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Economie, Sciences, Education/formation

MINISTERE DE L’EDUCATION> Proclamation de la date de passation de l’examen d’Etat, édition 2017

Il se déroulera du 7 au 10 août 2017

 

Le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a procédé le samedi 29 juillet 2017, à la proclamation de la date de passation de l’examen d’Etat, édition 2017. Et selon Janvière Ndirahisha, l’examen aura lieu du 7 au 10 août 2017.

 

Au niveau national, Mme Ndirahisha a indiqué que le nombre d’écoles qui seront concernées par l’examen d’Etat est de 786 avec soixante trois centres de passation. Il y aura dix neuf centres de passation en mairie de Bujumbura ; quarante trois centres à l’intérieur du pays et un centre à Nairobi au Kenya. «Les candidats inscrits sont au nombre de 55 438 et parmi ces derniers figurent ceux régulièrement inscrits au courant de l’année scolaire 2016-2017 ainsi que les autodidactes. Et ces derniers sont également répartis en deux groupes. Il y a ceux qui n’ont pas passé l’examen pour des raisons diverses et les autodidactes des années scolaires 2013-2014 ; 2014-2015 ; 2015-2016 qui l’ont passé mais n’ont pas réussi», a bien précisé Mme Ndirahisha. Cette dernière a en plus informé que comme les textes réglementant l’examen d’Etat dans notre pays le précisent, ces élèves ont également une dernière chance de repasser encore l’examen.

Dès l’année prochaine, les autodidactes devront payer les frais liés à l’organisation de cet examen

Mme Ndirahisha a profité de cette occasion pour rappeler au public que l’organisation de l’examen d’Etat revient au fond de l’Etat, et que ce dernier accorde des moyens financiers au ministère ayant l’éducation dans ses attributions tenant compte des élèves inscrits, mais pas pour ceux qui ont déjà passé ou pas pour l’une ou l’autre raison. « Donc, comme dans les pays de la communauté est-africaine et dans d’autres pays du monde, les élèves qui reviennent pour refaire cet examen doivent payer les frais liés à l’organisation ou frais d’inscription », a mentionné madame la ministre. Et conformément aux autres pays du monde, elle a affirmé que le Burundi n’aura pas également continué à budgétiser les moyens pour des personnes qui ne sont pas là chaque fois. « Alors, c’est une bonne occasion pour le Burundi de revoir probablement que dès l’année prochaine, les autodidactes pourront également payer les frais liés à l’inscription pour la passation de l’examen d’Etat. Car, l’Etat ne peut pas continuer à supporter de tels frais », a affirmé Mme Ndirahisha.
Avit Ndayiragije

 

DOSSIER> Le tourisme au Burundi

Une meilleure vision du pays

 

DSC 01Jean Marie Ndihokubwayo a produit avec le soutien du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) et le ministère chargé du tourisme, un documentaire mémorable qui a été publié et partagé sur les réseaux sociaux en 2011 au sujet du Burundi et des merveilles qui le caractérisent.

A partir de cette vidéo, l’on se rend compte que le Burundi est le cœur de l’Afrique. Cette métaphore n’est pas du tout prétentieuse car des signes clairs tels que la forme cartographique, sont remarquables. Il faut également faire attention au fait qu’un cœur normalement constitué est situé à gauche tout comme le Burundi au niveau de l’Afrique. Ce pays regorge de richesses immenses malgré sa petite superficie ou ses problèmes économiques.
Dans l’ensemble, les différents problèmes n’empêchent pas une occupation étrangère considérable. Tous les étrangers manifestent une certaine satisfaction quant à l’hospitalité des Burundais et leur impressionnante habitude à partager la culture burundaise avec tout le monde. Ainsi, l’on part de là. La culture est l’essentiel pour les Burundais. Premièrement, il est primordial de maîtriser la langue nationale qui est aussi la langue maternelle pour tous les Burundais peu importe la tribu ou l’ethnie. La communication grâce au kirundi est cruciale. C’est ainsi que l’intégrité est radicale. Par ailleurs, le français belge est la langue internationale utilisée ou encore le swahili dans certains quartiers de la capitale Bujumbura. En parlant de capitale, l’accès à l’aéroport international de Bujumbura est la première destination, ensuite l’on pense tout de suite au lac Tanganyika et la plage. Celle-ci est entourée de quelques hôtels, par exemple le club du lac Tanganyika qui reçoit beaucoup d’étrangers. D’autres références sont appréciées telles que le musée vivant qui est le site touristique par excellence à Bujumbura, la bibliothèque nationale, le restaurant et snack-bar la Détente, le karaoké peace & love… Ainsi, la capitale favorise un séjour de divertissement, de découverte, de renouveau, d’aventure pour les adeptes de sensations inattendues. D’après les propos des uns et des autres, il faudrait juste une meilleure organisation afin d’installer des destinations de référence avec des possibilités de s’enregistrer grâce à des services proposées par des agences de voyage. Ainsi, il y aurait des sites internet pour comparer et choisir les activités. En plus, l’on pourrait réserver les hôtels, les compagnies de voyage, les agences de taxi… à distance grâce à la rapidité du service rendu à partir de l’internet.

