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Economie, Sciences, Education/formation

Ministere du Commerce> Vente du sucre


«Dénoncer celui qui ne respecte pas le prix fixé par le gouvernement»

0000a1sAprès la révision à la hausse du prix du sucre qui est passé de 1 850 à 2 200 FBu, ce produit est devenu introuvable sur le marché. Et quand on le trouve, son prix varie entre 3 000 et 3 500 FBu. La ministre ayant le commerce dans ses attributions, Pélate Niyonkuru, invite les consommateurs à dénoncer celui qui ne respecte pas le prix fixé par le gouvernement pour qu’il soit sanctionné conformément à la loi.

Aujourd’hui, le prix du sucre qui est reconnu par le ministère du Commerce est le prix fixé par le gouvernement, soit 2 200 FBu par kilogramme, selon les propos de Mme Niyonkuru. Elle a indiqué que personne ne devrait accepter de payer plus que ce prix fixé par le gouvernement. Celui qui accepte un autre prix est fautif parce qu’il devrait plutôt dénoncer ce vendeur auprès de la Police ou de l’Administration pour qu’il soit sanctionné conformément à la loi.

« Le suivi du respect des prix du sucre n’incombe pas au ministère du Commerce »
Le ministère s’occupe de la distribution du sucre auprès des fournisseurs et s’occupe de la fixation des prix. Le rôle de suivi du respect de ces prix revient à l’Administration et à la Police. Pélate Niyonkuru dit que « le ministère n’a aucune responsabilité si le prix du sucre n’est pas respecté ».

Une pénurie justifiée par la taille de la population burundaise
Pour Mme Niyonkuru, la variation du prix du sucre n’a pas de rapport avec la pénurie de ce produit.
Pendant la campagne 2016-2017, la production du sucre a été satisfaisante par rapport à la quantité produite en 2015-2016. Elle était de 23 012 tonnes l’année dernière et elle est de 23 848 tonnes cette année.
La Sosumo a commencé à produire le sucre dans les années 1970 lorsque la population burundaise était encore peu nombreuse, avec une production annuelle variant entre 20 et 24 000 tonnes. Aujourd’hui, la population burundaise est d’environ 11 millions. Pour Mme Niyonkuru, « la pénurie est justifiée puisque la même quantité de sucre ne peut pas satisfaire toute la population burundaise ».

Le gouvernement a décidé d’importer du sucre
La ministre du Commerce a indiqué que le gouvernement a décidé d’importer du sucre pour compléter la production locale.
Les procédures ont déjà commencé. La Sosumo a déjà signé un contrat avec les fournisseurs qui vont livrer le sucre peut-être dans un mois. Le prix ne différera pas du prix appliqué par la Sosumo parce que cette dernière a gardé dans ses mains la commercialisation du sucre. C'est-à-dire qu’il n’y aura pas de différence de prix entre le sucre Sosumo et le sucre importé.

Floride Ndakoraniwe

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Education > Réforme dans le système fondamental et post fondamental

Pour bénéficier d’une éducation de base complète

00aazaLe système fondamental a été crée dans le souci de donner la chance à tous les élèves et surtout ceux qui sont démunis de bénéficier d’une éducation de base complète. Et, malgré certains défis, le système présente déjà de bons fruits. Tels sont les propos de la directrice générale des Bureaux pédagogiques au ministère en charge de l’éducation.

Chantal Bajinyura a fait savoir qu’en initiant la réforme de l’enseignement fondamental, l’objectif visé par le ministère en charge de l’éducation est d’élever le niveau de base de la population burundaise, et ainsi doter le pays de citoyens plus sensibles aux questions de l’éducation de qualité. Elle a indiqué que la réforme de l’enseignement fondamental est une émanation des instruments de vision et de planification stratégique de la République du Burundi notamment la Vision 2025 et le Cadre stratégique de lute contre la pauvreté, deuxième génération ( CSLP II).
Mme Bajinyura a ajouté que ladite réforme est caractérisée non seulement par l’extension de l’enseignement de base à neuf ans, mais aussi et surtout par l’introduction des programmes dont les contenus sont pertinents et utiles.
Elle a précisé qu’au niveau des innovations, il y a, entre autres, la restructuration du système. Cela veut dire la prolongation de l’enseignement de base de 6 à 9 ans. Un autre changement est la réorganisation des disciplines passant de 14 à 9 intitulés, mais aussi l’introduction des approches pédagogiques.
A la question de savoir comment le ministère en charge de l’éducation peut pallier le problème du manque d’enseignants dans les écoles fondamentales et post fondamentales, elle a répondu que ce problème va être résolu par le redéploiement des enseignants. Elle a par conséquent affirmé que le ministère est en train de faire la repartition équitable des enseignants. « Le ministère a constaté qu’il y a des coins où on remarque une agglomération d’enseignants tandis que dans d’autres, on remarque un manque accru de ces derniers. C’est pour cette raison que pour le moment, les enseignants doivent s’adapter à aller enseigner dans d’autres régions qui ne sont pas les leurs, dans le but d’équilibrer le nombre d’enseignants disponibles pour dispenser les cours », a-t-elle mentionné.
Mme Bajinyura a enfin fait des éclaircissements que l’école fondamentale n’est pas réservée aux élèves moins intelligents. Mais que c’est un système initié par le gouvernement pour donner la chance à tous les élèves de bénéficier d’une éducation de base complète.
ROSE MPEKERIMANA

 

ECONOMIE> Disponibilité des billets de cent francs

Un Ouf de soulagement pour la population

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Dans les jours passés, il y avait carence des billets de cent francs. Cela causait beaucoup de querelles entre les clients et les vendeurs comme entre les convoyeurs des bus et leurs clients. A partir du vendredi 11 février 2017, la Banque de la République du Burundi (BRB) a commencé à faire circuler les nouveaux billets. Le quotidien Burundais d’informations s’est entretenu le lundi 13 février 2017 avec Clément Butoke,le chef du service Analyses fiduciaire et émission monetaire et la population pour entendre son point de vue.

