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Economie, Sciences, Education/formation

MASTER COMPLEMENTAIRE EN JOURNALISME > Remise de diplômes à la quatrième promotion

Les compétences et le professionnalisme des journalistes sont très sollicités

 

Vingt lauréats de la quatrième promotion du master complémentaire en journalisme ont reçu leurs diplômes le mercredi 25 mars 2015. Ces cérémonies ont été une opportunité de parler des résultats atteints à travers ce programme et des perspectives d’avenir.

 

DSC 1960Le master en journalisme a débuté en 2010 à l’université du Burundi et vise globalement la formation des professionnels des médias de manière appropriée et adaptée au marché de l’emploi. A l’occasion de la remise des diplômes à la quatrième promotion, les différents intervenants notamment le responsable dudit programme, le recteur de l’Université du Burundi, le représentant des lauréats sont revenus sur l’importance de cette formation dans le contexte du pays. « Ce master est bel et bien une occasion qui nous est donnée pour relever les défis liés au métier du journalisme ici chez nous comme ailleurs.», a indiqué le recteur de l’Université du Burundi, Gaspard Banyankimbona. Il a souligné que dans le contexte burundais, les compétences et le professionnalisme des journalistes sont très sollicités pour un accompagnement du pays dans sa réconciliation et partant dans sa reconstruction économique pour un développement durable.

Qu’un effectif important bénéficie d’une formation doctorale

Le représentant des lauréats a abondé dans le même sens que le recteur. « La formation que nous avons reçue est pertinente et très importante dans notre vie professionnelle et sociale. Chacun de nous devrait normalement avoir le grenier sur le plan pécuniaire, ce qui n’est pas certain compte tenu de la santé financière des médias burundais.», a souligné Donatien Nsengiyumva. Les responsables du programme de master complémentaire en journalisme se sont réjouis qu’il y ait déjà trois lauréats qui suivent une formation doctorale. Le souhait des lauréats est qu’un effectif important puisse bénéficier de cette opportunité pour doter le Burundi de ressources humaines suffisantes en quantité et en qualité.
L’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi a encouragé les programmes de master en journalisme et en droit de l’Homme et résolution des conflits, programmes qu’il considère liés. « Ce sont deux aspects des droits humains car, avoir des droits veut dire aussi avoir des connaissances, et pour avoir des connaissances, il faut avoir une presse digne», a-t-il dit.
Grâce-Divine GAHIMBARE

 

Filière café au Burundi> Etat des lieux et des réformes

Le phénomène de cyclicité est la cause de la chute tendancielle de la production du café

 

Lors d’un atelier qui a été organisé par l’Inter Café, en collaboration avec l’Arfic et les acteurs œuvrant dans le secteur de la filière café, cela a été une opportunité de montrer l’état des lieux de la filière café au Burundi. L’équipe technique qui a élaboré un document sur l’évolution du café au Burundi a expliqué que les vingt dernières années correspondent à une chute tendancielle de production du café.

 

Lors de son exposé, le directeur technique de l’Arfic a indiqué que la production moyenne des cerises de café au cours des cinq dernières années est estimée à environ 96 000 tonnes, soit 15 000 tonnes environ de café vert - dont environ 50 à 60 % sont pleinement lavés (fully washed). La production moyenne des cerises de café par arbre est d'environ 0,8 à 1 kg. Ce qui est bien en deçà des rendements de 3,0 à 5,0 kg observés dans d'autres zones de culture du café. Cette production qui varie aussi considérablement d’une année à l’autre est due notamment à la cyclicité de production du verger. Le phénomène de cyclicité était peu connu auparavant. En effet, il a souligné que ce phénomène est devenu de plus en plus prononcé, signe véritable d’essoufflement de la caféière. L’une des causes est le vieillissement du verger national dont 28% des arbres ont plus de 30 années d’âge. Pour lui, ces chiffres suivants montrent l’amplitude de la variation de production durant les deux dernières décennies : 34 000 tonnes en 1990-1991 : 41 000 tonnes (récolte record) en 1994-1995 ; 5 000 tonnes (chute record) en 2003-2004, et 15 000 tonnes en 2013-14.

