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Economie, Sciences, Education/formation

Enseignement secondaire> Test de 10e année, édition 2015

Il est prévu du 17 au 19 juin 2015

 

Comme il est de coutume, le ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation organise chaque année des tests, dont le test de 10e année. Cette année, il est prévu que ce test soit organisé sur tout le territoire national du 17 au 19 juin 2015.

 

DSC00234« Le test de 10e année est prévu du 17 au 19 juin 2015 tel que cela a été annoncé par la ministre en charge de l’enseignement de base et secondaire, Rose Gahiru », selon le directeur national de l’évaluation, Patrice Manengeri, au cours d’un entretien téléphonique accordé au journal Le Renouveau du Burundi.
Ce test sera organisé à travers toutes les écoles du pays sauf dans quelques écoles de la mairie de Bujumbura où réside l’insécurité. Il a dit qu’on ne peut rien prévoir pour ces écoles de la mairie, que cela est difficile et que tout dépendra de l’état sécuritaire de ce moment. «Ce qui est prévu est de changer les centres de passation du test», a-t-il ajouté.
Et en ce qui concerne la sécurité, Patrice Manengeri a rappelé que la sécurité n’est pas du ressort de son ministère et que sur ce point, il ne peut rien faire.

Le ministère est avancé au niveau des préparatifs

Au niveau des préparatifs du test, notre source a indiqué que le ministère est prêt et qu’il n’a aucune contrainte relative au budget. Il précise que ceux qui doivent choisir ce test seront internés du 5 juin au 19 juin, dernier jour du test.

Le test portera sur le premier et le deuxième trimestres

«Le test de 10e année, édition 2015 portera sur deux trimestres uniquement» , toujours selon M. Manengeri qui citait sa ministre de tutelle.
La raison est que beaucoup d’élèves viennent de passer un mois sans étudier, surtout ceux de certains quartiers de la mairie de Bujumbura et ceux de certains internats de l’intérieur qui sont partis à la maison pour des raisons d’insécurité.

Au sujet des matières sur lesquelles vont porter le test, il s’agit du calcul, du français, de l’anglais, de la physique, de la chimie et de la biologie.

Les centres de passation risquent de changer

Notre source a dit que l’un des défis du test de 10e édition 2015 est que les centres de passation risquent de changer pour la mairie. L’autre défi est lié au fait que certains élèves iront passer l’examen sans avoir eu le temps de réviser les cours.

Floride Ndakoraniwe

 

QUARTIER BWIZA> Le commerce ambulant

Pour le moment, il ne s’exerce pas convenablement

 

Dans le quartier Bwiza de la municipalité de Bujumbura, le commerce ambulant des fruits et légumes, des habits et autres petits articles ne s’exerce pas convenablement suite à la crise des manifestations qui prévaut actuellement dans la capitale. Cela entraine de la misère surtout pour les familles qui vivent de ce commerce.

 

DSC06257Alexis Njejimana , 20 ans, habite le quartier Bwiza et exerce le commerce ambulant des petits articles, à savoir les œufs et les arachides. Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau du Burundi, il a indiqué qu’actuellement, il n’exerce pas convenablement son métier suite aux manifestations publiques qui s’observent dans les différentes localités de la capitale. Il a ajouté qu’avant les manifestations, il sillonnait les quartiers Jabe, Bwiza et Nyakabiga pour vendre ces articles ci- haut mentionnés. Mais, pour le moment, signale M. Njejimana, il ne peut pas se rendre dans les quartiers Nyakabiga et Jabe puisqu’il a peur. De plus, ce sont des quartiers où les manifestations battent le plein. Mais il peut effectuer ce petit commerce dans le quartier Bwiza qui semble être un peu sécurisé. Le problème qui se pose est qu’il ne parvient pas à empocher le bénéfice comme avant les manifestations, étant donné que l’étendue de son commerce devient limité.

La vie quotidienne est perturbée

Alexis Njejimana a fait savoir que ces manifestations perturbent la vie quotidienne des individus spécialement ceux qui vivent de petits métiers comme celui du commerce ambulant des fruits et légumes ainsi que les habits et chaussures. Car, explique-t-il, ces gens-là qui vivent au jour le jour compte tenu de l’argent gagné, ne trouvent pas facilement, pour le moment, des revenus pour acheter de quoi mettre sous la dent et payer le loyer. « Si la situation ne se normalise pas dans les plus brefs délais, ces gens vont mourir de faim », a renchéri M. Njejimana.
Il souhaite que les choses retrouvent l’allure normale. Ce qui facilitera les gens à vaquer librement à leurs différentes activités. Pour y parvenir, a demandé Alexis Njejimana, il faut que tout individu se donne corps et âme pour la sauvegarde et la consolidation de la paix et de la sécurité dans le pays en général et dans la capitale Bujumbura en particulier.
Espérance Ndayikengurutse

 

La continuité des cours> Dans les écoles du Nord de la capitale

Un dividende de la paix

 

Au moment où le secteur de l’éducation a été touché par le climat d’insécurité qui s’est installé dans certains quartiers des communes urbaines de Bujumbura suite aux manifestations, les cours ne se sont pas arrêtés dans certaines communes du nord de la capitale. Au lycée communal de Kinama les programmes dans certains cours ont été achevés et les préparatifs aux examens de fin d’année vont bon train comme l’a indiqué. Emmanuel Gatsuva, préfet des études à cette école, le mercredi 3 juin 2015.