Dans le commerce comme dans le transport, il y a nécessité de petits billets pour faciliter les échanges. Le manque de ces petits billets de cent francs (100 FBu), causait ces derniers jours un climat de mésentente entre les clients et les commerçants ou encore entre les convoyeurs des bus de transport en commun et les passagers. Les convoyeurs demandaient à leurs clients de donner des billets de petite coupure mais les clients, quant à eux, disaient que ce sont les conyoyeurs qui devraient chercher l’échange. Les convoyeurs disaient qu’il ne leur est pas facile de trouver l’échange parce que les échangeurs leur donnaient 750 FBu contre 1 000 FBu. Donc ils voyaient qu’ils travaillaient à perte. Il arrivait même des cas où par exemple les gens qui donnaient 500 FBu ne recevaient pas leur échange. Les convoyeurs leur disaient qu’ils n’ont pas de billets de 100 FBu.Les billets qui étaient disponibles étaient très vieux au point que certains clients refusaient de les prendre. Les commerçants disaient qu’ils pouvaient manquer de clients à cause du manque d’échange.
Clément Butoke, chargé du service Analyses fiduciaire et émission monétaire, tranquillise la population en disant qu’il y aura assez de billets qui satisferont toute la population. Il a ajouté que ces nouveaux billets vont durer une période de trois ans.

La population doit coopérer avec les banques commerciales
A la question de savoir comment retirer de la circulation ces vieux billets, Clément Butoke a dit qu’il faut qu’il y ait une bonne coopération de la population avec les banques commerciales pour faciliter cette tâche. Donc les gens en possession de ces billets usés doivent les amener aux guichets des banques commerciales pour qu’elles leur donnent en échange les billets neufs. Il conseille à la population de ne pas continuer à faire circuler les billets hors d’usage alors qu’il en y a d’autres pour les remplacer. Si quelqu’un amène les vieux billets à une banque commerciale quelconque et qu’elle refuse de lui rendre service, il faut qu’il le signale à la banque centrale pour que cette dernière trouve une solution.

Les disputes avec les clients vont diminuer
Pour le moment, même si tout le monde n’a pas encore reçu ces nouveaux billets de cent francs, les gens sont satisfaits et ils espèrent que les disputes entre les uns et les autres vont diminuer. La population remercie la Banque de la République du Burundi pour avoir résolu ce problème qui était devenu un casse-tête. C’était honteux d’aller acheter quelque chose pour 300 FBu et ne pas avoir 200 FBu d’échange quand on donne 500 FBu. Même les vieux billets vont être retirés de la circulation pour ne pas continuer à causer des problèmes entre les clients et les commerçants ou les convoyeurs des bus de transport en commun.

Olivier Nishirimbere
(stagiaire)

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience

Rendre témoignage des efforts du Burundi en matière de décentralisation

00azarLe Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a reçu en audience, le mardi 14 février 2017, le Secrétaire général du secrétariat général des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique, Jean Pierre Elong Mbassi, en mission de service au Burundi.

A la sortie de l’audience, ce dernier a indiqué qu’il était venu voir le Deuxième vice-président de la République dans l’objectif de porter témoignage de ce que le Burundi est le deuxième pays à avoir ratifié la charte africaine des valeurs et principes de décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local adopté par les chefs d’Etat et des gouvernements de l’Union africaine en juin 2014 à Malabo, en Guinée Equatoriale.
M. Elong Mbassi a indiqué qu’il était venu aussi demander au Burundi, qui est le champion de la promotion de ratification de cette charte, de convaincre les autres pays africains d’accélérer cette ratification, car, a-t-il ajouté, il faut quinze pays africains pour que cet instrument devient un instrument de l’Union africaine.
Le Secrétaire général Elong Mbassi a en outre fait remarquer que sa présence au Burundi est de rendre témoignage des efforts du Burundi en matière de décentralisation et l’encourager à aller de l’avant. Il a souligné que le secrétariat général des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique a une convention d’assistance technique auprès du ministère du Développement communal et appui le secrétariat exécutif permanent du comité interministériel dans l’orientation de la politique de décentralisation.
Notons que M. Elong Mbassi a eu aussi l’honneur de participer à la réunion du comité interministériel d’orientation de la politique de décentralisation au Burundi, en tant qu’observateur. Ladite réunion était présidée par le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore.
De son côté, le porte-parole du Deuxième vice-président de la République, Isidore Ntirampeba, a bel et bien précisé que le visiteur était venu féliciter le gouvernement du Burundi pour avoir été le deuxième pays à apposer sa signature sur la charte de la décentralisation, et qu’il lui est demandé de convaincre les autres pays à faire de même.
Kazadi Mwilambwe

 
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