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Economie, Sciences, Education/formation

CREATION D’EMPLOI> Pour les jeunes diplômés


Ils s’engagent à user de leurs bras et intelligence pour gagner le pain quotidien

 

L’Agence de promotion des investissements (Api) est en train de donner, du 24 au 28 novembre 2014, une formation en entrepreneuriat à l’endroit des jeunes diplômés. Celle-ci leur permettra d’élaborer des « business plans bancables » qui donneront à ces jeunes l’accès aux microcrédits. C’est pour aussi leur apprendre comment ils peuvent créer leur propre emploi et ne pas toujours compter sur l’extérieur.

 

DSC07059Le président du conseil d’administration de l’Api a indiqué, au cours des travaux de lancement de ladite formation, que la lutte contre la pauvreté demande des efforts énormes et soutenus. Elle exige de tout Burundais le changement de mentalités. Il a invité ces jeunes, qui sont en train de suivre la formation, à mettre beaucoup d’attention aux matières inscrites au programme afin qu’ils puissent, dans leurs projets d’avenir, contribuer à l’effort communautaire de création de la croissance.

 

Accompagner les investisseurs

Alexandre Ndayishimiye, chef a .i de service « Réforme et développement du capital humain » de l’Api, a indiqué que la mission première dudit service est l’accompagnement des investisseurs dans le management de leurs entreprises. Etant donné qu’au niveau des banques, un document appelé « Business plan bancable » y est déjà pour prétendre à un crédit, M. Ndayishimiye a précisé que l’Api se charge, dans ce cas, d’enseigner les jeunes diplômés pour qu’ils puissent savoir et aborder un business plan bancable présentable à la banque. Il a fait savoir que pour cette seconde édition de formation, cinquante jeunes diplômés sont en train de suivre une formation de cinq jours. Par la suite, il sera question de faire un suivi de ces jeunes afin d’évaluer, selon Alexandre Ndayishimiye, que ce qu’ils auront appris à l’Api sera en train d’être appliqué.

 

Des contraintes pour accéder aux crédits bancaires

Il n’a pas manqué de signaler que les problèmes d’avoir des fonds existent et que même parmi ceux qui font actuellement du commerce il y en a qui font face à ce défi. Il ne l’est pas seulement pour ces jeunes car, a ajouté M. Ndayishimiye, il y a un problème d’accéder à un crédit auprès des banques faute de trouver des garanties ou des hypothèques.
Dieudonné Gasore, administrateur directeur général de l’Agence burundaise d’appui à l’emploi des jeunes (Abej), a aussi souligné que face à ce défi du manque de financement, l’Abej est en train de faire un plaidoyer auprès des bailleurs pour que les jeunes en formation de l’Api puissent avoir des fonds. Il a indiqué par après qu’on propose à ces jeunes de se regrouper dans des associations afin que la demande de financement auprès des bailleurs soit acceptable : « Un individu qui se présente dans une banque a moins de chance de réussir par rapport à un groupe de gens qui ont produit un plan d’affaires. Dans ce cas, la crédibilité est beaucoup plus accrue pour un groupe de gens que par la présence d’une seule personne », a précisé l’ADG de l’Abej. Ce dernier est en train de chercher des fonds de garantie pour que les jeunes, après leur formation à l’Api, obtiennent des microscrédits auprès des institutions financières, a ajouté Dieudonné Gasore.
Rosine Mugisha

 

Universite Lumiere de Bujumbura> Paralysie des activités académiques


A l’origine, un désespoir des étudiants de la faculté de génie civil

Deux mois vont bientôt s’écouler à l’ULB (Université Lumière de Bujumbura) sans que les activités académiques se déroulent normalement. Au départ une décision du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique suspendant la faculté de Génie civil à cette université en date du 9 octobre 2014. Le matin du mardi 25 novembre 2014, au campus Mutanga Nord, il y a eu des étudiants qui voulaient étudier mais les autres les ont fait sortir par force et la police est intervenue. Les étudiants disent avoir perdu l’espoir puisque bientôt ça fera deux mois sans étudier.