 

DSC 1865« Nous avons connu des problèmes liés aux effectifs d’élèves présents en classe dans la première semaine. Les enseignants aussi avaient peur de prester suite aux inquiétudes liées à la sécurité. Aujourd’hui, ils sont tous au complet. Ceux qui ont enregistré un retard sont en train d’occuper les séances vacantes de ceux dont les programmes sont à terme », affirme le préfet.
Au lycée municipal Kinama, les examens que l’on appelle « hors série » commenceront le 8 et se termineront le 11 juin 2015. Les examens proprement dits, eux, sont fixés du 12 au 25 juin 2015. Certains professeurs avec qui nous nous sommes entretenus ont indiqué qu’ils se sont régulièrement présentés à l’école, d’autres à partir du lundi 1er mai 2015. Le préfet des études a indiqué que c’était difficile pour eux de se présenter suite à l’insécurité qui, jusque là régnait dans leurs quartiers. Cependant, ils sont à l’œuvre mais un temps supplémentaire leur permettra de bien achever leur programme et de faire passer des exercices de préparation aux examens de fin de cycles. Un autre enseignant nous a confié que bien qu’il soit présent, il n’est pas à l’aise car il quitte la maison alors ses enfants restent à la maison.
Un habitant de Kinama, rencontré sur place, qui était venu récupérer sa carte d’électeur, nous a indiqué que si les élèves ont pu continuer les cours, c’est grâce à la paix et la sécurité qui règnent dans cette commune. « Nous avons, dit-il, tiré les leçons du passé sombre que nous avons vécu. Nous avons opté pour la paix et la non-violence. Si nos enfants ont continué à suivre les cours, c’est ça le dividende de la paix. Les élèves étaient en classe à l’école primaire Kamenge II. Les petits enfants de la première année étaient heureux de regagner le chemin de l’école. Les autorités et les enseignants de cette école étaient en réunion de travail.
Cela étant, lors de notre passage à l’école technique paramédicale, près de l’hôpital militaire, les classes étaient vides. A l’école secondaire technique de Rohero, certains élèves qui n’étaient pas en uniforme scolaire étaient visibles dans les alentours de l’école. Des informations recueillies sur place nous ont indiqué qu’il s’agit des élèves de classe à test.

Charles Makoto

 

Les fruits de saison> Leur commercialisation

Les acheteurs manquent alors que les prix sont revus à la baisse

 

La crise actuelle que connaît la capitale Bujumbura frappe presque tous les secteurs d’activité, y compris celui du commerce des fruits, Ces derniers sont abondants sur le marché et leur prix est revu à la baisse. Les autres denrées augmentent leurs prix ou sont devenus rares. Les commerçants qui vivent de ce métier s’inquiètent, certains préfèrent retourner au village.

 

DSC 1800Durant cette période, on trouve sur le marché toute sorte de fruits existant dans la sous-région. On peut citer les plus visibles presque à tous les marchés: avocats, mandarines, oranges, pamplemousses, papayes, citrons, prune du japon, maracuja, goyaves, cœurs de bœuf, bananes, ananas, fraises. En cette période de crise, la commercialisation de ces fruits connaît un problème particulier par rapport aux autres denrées alimentaires. Il s’agit de leur conservation.
Le journal Le Renouveau a s’est entretenu avec des vendeuses de fruits dans la commune Gihosha, quartier Nyabagere à l’avenue communément appelé « Kuryamatafari » à sa jonction avec la route Bujumbura – Bugarama (RN1).
Elles disent qu’elles ont payé beaucoup d’argent comme avance à leur fournisseur des campagnes. Et une fois que ces fruits arrivent, ces femmes ne trouvent pas de preneurs en provenance de différents marchés de la capitale ou qui les vendent en ambulatoire.
En cette période de crise, quand les autres denrées alimentaires se raréfient ou augmentent de prix sur le marché, les fruits connaissent plutôt une arrivée massive à un prix trop peu inférieur à la moyenne.
Exemple : un tas d’avocats qui compte au moins quatre fruits coûtait 1 000 FBu. Actuellement, il revient à 500 FBu. Pour les mandrines, un tas de quatre fruits coûte entre 100 à 200 FBu selon la grosseur.
Malgré ces prix promotionnels, toutes les quantités ne peuvent pas s’écouler à temps. Ces commerçantes disent qu’elles travaillent à perte parce que la durée de conservation des fruits mûrs reste aléatoire.
Suite à toutes ces pertes, certaines commerçantes ne voient pas comment elles vont rembourser les crédits. D’autres ne souhaitent que retourner au village parce que leurs revenus ne permettent plus de rester en ville.

Robert Gilbert SAYUMWE (Stagiaire)

 
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