Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Marché de Ngagara>Panier de la ménagère sur les vivres secs

Les clients et les commerçants ne se lamentent pas

 

Au marché de Ngagara ainsi que dans d’autres marchés, les prix de certains vivres secs ont été revus à la baisse. A titre d’exemple, le haricot récolté au cours de la dernière saison culturale est encore disponible.


DSC08150Concernant le haricot, les clients ainsi que les commerçants ne se lamentent pas beaucoup. Voici les prix tels que nous les avons trouvés le lundi, 9 mars 2015.


Produits                                                                    Prix

Haricot Jaune                                                            1 200FBu/kg

Haricotblanc                                                              1 000 FBu/kg

Haricot mélangé I                                                         900 FBu/kg

Haricot mélangé II (Magwabari)                                     700 FBu/kg

Haricot mélangé III (Kirundo)                                        650 FBu/kg

Riz I                                                                          2000FBu/kg soit 48 000 FBu/sac de 25 kg

Riz II                                                                         1 600 FBu/kg

Riz III                                                                        1 400 FBu/kg

Riz IV                                                                         1 350 FBu/kg

Soja                                                                           1 000 FBu /kg

Blé                                                                             1 200 FBu/kg

Maïs local                                                                       500FBu/kg

Maïs importé
(Tanzanie)                                                                      600 FBu/kg

Farine de maïs local                                                       1000 FBu/kg

Farine importée                                                             1200 FBu/kg

Ces prix ne sont pas fixes, ils peuvent être revus à la baisse si on achète une grande quantité. Ils varient aussi d’une saison à l’autre. Pour le moment, les prix de certains vivres frais ne sont pas élevés. Les commerçants interrogés ont révélé que même si les prix ne sont pas trop élevés, les clients ne sont pas nombreux.
C’est seulement à la fin du mois que quelques familles achètent plus ou moins une quantité de riz et de haricot dépassant 15 kg.
En dehors de cette période, les clients viennent au compte gouttes. Ils achètent seulement la quantité suffisante pour une journée.
Lucie Ngoyagoye

 

Ressources en eau> Leur gestion

Elle constitue un pas important vers le développemment durable

 

Lorsque les ressources en eau sont restreintes et que différents groupes d’intérêts manifestent en même temps des besoins par rapport à ces ressources, des réactions concurrentielles et conflictuelles apparaissent. Droits de propriété, construction de barrages, gestion d’un même bassin hydro- graphique entre plusieurs pays, concurrence entre milieux naturels et ruraux qui renouvellent l’eau d’une part et le milieu urbain qui la capte et la rejette polluée d’autre part sont autant de sources conflictuelles qui accentuent encore la crise mondiale. Il règne à l’heure actuelle une distribution inéquitable parmi les différents utilisateurs qui affecte en premier lieu la population pauvre.

 

yolandeSi la communauté internationale est largement préoccupée par la concurrence qui s’installe entre humains autour des ressources en eau, elle se montre bien moins concernée par la pression que l’Homme exerce sur les écosystèmes qui fournissent et renouvellent l’eau. Tels sont les propos de Jean Bukuru, ingénieur agronome et employé du protos. Pour lui, la pollution des lacs et des rivières, l’agriculture intensive et le déboisement des forêts aggravent le problème de disponibilité de l’eau.

La dimension économique

L’eau est-elle un bien commun ? Est-elle un bien économique ? Qui doit payer l’eau ? Doit-on appliquer le principe de pollueur-payeur ? Comment augmenter la rentabilité sans pénaliser les pauvres ?
Le sujet est controversé, car la privatisation peut susciter de nouvelles formes de pouvoirs et de dépendances face à un produit dont la population ne peut se passer.
La gestion des ressources en eau varie fortement d’un pays et d’un bassin à l’autre puisque les problèmes y sont différents par nature et par acuité.
Une approche intégrée de la gestion des ressources en eau permet de mieux répondre aux enjeux et constitue un pas important vers le développement durable.
La mise en œuvre d’une telle Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) est indissociable d’une gouvernance moderne, d’un cadre juridique et institutionnel adapté qui permettent de relever les défis relatifs à la faiblesse de la production agricole.
L'eau est une ressource naturelle, multifonctionnelle et multidimensionnelle.
Elle est la base de toute forme de vie. Elle est à la fois habitat, aliment, moyen de production, de transport et bien marchand.

Yolande NINTUNZE

 

MAIRIE DE BUJUMBURA>Pénurie d’essence

Grogne de la population urbaine

 

Depuis le lundi 2 mars 2015, on observe une pénurie d’essence dans certaines stations de la ville de Bujumbura. Les véhicules qui ont besoin de ce produit vont de station en station à sa recherche. La population urbaine se lamente et reste dans l’incompréhension.

