Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Secteur de l’énergie> Nouvelle loi sur l’électricité

Elle prévoit un régulateur du secteur

 

Le ministère de l’Energie et des mines, en collaboration avec la Banque mondiale (IFC), a organisé le mercredi 21 janvier 2015, un atelier d’échange sur la nouvelle loi qui va régir le secteur électrique. Cette loi introduit notamment un régulateur dans le secteur électrique au Burundi.

 

DSC02714La nouvelle loi sur le secteur électrique a été adoptée par le Conseil des ministres en décembre 2014. Elle a été envoyée aux consultants de la Banque mondiale en janvier de cette année. Le but de l’atelier était d’échanger sur les observations émises par la Banque mondiale après son adoption par le Conseil des ministres, avant son envoie à l’Assemblée nationale et au Sénat.
La loi de 2000 qui régit le secteur de l’électricité aujourd’hui donne à la Regideso le monopole dans le secteur au niveau de la gestion, de la production, de la distribution et de la commercialisation selon les propos du conseiller technique au ministère de l’Energie et mines en charge du secteur électrique, Aloys Ndugaritse .

Suppression du partenariat public-privé

Dans le souci de permettre la concurrence et la libéralisation dans ce secteur, le nouveau projet de loi fait référence à l’investissement privé et au partenariat public-privé. Au cours de l’atelier, Cendrine Délivré de la Banque mondiale a indiqué que le Conseil des ministres a supprimé l’ouverture au partenariat public-privé, ce qui va entraver l’entrée des privés dans ce secteur.

L’indépendance de l’Agence de régulation mise en cause

Le projet de loi prévoit également la mise en place d’une agence de régulation indépendante. Le constat a été que le Conseil des ministres a mis ce régulateur sous tutelle de deux ministères, celui des Finances et celui de l’Energie et des mines. Pour Cendrine Délivré, cet organe doit être indépendant pour pouvoir donner des avis techniques sans qu’ils soient mis en cause par la tutelle.

Régir les relations existant entre la Regideso et l’Etat

L’autre idée émise au cours de l’atelier a été de revoir les relations existant entre l’institution publique en charge de cette ressource électricité et l’Etat. Les contrats qui lient les deux parties ne sont pas de vrais contrats juridiques. La loi de 2000 prévoit le monopole de la Regideso pour la commercialisation de l’électricité pour une période de 25 ans et à la fin de cette période, le secteur serait libéralisé.
Floride Ndakoraniwe

 

Communication> Impact des nouvelles taxes de transaction sur les communications

Un casse-tête pour les usagers de la téléphonie mobile

 

Les compagnies de télécommunication ont décidé récemment d’émettre de nouvelles taxes de transaction sur les communications. Cette décision n’a pas du tout plu aux usagers de la téléphonie mobile. Ils disent que le coût d’un seul appel devient très élevé. Ils demandent aux responsables de ces compagnies qu’avant de taxer le coût des appels, il faut se souvenir que les revenus des Burundais ne varient presque pas.

 

DSC07489Le Renouveau du Burundi a visité certains stands qui vendent les cartes de recharge ou qui font le transfert des unités de presque toutes les compagnies de communication. Ceux qui y travaillent ont fait savoir que les clients ne viennent presque pas. Ils ont révélé qu’avant la nouvelle taxe, ils pouvaient vendre jusqu’à cinquante cartes de recharge par jour. Aujourd’hui, ils ne peuvent pas vendre vingt cartes. Ceux qui transfèrent les unités peuvent passer deux ou trois heures sans avoir aucun client.
Le Renouveau a également approché les usagers des téléphonies pour savoir leurs réactions après la décision de rehausser les taxes de transaction sur les communications. Ils ont fait savoir que cette taxe vient aggraver la situation de la pauvreté de la population burundaise. Ils ont indiqué que certaines compagnies ont même mis en place des avantages qui facilitent les gens à communiquer sans difficulté. Ils ont cité le système des flottes qui permet aux gens qui travaillent dans une même institution ou qui ont quelque chose en commun de communiquer facilement. Aussi, des minutes presque gratuites ont été accordées pour communiquer avec celui avec lequel vous partagez la même compagnie. Par conséquent, des familles, des collègues ou des amis qui ne sont pas proches peuvent partager une information dans une courte durée grâce à la téléphonie. Aujourd’hui, lorsqu’on achète les unités pour 1 000 FBu, on ne peut pas communiquer même brièvement avec deux personnes. Ils ont rappelé que tous les avantages donnés par les compagnies de communication sont suspendus.
Les usagers du téléphone mobile demandent aux compagnies de télécommunication de s’entendre avec le gouvernement pour voir comment ils peuvent revenir sur la décision de la nouvelle taxe spécifique sur les communications afin de faciliter ceux qui utilisent le téléphone pour communiquer.
Rose Mpekerimana

