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Economie, Sciences, Education/formation

AGRICULTURE> Entretien avec le représentant légal du Fopabu

Le Burundi doit multiplier des expériences pour rendre plus utiles la transformation de ses produits

 

DSC00159Le Forum des organisations des producteurs agricoles du Burundi(Fopabu) tient à  multiplier des fora et des foires sur plan  régional, provincial et même national en vue de rendre agréable la transformation des produits locaux.    

 

Le quotidien « Le Renouveau» s’est entretenu, le vendredi 15 mars 2019 avec le représentant légal du Forum  des organisations des producteurs agricoles du Burundi(Fopabu), Paul Minirakiza, sur ce que le Burundi doit faire en vue de rendre plus utiles la transformation de ses produits.  Pour commencer, il a fait remarquer que ledit Forum a été créé en 2009 sous l’initiative de six faîtières  avant que les organisations de producteurs n’adhérent. Et d’ajouter que pour le moment, Le Fopabu compte 15 organisations faîtières qui sont dans les différentes filières agricoles du pays. Il y a notamment les caféiculteurs, les théiculteurs, les palmeculteurs,  les riziculteurs,  les cotonniers, … Ces organisations totalisent un  million et demie des membres. Selon lui, ses différentes missions effectuées dans la sous-région et à l’étranger lui a permis d’acquérir pas mal d’expériences. Il a précisé qu’il s’y rendait pour l’apprentissage de paysans à paysans en vue de partager des expériences et de se rendre compte de l’état des lieux des producteurs des autres pays. Cela lui a permis de voire comment ils s’organisent, comment ils collaborent avec les institutions étatiques, comment ils collaborent avec les organisations d’appui et mêmes certains bailleurs qui financent le secteur agricole. 

Les autres pays sont plus avancés dans la transformation agro-pastorale

Il s’est rendu compte que les autres pays sont avancés dans la transformation de leurs produits vivriers par rapport aux producteurs burundais. C’est là qu’il laissé entendre que le Burundais transforme ses produits avec peu de sous-produits alors qu’ailleurs il y a beaucoup de sous-produits qu’on transforme.Il a donné l’exemple de la filière manioc. En effet, au Burundi, quand on transforme le manioc, on a une dizaine de sous-produits. Au Cameroun où  il avait participé à une plate-forme dans une région de l’Afrique centrale, on transforme le manioc en 42 sous-produits. Il est question de voir comment transformer beaucoup de sous-produits dans plusieurs filières à côté de la filière manioc.  

Initier les jeunes à l’agriculture

M.  Paul Minirakiza estime qu’il faudra dès lors chercher les autres producteurs œuvrant dans le secteur agricole pour qu’ils puissent faire aussi des voyages d’études pour améliorer davantage la production burundaise. Encore faut-il qu’on cherche des emplois aux jeunes. Mais ceux-ci ne s’intéressent pas à l’agriculture et l’élevage. D’après lui, il va essayer de les sensibiliser en leur faisant visiter différentes organisations en vue de susciter leur intérêt en cette matière. Il a indiqué que les jeunes doivent mettre leur force en valeur étant donné qu’ils en ont la capacité. Il faut qu’ils travaillent pour le Burundi, leurs communes, leurs provinces ; bref, ils doivent conjuguer leurs efforts pour la valeur ajoutée de notre production. Il a noté qu’il y a beaucoup de potentialités au Burundi mal exploitées.

MASTA SHABANI         

 

MEDIAS> Les stages à l’étranger pour les journalistes

Sortir est un atout pour devenir plus professionnel

 

Effectuer des stages de professionnalisation à l’étranger est un avantage pour les journalistes burundais en particulier et les journalistes Africains en général. Un séjour de dix mois  en Chine pour des journalistes, Vincent Mbonihankuye et Blandine Niyongere, ont été une preuve que l’ouverture au monde et l’échange d’expériences sont des gains pour un journaliste qui sort pour trouver mieux ailleurs. M. Mbonihankuye nous en dit plus. 

 

Ce sont des journalistes des Publications de presse burundaise mais aussi des Burundais qui ont eu l’opportunité de pouvoir représenter leur pays pendant une période de dix mois en Chine dans un stage dans le cadre de la coopération entre la Chine et l’Afrique organisé par le centre de presse Chine-Afrique. A la question de savoir ce qu’il aurait gagné de plus en effectuant ce stage,  Vincent Mbonihankuye nous indique qu’à part qu’on fait connaissance avec d’autres journalistes venus des quatre coins du monde et qu’on append d’eux, il y a aussi  une ouverture d’esprit qui se fait. Le monde est un village à plusieurs angles que l’on ne découvre que lorsqu’on l’explore. Il devient donc important pour le journaliste de faire ses papiers en étendant ses connaissances et en explorant des vérités qui pourraient être  cachées par certains medias étrangers, a-t-il dit. Le monde des medias évolue aujourd’hui avec les nouvelles Technologies de l’information. Les journalistes venant de divers milieux se côtoient, échangent des expériences et apprennent entre eux à se familiariser avec ces technologies et à se perfectionner dans le métier. Ce qui n’est possible que si  le journaliste entre en contact avec les autres.Notre interlocuteur ajoute que la maison qui envoie ses journalistes ne fait qu’allonger  la liste de ses professionnels expérimentés dans le métier. Cela est un avantage pour toute la maison qui fait travailler des professionnels qui ont pu se spécialiser dans le domaine, que ce soit au pays ou à l’étranger. La qualité du travail devient indiscutable, sans oublier que les autres aussi peuvent bénéficier de ses connaissances à partir du partage d’expériences. Toutefois, il  recommande que ce genre de stages soit étendu sur grand nombre de journalistes, que ceux qui reviennent trouvent un terrain favorable pour pratiquer ce qu’ils ont appris et que les fruits de leur travail soient visibles sur terrain au delà des certificats.