 

DSC 0303La ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, Marie Rose Nizigiyimana a récemment revu à la baisse le prix du carburant (l’essence, le pétrole et le gasoil). Mais le constat est que l’un de ces produits, en l’occurrence l’essence, est devenu rare. La rédaction du journal Le Renouveau a effectué, le mardi 3 mars 2015, un passage sur certaines stations de la ville de Bujumbura. A la station Engen de la Gare du nord, à la station Mogas de Kigobe, à la station Kobil de la Gare du nord et à la station Kigobe city oil, il y a avait absence totale de l’essence. La réalité est que sur certaines stations l’essence était introuvable. Seuls le gazoil et le pétrole étaient disponibles sur certaines stations. Sur d’autres stations, il n’y avait ni essence, ni gazoil ; les pompistes étaient assis sans aucune occupation. A la station Top One de Ntahangwa, on servait de l’essence seulement aux automobilistes qui présentent des bons de commande. Mais l’on précisa que le stock allait bientôt s’épuiser. Sur la cause de cette pénurie, le directeur commercial de cette station, Léonidas Niyomvo, s’est exprimé avec réserve. Il a dit que Top One n’importe pas le carburant mais qu’il est un simples détaillant. Selon lui, les importateurs comme Engen, Kobil et Delta ainsi que le ministère du Commerce en charge de la fixation du prix du carburant à la pompe seraient en mesure de donner une explication.

Les répercussions sont prévisibles

Chez la population rencontrée sur les parkings, la colère était très grande. Les fonctionnaires arrivent en retard au lieu du travail par manque de bus et leurs chefs ont tendance à ne pas les comprendre. Les habitants de la capitale Bujumbura disent que les prix des produits de première nécessité vont grimper. Des incidents liés à la conservation de l’essence dans les endroits inappropriés vont se multiplier. Quant aux chauffeurs des bus de transport en commun qui ont voulu garder l’anonymat, une fois arrivés à la station, on leur dit tout simplement que l’essence est épuisée. Ils affirment que pour assurer la survie, ils vont se débrouiller pour acheter de l’essence sur le marché noir à un prix exorbitant afin de pouvoir trouver la ration pour leurs familles.
MARTIN KARABAGEGA (STAGIAIRE)

 

Commerce extérieur> Lancement du Guichet unique électronique

Pour la réduction des documents exigés

 

Le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, a lancé officiellement le Guichet unique électronique pour le commerce extérieur le lundi 2 mars 2015 dans les enceintes de l’Office burundais des recettes, tout près du Port de Bujumbura. Ce guichet permettra un gain du temps et de la transparence dans la gestion des dossiers aux douanes.

 

Le Guichet unique du commerce extérieur est une facilité permettant aux acteurs engagés dans le commerce et le transport de déposer de l’information et des documents standardisés à une seule entrée afin de remplir toutes les exigences administratives concernant l’importation, l’exportation, le transit et le contrôle des marchandises. Il permet alors de faciliter le commerce en mettant un terme aux mouvements de va-et-vient physiques des contribuables entre les différentes institutions ou parties prenantes dans le commerce.
Dans son mot d’accueil, le commissaire général de l’OBR, Domitien Ndihokubwayo, a indiqué que ce projet va non seulement réduire le temps mis dans les procédures et contrôles douaniers, mais aussi il va permettre à lutter contre la fraude et la corruption, et partant, accroître la collecte des recettes douanières par l’administration fiscale ainsi que la promotion des affaires des contribuables.
En effet, ce projet présente des avantages, notamment la diminution des coûts par la réduction des transactions administratives et des retards ; l’accélération des dédouanements ; l’utilisation et l’explication prévisible des règlements ; l’utilisation plus efficace et raisonnable des ressources ; et l’augmentation de la transparence.
M. Ndihokubwayo a profité de l’occasion pour remercier les partenaires techniques et financiers de l’OBR qui n’ont ménagé aucun effort dans la réalisation du projet, particulièrement la CNUCED et Trade Mark East Africa qui y ont participé depuis la conception.
De son côté, la représentante pays de Trade Mark East Africa, Anthe Vrijlandt, a réaffirmé son engagement à continuer à assister le Burundi. Pour elle, Trade Mark cherche, à travers ce projet, la réduction du nombre de documents exigés, la réduction du temps de dédouanement par le fait que les opérateurs ne vont plus faire des va-et-vient dans plusieurs bureaux situés à des endroits différents, l’amélioration des procédures et la réduction de la fraude et de la corruption dans les bureaux de douane.
Elle a précisé que le Guichet unique offrira une plateforme commune à tous ceux qui sont impliqués dans le commerce extérieur, que ce soit au niveau de l’importation, de l’exportation ou du transit.