 

Enseignement superieur > Questions adressées au ministre Joseph Butore

Entre autres sujets abordés, l’équivalence des diplômes

 

Au cours d’une conférence de presse animée dernièrement sur la réforme de l’enseignement supérieur, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Butore a répondu aux questions des journalistes. Ces questions sont notamment relatives à l’équivalence des diplômes, au concours d’entrée à la faculté de médecine ; à la substitution du travail de fin d’étude ainsi qu’à la gestion de la transition entre l’ancien système et le système BMD (Baccalauréat-Master-Doctorat).

 

DSC01071A la question de savoir si l’inclusivité va être prise en compte pour l’entrée à la faculté de médecine qui sera organisée à partir de cette année, Joseph Butore a précisé que le concours d’entrée tiendra compte exclusivement des résultats des lauréats. Il rassure que toutes les dispositions ont été prises pour garantir une réussite totale pendant les préparatifs et le déroulement de ce concours.
A la question de savoir s’il n’ y a pas d’injustice en considérant de la même manière les licenciés de l’ancien système qui ont fait 4 ans avec un travail de fin d’étude et ceux du système BMD, Joseph Butore répond que non. En réalité, explique-t-il, il n’est pas question de diplôme comme tel, c’est plutôt le bagage que détient le porteur de ce diplôme. En plus, ceux qui ont été formés dans l’ancien système recevaient une formation qu’il faut pour un cadre, mais on lui ajoutait une autre formation, s’il était brillant, pour faire le premier pas vers le master. Le ministre Butore s’est également exprimé sur les lauréats de l’Institut pédagogique appliqué (IPA) qui ont fait une formation de 5 ans mais qui vont être considérés comme ceux du nouveau système qui n’ont suivi qu’une formation de 3 ans. Il a fait remarquer, que même dans le contexte actuel de la Fonction publique, quelqu’un qui a fait 5 ans n’est pas considéré comme un simple licencié. Pour le cas du système BMD, le cadre bachelier va faire 3 ans mais aura épuisé les 180 heures, crédits qu’il faut. Concernant la substitution du mémoire dans le nouveau système d’éducation supérieure, Joseph Butore précise qu’il n’y aura pas de mémoire au niveau baccalauréat, mais au niveau master. Par contre, poursuit-il les stages ont été renforcés.
Répondant à la question de savoir quel serait le sort réservé aux étudiants qui n’auraient pas finalisé le travail de fin d’étude à temps, le ministre Butore signale que les textes sont clairs. « Il n’y a pas de règle générale, mais les questions seront analysées au cas par cas. », conclut-il.
Lyse Gahimbare

 

Ministère de l’Agriculture et de l’élevage> Questions adressées à la ministre Kayitesi

Des maladies de plantes en train d’être maîtrisées

 

Lors de la présentation du bilan de l’année écoulée 2014, la ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Odette Kayitesi a répondu à une série de questions des journalistes. Parmi elles, la question de la culture Stévia qui suscite beaucoup d’interrogations dans le pays.

