Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Office burundais des recettes> Formation des journalistes

Clôture du programme et remise de certificats aux lauréats

 

L’Office burundais des recettes (OBR) a investi dans l’éducation- sensibilisation de la population au civisme fiscal. Dans ce cadre, il a entamé depuis le mois de juillet dernier, un programme de formation des journalistes qui s’intéressent aux questions fiscales. Ce programme a été clôturé par le dernier atelier de formation organisé à Bujumbura les 20 et 21 avril 2015.

 

Depuis le mois de juillet dernier, date de début du programme de formation des journalistes, cinq ateliers ont été organisés à l’intention de certains journalistes qui s’intéressent aux questions fiscales. Ces ateliers ont été organisés à Bujumbura (2), à Ngozi, Gitega et Makamba. Cinquante-deux journalistes émanant des médias tant publics que privés ont suivi ces formations. Les thèmes abordés ont porté sur les lois fiscales, les lois douanières ; les lois sur la répression de la fraude ; différentes réformes introduites au Burundi dans le cadre de la facilitation en douane, ou la facilitation du commerce ou des échanges commerciaux, tels que le territoire douanier unique, le Poste frontière à arrêt unique, le Suivi électronique des cargos et autres. Bien plus, des visites de terrain ont été organisées pour illustrer les ateliers de formation.
Lors de l’atelier de formation organisé dans la province de Ngozi, les journalistes ont eu l’opportunité d’effectuer une visite aux postes frontière de Kobero- Kabanga, Kanyaru haut et Murama. Lors de l’atelier de Makamba, les journalistes ont visité le marché situé sur la rivière Malagarazi en commune Kibago, sur la frontière avec la Tanzanie. Les journalistes se sont rendus compte de la façon dont la fraude se fait dans cette localité.

L’OBR fier de ce renforcement des capacités

Le dernier atelier a été sanctionné par la remise de certificats aux lauréats. Le commissaire général adjoint de l’OBR, Edmond Bizabigomba, avait rehaussé de sa présence les cérémonies, au nom du commissaire général empêché. Le directeur de la Communication, Jean Mvuyekure, a également participé aux cérémonies de clôture, ainsi que deux cadres de l’OBR qui ont contribué comme formateurs au dernier atelier.
Dans son discours de circonstance, Edmond Bizabigomba a indiqué que l’OBR est fier d’achever une étape importante de renforcement des capacités du premier groupe de cinquante deux journalistes qui ont répondu assidument et volontairement aux invitations à l’école du fisc. Il a affirmé que l’OBR a désormais des interlocuteurs chevronnés dans la sensibilisation des décideurs en ces termes : « Nous pouvons affirmer sans aucun doute que nous avons en face de nous des acteurs incontournables dans l’orientation efficace de la population en ce qui concerne la mise en œuvre des obligations fiscales, mais également des interlocuteurs chevronnés dans la sensibilisation des décideurs sur l’amélioration du civisme fiscal au Burundi ».
Edmond Bizabigomba a aussi dit que la lecture de l’OBR sur ces formations n’a pas changé : « L’OBR ne vous demande pas d’être ses porte-parole, mais simplement d’éclairer les contribuables et d’autres partenaires sur différents aspects du fisc, souvent complexes, fluctuants et susceptibles surtout de manipulation délibérée de la part de certains groupes qui poursuivent leurs propres intérêts. » Il espère qu’aucun journaliste ne tombera dans le piège de l’ignorance devant des experts qui peuvent être mal intentionnés. Il attend de ces journalistes des reportages professionnels sur le fisc, des reportages de qualité sur le plan déontologique et légal.
Enfin, il a adressé ses remerciements aux formateurs et aux partenaires techniques et financiers de l’OBR qui ont rendu possibles ces ateliers de formation, à savoir l’Agence américaine pour le développement international (USAID) qui a confié cette tâche d’appui financier à Trade Mark East Africa.

Avant les formations, certains journalistes ignoraient tout sur le fisc

S’exprimant sur ce qu’ils ont gagné lors de ces formations, certains journalistes disent qu’ils étaient ignorants, d’autres disent que leurs capacités ont été renforcées.
Appolonie Dusabe est l’une des journalistes formés. Elle indique que certains sujets n’étaient pas nouveaux, notamment le Territoire douanier unique sur lequel elle avait des notions mais que pour d’autres, c’était pour la première fois qu’elle en a entendu parler. C’est le cas du sujet relatif au suivi électronique des cargos.
Bonfils Niyongere, journaliste à la Radio publique africaine (RPA), dit qu’il a beaucoup gagné de ces formations : « Avant ces formations, franchement, j’étais ignorant et déboussolé en matière du fisc. Pour le moment, je dispose d’un bagage suffisant pour préparer et conduire mes émissions. Quand j’invitais des experts, ce sont eux qui m’éclairaient parce que j’étais déboussolé », confie-t-il.