Ne pas complètement oublier la tradition

D’après un client burundais du musée vivant, le tourisme n’est plus aussi favorable qu’auparavant. Il y a un manque d’animaux pour l’espace réservé au zoo dans ce musée. Aussi, les visiteurs ne sont plus vraiment au rendez-vous. Par contre, puisqu’il s’agit d’un site sous la responsabilité du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, des tambourinaires qui s’y entraînent, attirent plus ou moins certains clients. D’après A. N. c’est également un bon endroit pour s’asseoir et voir du monde, profiter de la nature et de l’air pur. «Ils y ont installé un restaurant et un ou deux bars pour recevoir plus de personnes.»
Par ailleurs, hormis le kirundi, la langue nationale, certains Burundais partagent leurs passions pour l’art en général; chant, danse, sculpture, confectionnement de paniers… ceci fait partie des éléments de la culture burundaise. Le chant et la danse ravivent les souvenirs de l’enfance, les souvenirs de la tradition. Dans les cérémonies de dot et de mariage, la musique traditionnelle donne un sens unique et original aux valeurs que l’engagement représente sur le plan traditionnel. Ainsi, L.N. s’est récemment marié en suivant cette tradition. «La cérémonie de mon mariage n’aurait pas réussi sans ces chants et danses traditionnels, la famille entière a profité de ce moment d’union et de partage dans les critères transmis par nos aïeux même si le mariage était moderne. Cela prouve que l’évolution n’implique pas d’oublier complètement nos traditions.»

Tant de merveilles à l’intérieur du pays

A l’intérieur du pays, le tourisme est favorable et les montagnes sont l’élément qui attire le plus d’attention. Depuis l’avion déjà, il est agréable d’admirer le paysage. Les provinces de Gitega et Ngozi sont de bonnes références selon F.G. «malgré la fraîcheur, je suis ravi de constater qu’il y a eu du changement, l’évolution est frappante. Le terrain de football à Ngozi et les belles infrastructures principalement des écoles et hôpitaux, à Gitega.» Il a ajouté avoir apprécié les prix abordables pour toutes sortes de produits à Rumonge.
D’un autre côté, d’autres merveilles sont à explorer notamment, la réserve naturelle de la Rusizi juste à vingt-minutes de la capitale où il y a des hippopotames et oiseaux de différentes espèces. Aussi, la remarquable verdure près des montagnes. Ce qui favorise une alimentation saine car tout y est naturel et pur, y compris pour l’élevage et l’agriculture. Les parcs de la Kibira et de la Ruvubu qui protègent des singes, des buffles, des antilopes… et où l’on peut observer des chutes d’eau naturelles à Nyakazu. Enfin, l’enclos traditionnel où l’on accueille les invités avec de la bières traditionnelle de banane ou de miel.

Le tourisme est un moteur du développement durable

Le quotidien Le Renouveau s’est entretenu avec un spécialiste du tourisme au Burundi. Il s’agit de Christophe Ndikubwayo, directeur des Etudes statistiques et de la formation professionnelle à l’office national du tourisme au Burundi qui est une institution indépendante, qui néanmoins rend des comptes au ministère du Commerce pour ce qui est des projets de développement…
Il a gentiment accepté d’éclairer quelques zones d’ombre au sujet de l’idée que se font les Burundais et les étrangers du tourisme. Ainsi, il a distingué les types de tourisme. Celui qui est intérieur ou domestique indique les personnes se déplaçant d’une province à une autre, dans le même pays et l’international désigne un déplacement d’un pays étranger à un autre. Bien sûr, l’on ne considère pas le déplacement des enfants ou celui des voyageurs réguliers qui ont un travail, un job ou des études à faire dans des zones reculées.
Il a spécifié qu’aujourd’hui, les progrès sont considérables car depuis l’année 2010, les hôtels se sont multipliés dont 100 à peu près dans la capitale Bujumbura. Leur site internet favorise également l’accès aux informations quant aux différents hôtels, les contacts pour les tours opérateurs, les véhicules, les sites touristiques à visiter dont le plus populaire est le sanctuaire «Ingoma» à Gishora où sont nés la danse et le chant à partir des tambours. Aussi, il faut se référer à un livre pour les études et la stratégie adoptées. C’est le document de référence appelé «la stratégie nationale du développement durable du tourisme». Aussi, il a reconnu que le secteur du tourisme faisait partie des priorités du gouvernement pour le progrès du pays. A cet effet, quatre directions ont été mises en place : les études et stratégies, l’aménagement des sites, l’administratif et financier, enfin le marketing et communication. Ceci favorisera un plan plus élaboré avec les dispositions nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Des initiatives ont déjà été lancées à l’exemple des invitations à investir auprès des sites inexploités telles que le musée vivant, les chutes de Karera ou alors dans l’art…
En définitive, le tourisme est un moteur de développement incontournable. Les raisons de motiver davantage de touristes étrangers devraient être proposées par les Burundais eux même qui ont de quoi se vanter de leur pays. La culture, les ressources naturelles, la courtoisie des peuples…sont en elles seules, une invitation à visiter le Burundi. La première mission pour tous les Burundais devra donc être de favoriser l’innovation et l’ingéniosité afin de réussir à encourager le tourisme dans ce pays plein de mystères encore inexplorés.
Grâce Marie Inamahoro
(stagiaire)