 

DSC 0923Les étudiants de la faculté de Génie civil à l’Université Lumière de Bujumbura disent être choqués de trouver que le rectorat ne veut pas se pencher sur leurs revendications mais se précipite à diviser la communauté estudiantine. Notamment en appelant quelques uns à se rendre aux cours alors que tous les étudiants avaient décidé de suspendre les cours en attendant l’issue favorable de leurs revandications. Ces derniers ont fait savoir que c’est pourquoi le matin du mardi le 25 novembre 2014, ils sont allés faire sortir les étudiants des autres facultés qui étaient en train de suivre les cours normalement afin de forcer les autorités de l’université à leur trouver une solution. Un étudiant qui a requis l’anonymat a révélé à la rédaction du Renouveau qu’au départ la crise semblait prendre fin rapidement puisque le recteur de l’Université Lumière leur assurait que le problème allait être réglé dès qu’il aurait rencontré le ministre de tutelle mais ils ont vu le contraire. C’est ainsi que, poursuit-il, le recteur leur a toujours donné des rendez-vous à plusieurs reprises. Il fait savoir que quand les étudiants ont appris qu’un groupe d’étudiants serait en train de suivre les cours alors que d’autres sont en grève, ils ont décidé de les empêcher de continuer.

 

Les manœuvres du rectorat de faire redémarrer les cours ne tiennent pas

Le rectorat serait en train de négocier certains étudiants des autres facultés pour reprendre les cours, poursuit l’étudiant. Mais la meilleure façon de s’en sortir est de privilégier le dialogue et montrer la volonté de se joindre aux étudiants en colère, a-t-il dit.
« Nous nous sommes faits inscrire à l’ULB et nous avons choisi la faculté de génie civil, mais après dix mois de cours, on nous dit d’arrêter, c’est très inquiétant, quel est notre sort ?», se demande l’étudiant. Quand la rédaction a essayé d’approcher le recteur, ses collaborateurs ont dit qu’il n’y avait pas d’informations à donner. Pour rappel, les étudiants sont en grève suite à la mesure du 9 octobre 2014 prise par le ministre ayant l’enseignement supérieur dans ses attributions de suspendre la faculté de génie civil à l’ULB.
Amédée Habimana (Stagiaire)

 

Commissariat de douane> Réaction après le soulèvement de la population au marché de Muyinga


Les agents de l’OBR exerçaient leur activité en bonne et due forme

 

Après le soulèvement de la population au marché de Muyinga, le week-end dernier, au cours de l’identification et de la saisie des marchandises introduites frauduleusement sur le territoire du Burundi, le directeur des Programmes au commissariat des Douanes et accises et en même temps commissaire de douane a.i au sein de l’Office burundais des recettes (OBR), Léonce Niyonzima, a tenu un point de presse, lundi le 24 novembre 2014, pour réagir à certains reproches à l’endroit des agents de cette institution.. Il a également répondu à d’autres questions des journalistes.

 

DSC 3252S’exprimant sur le soulèvement de la population au marché de Muyinga, Léonce Niyonzima a indiqué que samedi le 22 novembre 2014, les agents de l’équipe mobile de l’OBR qui exercent leurs fonctions dans la province de Muyinga avaient eu l’information comme quoi il y avait des marchandises qui avaient été introduites frauduleusement sur le territoire burundais. Ils se sont ensuite rendus au marché de Muyinga juste pour vérifier l’information et saisir ces marchandises.
Selon lui, quand ils sont arrivés sur les lieux, ils ont constaté que sur douze kiosques qui avaient été identifiés, quatre seulement étaient ouverts. Ils ont ainsi procédé à l’identification des ces marchandises et à la saisie. Quand ils ont transporté le premier lot de marchandises saisies, il y a eu soulèvement de la population, lequel soulèvement a empêché la poursuite de cette activité. Ainsi, M. Niyonzima a signalé que cette activité s’était déroulée dans le respect de la loi car, a-t-il expliqué, « c’est une activité qui a comme cadre légal et disposition de la loi douanière de la Communauté est-africaine. Mais aussi les agents de l’OBR étaient munis d’un mandat du procureur de la République de la province de Muyinga ».
Ainsi, contrairement aux informations diffusées dans différents médias faisant état de l’argent qui aurait été saisi, Léonce Niyonzima a profité de cette opportunité pour démentir ces allégations. « Aucune somme d’argent n’a été saisie au cours de cette opération », a-t-il affirmé. Il a également signalé qu’aucune boutique n’a été défoncée et que pour les huit autres kiosques qui n’ont pas été ouverts, il sera procédé à la convocation des propriétaires par le procureur de la République à Muyinga, afin de procéder à l’identification de ces marchandises.
Astère NDUWAMUNGU