« Payer l’impôt, un devoir civique de tout citoyen »

Pour Yvonne Ayinkamiye de la Télévision nationale, les journalistes ont beaucoup gagné de ces formations. Ils ont en effet appris les missions et le rôle de l’OBR. Ils ont aussi appris que payer l’impôt est un devoir civique de tout citoyen qui se respecte et qui attend en retour, des programmes de développement initiés par l’Etat. Ils ont également été informés des nouvelles réformes de l’OBR et des différentes catégories de contribuables. Sur terrain, certains contribuables considèrent l’office comme un monstre. Les journalistes ont compris à travers ces formations que l’office n’est pas un monstre, mais qu’il est là pour exécuter les lois et la politique du gouvernement en matière de collecte des recettes.
Spéciose Ndayisenga de l’Agence burundaise de presse (ABP/Info) indique également qu’elle a beaucoup appris de ces formatons. Elle a appris que le contribuable devrait payer ses impôts volontairement, sans se plaindre, puisqu’il s’agit d’un devoir de tout citoyen.
Avec ces formations, les journalistes pourront bien conduire leurs reportages tout en évitant de commettre des erreurs liées au manque de connaissances. Ils pourront aussi sensibiliser le public et lui dire que contribuer est un devoir et non une corvée, a encore dit Yvonne Ayinkamiye.

Que l’OBR poursuit les formations

A l’OBR qui a organisé ces formations, Bonfils Niyongere demande de ne pas dire que c’est le dernier atelier puisqu’il devra continuer à enseigner. En matière du fisc, il y a des changements, des innovations ; il y a l’intégration régionale en cours ; il y a des réformes. Peut-être que les financements ont terminé, c’est le programme qui est fini en ce moment- là, mais on ne peut pas dire que l’OBR ne va plus former. Il a demandé plutôt à l’OBR de frapper aux portes des bailleurs de fonds pour que d’autres formations puissent être organisées.
Pour sa part, Mme Ayinkamiye a adressé un message de remerciement à l’OBR. Elle a demandé à l’office de continuer à former les journalistes, et d’appuyer le pool des journalistes, financièrement et techniquement, pour la survie de l’office.

De la mise en place du pool des journalistes

A l’issue de ces ateliers de formation, les journalistes formés ont décidé de créer un pool, dont l’objectif principal est de promouvoir le civisme fiscal et l’équité fiscale à travers des productions médiatiques.
Une équipe de journalistes chargée de coordonner ce pool a été mise en place. Dans un premier temps, cette équipe de coordination va élaborer une note conceptuelle pour finaliser les modalités de travail du pool, ainsi qu’un plan d’action pour le reste de l’année 2015. Ce plan sera soumis à l’OBR pour un appui technique et financier.
A la clôture de l’atelier, le commissaire général adjoint de l’OBR est revenu sur ce pool. Il a indiqué que par l’intermédiaire de ses représentants, l’office va analyser le plan d’action 2015 du pool, dont il salue déjà l’initiative. Il a promis un entier soutien aux activités du pool, que ce soit au niveau de la disponibilité des sources, que ce soit au niveau du prêt du matériel ou d’autres initiatives conjointes.

Le pool ne pourra fonctionner que s’il est appuyé financièrement

A la question de savoir ce qu’il attend du pool, Bonfils Niyongere indique que ce pool pourra permettre à ses membres un échange d’informations. Cependant, il dit que sans appui financier de l’OBR ou d’autres organisations, ce pool ne pourra pas fonctionner. Mme Ndayisenga demande à son tour à l’OBR d’appuyer le pool pour qu’il mette en exécution son plan d’action.
Mme Ayinkamiye espère que ce pool va connaître des progrès, et qu’il pourra sensibiliser la population sur le civisme fiscal et l’équité fiscale, jusqu’à atteindre même les petits contribuables des collines à travers les productions médiatiques. Elle dit cependant que cela dépendra des moyens.
Spéciose Ndayisenga espère qu’en collaboration avec les autres, elle va contribuer à sensibiliser le public sur les missions et le fonctionnement de l’OBR ; elle va aussi informer le contribuable sur ce qu’il doit faire pour être en ordre en matière fiscale.
Floride Ndakoraniwe