 

DSC 3003Pour la question en rapport avec l’éradication dans certaines provinces, de certaines maladies qui attaquent le bananier comme le BDV et le BXW, Odette Kayitesi a remercié les partenaires techniques et financiers (FAO et Coopération technique belge) qui ont appuyé dans le suivi de ces maladies. D’après elle, ces maladies sont en train d’être maîtrisées dans la mesure où la propagation n’a pas continué suite aux différentes actions et surtout au contrôle des semences qu’on doit distribuer à travers l’Office national de contrôle et certification des semences (ONCCS) et l’Isabu.
Elle a sollicité la compréhension de tout un chacun car avant de diffuser les semences tout venant, « il faut se référer aux institutions de recherche afin d’éviter de distribuer des maladies au lieu d’apporter la plus-value au niveau du développement socio-économique de notre pays », a-t-elle précisé.
La propagation de ces maladies s’est faite à cause du transfert du matériel génétique non contrôlé. Il faut qu’il y ait des outils de contrôle ; c’est pour cette raison que la ministre Kayitesi demande à ceux qui veulent distribuer des plantes ou du nouveau matériel génétique de se référer à l’Isabu ou à l’ONCCS afin qu’ils puissent faire le suivi non seulement des maladies mais aussi de la qualité des semences distribuées dans tout le pays.

Des projets en cours pour le café

Concernant le café dont la production tend à diminuer dans certaines régions, Mme Kayitesi a félicité les associations des caféiculteurs et l’Intercafé pour le projet des pépinières qu’ils ont entamé. Ils ont distribué cette année pas mal de plants à travers le Cnac et l’Intercafé. « Nous les encourageons d’aller de l’avant », a-t-elle dit. Elle a aussi remercié la Banque mondiale pour son appui à l’élaboration d’un projet caféicole. Ce dernier va appuyer dans la productivité et la production du café. L’Isabu a également redémarré les activités de recherche sur le café. « Nous espérons qu’en conjuguant les efforts entre les différentes institutions, on pourra améliorer la productivité et la production du café », a souhaité la ministre Kayitesi.
Le Burundi a abrité le sommet d’Afca et cela a été une occasion pour faire reconnaître le café du Burundi mais aussi dans le Cup of excellence, le Burundi a pu donner sa position par rapport aux autres pays surtout qu’il y a certaines catégories de café qui ont été cotées élites en améliorant le prix du café. Par ailleurs, l’Afca a été un outil pour le marketing du pays.

La recherche doit d’abord faire son travail

En ce qui concerne la culture Stévia, la ministre de l’Agriculture et de l’élevage a indiqué que le Burundi n’est pas contre cette culture, mais, il faut d’abord laisser la recherche faire son travail. Après que la recherche ait terminé ses étapes, il y a les résultats des tests DHS et VA qui doivent se faire en deux saisons. D’autres tests d’homologation variétale doivent se faire conformément aux différents textes de loi.
Elle a demandé aux promoteurs de ces semences d’être coopératifs avec les services de recherche et comprendre les conseils donnés par ces services. « Ce qui est plus important pour nous, c’est qu’on puisse suivre toutes les étapes de la recherche. Si l’homologation est trouvée, et si le conseil national semencier se prononce, à ce moment, on pourra délibérer sur la multiplication et la vulgarisation de cette culture », a-t-elle confié.
Sur la question des vaches de la Rukoko, la ministre Kayitesi a encouragé les éleveurs à bien planifier les activités agro-silvo-pastorales pour que l’agriculteur et l’éleveur soient complémentaires et non antagonistes.
Concernant le barrage de Kajeke, ce dernier a connu des problèmes liés aux différents soumissionnaires qui n’ont pas honoré leurs engagements. Le gouvernement est en train de suivre ce projet car il y a des marchés résiliés et qu’on a dû relancer. Pour cela, dans le budget 2015, il y a toujours la ligne budgétaire puisque le gouvernement ne pouvait pas le laisser en suspens. Ce barrage est presqu’à la fin de sa construction.
Yvette Irambona

 
Ouvrir