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Economie, Sciences, Education/formation

KIRUNDO > Doléances des anciens combattants

Ils demandent d’être associés dans l’élaboration des projets les concernant

 

Lors de l’atelier sur le rôle des anciens combattants dans la consolidation de la paix et de l’harmonie sociale tenu dans la province de Kirundo ces derniers ont émis quelques doléances et posé des questions auxquelles différentes autorités ont répondu.

 

DSC01447Les anciens combattants ont demandé que les lois qui les régissent soient adoptées et mises en application. A propos de cette demande, le président de l’Assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma, a expliqué que le gouvernement a déjà présenté cette loi à l’Assemblée nationale pour son analyse et son adoption. Toutefois, a-t-il précisé, elle avait quelque lacunes, raison pour laquelle elle a été renvoyée au gouvernement pour révision.

Une coalition des associations est une voie de solution

Dans le cadre des activités génératrices de revenus, un des anciens combattants a proposé la création d’une agence de voyage qui couvrirait tout le pays à raison de deux véhicules par province. A cette proposition, le directeur général chargé des anciens combattants, Général Juvénal Niyungeko, les a conseillés de présenter des projets bien étudiés quant à leur efficacité dans la résolution des problèmes auxquels font face les démobilisés. Selon lui, le nombre d’anciens combattants varie d’une province à l’autre et ces derniers sont éparpillés dans plusieurs associations. Général Niyungeko a proposé aux associations des démobilisés de former un forum au niveau de chaque province afin d’élaborer des projets adéquats à leurs besoins.
Le directeur général des anciens combattants, réagissant sur les plaintes liées à la misère des démobilisés, les a rassurés qu’il ne faudrait pas trop s’alarmer sur leur sort car les problèmes financiers sont partagés par tous les Burundais. Toutefois, il a mentionné qu’au niveau de la direction générale des anciens combattants, on continue de chercher des partenaires pour financer les projets des démobilisés. Il a soulevé une incompatibilité étant donné que cette direction générale relève du ministère de la Défense nationale alors que les bailleurs sont retissant à financer une armée. A ce propos, il lui a été demandé si cette direction générale ne peut pas être transférée vers un autre ministère. Pour Gnl Niyungeko, cette direction peut rester au même ministère tout en étant détachée car il y a une idée de lui doter d’une autonomie de gestion.

Il faut changer de comportement

« Tout ce que vous faites pour moi sans moi est contre moi », a dit un des anciens combattants, citant Gandhi, pour souligner les anciens combattants devraient être associés dans l’élaboration des projets les concernant. Gnl Niyungeko a rappelé que la direction générale des Anciens combattants existe depuis dix ans et qu’il n’a pas encore reçu de budget destiné à la subvention des projets des anciens combattants. Toutefois, a-t-il ajouté, cela ne lui a pas empêché d’enregistrer des réalisations en faveur des démobilisés. Il a notamment cité les presse-brique, les machines à soudure, des boulangeries, etc. qui ont été octroyées aux associations des démobilisés. Il a néanmoins déploré que ces outils ont été mal gérés ou vendus. A ce sujet, il les a conseillés de changer de comportement.
Les anciens combattants auraient également souhaité être associés aux missions de maintien de la paix à l’étranger. Le directeur général chargé de cette catégorie a précisé que ces missions concernent les militaires alors que les anciens combattants sont démilitarisés.
GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 

ISCAM>Résultats du test de recrutement de la quarante-sixième promotion

Quatre-vingt sept candidats retenus

 

L’Institut supérieur de cadres militaires (Iscam) a procédé le vendredi 13 février 2015 à la proclamation des candidats qui ont réussi le test d’entrée dans cet institut. Sur 198 candidats qui s’étaient présentés, 87 sont retenus. Ils sont composés de 79 garçons et 8 filles. Les équilibres sont respectés, selon le commandant de l’Iscam.

 

DSC 4739Lors de la clôture du long processus de recrutement des candidats officiers qui vont former la 46e promotion des officiers, le commandant de l’Iscam Colonel Aloys Bizindavyi a informé que sur 198 candidats qui s’étaient présentés, 87 meilleurs candidats sont retenus. Selon lui, les équilibres sont respectés. Concernant l’équilibre ethnique, il y a 43 Hutu, 43 Tutsi et un Twa. Ce dernier est ressortissant de la province de Rutana. Pour ce qui est de l’équilibre régional, toutes les dix-sept provinces sont représentées. Chaque province a au moins un candidat parmi les 87. Pour ce qui est de l’équilibre genre, sur les 87 candidats retenus, il y a 79 garçons et 8 filles.
Colonel Bizindavyi a affirmé que les examens intellectuels, physiques ainsi que médicaux se sont passés dans la transparence. L’institut, en tant que correcteur et organisateur, a repéré l’identité de chaque candidat après la correction des épreuves. Parmi les candidats qui ne sont pas retenus, il y en a qui ont une bonne moyenne pour dire ne ceux qui sont rentrées n’ont pas échoué, mais comme c’est un concours, on prend toujours les meilleurs. Ils n’ont pas été retenus compte tenu de l’effectif arrêté par la Force de défense nationale (FDN). Les dossiers ont été remis à ceux qui ont été retenus.
Les candidats retenus se sont alignés avec leurs bagages et ont été confiés au commandant de promotion, Juvénal Havyarimana, qui sera appuyé dans ce travail par les autres militaires. Aux candidats retenus, le commandant de l’Iscam a demandé d’être honnêtes et rapides dans la mesure où’ils sont les moins anciens. Il leur a également demandé d’être disciplinés en exécutant les ordres qui leur sont transmis par l’Iscam et l’armée.
EZECHIEL MISIGARO

 

POLITIQUE MONETAIRE> Stabilité des prix

Une des contributions essentielles

 

La stabilité des prix est généralement reconnue comme étant une des contributions essentielles de la politique monétaire à la stabilité macroéconomique. Le cadre de la politique monétaire au Burundi retrace les objectifs opérationnels et intermédiaires ainsi que les instruments de sa mise en œuvre.