 

 

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Pénurie du sucre

Il faut régler la spéculation au niveau provincial

 

Le sucre est devenu une denrée rare dans la municipalité de Bujumbura. Dans les différentes communes urbaines le prix d’un kilogramme de sucre varie entre 1 650 et 2 200 FBu au marché et dans les boutiques et plus encore dans les alimentations. Selon le chef des ventes à la Sosumo (Société sucrière de Moso), cette pénurie est liée à des spéculations qu’il faut régler au niveau provincial.

DSCO3266A notre passage en commune urbaine de Musaga, le mardi 21 avril 2015, nous avons constaté qu’il n’y a pas de sucre dans la plupart des magasins. Et pour ceux qui en avaient encore, nous avons remarqué qu’il y avait de petits stocks et un kilo de sucre était vendu à 2 200 FBu. Concernant les raisons qui ont poussé les vendeurs de sucre à rehausser le prix, ils ont expliqué qu’ils trouvent difficilement où s’approvisionner.
Au marché de la même localité, nous avons constaté qu’il n’y a pas de sucre dans plusieurs stands. Un commerçant de sucre prénommé Népomucène a fait savoir qu’un kilo coûte 2 100 FBu. Il a expliqué que la pénurie du sucre est observée depuis environ trois semaines. Selon la même source un sac de 50 kg de sucre est passé de 80 000 FBu à 102 000 FBu et le prix par kilogramme a consécutivement augmenté. Un autre détaillant du quartier asiatique a informé qu’il a acheté le sac à 106 000 FBu.
La situation est similaire dans les autres communes de la mairie. Au centre ville, le prix d’un kilo de sucre est de 2 500 FBu dans les boutiques et 3 000 FBu dans les alimentations. Dans quelques magasins, dans la commune urbaine de Rohero, le sucre est vendu à 1 650 FBu/kg mais, il est exigé au client d’acheter un autre article pour avoir le droit d’acheter le sucre. Les clients qui se sont exprimés à ce propos y voient une sorte de spéculation.

Le quota mensuel de grossistes n’a pas changé

Le chef des ventes à la Sosumo, Jérôme Nibigira a indiqué que la pénurie du sucre est due à des spéculations car, au niveau de la production de la Sosumo, il n’y a aucune justification de cette pénurie du sucre. Il a expliqué que les listes des commerçants grossistes et des détaillants que chaque grossiste devra servir sont établies au niveau provincial. Il a précisé que chaque grossiste a un quota mensuel qu’il peut récupérer en deux tranches ou en un seul lot, tout dépend des moyens du grossiste. M. Nibigira a souligné qu’actuellement la plupart des grossistes ont déjà récupéré le premier quota et qu’il est semblable à celui des mois passés, d’où cette pénurie n’est pas fondée.
Le chef des ventes à la Sosumo a indiqué qu’il faut que l’administration provinciale fasse le suivi, observe si les grossistes distribuent correctement leurs quotas aux détaillants afin de décourager toute spéculation. Il a souligné que la même autorité a les prérogatives de sanctionner les grossistes défaillants.

Grâce-Divine Gahimbare

 

COMMERCE> Zone Gatumba

La vente ambulatoire de carburant va croissant

 

La pénurie du carburant a poussé certains commerçants de la zone Gatumba à se débrouiller. Ils traversent la frontière burundaise jusque dans la zone d’Uvira en République démocratique du Congo (RDC) pour s’en approvisionner en vue de sa revente à Gatumba à 3 000 FBu le litre et cela d’une manière ambulatoire. Au Congo, un litre d’essence s’achète à 1 200 francs congolais, soit l’équivalent de 2 400 FBu.

