Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

FMI> Conférence-débat sur les perspectives économiques

Un accent particulier sur le Burundi

 

Le Fonds monétaire internationale (FMI) a organisé à Bujumbura, le mardi 11 novembre 2014, une conférence-débat sur les perspectives économiques en Afrique sub-saharienne. Un accent particulier a été mis sur les perspectives économiques au Burundi.

 

DSC 0070Lors de la conférence, différents sujets sur l`économie ont été traités. Il s`agit notamment des sujets sur les perspectives macroéconomiques ; les facteurs de renforcement de la résilience et l’état des lieux des infrastructures pour le développement en Afrique subsaharienne et au Burundi.
Le représentant-résident du FMI, Prosper Youm, a expliqué que la croissance économique est forte et soutenue. Elle passera de 5% en 2014 à 5,75 en 2015. Elle est tirée par les investissements en infrastructures, les services et une bonne production agricole. Il existe également une croissance variable, selon les groupes depays, particulièrement soutenue dans les pays à faible production en 2013.

Les facteurs qui fragilisent l’économies dans la région subsaharienne

Concernant les facteurs de renforcement de la résilience en Afrique subsaharienne, le consultant indépendant Mathias Sinamenye, montre l’existence des pays classés fragiles. Les caractéristiques de cette fragilité sont, entre autres, les institutions faibles ; une gouvernance déficiente; l’instabilité politique voire le conflit ouvert ou larvé, sans oublier l’instabilité économique.
En ce qui concerne les infrastructures pour le développement, la production électrique a stagné. Ainsi, le développement du transport est limité ; il n’y a pas de progrès en chemin de fer. Cependant, des progrès ont été réalisés dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement. Egalement, des progrès spectaculaires ont été réalisés dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC).
S’agissant des perspectives économiques du Burundi, Mathias Sinamenye indique qu`on note un taux de croissance en lente évolution, une inflation tendant vers une stabilisation à 5% ainsi que des déficits budgétaires et de paiements.
Dans le domaine des infrastructures, il y a un manque d’investissements notables entre 1989-2010 dans le secteur de l’énergie. En outre, le coût de transport et de l’assurance peut atteindre 50% de la valeur des exportations, ce qui cause un grave problème de compétitivité. Dans le secteur des TIC, on enregistre le coût élevé et la faible fiabilité de l’électricité et des ressources humaines. Les TIC sont par ailleurs peu utilisées dans l’économie et l’administration.

ERIC MBAZUMUTIMA

 

LES MINISTERES EN CHARGE DE L’EDUCATION> Revue sectorielle conjointe de l’éducation 2014

Pour le suivi-évaluation du PSDEF

 

Le ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation (MEBSEMFPA, en collaboration avec celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), a organisé, du 11 au 13 novembre 2014, la revue sectorielle conjointe de l’éducation 2014. La revue s’inscrit dans le dispositif institutionnel de suivi-évaluation du Plan sectoriel de développement de l’éducation et de la formation (PSDEF), mais aussi de la consolidation du dialogue sectoriel.

 

DSC 1014Liboire Bigirimana, secrétaire permanent au MEBSEMFPA, a fait savoir que la présente revue poursuit un triple objectif général. Il s’agit notamment de permettre aux ministères en charge de l’éducation et à leurs partenaires de faire le bilan des performances du secteur pour l’année 2013-2014, d’effectuer le suivi technique et financier de la mise en œuvre du PSDEF, et de préparer l’exécution des activités et l’opérationnalisation des stratégies programmées en 2015.

Un espace privilégié de dialogue

La revue sectorielle, est un espace privilégié de dialogue constructif et d’échanges francs où l’on doit examiner quelles ont été les forces et les faiblesses durant l’exercice écoulé afin d’améliorer la performance en 2015, a encore précisé Liboire Bigirimana. Il a indiqué que, durant trois jours, les échanges se focaliseront sur les progrès réalisés en 2013-2014 en ce qui concerne les constructions scolaires, la réduction du redoublement, la mise en place du 4e cycle de l’enseignement fondamental, la promotion de l’enseignement des métiers et de la formation professionnelle, la réforme BMD à l’enseignement supérieur, et bien d’autres. A cette occasion, M. Bigirimana a précisé que l’objectif de promotion de la qualité des apprentissages pour rendre le secteur plus efficace et plus performant a été au centre des préoccupations du gouvernement.

