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Economie, Sciences, Education/formation

MARCHE DE KAMENGE> Le malaxage des feuilles de manioc

C’est un travail fatiguant

 

Les petits métiers ont une grande importance dans la vie des ménages aux moyens limités. C’est le cas du malaxage des feuilles de manioc au marché de Kamenge effectué exclusivement par des femmes. Il est plus rentable pendant la saison pluvieuse que pendant la saison sèche. Ce travail demande énormément de la force physique.

 

DSC07865Ces derniers jours où les entreprises embauchent peu, la plupart des gens se débrouillent pour trouver ce qui peut les faire vivre. Certains font recours aux petits métiers qui sont souvent dénigrés par beaucoup de personnes. Au marché de Kamenge, de telles activités existent en bonne et due forme. Il s’agit notamment du malaxage des feuilles de manioc exercé par des mamans et des filles.
Pélagie Niyonkuru, est une élève qui fait ce genre d’activités. Elle a indiqué à la rédaction du journal Le Renouveau ce samedi 8 août 2015 qu’elle fait ce genre d’activité pour pouvoir trouver de l’argent afin d’acheter le matériel scolaire. Celui qui vient faire malaxer les feuilles de manioc paie une somme variant entre 300FBu et 500FBu, a indiqué Pélagie. Cette activité se réalise dans une parcelle qu’elles congénères louée à 300 FBu par jour et par personnes.
« Le malaxage des feuilles de manioc m’aide beaucoup à rationner ma famille et à honorer d’autres dépenses familiales». Ce sont des propos d’Alice Nzeyimana, une maman qui exerce ce travail depuis deux ans. La plupart de personnes dénigrent cette activité alors qu’elle nous fait vivre, a renchéri Mme Nzeyimana. Elle a ajouté que c’est un travail qui exige une grande force physique donc fatiguant. La majorité de ceux qui viennent faire malaxer les feuilles de manioc à cet endroit sont ceux qui n’ont pas de mortiers chez eux. Ce sont également ceux qui n’aiment pas celles pilées à l’aide de la machine électrique, continu Nzeyimana.


Le rendement est faible pendant la saison sèche

«Pendant la saison sèche, la quantité des feuilles de manioc diminuent et cela a des répercutions sur notre rendement», a indiqué Nzeyimana. Mais pendant la saison pluvieuse, nous travaillons à l’aise car les feuilles de manioc sont en abondance, a continué Nzeyimana. Ceux qui viennent faire malaxer les feuilles de manioc saluent cette initiative car ils en tirent profits.

Martin Karabagega

 

INTERCAFE BURUNDI> Sélection de meilleurs cafés du Burundi

Le café de la station de lavage Nemba à Kayanza a été le premier avec 91,9 points

 

Dans le cadre de la sélection de meilleurs cafés du Burundi, chaque année est organisée une compétition dite « Cup of Excellence » par InterCafé Burundi. Plusieurs acheteurs de café en provenance de divers pays viennent identifier des cafés haut de gamme qui sont par la suite vendus sur internet. Le café de la station de lavage Nemba à Kayanza a été le premier avec 91,9 points parmi les 27 lots arrivés au jury international. Cette année, la compétition s’est déroulée à la Détente du 3 au 7 août 2015.

 

DSC 0425Le président d’InterCafé Burundi, François Nkurunziza, a informé que le café de la station de lavage Nemba à Kayanza a été le premier avec 91,9 points parmi les 27 lots arrivés au jury international. Les cafés gagnants dans cette compétition seront vendus aux enchères.

Promouvoir la qualité pour avoir le prix le plus rémunérateur

M. Nkurunziza a ajouté que l’objectif principal visé est la promotion du café du Burundi. Il visait également à promouvoir la qualité du café pour avoir le prix le plus rémunérateur sur le marché international. La compétition « Cup of Excellence » est une activité de promotion du café du Burundi sur le marché international. C’est une activité qui s’étend sur toute l’année parce qu’elle commence par la sélection des meilleurs cafés au niveau des producteurs aux stations de lavage et si celles-ci transforment correctement ces cafés. Au bout de la chaîne, il ya un jury national qui choisit les meilleurs cafés parmi les cafés soumis par les producteurs, a indiqué M. Nkurunziza. Enfin, il ya un jury international qui est composé des juges internationaux qui sont surtout des acheteurs du café qui viennent pour choisir les meilleurs café qui sont primés lors de la clôture de la compétition.
Le café qui a gagné lors de la compétition a une visibilité dans le monde entier. En dehors de la compétition, les acheteurs peuvent se diriger vers la station de lavage qui a gagné parce qu’ils savent où trouver le café de haute qualité et ils sont prêts à payer un prix rémunérateur. Ça fait la 4e année que cette compétition est organisée. L’Intercafé va continuer ce genre de compétition pour attirer beaucoup d’acheteurs. Il va aussi habituer les producteurs de café et des stations de lavage à produire le café de qualité qui va être rémunéré sur le marché international.

