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Economie, Sciences, Education/formation

Professionnels comptables des entreprises publiques > Les défis


Ils ne sont pas indépendants mais doivent respecter la déontologie

 

Les professionnels comptables des entreprises publiques sont des salariés qui doivent rendre compte à leurs patrons. Ils éprouvent parfois des difficultés à respecter leur déontologie professionnelle en produisant une information financière fiable, alors que leurs patrons voudraient l’orienter en cachant certains éléments.

 

DSC02336Un professionnel comptable est une personne qui exerce à titre indépendant la profession comptable et qui fait partie d’une organisation comptable reconnue. Dans beaucoup de pays, y compris le Burundi, on a toujours essayé d’associer les comptables des entreprises publiques. Ils n’ont pas ce qualificatif d’indépendant puisque ce sont des salariés. Au Burundi, ils font partie de l’Ordre des professionnels comptables sur un tableau spécial des salariés.

 

Difficulté d’être salarié et indépendant

Les professionnels comptables des entreprises publiques ont plus de défis que quiconque dans la mesure où ils sont assis entre deux chaises, selon les propos de l’expert comptable, Audace Sekarimunda, lors du 2e Congrès de l’Ordre des professionnels comptables tenu du 19 au 21 novembre 2014 à Bujumbura. Pour lui, les comptables des entreprises publiques sont des comptables qui doivent fournir une information exacte et efficiente. Et d’autre part, ce sont des salariés qui doivent rendre compte à leurs patrons, lesquels peuvent parfois orienter l’information financière ou cacher des éléments susceptibles de rendre la gestion peu saine.
Ces comptables éprouvent des difficultés à être indépendants. Ils ont besoin de s’appuyer sur des professionnels comptables indépendants pour être à l’aise et faire passer une certaine rigueur, appliquer la déontologie, l’intégrité et l’efficacité.

 

Lutter contre le blanchiment des capitaux

Une des missions des professionnels comptables est de lutter contre la fraude et les malversations. Ils sont tenus à lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Cette mission est difficile pour les professionnels comptables des entreprises publiques, a encore dit M. Sekarimunda.
Cependant, un comptable professionnel qui est conscient de sa responsabilité, même s’il est salarié, a deux possibilités : refuser toute opération frauduleuse au sein de l’entreprise, peu importe la personne qui l’initie, ou alors enregistrer cette opération de façon qu’elle soit mise en évidence parce que les informations publiées sont destinées aux actionnaires, y compris l’Etat. Il peut empêcher que la fraude soit commise ou tout au moins perdurer. Il ne faut pas bien sûr que ce soit lui l’auteur de la fraude, toujours selon M. Sekarimunda.

 

Ils ont un rôle dans la bonne gestion des fonds publics

Les professionnels comptables ont également un rôle à jouer dans la bonne gestion des budgets de l’Etat.
Audace Sekarimunda a indiqué que jusqu’aujourd’hui, la gestion du budget de l’Etat est basée sur un système de caisse qu’on appelle la comptabilité de caisse : on enregistre ce qui entre et ce qui sort alors que normalement, l’Etat doit se comporter comme une entreprise. A tout moment, il doit pouvoir dire combien il doit à ses partenaires, et ce qu’il a comme actif. Et cela ne peut se faire que s’il utilise un système de comptabilité à partie double qui enregistre les dettes et les créances sans se préoccuper si c’est déjà encaissé ou pas. « Si vous n’enregistrez pas les dettes, vous risquez de les oublier, alors que vous avez besoin à tout moment d’une photographie des actifs et des passifs », poursuit M. Sekarimunda.