Concernant la réduction du redoublement

Le secrétaire permanent au MEBSEMFPA a fait savoir qu’au niveau du primaire, le taux de redoublement a été réduit de 14% en l’espace de trois ans, passant de 38% en 2010-2011 à 24% en 2013-2014, soit une baisse moyenne de 5% chaque année. Cela constitue, selon Liboire Bigirimana, une avancée salutaire pour le système éducatif du Burundi ; et ce rythme sera certainement boosté par les contrats de performance en voie d’initiation pour permettre ainsi d’atteindre la cible de 17% visée par le PSDEF en 2015, a souligné Liboire Bigirimana.
Ainsi, des actions concrètes pour une meilleure maîtrise des effectifs des élèves internes et la promotion des filières scientifiques et technologiques ont été entreprises avec la rentrée scolaire 2014-2015. Ces mesures matérialisent, a ajouté le secrétaire permanent, la volonté du gouvernement de répondre aux engagements du PSDEF en ce qui concerne la contraction des dépenses liées aux internats au profit des filières porteuses. Le secrétaire permanent n’a pas manqué de préciser qu’à l’enseignement supérieur, on note une consolidation de la mise en œuvre du système BMD, notamment avec le développement du dispositif de l’assurance qualité aussi bien à l’Université du Burundi qu’à l’école normale supérieure. De même, le financement de la bourse d’études et des autres services sociaux offerts aux étudiants fait objet de consultations et de réflexion approfondie pour évoluer vers des mécanismes innovants, a enfin indiqué Liboire Bigirimana.
ROSINE MUGISHA

 

Gitega> Etat des lieux de l’enseignement

Les problèmes sont multiples

 

La région centre-est de l’enseignement est composée des provinces de Gitega, Karuzi, Ruyigi, Mwaro, Cankuzo et Muramvya. Au niveau de cette région, les problèmes sont multiples surtout ceux liés au manque du matériel didactique, d’ enseignants qualifiés ainsi que ceux liés à la surpopulation des élèves dans les salles de classe.

 

DSC 0493Selon Rénovat Niyonkuru, inspecteur régional de l’enseignement, la province de Gitega comporte plusieurs écoles, à peu près 136 écoles secondaires. Par rapport aux autres provinces de la région centre-est, elle a occupé dernièrement la 11e place à l’examen d’Etat qui donne accès à l’enseignement supérieur. Pour celui de 10e donnant accès au deuxième cycle, Gitega a occupé la 15e place.
Concernant le manque d’enseignants qualifiés, cela dépend de plusieurs critères car c’est le ministère des Finances qui donne le quota à engager dans chaque province. Même si le quota existe, il y a des coins très éloignés de la ville où les jeunes universitaires n’acceptent pas d’habiter.
Pour ce qui est de la surpopulation dans les salles de classe, M.Niyonkuru a indiqué que chaque année, il y a plus de cinq ou dix salles de classe qui sont construites. Mais, a-t-il déploré, le nombre d’élèves ne cesse de s’accroître.

Une sensibilisation s’avère nécessaire

Les abandons scolaires s’observent aussi et surtout ceux liés aux grossesses non désirées des filles. D’autres élèves préfèrent aller travailler soit dans les ménages, soit dans les champs. D’autres encore sont très désintéressés à continuer leurs études.
Pour augmenter le taux de réussite dans cette province, l’inspecteur régional de l’enseignement a précisé qu’ils font une sensibilisation en collaboration avec l’administration, et les parents. « Eduquer est une affaire qui exige aux intervenants de travailler en synergie». Egalement, il faut multiplier les visites dans les écoles, et les réunions avec les parents sans oublier les élèves afin de les sensibiliser.

Multiplier les formations pour les enseignants de l’école fondamentale

L’école fondamentale a commencé avec beaucoup de problèmes surtout liés aux enseignants. Pour cela, ces derniers sont nouveaux et éprouvent des difficultés en enseignant les cours de swahili, d’anglais et d’entrepreneuriat. Il s’agit des cours nouveaux et pendant deux semaines, ils bénéficient d’une formation y relative. «Ce temps est très insuffisant pour qu’un enseignant puisse avoir suffisamment des connaissances dans ces cours », a souligné Rénovat Niyonkuru. D’autres enseignants sont affectés alors qu’ils n’ont pas bénéficié de cette formation. Aussi, il y a manque de matériel pour le cour d’entrepreneuriat où beaucoup de choses sont nécessaires alors qu’il n’y en a pas en classe.
Yvette Irambona

 

Justice> Cour spéciale des terres et autres biens

A la découverte des membres de la Cour

 

Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a sorti le décret n°100/215 du 2 octobre 2014 portant nomination des membres de la Cour spéciale des terres et autres biens. Cela est intervenu en se référant aux différents décrets-lois et  lois, spécialement  la loi n° 1/26 du 15 septembre 2014 portant création, organisation, composition, fonctionnement et compétence de la Cour spéciale des terres et autres biens ainsi que la procédure suivie devant elle ; et le décret n° 100/122 du 28 novembre 2005 portant organisation du ministère de la justice.  Cette cour comprend treize membres. Une brève présentation, des membres de cette cour, vous est proposée par le quotidien burundais Le Renouveau .