 

ENTRETIEN > Avec les commerçants des produits alimentaires facilement périssables

Ils rencontrent beaucoup de défis dans leur affaire

 

aaggdgdhu Durant ces derniers jours, beaucoup de commerçants des produits alimentaires, surtout les fruits, se lamentent comme quoi ils travaillent à perte. Ceci parce que leurs produits deviennent avariés avant qu’ils ne soient pas tous écoulés. Ainsi, ils optent pour le commerce ambulant de ces produits.


 Nombreuses sont aujourd’hui les gens qui vivent du commerce et surtout du commerce des produits alimentaires. De ceux-ci figurent les fruits comme les avocats, les tomates, les mandarines, et certaines légumes comme les carottes, etc. Ces fruits et légumes, une fois récoltés, ne parviennent pas à durer longtemps. Ils se détériorent rapidement.
Pour surmonter les pertes, ils préfèrent faire le commerce ambulant de ces produits avant leur péremption et souvent à bas prix; ce qu’ils appellent, eux, solde. « Le grand problème qu’il y a, est que le capital que nous utilisons ne nous appartient pas souvent. Ce sont des emprunts que nous contractons, et nous sommes tenus de payer des intérêts. Si alors nos fruits pourrissent, vous comprenez que c’est une grande perte et c’est toute notre vie qui s’en trouve hypothéquée », a rapporté au quotidien burundais d’informations Le Renouveau, M.E., une commerçante trouvée à Buyenzi.
Ces commerçants ajoutent que leurs produits périssent parce qu’ils ne disposent pas de matériels de conservation comme des réfrigérateurs qui permettraient de les garder à leur état pendant plus ou moins longtemps. « Dans nos marchés, il n’y a pas de chambres froides pour la conservation des aliments facilement périssables. S’il y en a, elles sont uniquement réservées à la conservation du poisson », a déclaré un autre commerçant trouvé au marché de Ruvumera.
Parmi les raisons majeures avancées par ces commerçants qui font que leurs produits avarient rapidement figure la chaleur souvent excessive enregistrée à Bujumbura car elle s’abat sur des fruits mûrs.
Ils demandent par ailleurs que dans les marchés on y aménage des chambres froides où ils peuvent stocker leurs fruits et légumes pour qu’ils puissent résister pendant longtemps.


EVELYNE HABONIMANA

 

ENTRETIEN> Avec une vendeuse de fruits au marché de Kinama

Une concurrence accrue, un des problèmes majeurs

 

aagsgfsg Les vendeurs de fruits se heurtent à de nombreux problèmes ces derniers temps. Devenus nombreux, une concurrence accrue réduit davantage la clientèle et les bénéfices se réduisent continuellement.

 

 Les vendeurs de fruits sont aujourd’hui nombreux. On voit ces vendeurs partout dans la municipalité de Bujumbura. Il y a ceux qui exercent ce métier dans les différents marchés de la municipalité, dans les différents quartiers sur les avenues, pendant que d’autres préfèrent faire le commerce ambulant de ces fruits. Ces derniers arguent que c’est parce que les fruits périssent rapidement d’autres disent qu’ils ne peuvent pas supporter le coûts des stands, et d’autres encore avancent qu’ils ne peuvent pas avoir d’argent pour payer les taxes.
Une vendeuse de fruits que la rédaction a rencontrée au marché de Kinama dans la commune urbaine de Ntahangwa a dit qu’elle vient de passer deux ans et plus en exerçant ce métier. Mais, elle dit qu’aujourd’hui elle ne trouve pas assez de clients comme avant. « Je peux passer deux ou trois jours sans m’en approvisionner. Je pense que c’est à cause de la fermeture du grenier du Burundi car tous les commerçants qui pratiquaient ce métier dans ledit point de vente sont aujourd’hui éparpillés dans les différents marchés », a- t- elle indiqué.
De ce fait, une concurrence accrue s’observe et réduit davantage la clientèle, car ils sont obligés de partager les mêmes clients. Dans ce cas, les bénéfices diminuent aussi, car il y a des fruits qui périssent et d’autres qui sont ajoutés sur un tas pour attirer la clientèle.
Mais aussi, même si les clients et les bénéfices se réduisent continuellement, les commerçants qui ont des stands dans le marché sont contraints de les payer et de payer la taxe. « Nous avons aussi des familles qui sont à nos charges. Le cas typique c’est moi-même ; je suis une mère de cinq enfants et j’ai le devoir de les satisfaire aux quatre besoins fondamentaux. Là où nous vivons, je suis aussi locatrice ce n’est pas ma propre maison », a- t- elle précisé.
Elle a terminé en disant que même si c’est la période de maturité de ces fruits, les vendeurs de ces derniers ont un grand problème de manque de clients et ils travaillent à perte.

 

EVELYNE HABONIMANA

 
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