 

 

RECHERCHE-DEVELOPPEMENT> Etat des lieux


Le Burundi occupe la 44e place sur 57 pays au niveau de l’Afrique

 

Le directeur général du département de la Science, de la technologie et de la recherche au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tatien Masharabu a accordé un entretien aux médias sur l’état des lieux de la recherche-développement. En 2011, le budget alloué à la recherche-développement était de 0,12% du PIB. Au niveau de la dimension genre, les données actuelles font état d’une participation des femmes de l’ordre de 14%.

 

DSC 1308Tatien Masharabu a informé que l’objectif principal du département est de promouvoir la science, la technologie et la recherche à travers une dissémination des résultats des thèses de doctorat et des publications scientifiques. Cela pour permettre de partager les résultats de ces travaux pour que ces derniers ne soient pas confinés dans les papiers. Il faut les porter à la connaissance du public et promouvoir le partage des informations à des fins utiles. Parler de l’état des lieux implique les aspects liés aux forces et aux faiblesses, aux menaces et aux opportunités qui pèsent sur le secteur de la science et de la technologie.

Au moins 1% du PIB devrait être consacré à la recherche-développement

M. Masharabu a abordé l’état des lieux sur base de quelques indicateurs universellement reconnus comme des paramètres qui sont considérés dans l’évaluation de ce secteur. Ce sont les indicateurs statistiques liés à la part du budget accordé à la recherche-développement et à l’innovation par rapport au Produit intérieur brut (PIB). Il y a également les effectifs ou les niveaux de qualification et de compétence des chercheurs, soit par sexe, soit par domaine. Il y a également les outputs au niveau des résultats tels que les publications et les brevets qui sont accordés.
Au niveau du budget, la Déclaration africaine de Nairobi recommande aux Etats de l’Union africaine de consacrer au moins 1% du PIB à la recherche-développement mais la plupart des fois, les pays peinent à honorer cet engagement. Pour le cas du Burundi, si on se réfère aux statistiques récentes de la Banque mondiale, en 2011, le budget qui était alloué à la recherche-développement représentait 0,12% du PIB.

 

La participation des femmes est de l’ordre de 14%

M. Masharabu a souligné que pour les chercheurs, si on considère la dimension genre, les données actuelles font état d’une participation des femmes de l’ordre de 14%. Du côté des publications, si on se réfère à Ranking generals, une structure qui fait la qualification des pays par rapport aux productions scientifiques, le Burundi occupe la 44e place sur 57pays au niveau de l’Afrique dans l’intervalle de 2006 à 2013.
Il a révélé que la recherche connaît des avancées notamment au niveau du cadre légal dans le sens de la gouvernance du secteur de la science, la technologie et la recherche (STI). Les perspectives se trouvent au niveau du cadre légal qui vient d’être adopté. Le 16 juillet 2013, il y a eu un décret portant création, mission et fonctionnement de la commission nationale de la STI. Il y a eu également le 8 août 2013, le lancement officiel des documents de politiques en matière de la STI. A travers ce cadre légal, a-t-il conclu, les perspectives vont dans le sens de l’opérationnalisation via la mise en place des organes de cette commission mais aussi l’élaboration des textes d’application de ces documents de politique avec la disponibilisation des moyens à cette fin.

Ezéchiel MISIGARO (Stagiaire)

 
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