 

L’Etat burundais ignore ce qu’il doit à ses partenaires

Il est compliqué de savoir en temps réel ce que l’Etat doit à ses partenaires dans un système de comptabilité de caisse. Cela nécessite d’aller consulter toute une multitude de services et une série de fiches. Même si le système est informatisé, on est obligé d’aller collectionner les informations dont on a besoin dans plusieurs entités. Or, les opérations de tous les ministères et de tous les services devaient être enregistrées dans un seul endroit, sans attendre qu’une dette soit payée.
A la fin de l’année, l’Etat doit produire un bilan comme une entreprise. Beaucoup de pays l’ont fait, a encore dit M. Sekarimunda. Ils ont instauré les IPSAS (Normes internationales de comptabilité publique). Ces normes sont rendues obligatoires dans certains pays. Dans la sous-région, elles ont été adoptées. Mais tous les pays ne les appliquent pas de manière complète, puisque c’est un processus assez long. Le Burundi devra lui aussi l’adopter puisque les organisations internationales ne cessent de le dire. Il y a des pays qui les ont adoptées à 100%. On cite souvent l’exemple de l’Australie qui l’applique de manière complète et cela lui a valu une bonne place au niveau de sa bonne santé financière.

Floride Ndakoraniwe

 

CATD> Remise de certificats aux travailleurs domestiques


Ils ont été formés dans plusieurs domaines

 

Le collectif des associations des travailleurs domestiques du Burundi (CATD) a remis, le dimanche 23 Novembre 2014, des certificats à cent-quarante travailleurs domestiques qui venaient de suivre une formation dans différents domaines. Tous les intervenants ont remercié la CATD pour avoir dispensé cette formation à ces domestiques et ont demandé aux employeurs d’entretenir de bonnes relations avec leurs travailleurs domestiques.

 

DSC 3187Selon le représentant légal du CATD, Richard Manirambona, cette formation était centrée sur la cuisine, la langue anglaise et la bonne cohabitation avec leurs employeurs ainsi que leurs voisins. Il a également indiqué que ce qu’ils ont appris leur permettra à bien maîtrisé leur métier culinaire mais aussi à améliorer les conditions de vie avec leurs patrons. Ce qui, selon lui, leur permettra de durer longtemps à leur service.
Cependant, M. Manirambona a été confiant qu’avec ce genre de formation, la vie des travailleurs domestiques va s’améliorer car outre ces domaines ci-haut cités, ils apprennent à se soutenir mutuellement entre eux, à bien gérer l’argent qu’ils gagnent en épargnant dans les banques ainsi qu’à lutter contre le VIH/ Sida. Ainsi, il n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat pour leur avoir octroyé certains matériels de formations.
Ainsi, un des employeurs et membre d’honneur du CATD, Rémy Barampama, s’est réjoui de cette formation. Selon lui, les relations qui lient le patron et le domestique devraient être améliorées parce que la vie du patron dépend normalement de son travailleur domestique. C’est lui qui garde les enfants et les biens de la maison quand ses employeurs sont absents ; c’est lui qui prépare à manger pour toute la famille, etc. Pour lui, il devrait y avoir de bonnes relations entre le patron et le travailleur de ménage car quand il est malmené ou que ses droits sont bafoués, il peut se retrouver dans une situation de vengeance et la vie de toute la famille peut se trouver en danger. « Il importe donc pour les employeurs de pouvoir améliorer les relations entre eux et le travailleurs domestiques pour que nous puissions garantir la sécurité de notre vie, celle des membres de nos familles et celle de nos biens ».
Ça a été le même message de la part de l’administrateur de la commune urbaine de Kanyosha, Aoudou Bampoye, envers les employeurs.

Astère NDUWAMUNGU

 

OLUCOME> Point de presse sur le budget 2015


Les recettes intérieures attendues sont de 655,9 milliards de FBu

 

Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (Olucome), a évoqué quelques imperfections qui s’observent, selon lui, dans le projet de budget général de l’Etat exercice 2015. C’était dans une conférence de presse qu’il a animé le vendredi 21 novembre 2014. M. Rufyiri demande que ces imperfections puissent être revues pour l’intérêt du pays.

