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Economie, Sciences, Education/formation

INFRASTRUCTURES PUBLIQUES> L’attribution des marchés pour la gestion

« On devrait faire confiance aux nationaux »

 

La gestion du marché de Kamenge a été confiée aux privés. Il s’agit de la société Kamenge Business Company appartenant en grande partie aux commerçants dudit marché. Dans un entretien accordé au Renouveau, le président du conseil d’administration, Joseph Ciza, nous fait savoir que la privatisation des infrastructures publiques contribue à une bonne gestion. Toutefois, il recommande qu’on fasse plus confiance aux nationaux.

 

DSC08167« Quand on confie la gestion d’un marché comme celui de Kamenge à une jeune entreprise telle que la nôtre, des polémiques non fondées ne manquent pas. Et surtout que l’on fait plus confiance aux entreprises internationales qu’aux nationales», a fait savoir Joseph Ciza, président du conseil d’administration de Kamenge Business Company(Kabuco). En effet, Kabuco vient de gagner la gestion du marché de Kamenge.
Toutefois, cela n’a pas été facile, nous fait savoir notre interlocuteur. « Quand on postule pour ce genre de marché, on se heurte à la rude concurrence des entreprises internationales qui sont « plus expérimentées » que la nôtre. On est alors confronté à cette question d’expérience alors que nous sommes capables de l’exécuter. Quand est-ce que nous acquérons cette expérience alors qu’on ne nous laisse pas la chance de la chercher sur terrain ? », a souligné M.Ciza. Ainsi, Kabuco gère les rentrées et les sorties du marché de Kamenge. Il est comme l’œil entre le commerçant et la Mairie. C’est à elle d’effectuer le paiement des factures de la Regideso, certaines taxes et impôts, etc. Il négocie des accords avec la mairie sur des pourcentages à payer mais la gestion est attribuée à Kabuco.
Sur ce point, notre interlocuteur a insisté sur le fait que la gestion des infrastructures publiques devrait être attribuée aux entreprises privées. Cela contribuerait à l’évolution des mentalités de certains burundais. En effet, certaines personnes se bornent à l’idée que tout doit être pris en charge par l’Etat. « C’est l’eau de l’Etat », dira-t-on avant de passer sans en fermer le robinet. « La route appartient à l’Etat, il en reconstruira une autre », dira-t-on encore pour ainsi enlever sans scrupule les pierres sur les pavées. Notre interlocuteur a fait savoir que les Burundais devraient voyager beaucoup pour voir comment ça se passe ailleurs et cela les aiderait à consolider leur sens de patriotisme. « En plus, la privatisation rapporte l’ordre en toute chose »,
a-t-il conclu.
BLANDINE NIYONGERE

 

Commerce> Impact de la crise actuelle au Burundi

Les commerçants et les consommateurs s’inquiètent

 

Au Burundi, la crise actuelle liée aux manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza a un impact négatif sur la vie du pays en général. L’impact qui est aujourd’hui remarquable est celle qui se répercute sur les produits commerciaux.

 

Après une période de contestation contre le troisième mandat du président Nkurunziza, les commerçants ainsi que les consommateurs dans différents marchés ou magasins s’inquiètent de la hausse des prix de beaucoup de produits alimentaires importés. Face à cette situation, les consommateurs accusent les commerçants de spéculation. Avant la révision à la hausse des prix de certains produits, les commerçants disent que ces produits sont rares sur les marchés locaux. C’est cela qui montre que ce sont de pures spéculations.
Les consommateurs rencontrés dans différents marchés ont tous révélé que la vie devient de plus en plus dure. Ils pensent que si les choses ne changent pas, les gens pourront décider de ne plus consommer certains produits importés à cause de leurs prix qui sont élevés.
Des commerçants rencontrés au marché de Ngagara ont indiqué qu’eux aussi s’approvisionnent à des prix élevés, raison pour laquelle les prix de vente sont élevés. L’un d’eux a donné l’exemple d’un seau d’huile de dix litres qui coûtait 24 000 FBu mais qui coûte aujourd’hui 30 000 FBu. Ce commerçant a également indiqué que cela est principalement dû à la dévaluation du franc burundais.
En plus de cela, il a révélé que suite à la situation actuelle qui prévaut au Burundi, certains commerçants ne s’approvisionnent pas. Ils ont peur d’amener beaucoup de marchandises au marché à cause de rumeurs. Malgré la situation qui prévaut actuellement dans la ville de Bujumbura, les autorités compétentes devraient suivre de près la fixation des prix. Elles feraient de même pour les commerçants malhonnêtes qui profitent des problèmes afin de s’adonner aux spéculations.
Lucie Ngoyagoye

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ELEVAGE> Soutenir la femme rurale dans la production agricole

Des efforts seront consentis pour la soutenir

 

Se basant sur le thème de la journée internationale de la femme célébrée cette année libellé comme suit : « Autonomisation des femmes, autonomisation de l’humanité : Imaginez ! », le ministère de l’Agriculture et de l’élevage ne ménagera aucun effort pour soutenir tout programme visant l’amélioration des conditions de vie de tout Burundais en général et de la femme productrice en particulier.

