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Economie, Sciences, Education/formation

ENTRETIEN> Conversation avec une femme exerçant le métier de tailleur

La couture est un gagne-pain

aaazfbgNée à Kiganda en province de Muramvya en 1976, Aline Manirakora a fait ses études primaires dans ladite commune, après, elle a suivi l’enseignement du métier de couture qui est aujourd’hui son gagne-pain.

Depuis 2000, elle s’est installée à Bujumbura pour commencer à travailler, mais comme elle n’avait pas de moyens suffisants pour s’acheter une machine, elle a débuté la couture en travaillant pour quelqu’un d’autre à l’avenue de la Victoire. Avec le salaire qu’elle recevait de ce métier, elle a pu acheter sa propre machine pour travailler étant autonome.
En 2007, elle quitte le centre ville et, s’installe à Mutanga Nord et y exerce son métier pendant 3 ans ; par après, elle a déménagé vers la zone Kamenge au quartier Kavumu, 4e avenue, numéro 27 où elle reste jusqu’à ce jour. Ses clients de Mutanga Nord et des différents quartiers de la capitale de Bujumbura la suivent même à Kamenge, car c’est une femme exceptionnelle qui tient ses rendez- vous avec les clients, et qui exerce la couture d’une manière qui satisfait ses clients.
Avec ce métier, elle renouvelle chaque année son matériel par l’achat d’une machine neuve ; elle peut s’acheter une bouteille de bière, payer le minerval de ses quatre enfants, assurer la ration de sa famille, se divertir à la plage avec les enfants, ainsi de suite.
Mme Manirakora fait un clin d’œil aux aux autres femmes qui ne veulent pas entreprendre une activité génératrice de revenus attendant l’argent de leurs époux, de s’atteler au travail car la vie est pleine de surprises ; leurs maris peuvent être renvoyés du travail, perdre le revenu à cause des accidents… mais avec une telle occupation, elles peuvent se débrouiller et assurer les besoins essentiels avec le peu qu’elles gagnent. Elle invite ceux ou celles qui veulent faire la formation de couture à être les bienvenus chez elle, les portes leur sont ouvertes.

Nadège Carlette Nibitanga (stagiaire)

 

LE GRENIER DU BURUNDI> La disponibilité des poissons frais

Les prix du mukeke sont revus à la hausse tandis que ceux du ndagala sont restés inchangés

aaaazdcLa quantité des poissons frais au marché dit « Le grenier du Burundi » a diminué par rapport à la semaine dernière. Cela a impliqué la hausse du prix des Mikeke frais. Toutefois, pour les ndagala frais, dont les captures sont moins importantes, le prix est resté inchangé.

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le vendredi 10 mars 2017 au marché dit« Le grenier du Burundi » pour constater la situation des prix des poissons frais. Les prix du mukeke ont été revus à la hausse tandis que ceux du ndagala sont restés inchangés. Les prix varient selon la quantité des prises et selon les espèces.
Les vendeurs du mukeke trouvés sur place ont informé la rédaction du journal Le Renouveau que la quantité de cette espèce au marché de ravitaillement a sensiblement diminué, ce qui a fait que le prix a doublé. «Un seau de 10 litres, que j’achetais à 40 000 FBu la semaine passée, a coûté 80 000 FBu ce matin. Un tas de six pièces de mukeke de petite taille s’achète à 5 000 FBu tandis que cette même quantité coûtait 2 500 FBu la semaine dernière, celui de 10 mukeke de petite taille qui coûte 10 000 FBu était à 5 000 FBu, et celui de 8 mukeke de taille moyenne qui coûte 20 000 FBu était à 10 000 FBu », a signalé un de ces revendeurs.
Quant au prix des frétins frais, les prix sont restés élevés parce que, ont indiqué les mamans vendeuses, la quantité au marché d’approvisionnement n’a pas augmenté. « Un seau de 10 litres coûte 90 000 FBu alors qu’il était à ce même prix la semaine dernière. Donc, la quantité d’un tas de 12 frétins qui s’achetait à 1 000FBu reste la même, nous ont fait savoir les mamans vendeuses de ces frétins. Elles ont fait savoir que, lorsque le marché est bon, elles gagnent un bénéfice de 10 000FBu par seau et qu’elles perdent selon les circonstances, notamment quand ces frétins ne sont bien entassés dans le seau.
Suite à cette hausse de prix du mukeke, les clients venaient à compte- gouttes. Selon certains d’entre eux que nous avons trouvés sur place, les frétins frais servent d’accompagnement avec les bananes, les feuilles de manioc communément appelés «isombe», les aubergines, les amarantes et autres. Aux divers de certaines mamans, les frétins et le mukeke frais sont préférables pour la préparation de la sauce savoureuse qui va avec la pâte de manioc ou de maïs. Mais, ont-elles dit, les moyens financiers leur font défaut pour les consommer chaque fois qu’elles le souhaitent.
Ezéchiel Misigaro
Emmanuel Nkurunziza (stagiaire)

 

MAKAMBA > Championnats interscolaires, finale du netball

Le Complexe scolaire lumière Delft s’impose devant le lycée La Connaissance

kazadi09 001La province de Makamba a accueilli, du samedi 4 au dimanche 5 mars 2017, les phases finales des championnats interscolaires, toutes les disciplines. Pour le netball, une discipline qui n’est pas très populaire au Burundi, le Complexe scolaire lumière Delft (CSLD) de Rumonge a remporté le trophée en dominant en finale le lycée La Connaissance de Muyinga par 44 points à 24.

