSC00383Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a présenté, le lundi 30 juillet 2018, le bilan de ses réalisations au cours du premier semestre. Le ministère a enregistré des réalisations satisfaisantes. 

 

Dans son mot liminaire, Déo Guide Rurema, ministre en charge de l’environnement,  a fait savoir que dans le cadre du renforcement de la bonne gouvernance, le ministère a effectué huit travaux de développement communautaire dans le but de sensibiliser le personnel à lutter contre la corruption, assainir le climat de travail, respecter les heures de travail, etc.Dans le cadre de l’augmentation de la production agricole, M. Rurema a indiqué que le ministère a aménagé des marais et des plaines. Ainsi, 1 206 hectares de marais ont été aménagés et 2 308 hectares ont été irrigués en province de Cibitoke. Le ministère a commandé 30 000 tonnes d’engrais chimiques et 7 800 tonnes de dolomie. De même, 100 000 plants de maracoudja ainsi que   30 000 plants d’agrumes ont été produits. 

Une fromagerie est en cours de finition

Dans le cadre de l’augmentation de la production animale et halieutique, 8 626 vaches ont été inséminés artificiellement sur les 10 000 qui étaient prévues, et 70 000 alevins ont été produits sur les 150 000  qui étaient prévus. Quatre étangs piscicoles sont en cours d’installation en provinces de Ngozi, Bujumbura et Karusi. Dans le domaine de l’augmentation de la production des cultures industrielles, M. Rurema a fait savoir que 3 199 hectares de cotonniers sur 3 342 prévus ont été emblavés en provinces de Cibitoke, Bubanza, Bujumbura et Rutana. Enfin, 32 393 tonnes de feuilles vertes de thé sur 52 945 tonnes prévues ont été cueillies.Dans le domaine de la valorisation de la production agricole et animale, M. Rurema a fait savoir qu’une fromagerie est en cours de finalisation en province de Karusi. Six hangars sur neuf prévus et six aires de séchage sur sept prévus sont déjà réceptionnés respectivement à Ngozi, Karusi, Muramvya, Kayanza et Cibitoke. Quatre centres vétérinaires sur cinq subissent les travaux de finition en province de Kirundo, Makamba, Cankuzo et Rutana. Le ministère est en train de construire un abattoir moderne en province de Rumonge ; les travaux sont à 75% d’exécution.Dans le domaine de la protection de l’environnement, M. Rurema a indiqué que le ministère a mis en place et suit l’entretien de 31 périmètres de protection. Cette activité concerne les provinces de Bururi et Rumonge. Le ministère a délimité 11 km et restauré la zone humide du marais de Kabuyenge. Le ministère a fait un inventaire, organisé et supervisé une collecte des produits chimiques périmés dans les institutions publiques et privées à travers tout le pays. Le ministère a reboisé 600 hectares de milieux dégradés et vulnérables dans les provinces de Bubanza, Bururi, Cankuzo, Makamba, Kirundo et Karusi. Il a également réalisé un invetaire forestier sur 20 000 hectares dans cinq provinces pilotes à savoir Gitega, Makamba, Bururi, Rutana et Mwaro. Le ministère est en train de mettre à jour les réseaux cartographiques et topographiques de base et  assiste les usagers de l’information hydrométrique et agro météorologique. 

Lucie Ngoyagoye

 
Ouvrir