 

DSC02353Dans cette correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, Gabriel Rufyiri a indiqué que le projet de budget pour l’exercice 2015 prévoit plus de 1 500 milliards de FBu contre plus de 1 400 milliards FBu en 2014, soit une augmentation de 6,5%. Selon le président de l’Olucome les recettes intérieures attendues en 2015 s’élèvent à 655,9 milliards de FBu contre 563,3 milliards de FBu en 2014, soit une augmentation de 16,5%. A côté de cela, Gabriel Rufyiri a indiqué que dans le projet de loi budgétaire 2015, l’article 36 stipule qu’« Il est institué une taxe spécifique de téléphone mobile sur le trafic national. Cette taxe est de 42 FBu par minute ». A cet effet, l’Olucome demande au Parlement que cette taxe soit supprimée car, a ajouté M. Rufyiri, le téléphone n’est pas un outil de luxe, mais de travail.

Rosine MUGISHA

 

ALPHABETISATION DES ADULTES> Atelier de validation d’un référentiel

 

Pour des compétences professionnelles et sociales de l’alphabétiseur burundais du 21e siècle

 

Le MEBSEMFPA (ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation), en collaboration avec l’UNESCO (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture), a organisé le jeudi 20 novembre 2014 un atelier de validation d’un « référentiel des compétences de l’alphabétiseur burundais du 21ème siècle ». De nouvelles compétences professionnelles et sociales adaptées aux réalités des Burundais et des exigences de la société modernes figurent dans le document.

 

DSC 0044Le délégué de la chargée de la Maison de l’Unesco pour la culture de la paix au Burundi, Mbawa Mwenyebatu, dans son discours, a rappelé l’état des lieux de l’analphabétisme dans le monde et au Burundi. Pour lui, il ne suffit pas de déplorer qu’il est alarmant et insister pour que cela change, mais plutôt qu’il est inacceptable qu’en plein 21ème siècle 57% des Burundais soient analphabètes, dont 61% de femmes. Il a rendu hommage à une trentaine d’associations et organisations tant nationales qu’internationales sur terrain pour lutter contre l’analphabétisme ; elles font un travail admirable, selon M. Mbawa. Elles s’inscrivent, poursuit-il, dans la politique nationale d’alphabétisation qui a été élaborée et validée en 2010 suivi d’une campagne nationale d’éradication de l’analphabétisme qui a été lancée par le président de la République le 22 avril 2011 à Vumbi en province de Kirundo. Pour rendre efficace et adaptée aux réalités de la société moderne surtout conformément aux réformes du système éducatif burundais, il faut changer les stratégies pour viser la modernisation a-t-il dit. « Nous encourageons le gouvernement du Burundi à doter le Service national d’alphabétisation des moyens à la hauteur de ses ambitions », a déclaré M. Mbawa.

 

Les participants sont appelés à enrichir le document à valider


La délégué du ministre ayant l’alphabétisation dans ses attributions, Mme Dominique Ndikumana, qui a procédé à l’ouverture de l’atelier, a indiqué que l’Unesco a souhaité inscrire son appui au département de l’alphabétisation dans la durée en suggérant de procéder à la conception d’un outil de référence essentiel à impact catalytique et durable. Il va s’agir, souhaite-t-elle d’arrêter ensemble les modalités pratiques de réalisation et d’actualisation du Référentiel des compétences de l’alphabétiseur burundais du 21ème siècle. Mme Ndikumana a dit que le ministère poursuit dans ce cadre un objectif, celui de garantir un enseignement qui permet aux apprenants d’affronter la vie par une formation adaptée en vue d’une meilleure participation au développement socio-économique de la société, comme l’entend la Vision Burundi 2025. Elle a enfin souligné que les contributions des participants vont cheminer vers une mise en place d’un dispositif d’alphabétisation à savoir les programmes, les méthodes de formation et les stratégies d’évaluation.
AMEDEE HABIMANA (STAGIAIRE)

 
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