 

DSC05266Sur proposition du ministre de la Justice et garde des sceaux Pascal Barandagiye, le président de la République Pierre Nkurunziza a nommé les membres de la Cour spéciale des terres et autres biens le 2 octobre 2014. Une série de présentations de ces membres vous est présentée par Le Renouveau. Cette présentation suit celles parues dans le journal Le Renouveau N° 8956 du Lundi 3 novembre et Le Renouveau n° 8958 du Mercredi 5 novembre 2014.

Evelyne Kankindi

Evelyne Kankindi, mère de quatre enfants, est née au quartier V en commune urbaine de Ngagara en 1980 de l’union entre Vincent Butije et Immaculée Nyakamwe. Elle a fait ses études primaires à l’école primaire Mutanga Sud jusqu’en 1994. Elle a poursuivi ses études au Lycée du Saint-Esprit de 1994 à 2002 et a décroché le diplôme des Humanités générales et le diplôme d’Etat. Elle est ainsi entrée à l’Université lumière de Bujumbura pour faire sa licence en Droit, de 2002 à 2007. Après cette formation académique, elle a suivi une formation à l’Université du Burundi et a obtenu un diplôme d’Etudes supérieures spécialisées en droit de l’Homme.
Ce magistrat a débuté sa carrière au tribunal de Grande instance de Cibitoke en 2010. Elle vient d’être nommée à la Cour spéciale des terres et autres biens au moment où elle venait de passer sept mois au Tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura.

DSC05280André Nyabenda

André Nyabenda qui assure la présidence de la chambre de premier degré de la Cour spéciale des terres et autres biens, est né en 1967 en commune et province de Kirundo. Il a fait ses études primaires à Kanyinya. Il a poursuivi ses études secondaires au Lycée Rubanga où il a obtenu le diplôme homologué des humanités générales en 1990. M. Nyabenda entrera ainsi à l’Université du Burundi en 1990 dans la faculté de Droit et y a fait quatre ans. En 2004, il a poursuivi ses études à l’Université du lac Tanganyika jusqu’en 2007 et a décroché le diplôme de licence. Trois ans après, il a suivi une formation à l’Université du Burundi et a obtenu un diplôme d’Etudes supérieures spécialisées en droit de l’Homme et résolution pacifique des conflits.
Pendant qu’il faisait ses études, déjà en 1995, il était juge au tribunal de Résidence de Kabezi jusqu’en 1999. Depuis 1999 jusqu’en 2004, il était juge président du tribunal de résidence de Bugarama. De 2004 à 2006, il était juge au tribunal de grande instance de Bujumbura, dont il assurera la présidence depuis 2006 jusqu’en 2008. Il a ainsi été nommé conseiller à la cour Suprême l’année qui a suivi. Depuis 2009 jusqu’en 2012, il était vice-président de cette cour et président de la chambre de Cassation. Il a également assuré la présidence à intérim de cette cour entre 2010 et 2011. M. Nyabenda a dans son parcours été membre élu du Conseil supérieur de la magistrature et secrétaire général du Syndicat des magistrats du Burundi. Il enseigne à temps partiel à l’Université lumière de Bujumbura.

DSC05303Floribert Nsengiyumva

 
Fils de Protais Singendakubwabo et de Catherine Siniyunguruza , Floribert Nsengiyumva est né dans la commune Ndava de la province de Cibitoke en 1982. Il a fait ses études primaires successivement à l’école primaire Ndava transversale et Musaga II. Il a ainsi fréquenté le lycée Notre dame de Rohero entre 1996 et 2003. Il a continué à l’Université du lac Tanganyika dans la faculté de Droit en 2004 où il a obtenu sa licence en 2009. Après ces études, il a effectué diverses activités dans les secteurs public et privé. Ce n’est qu’en 2012 qu’il a embrassé la carrière de magistrat et a été substitut du procureur en mairie de Bujumbura.

 

DSC05298Fleury Ntungumburanye

Fleury Ntungumburanye est né au quartier IV en commune urbaine de Ngagara en 1977. Ce fils de Raphaël Ntungumburanye et de Calinie Ngerageze a fait ses études primaires à Ngagara. Il a poursuivi ses études au lycée du lac Tanganyika de 1992 à 1997. Après, il a fait deux ans au lycée-Saint Albert pour décrocher le diplôme d’Humanités générales. Il est ainsi entré à l’Université de Ngozi pour faire le droit jusqu’en 2004.
M. Ntungumburanye a débuté le travail au tribunal de Résidence de Ngagara en 2005. En 2007, il est devenu substitut du procureur de Bubanza pendant deux ans. Il a, par après, fait deux ans au tribunal du Travail. Depuis 2011 à 2013, M. Ntungumburanye a suivi une formation à l’Université catholique de Louvain. Depuis 2013 à sa nomination à la Cour spéciale des terres et autres biens, il était substitut du procureur en mairie de Bujumbura.

Alfred Nimbona

 
Ouvrir