Avant d’arriver en finale, le CSLD a éliminé en quart de finale le Lycée technique de la plaine de Bujumbura mairie (43 points contre 41) et en demi-finale, il a battu le lycée Sainte Thérèse de Gitega par 36 points contre 31. En finale, le CSLD a largement dominé le lycée la Connaissance de Muyinga par 44 points à 24.
Il faudra noter qu’en 2014, le CSLD avait été battu par le Lycée technique de la plaine sur un score sans appel de 52 buts à zéro. Ce résultat n’a point découragé les élèves du CSLD; ils ont continué à travailler et deux ans après, ils ont pris leur revanche.
Dans les autres disciplines, en football, pour le compte des demi-finales, Redeemed school de Kibenga a battu le Lycée technique de Kirundo par 4 buts à 1. L’autre demi-finale a opposé l’Ecole technique secondaire de Kamenge au lycée Christ roi de Gitega et c’est l’équipe de Gitega qui a gagné aux tirs au but (4 tirs contre 2) au terme d’un match qui s’est soldé par un résultat nul et vierge. En finale, Christ roi s’est de nouveau imposé aux tirs au but, 4 contre 3, devant Redeemed school.

Les filles doivent aimer et pratiquer le sport

Dans un entretien que le représentant légal du CSLD, Colonel Bernard Ndiho, nous a accordé, il a d’abord félicité ses élèves pour les performances réalisées en remportant le trophée et il nous a ensuite présenté son école. Au départ, a-t-il dit, l’Association pour la jeunesse en mission de paix par le développement, en collaboration avec le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, avait créé un centre d’accueil des rapatriés en provenance de la Tanzanie, avec l’idée de leur enseigner le français et le kirundi afin que ces derniers puissent s’adapter à la culture burundaise.
Le Colonel Bernard Ndiho a indiqué que pendant quatre ans, cette association a pu encadrer six cents élèves et, au cours de l’année scolaire 2017-2018, il s’est dégagé le CSLD, cycle supérieur, avec 112 élèves constitués par les rapatriés et ceux qui étaient restés sur place. La cohabitation entre les deux groupes, a-t-il souligné, est pacifique et, jusqu’à présent, il n’y a aucun incident à signaler. Les élèves qui avaient le niveau inférieur ont rejoint les établissements locaux.
Le représentant légal du CSLD a lancé un message à l’endroit de la jeunesse et surtout aux filles d’aimer et de pratiquer le sport. Il a, en outre, demandé au gouvernement et aux bienfaiteurs de soutenir cette école dans l’encadrement de la jeunesse à travers le sport et la culture.

Le netball, un sport dérivé du basketball

Le netball est un sport collectif opposant deux équipes de sept joueurs. Le match se joue sur une cour rectangulaire avec des paniers surélevés à chaque extrémité. Chaque équipe essaie de marquer des buts en passant la balle à travers le terrain et en tirant à travers les paniers.
Pendant la rencontre, un joueur disposant du ballon ne peut le posséder que pendant trois secondes avant de le passer à un autre joueur ou de tirer au but. L’équipe vainqueure est celle qui marquera le plus de points durant les soixante minutes que dure un match de netball.

Kazadi Mwilambwe

 

Bujumbura City Market> Panier de la ménagère sur les fruits et les vivres frais

Les prix de certains fruits sont aujourd’hui abordables

aaaaasdAu marché nommé « Bujumbura City Market », les prix de certains fruits et des autres vivres frais sont aujourd’hui abordables. Les clients ainsi que les vendeurs sont un peu satisfaits. 

Malgré la réduction de certains prix, ceux des autres fruits restent élevés. Les fruits qui sont chers sont entre autres les mangues, la pastèque, les ananas, etc. Cela s’explique par la rareté et la provenance de ces produits. Comme l’ont fait savoir les vendeurs, les mangues proviennent du Congo. Quant aux pastèques et ananas, cette saison n’est pas de récolte.
Quant aux oranges et aux Maracujas, ils sont aujourd’hui bon marché. Les vendeurs espèrent que les prix seront toujours bons jusqu’au mois de mai.
Lucie Ngoyagoye
Emmanuel Nkurunziza (Stagiaire)

 
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