 

DSC 1919« Au Burundi, on a voulu adapter ledit thème au contexte actuel des élections : Ensemble, soutenons les élections paisibles et équitables pour plus d’autonomisation des femmes ». Ce qui pourra garantir, pour les femmes productrices, le droit à la nourriture, qui est un droit fondamental de tout être humain», a informé Odette Kayitesi, ministre de l’Agriculture et de l’élevage.

Les femmes ont moins d’accès aux ressources de production

Mme Kayitesi a rappelé que l’agriculture est le pilier de l’économie nationale, et les femmes y contribuent. « Malgré que les femmes rurales produisent la plus grande partie de la nourriture consommée et des produits commercialisés, elles ont moins d’accès aux ressources de production, comme le droit d’occupation des terres, la technologie, les services financiers et commerciaux dont elles auraient besoin pour prospérer malgré leur rôle indéniable de nourrir le monde », a martelé la ministre de l’agriculture et de l’élevage. De plus, signale-t-elle, les indicateurs économiques, sociaux et politiques sont souvent au plus bas niveau en matière d’accès aux ressources, aux revenus, à l’éducation et à la santé en passant par la participation aux décisions.
Odette Kayitesi a affirmé que dans le souci d’améliorer les performances, la productivité et la contribution des femmes à la réduction de la pauvreté et au développement économique du pays, le ministère de l’agriculture et de l’élevage en collaboration avec l’Onu femmes ont élaboré une stratégie pour faciliter l’accès des femmes aux ressources productives et à leur contrôle. Elle a ajouté que son ministère ne ménagera aucun effort pour soutenir tout programme visant l’amélioration des conditions de vie de tout Burundais en général et des Burundaises en particulier.

Espérance Ndayikengurutse

 

TAXI VELO> Le cafouillage des taxis vélos dans leur parking à Bujumbura

Il n’est pas facile de passer d’un métier à l’autre

 

Aujourd’hui, gagner son pain quotidien au Burundi est devenu de plus en plus difficile. Beaucoup de gens ne trouvent pas de boulot répondant au profil de leur qualification. Et la crise actuelle est venue aggraver la situation et beaucoup d’employés dans plusieurs services ont été obligé de partir momentanément au chômage en attendant l’amélioration de la situation actuelle. C’est le cas du jeune Mwarabu, ancien chauffeur au chômage qui veut se convertir en taxi vélo, mais il lui est difficile de trouver les 50 000 FBu de ticket d’entrée et le fair play dans ce métier ne compte plus.

DSC07753Il faut tout faire pour subvenir à leurs besoins. Certains anciens chauffeurs se sont convertis dans le transport public comme les bus, taxis moto et vélos. Cependant, ceux qui se sont reconvertis dans le transport à vélo, surtout en taxis vélos ont du mal à s’intégrer dans leur nouveau métier. C’est le cas d’un jeune homme appelé Mwarabu, un ancien conducteur de véhicule. Avec la crise, son entreprise a procédé à la diminution de son personnel et il est parmi ceux qui n’ont pas eu la chance de rester.
Pour continuer à survivre, Mwarabu a préféré se convertir en taxi vélo mais à ce jour du 23 juin 2015, ses collègues de métier ne lui ont pas facilité la tâche. Il était 10h30 à son arrivée au parking de vélos situé devant l’entreprise Metalusa quand ses collègues lui ont demandé de payer les droits d’entrée sans quoi il devait partir ailleurs. Il a tenté d’expliquer que lui-même est un ancien chauffeur de taxi vélo, de moto et aujourd’hui chauffeur de véhicule, donc qu’on ne devrait pas le maltraiter de la sorte. Et quand il a demandé les papiers de la privatisation de ce parking sur la voie publique, ces collègues ne l’ont pas écouté. C’était le début d’un cafouillage et des invectives de toutes sortes car certains soutenaient que Mwarabu paie les 50 000 FBu comme ticket d’entrée dans ce parking et d’autres essayaient de raisonner que cette somme est trop lourde en cette période. Autrement dit, le fair-play n’y est pas dans ce groupe car un taxi vélo rentre avec moins de 10 000 FBu par jour. En outre, pendant cette période de crise, pour économiser cet argent, c’est le labeur de tout un mois. Le vacarme à cet endroit a duré plus d’une heure pour s’entendre sur ce que chaque nouvel entrant doit faire.
Dans ce métier, les droits d’entrée varient d’un coin à l’autre. Selon les conducteurs de taxi vélo trouvés sur place, ces droits varient entre 20 000 et 50 000 FBu. Et ce n’est pas tout. Après s’être acquitté de cet abonnement, chaque membre doit payer au moins 200 FBu par jour de cotisation à n’importe quel endroit de la ville pour y travailler aisément.
Donc, il est temps que les pouvoir publics organisent ce métier pour voir dans quelles conditions il peut être exercé sans violation des droits de tout un chacun.

Robert Gilbert Sayumwe (stagiaire)

 
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