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Economie, Sciences, Education/formation

MEEATU> Atelier national de haut niveau

Pour échanger et valider le rapport provisoire des contributions prévues déterminées au niveau national

 

Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, sous le haut patronage du président de la République, a organisé le mardi 15 septembre 2015 à Bujumbura, un atelier national de haut niveau. Le but était d’échanger et valider le rapport provisoire des contributions prévues déterminées au niveau national « CPDN ». Cet atelier est organisé dans le cadre des préparatifs nationaux de la 21ème conférence des parties sur le changement climatique qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

 

DSC 1579L’atelier a été ouvert par le 2ème vice président de la République, Joseph Butore. Dans le cadre des négociations internationales sur le climat et conformément aux décisions de la 20ème conférence des parties, les pays ont été invités à soumettre leurs contributions prévues déterminées au niveau national « CPDN ». Cela est fait dans le contexte de l’accord de Paris 2015, a indiqué M Butore. Ce dernier a fait savoir qu’il s’agit de recueillir les éminentes contributions des participants au rapport provisoire.
L’objectif poursuivi est de limiter la hausse de la température planétaire à 2˚Celsius mais aussi permettre une baisse globale des émissions des gaz à effet de serre de 40 à 70% d’ici 2050, a dit M Butore. Les engagements des pays y compris le Burundi, devront être transmis avant le 1er octobre 2015 à Paris au secrétariat de la Convention cadre des Nations Unies pour le changement climatique qui se chargera de proposer une synthèse.

Reconnaître les conditions climatiques défavorables au pays dans le futur

Le Burundi reconnait que les conditions climatiques seront plus défavorables pour le pays dans le futur. Ces conditions défavorables affecteront sans doute les ressources en eau, l’agriculture, l’élevage, la biodiversité en général, les ressources et la santé humaine, a précisé M Butore. Selon une analyse intégrée de la vulnérabilité au Burundi, les zones de vulnérabilité se trouvent dans le nord-ouest et le nord du pays. Les provinces Bujumbura, Bubanza et Cibitoke sont les plus vulnérables car elles sont les plus exposées et plus sensibles à l’érosion. M Butore a aussi indiqué que la vulnérabilité à la sécheresse est la plus marquée dans le sud-est et le nord-est du pays.

Choix du contenu du CPDN

Le contenu du CPDN se base sur les circonstances nationales. D’après Bernadette Hakizimana, conseillère au ministère en charge de l’environnement, au Burundi, on s’est basé beaucoup plus sur l’agriculture et l’élevage qui sont des émetteurs principaux des éléments qui affectent la terre et la foresterie. Cette dernière est plus séquestrée par l’émission des gaz à effet de serre, les plus importants de ces gaz étant le gaz carbonique, le méthane et l’hémioxyde d’azote, a indiqué Mme Hakizimana. Cette dernière aussi indiqué que le pays a déjà défini douze projets prioritaires dont la réhabilitation des zones dégradées.

Les engagements du Burundi pour réduire les gaz à effet de serre

Pour réduire les émissions des gaz à effet de serre, M Butore a dit que parmi les engagements du Burundi, trois options et mesures ont été identifiées. Il y a d’abord le secteur forêt. Le Burundi compte faire un reboisement de dix mille hectares par an et le remplacement de 100%, à l’échéance 2030, de tous les fours traditionnels à carbonisation et de tous les foyers traditionnels.
Pour le secteur agricole, on va substituer progressivement les sols agricoles d’ici 2030, l’engrais minéral par le compost. Et enfin pour le secteur énergie, le Burundi est en train de construire trois centrales hydroélectriques, a martelé M Butore.
Martin Karabagega

 

INSECURITE> Son impact sur les AGR dans certains quartiers de Bujumbura

Une faillite se pointe à l’horizon si rien ne change dans les meilleurs délais

 

Dans certains quartiers de la capitale Bujumbura, règne une insécurité ces derniers jours, surtout pendant la nuit, mais aussi la journée. Cette situation ne va pas sans causer préjudice à l’économie des ménages surtout aux AGR (activités génératrices des revenus). C’est le cas des vendeurs de planches en zone Bwiza, quartier Jabe en commune urbaine de Mukaza et dans le quartier Kinanira II près du marché de Musaga.

 

DSC02702Les économies des ménages ne cessent de chuter dans certains quartiers de la capitale Bujumbura à cause de l‘insécurité qui y sévit. Les raisons sont multiples. Ceux qui pratiquent des AGR en souffrent beaucoup soit par manque de clients, soit par peur d’exposer leurs marchandises puisque, disent-ils, la question de la sécurité dans leurs quartiers est devenue imprévisible. Léonard Ndayiragije, un employé dans un atelier de menuiserie à Jabe, a fait savoir qu’avant la crise que vient de traverser la ville de Bujumbura, son atelier pouvait vendre des meubles de valeur pécuniaire au-delà de 10 millions par jour. Mais, déplore-t-il, depuis les manifestations qui ont durement touché leur quartier, ils peuvent même passer plus d’une semaine sans vendre la moitié de ce qui était vendu en un seul jour.
Un vendeur de planches dans le même quartier de Jabe qui a requis l’anonymat a dit que d’ici quelques mois, si les choses ne changent pas positivement, il ne sera même pas capable de payer le loyer. Il a indiqué qu’il est difficile pour lui de parvenir à payer ses employés puisque les clients ont sérieusement diminué. « Certains de nos clients préfèrent aller chercher ailleurs puisque chez nous ils estiment que d’un moment à l’autre la sécurité peut être perturbée», a-t-il indiqué.
Un des propriétaires des dépôts de planches et troncs d’arbres généralement utilisés pour les chantiers de construction des maisons qui n’a pas voulu que son nom soit révélé a déploré le comportement inacceptable qui s’observe dans son quartier. Des fois, dit-il, des jets de pierres sur les automobiles qui passent sont observés par exemple à la suite d’une perturbation de la circulation. Il a indiqué que plusieurs de ses clients craignent la zone Musaga et ne veulent pas s’y aventurer.
Même lorsqu’il s’agit d’une livraison, ce n’est pas n’importe qui qui accepte de donner son camion en direction de Musaga. Il a demandé à l’administration locale, à la police et à la population de veiller ensemble sur la sécurité de leur quartier à défaut de quoi la faillite de plus d’un se pointe déjà à l’horizon.
Les employés et leurs chefs étaient assis à côté des planches et des meubles, attendant vainement les clients, a-t-on remarqué.
Amédée Habimana