Blandine Niyongere

 

ALPHABETISATION DES ADULTES> Témoignage sur son importance

Elle permet l’amélioration des conditions de vie

 

L’alphabétisation permet  l’acquisition des connaissances et des compétences de base de lecture et d’écriture. Elle permet aux bénéficiaires d’améliorer leurs conditions de vie, la réduction de la pauvreté et à la gestion de l’économie familiale. Sans alphabétisation véritable et efficace, il ne peut pas y avoir de développement.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
L’alphabétisation c’est apprendre à lire, à écrire et à calculer. Elle s’adresse à toute personne adulte, sans distinction de race, de sexe, de religion et d’appartenance sociale, ne sachant pas lire et écrire. L’alphabétisation permet donc l’acquisition des connaissances et des compétences de base de lecture et d’écriture. Dans un témoignage que B. N, qui a bénéficié de ce programme d’alphabétisation, a accordé dernièrement au quotidien d’informations Le Renouveau,  elle indique que l’alphabétisation permet l’amélioration des conditions de vie. Et de faire remarquer qu’elle permet ainsi l’amélioration de la santé infantile et familiale.                                                                                                                                                                                                                                                                  Elle contribue également à la réduction de la pauvreté au sein de la famille. « Après mon alphabétisation, sachant  lire, écrire et utiliser également une balance commerciale, je fais le commerce de denrées alimentaires, ce qui me permet de subvenir aux besoins de la famille. « Grâce à l’alphabétisation, la gestion de l’économie de ma famille s’est ainsi améliorée », affirme Mme B.N. et de faire savoir qu’elle a recouvré le respect de tout le monde et même de son mari. Mme B.N a terminé en insistant qu’un alphabète bénéficie donc de plus de considération de la part de sa famille, ses amis et de son entourage. Il  ne peut pas non plus discriminer ses enfants en matière de scolarisation et devient un exemple à suivre dans la société.

Emélyne Iradukunda

 

ALPHABETISATION>Avis de certaines femmes du quartier Mutakura sur l’importance de l’alphabétisation des adultes

Elle a permis un développement dans certains métiers

 

L’alphabétisation des adultes est un acte à saluer. L’existence de ce secteur a permis un élan chez pas mal de femmes commerçantes qui, auparavant ignoraient la conservation de l’argent ou mentionner les noms de ceux à qui elles ont donné des dettes. Certaines femmes du quartier Mutakura ont parlé de l’importance de l’alphabétisation des adultes. 

 

Espérance Minani, l’une des femmes commerçantes qui ont bénéficié de l’alphabétisation par l’Association des femmes burundaises pour la solidarité et le progrès se trouvant au quartier Cibitoke nous raconte le pas qu’elle a franchi après l’alphabétisation.« Je vends des chaussures au marché de Kinama. Lorsque je donnais une dette à l’un ou l’une de mes clients, il m’arrivait souvent d’oublier cette dette. Si le client n’était pas honnête, il restait avec mon argent parce que je ne m’en souvenais plus. Quand cela se faisait d’une façon répétitive, je vendais en perdant », a-t-elle raconté. Aussitôt que j’ai été au courant de l’existence du secteur d’alphabétisation des adultes, je me suis précipitée pour me faire inscrire et ce genre d’erreurs ne se répète plus », raconte Mme Minani.Evelyne Harerimana explique ceci   « Auparavant, mon mari amenait à la maison des feuilles sur lesquelles sont écrites des choses. Il me donnait et je conservais jalousement sans savoir ce que je conserve. Mais, avec l’avènement du secteur de  l’alphabétisation, des adultes si ces notes sont écrites en kirundi, je les conserve après les avoir consultées. Il y a beaucoup d’autres bienfaits que je ne cite pas ici.»Anita Karabagega explique, quant à elle, que son mari passait un grand moment au téléphone en train d’écrire des messages, comme je ne savais ni lire ni écrire je n’osais pas lui demander de quoi il s’agissait.  Mais dès que j’ai appris à lire, je lui demande de me donner son portable et quand je vois qu’il est en train de tricher, je réagis.  Même lui, il voit qu’il y a eu un changement.Toutes les femmes interviewées reviennent sur les bienfaits de l’alphabétisation des adultes. Elles remercient l’association qui leur a rendu un  bon service gratuitement.
Irène Niyongabire (stagiaire)

 
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