 

DSC07687La notion de stabilité des prix est intimement liée à la notion d’inflation, indique Vénuste Ndikumwenayo, cadre à la Banque de la république du Burundi (BRB). Au Burundi, l’Institut de statistique et d'études économiques du Burundi (Isteebu) calcule l’inflation sous-jacente en débarrassant de l’indice des produits à prix volatils et ceux dont les mouvements sont dus à des facteurs climatiques ou à des tensions sur les marchés internationaux.

Veiller à la stabilité des prix

M. Ndikumwenayo poursuit en disant que le mandat statutaire de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire est confiée à la BRB conformément à la loi n° 1/34 du 2 décembre 2008 portant statuts de la BRB. L’objectif principal de la banque centrale est de veiller à la stabilité des prix, et, sans préjudice à l’accomplissement de l’objectif précédent, de veiller à la stabilité du système financier. Pour réaliser ses objectifs et contribuer à la mise en œuvre des politiques propices au développement harmonieuse de l’économie, l’article 7 de ces statuts confère des missions à la BRB telles que la définition et la mise en œuvre de la politique monétaire et du régime de change ; la définition et la gestion des réserves officielles de change ; le règlement et la supervision des banques, des établissements financiers et des institutions de microfinance. La BRB a également pour mission d’émettre les billets de banque et les pièces de monnaie, promouvoir un système financier stable et solide ainsi que de promouvoir un système de paiement national fiable, efficient et solide. Elle a, en outre, la mission d’agir en qualité de caissière de l’Etat, réaliser toute autre tâche prévue par la loi, sans oublier la réalisation de toute tâche que toute autre loi confierait à la banque centrale sous réserve de comptabilité avec autonomie.
Le cadre de la politique monétaire au Burundi retrace les objectifs opérationnels et intermédiaires ainsi que les instruments de sa mise en œuvre. La politique monétaire est basée sur le ciblage des agrégats monétaires et le cadre se fonde sur l’hypothèse d’existence, une relation stable entre la base monétaire et la masse monétaire.

ERIC MBAZUMUTIMA

 

PROVINCE DE NGOZI>Réunion du Chef de l’Etat avec les natifs et les cadres œuvrant dans cette province

Une production agricole jamais observée depuis 10 ans avec une augmentation de 30%

 

Le président de la République du Burundi Pierre Nkurunziza a rencontré le jeudi 12 février 2015 les natifs et les cadres œuvrant dans la province de Ngozi au chef lieu de la commune Marangara de ladite province. Ils ont analysé ensemble le développement de la province de Ngozi dont le facteur gênant prend sa source dans les conflits liés à la démographie galopante.

 

DSC 2165A la sortie de la réunion, le porte-parole adjoint du président de la République, Gervais Abayeho a indiqué que l’objet de cette rencontre était d’analyser ensemble les questions liées au développement de la province de Ngozi. La sécurité est généralement bonne dans cette circonscription sauf que des rumeurs circulaient ces derniers jours et des familles ont fui leurs ménages vers des destinations inconnues, a déclaré M. Abayeho. Il a ajouté qu’à ce sujet, le président de la République a exhorté les natifs de Ngozi et les administratifs à consolider les comités mixtes de sécurité pour décourager toute tentative de déstabilisation et de faire en sorte que les brebis égarées regagnent le bercail.
Comme stratégie pour pallier à ce défi, a dit Gervais Abayeho, le chef de l’Etat a demandé qu’il y ait maîtrise des mouvements de la population et que les registres de la population soient régulièrement remplis.
En matière de développement proprement dit, M. Abayeho a fait savoir que le constat est que la province de Ngozi présente une très belle image des infrastructures scolaires, sanitaires et autres. Les conséquences qui en découlent le prouvent à suffisance, a-t-il ajouté. Dans le secteur de l’éducation, la province de Ngozi s’est classée parmi les premières au niveau national durant les trois dernières années, a-t-il dit, elle a raflé les 2è et 1ère places sur les deux dernières années successives deuxièmes et première.
En ce qui est de l’agriculture, a indiqué le porte-parole adjoint du président de la république, la province de Ngozi a connu une récolte très satisfaisante avec une augmentation de 30%. Depuis 10 ans, on n’avait jamais observé une telle récolte dans cette province, a-t-il dit.

Une promesse importante : un pont reliant la commune Ngozi à celle de Marangara sera bientôt construit

M. Abayeho a également dit que la commune de Marangara qui était enclavée va être reliée aux autres communes. Il s’agit d’une promesse de construction d’un pont qui reliera les deux communes Marangara et Ngozi sans oublier la route qui mène vers Marangara qui devenait de plus en plus impraticable mais qu’on a déjà lancé l’appel d’offre pour sa construction imminente.
Le président Nkurunziza a fait un clin d’œil à la population de la province de Ngozi qui enregistre un rythme rétrograde à voir la place qu’elle occupait il y a trois ans en matière de développement. Ainsi, a révélé M.Abayeho, elle était la première mais a passé aux troisième et cinquième place.
AMEDEE HABIMANA

 
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