La promotion du café attire les acheteurs

Les cafés gagnants dans cette compétition sont vendus aux enchères.
M. Nkurunziza a été content de constater que ces cafés de bonne qualité se trouvent un peu partout dans le pays, entre autres à Kayanza, Ngozi, Muyinga, Kirundo, Gitega, Bubanza et Makamba. Le plus important est qu’au niveau de la consommation, on puisse sauvegarder cette qualité qui vient du champ. Il y a aussi un rôle important qui est joué par des stations de lavage qui doivent transformer correctement ce café pour sauvegarder cette qualité pour que celle-ci puisse arriver au marché. Le Burundi est plein de bon café, il faut que l’on puisse y travailler au niveau de la production et de la transformation.
Après l’étape de choix des cafés bonne qualité, il s’ensuit de les faire connaître auprès des acheteurs et les attirer pour qu’ils puissent acheter de grosses quantités. Cela permet à, une bonne partie de notre café d’être écoulé sur les marchés de spécialité qui sont rémunérateurs.
Les cafés gagnants dans cette compétition seront vendus aux enchères, a dit M. Nkurunziza. Les autres cafés qui ont participé à la compétition qui n’ont pas été gagnants vont être soumis aux acheteurs parce qu’ils sont de bonne qualité qui leur a permis d’arriver à la dernière étape du jury international. Ce café va être soumis aux acheteurs qui vont proposer des prix intéressants par rapport à la qualité de ce café. Il va être écoulé sur le marché dit « commercial ».
EZECHIEL MISIGARO

 

MARCHE DE MUSAGA> Panier de la ménagère

Les prix des vivres secs varient selon la catégorie de produits

 

Les prix des denrées alimentaires sont plus abordables dans certains marchés de la mairie de Bujumbura. Mais dans d’autres marchés, les prix de certains produits sont restés constants ou même revus à la hausse alors que nous sommes en période de récolte. Cette hausse est due aux frais de transport desdits produits.

 

DSC 1566-1Comme d’habitude, pendant la période de récolte, les prix de denrées alimentaires surtout ceux des vivres secs sont revus à la baisse. La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue ce vendredi 7 août 2015 au marché de Musaga en mairie de Bujumbura pour se rendre compte de la situation. Le constat est que les prix de certaines denrées alimentaires sont revus à la baisse alors que d’autres sont restés constants ou même revus à la hausse par rapport aux autres marchés de la Mairie comme Kinama, Kamenge, etc.
Certains interlocuteurs trouvés sur les lieux ont indiqué que cette année est différente des années antérieures. Du côté des vendeurs, ils nous ont informé que les prix qui sont restés constants ou revus à la hausse sont les denrées produites au Nord du pays, comme le haricot. Et cela suite aux frais de transport qui sont énormes. « Sinon, les prix devraient être rabattu, car la récolte a été bonne. «Et par conséquent, nous aussi, nous sommes obligés de rabattre les prix de certaines denrées, surtout celles en provenance du Sud comme les maïs, petit pois, … », ont-ils affirmé.
Du côté des consommateurs, ils ont affirmé qu’ils sont habitués à cette situation. « Mais cette année, il y a un changement très appréciable par rapport à l’an passé », ont-ils ajouté.

 Avit Ndayiragije

 

Clôture de l’examen d’Etat> Ecole normale d’Etat

DSC 2505Certaines épreuves étaient faciles pendant que d’autres étaient difficiles

 

Le centre de passation de l’examen d’Etat, édition 2015, à l’école normale de l’Etat (ENE) avait regroupé onze lycées de la capitale et de l’intérieur du pays. Ainsi, à la veille de la fin de l’examen d’état, les élèves avaient été internés à l’ENE et scandaient des chansons émaillées de danses pendant la nuit. Ils exprimaient, à cet effet, leur joie de voir terminer les épreuves dans la sécurité et en toute sérénité.

 

Les épreuves qui ouvrent la porte vers l’université aux élèves finalistes du secondaire ont pris fin le jeudi, 6 août 2015, sur toute l’étendue du pays. A l’ENE où le quotidien Le Renouveau a été, ces épreuves se sont bien déroulées même s’il y en a qui semblaient difficiles.
Selon le directeur de l’ENE, Tharcisse Bendantokira, la veille de la fin de ces épreuves a été marquée par les chansons et les danses de la part des finalistes. Ils manifestaient leur joie de voir leurs épreuves s’achever en toute quiétude.
Cette école regroupait onze lycées de différents coins du Burundi. Il s’agit notamment du lycée Ngagara, du lycée Cibitoke de Rugombo, du lycée Maranatha, du lycée Butara(Cibitoke), du lycée Mère de Sauveur de Buhayira, du lycée Kalibu de Rugombo, du lycée Mutimbuzi…
Le quotidien Le Renouveau a profité de cette occasion pour s’entretenir avec certains lauréats. Il ressort que certaines épreuves étaient difficiles pendant que d’autres étaient faciles, selon la maîtrise de la matière des uns et des autres.
Lewis Irankunda a déploré le fait que les lauréats n’ont pas eu suffisamment de temps pour préparer cet examen. Ils n’ont eu qu’une semaine et demie au lieu de trois semaines. En outre, il a parlé du stress qui a caractérisé sa préparation dans la mesure où la situation n’était pas bonne dans la municipalité de Bujumbura durant une certaine période.
Cela a fait que quelques matières n’ont pas été enseignées pendant le troisième trimestre. Ce qui a provoqué quelques fois du stress chez certains lauréats.
Pour Apollinaire Nkurunziza, le choix des épreuves n’aurait pas tenu compte de la situation qui a prévalu dans quelques parties du pays. Les crépitements d’armes à feu ne pouvaient pas favoriser la préparation de l’examen d’état. Il n’a pas manqué de donner les matières sur lesquelles portaient les épreuves. Il a cité par exemple les mathématiques, le français, la physique, la chimie, l’anglais, la biologie, le kirundi…
Signalons que nous avons vu les élèves prendre leurs sacoches pour regagner leurs domiciles respectifs. Ils ne cessaient de se dire au revoir.
Masta Shabani

 
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