 

DSC08004Une certaine couche de la population de la zone Gatumba se livre au commerce ambulatoire de l’essence depuis que l’on parle de pénurie de ce produit dans le pays.
Les commerçants ambulants récupèrent les bouteilles en plastiques destinées à la conservation de l’eau minérale après leur usage. Ils y mettent de l’essence à la hauteur d’un litre et demi et d’un demi-litre. Selon les informations recueillies sur place, un litre coûte 3 000 FBu. Il va sans dire qu’un demi-litre revient à 1 500 FBu.
Interrogés sur la provenance de ce produit, nos interlocuteurs ont répondu qu’ils s’en approvisionnent dans le pays voisin du Burundi, à savoir la RDC, plus particulièrement à Uvira. Ils ont fait remarquer qu’ils achètent le litre d’essence à 1 200 francs congolais, soit l’équivalent de 2 400 FBu pour revendre la même quantité à 3 000 FBu. Ils estiment qu’ils ne gagnent pas beaucoup d’argent parce que ce produit parvient à Gatumba à un prix de revient élevé. Ils ont évoqué le problème de transport en plus des frais consentis pour tromper la vigilance des agents de l’Office burundais des recettes. En outre, le produit court le risque d’être saisi et versé par la police.
Mais quand ce produit est sur le marché noir, il ne fait plus l’objet de poursuite. La preuve est que cette denrée est vendue à Gatumba aux coins de rues. Les clients pensent qu’il vaut mieux acheter un litre à 3 000 FBu au lieu de faire la queue devant les stations d’essence avec le risque d’y passer la nuit. La situation devient désagréable quand le pompiste annonce que l’essence est épuisée dans le stock au moment où l’on s’attend à être servi.
Nos interlocuteurs souhaitent que la situation de pénurie d’essence soit décantée pour le bonheure de la population.
Masta Shabani

 

 

DISPARITE DES ENSEIGNANTS EN MILIEU RURAL ET URBAIN> Son impact sur la compétence des élèves

Des différences s’observent

 

Beaucoup de problèmes liés à la disparité des enseignants se remarquent, particulièrement dans les établissements qui se trouvent en zone rurale surtout en zone dont l’accessibilité est difficile. Souvent, on constate que ces zones correspondent à des coins où les infrastructures de base comme l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux cybers et même à la télévision sont presque inexistantes.

 

DSC 2186Dans un entretien accordé au journal Le Renouveau, Edouard Juma a fait savoir que le constat est que les enseignants d’un certain niveau de qualification particulièrement les universitaires n’acceptent pas d’aller prester dans les régions rurales. C’est un problème pour l’Etat et pour le ministère de l’Enseignement de base et secondaire parce qu’en principe la mission d’un ministère ou du gouvernement est de donner à tous les enfants burundais l’égalité des chances, autrement dit donner non seulement la place à l’école mais également enseigner dans des conditions idéales égales pour tout le monde. Or, on remarque qu’il y a une différence entre les enfants des zones défavorisées et ceux des milieux urbains.

Beaucoup de conséquences s’ensuivent

M. Juma a affirmé qu’il existe des conséquences liées à la différence de formation parce que comme on dit : « La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a». Les enseignants ne peuvent pas aller au-delà de leur propre niveau et malheureusement dans les zones rurales il y a des enseignants non qualifiés. Le niveau de formation des enfants n’est pas comparable à celui des enfants qui évoluent en milieu urbain où ils ont accès à l’internet pour s’informer. Donc, il y aura une différence de compétence aussi qui peut être préjudiciable effectivement aux enfants des milieux ruraux.

Dans le recrutement, favoriser les zones moins nanties

M. Juma a indiqué que le ministère en charge de l’Enseignement de base et secondaire est déjà au courant de cette situation et une première mesure est à prendre au niveau de la politique de recrutement.
« Avec la décentralisation, nous avons responsabilisé les niveaux communaux dans les recrutements mais avec les principes de base qui consistent à privilégier les zones les moins nanties avant de servir les écoles des milieux urbains », a-t-il ajouté.
Deuxièmement, cette situation apparaît pour des raisons d’accessibilité ou de manque d’infrastructures de base. Par conséquent, les enseignants refusent d’aller prester dans des zones pareilles, a informé M. Juma. Mais, le ministère de l’Enseignement de base et secondaire va prendre des mesures incitatives pour attirer les enseignants vers ces zones inaccessibles comme cela se fait dans d’autres pays où il existe des primes d’accessibilité ou des primes d’éloignement selon la nomenclature qu’on a adoptée. Le ministère a déjà planifié cette activité au courant de cette année et des réflexions vont être menées pour qu’effectivement les modalités d’instauration de cette prime soient étudiées et soumises au gouvernement.
Avit Ndayiragije (stagiaire)

 

 
Ouvrir