Dans un premier temps quatre institutions seront impliquées

Dans son discours, Tabu Abdallah Manirakiza, ministre des Finances et de la planification du développement économique, a indiqué que dans un premier temps, 4 institutions sur 9 attendues seront impliquées: l’OBR qui est l’institution hôte, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le Bureau burundais des normes et de contrôle de la qualité (BBN).
D’autres institutions telles que les banques commerciales (paiement électronique), le ministère des Finances et de la planification du développement économique, le Bureau burundais de normalisation (BBN), l’Agence de promotion des investissements (Api), l’Inspection avant embarquement telle que SGS, ainsi que celles impliquées dans l’importation et l’exportation, et la Police/Interpol seront intégrées au projet.

Une étape de modernisation des services de l’OBR

Quand l’OBR a été mis en place en 2010, l’objectif du gouvernement était de collecter le plus de recettes possibles. Aujourd’hui, l’OBR a atteint de bons résultats, mais des défis persistent. Il s’agit de la modernisation de ses services sur tout le territoire. Le Guichet unique électronique s’inscrit dans la phase de modernisation de ses services déjà entamée avec le système Sydonia World dans l’administration des douanes. L’exploitation de Sydonia World est actuellement stabilisée et offre l’opportunité de passer à la phase 2 du projet de la mise en œuvre du Guichet unique électronique.
La première étape est celle de la mise en œuvre d'un système de Guichet unique électronique en utilisant Asycuda World comme plate-forme des technologies de l’Information et de la communication (TIC), la création de conditions de rationaliser les procédures.

Pour améliorer le niveau de collecte des recettes

Selon Gervais Rufyikiri, ce projet s’inscrit dans la phase 2 de modernisation des services de douane comprenant deux composantes, la mise en place du Guichet unique électronique ainsi que l’amélioration des fonctionnalités du système informatique Sydonia World, un système utilisant des techniques modernes et offrant des fonctionnalités complètes en l’occurrence le paiement électronique, le système d’évaluation des marchandises, les signatures électroniques, interfaçage du système des taxes intérieures. Il s’agit de la mise au point de nouveaux processus d’affaires suivant les normes internationales. Ce système sera déployé dans sept postes frontaliers ci-après : Banda, Mugina, Gisuru, Kanyaru-bas, Rumandari, Gahumo et Gatumba.
Il permettra à l’OBR d’augmenter le niveau de collecte des recettes, le niveau de surveillance des marchandises en transit, ainsi que la qualité des statistiques des données commerciales

Un début de tout un processus

Le lancement du Guichet unique électronique pour le commerce extérieur n’est que le début d’un processus. Pour qu’il y ait mise en marche du guichet unique électronique, le gouvernement doit manifester sa volonté politique pour que la date de décembre 2015 soit respectée, telle que marquée dans l’Accord signé entre le Burundi et la CNUCED, dans le cadre de la facilitation du commerce.
Selon le conseiller technique au ministère du Commerce, Youssouf Kone, le gouvernement doit manifester sa volonté pour la mise en place de ce guichet. Il y a des préalables, notamment le cadre juridique qui doit être revu, la mise en place d’un comité de pilotage (il est déjà nommé), la conception du système de paiement électronique, la conception du système de guichet unique, la mise à jour des procédures des institutions concernées,etc.
Le gouvernement devra également penser aux ressources humaines bien formées, sans oublier le recours à la technologie de l’information, a encore dit M. Kone.

Les commerçants pensent que les délais seront respectés

Cyriaque Ndayishimiye, secrétaire général de l’Association des commerçants de Bujumbura, ne doute pas que le pays sera prêt pour respecter la date de décembre 2015, même si cela est difficile. Il demande à chaque personne visée dans le projet de faire ce qui est possible, même si les têtes sont pour le moment tournées vers les élections. Il invite tous les acteurs à se mettre à l’œuvre parce que la mise en place de ce guichet permet aux opérateurs économiques de se développer et par conséquent, de développer le pays.

Demande d’inclure les exonérations dans cette plate-forme

Après la démonstration du fonctionnement du guichet unique, le président de la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi, Econie Nijimbere , et le président de l’Agence burundaise des agences en douane et transitaire, Petit Jean , ont pris la parole pour donner leurs avis sur la mise en place du guichet unique électronique. Ils ont tous apprécié la mise en place de cette plateforme qui est une révolution pouvant servir à améliorer le commerce au Burundi, en sécurisant les documents, en introduisant la transparence et la rapidité.
Ils ont cependant demandé que le système des exonérations soit introduit dans cette plateforme puisqu’elles font partie des étapes qui retardent les procédures.
Ils ont également demandé au comité de pilotage de procéder à une large sensibilisation des parties prenantes à ce nouveau projet pour leur familiarisation rapide.

Floride Ndakoraniwe

 

 
Ouvrir