 

OAG> Conférence publique

Sur l’analyse de l’état d’exécution du budget général de l’Etat, exercice 2015

 

L’OAG (Observatoire de l’action gouvernementale) a animé une conférence publique le lundi 14 septembre 2015 dans le but de jeter un regard sur l’exécution du budget général de l’Etat au cours de l’année 2015. Le constat est que la dette intérieure reste élevée par rapport à la dette extérieure, ce qui entraîne généralement un problème de trésorerie si la question ne trouve pas de solution à temps.

 

DSC08504Dans son discours de circonstance, Espérance Nijembazi de l’OAG a fait savoir que depuis près d’une quinzaine d’années, l’OAG publie chaque année une analyse portant sur le budget général de l’Etat. Cette analyse met généralement en exergue des aspects variés du budget de l’Etat, notamment la structure du budget, le rapport entre les allocations budgétaires de l’année en cours et les engagements pris par le gouvernement. L’autre aspect non moins important de l’étude de l’OAG a souligné Mme Nijembazi, concerne le rapport entre les allocations budgétaires de l’année en cours et les normes internationales en rapport les allocations budgétaires en matière de santé, d’éducation, d’agriculture, etc.
Espérance Nijembazi a rappelé que, depuis trois ans, l’OAG a décidé de porter un regard sur l’état d’exécution de la loi des finances, exercice par exercice, au 30 juin de chaque année.

Les recettes et dépenses inférieures à 50% jusqu’au 30 juin 2015

Le consultant qui a réalisé l’étude, Léonce Sinzinkayo, a fait savoir que seules 30% des recettes prévues sont rentrées dans les caisses de l’Etat. Les ressources nationales et les dons extérieurs avoisinent respectivement 50% et 30%. Du côté des recettes fiscales a indiqué M. Sinzinkayo, les résultats ne sont pas du tout satisfaisants. Les recettes non fiscales ont sensiblement diminué à cause de la revue à la hausse de la taxation téléphonique, soit une diminution de plus de 23 milliards de francs burundais par rapport à l’année 2014, a-t-il ajouté.

La dette intérieure largement supérieure à celle extérieure

Dans son exposé, Léonce Sinzinkayo a fait remarquer que si les aides extérieures ne viennent pas vers la fin de l’année, la trésorerie publique en souffrira étant donné les avances de l’Etat à la BRB et la vente des bons de trésor autour de 194 milliards.
Selon M. Sinzinkayo, il n’est pas encore tard pour combler ce manque à gagner pour l’Etat, car, l’habitude des bailleurs est de débloquer leur appui budgétaire vers la fin de l’année.

Amédée Habimana

 

MARCHE DE KAYANZA>La vie comme elle va

Le bénéfice enregistré n’est pas satisfaisant comme auparavant

 

Après l’incendie de l’ancien marché de Kayanza survenu le 31 mai 2014, les commerçants qui œuvraient dans cet endroit sont actuellement installés dans un nouveau marché moderne. Mais, ils se lamentent comme quoi les clients n’affluent pas comme c’était le cas avant l’incendie de l’ancien marché. Ils enregistrent également un problème lié à la non-couverture des stands.

 

Innocent Nsengiyumva, un commerçant des habits pour enfants dans le marché moderne situé dans la commune et province de Kayanza a indiqué qu’actuellement, les clients viennent à compte-gouttes. Il a ajouté qu’il n’encaisse pas de bénéfice significatif comme c’était le cas avant l’incendie de l’ancien marché. M. Nsengiyumva a informé que la majorité des commerçants, après l’incendie, ont directement migré vers le nouveau marché. Mais, à ce moment, ils n’avaient pas de capital suffisant afin de bien exercer leur activité quotidienne qu’est le commerce. « Nos marchandises et notre capital, capital y compris le bénéfice, ont été complètement incendiés dans l’ancien marché. Pour cela, la situation financière n’est pas du tout satisfaisante pour la bonne marche de nos activités », a renchéri M. Nsengiyumva avant d’affirmer qu’ils ont été exonérés du paiement mensuel des taxes pendant six mois. Il a en outre ajouté qu’ils se sont débrouillés en contractant des dettes dans les différentes associations de développement, coopératives et chez des amis pour continuer le commerce. Innocent Nsengiyumva a informé qu’auparavent, il enregistrait un chiffre d’affaires d’un million de francs burundais. Ce choffre d’affaires est actuellement compris entre trois et quatre cent mille francs, regrette-t-il.

Les stands non couverts
A part la situation financière non satisfaisante, Marie Bukuru, une commerçante d’articles pour femmes a informé que les commerçants marchands dans ce marché moderne de Kayanza rencontrent une autre entrave. Il s’agit des stands non couverts. « Ils se plaignent que pendant la saison pluvieuse, leurs marchandises seront mouillées », dit-elle. C’est ainsi que nous demandons au gouvernement de nous appuyer financièrement dans la couverture de ces stands ». De plus, il se remarque d’autres commerçants dont les stands sont construits en bois.

Espérance Ndayikengurutse

 
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