Le processus des réformes a connu des retards

En raison de la guerre civile et du défi de reprise ultérieure, le processus de réformes a connu des retards, notamment pour la privatisation des actifs de l’Etat dans la filière. Dans le cadre de la poursuite des réformes de la filière café, le gouvernement du Burundi a adopté en 2008 une stratégie de privatisation de tout son outil industriel assortie d’un nouveau dispositif institutionnel pour la filière. La vente des stations de lavage gérées par les Sogestal et l’autorisation de la construction de nouvelles stations de lavage par des investisseurs privés se poursuit jusqu’à arriver à une libéralisation totale. L’Etat détient encore 96 stations sur un total de 198. Il est prévu que les producteurs participent au capital des 118 SDL déjà privatisées ou à privatiser. Pour ce qui est du déparchage, on compte aujourd’hui neuf usines de déparchage en opération avec une capacité supérieure à la production nationale. Ces usines sont toutes privées, sauf celle de Buterere. Il est prévu que cette usine soit vendue par appel d’offres. Le gros de la capacité d’usinage est détenu par des groupes multinationaux. Aujourd'hui, le gouvernement est désireux de parachever le programme de réformes par l’organisation de la troisième phase de privatisation (environ soixante-dix-sept stations de lavage et l’usine de déparchage de Buterere). L’émergence des associations de producteurs de café qui sont déterminées à prendre part à la privatisation ajoute une dimension politico-économique au processus de réformes. Une évaluation récente par la Banque mondiale de l'impact social des réformes a conclu que les deux premières phases de privatisation ont eu un impact globalement positif sur les revenus et le bien-être des producteurs de café concernés.

Appolinaire Nimubona

 

PETITS RESTAURANTS> Leurs importances

Les plats sont simples et moins chers

 

Les petits restaurants constituent un secteur non négligeable d'emplois en milieu urbain, spécialement pour les personnes dont le niveau d'éducation n'est pas très élevé et qui ne trouveraient peut-être pas d'autre occupation. Ainsi, dans beaucoup de villes des pays en développement, le quart des actifs, notamment les femmes, vivent de la vente des aliments de rue.

 

DSCF9077Les petits restaurants sont parfois constitués de kiosques ou de petites maisons aux abords des routes, dans les quartiers populaires et sur les places du marché. Sans cuisines internes, les repas sont préparés dehors.
Ils permettent aux populations des villes d’avoir l’accès facile aux repas prêts à être consommés, au goût populaire et à des coûts abordables. En effet, de par l'absence de moyens de transport adéquats et de temps, de nombreux travailleurs, étudiants, écoliers, etc., ne peuvent pas rentrer chez eux pour prendre leurs repas. Par manque de système efficace de restauration collective comme les cantines sur les lieux de travail, ils achètent de quoi se nourrir à peu de frais par rapport à ce que leur coûterait un repas dans les grands restaurants ou même à la maison.
Les conditions d'hébergement précaires dans certaines zones urbaines, en particulier celles des familles les plus défavorisées, ne permettent pas toujours la préparation des repas à la maison et les conduisent à dépendre de l'alimentation des petits restaurants.
Les clients trouvés sur place indiquent que les plats sont simples et moins chers : « Le prix moyen d’un repas par personne varie de 600 FBu à 1500 FBu », déclare un consommateur rencontré.
Il fait savoir que cette activité de restauration fait vivre beaucoup de familles et constitue une solution aux nombreux problèmes des populations citadines.
« Aujourd’hui où tout le monde court à gauche et à droite pour faire nourrir ses enfants, il n’y a pas de minute à perdre», a-t-il dit.
La demande croissante de mets et d'aliments préparés et vendus sur la voie publique s'explique aussi par les phénomènes de migration qui entraînent l'augmentation du nombre de personnes vivant seules, souvent en situation difficile et ayant de faibles revenus.

Règlementer la vente ambulante des aliments

Malgré l'énorme activité économique engendrée par la vente d'aliments et malgré son rôle de réponse aux besoins alimentaires, socio-économiques et culturels de la communauté, l'absence de réglementation de la vente ambulante des aliments préparés entraîne toutes sortes de problèmes mettant directement en jeu la santé des consommateurs.
Les aliments sont préparés dans des conditions précaires : manque d'eau potable, proximité de voies d'évacuation des eaux usées, des égouts et tas d'ordures, chaleur ou ensoleillement excessifs risquent également d'être à l'origine de contamination microbiologique.
On ne saurait ignorer les conséquences de la préparation et de la vente des aliments parfois sur la voie publique sur l’environnement : fumées des «cuisines», encombrement des voies de circulation (rues et trottoirs), ordures et eaux usées jetées sur la voie publique aggravant ainsi la situation déjà précaire des routes. Curieusement, ces petits restaurants sont toujours bondés, surtout pendant les heures de midi.
Chanelle Irabaruta (Stagiaire)

 

 

BBN> Lancement officiel du projet d’appui à cette institution

Il permettra de répondre aux attentes de ses partenaires

 

La ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme a procédé, le mardi 24 mars 2015, au lancement officiel du projet « Appui au BBN (Bureau burundais de normalisation et contrôle de la qualité), phase 1B. Ledit projet sera financé par TMEA (Trade mark East Africa).

 

DSC 1154La ministre Rose Nizigiyimana a d’abord rappelé que la phase 1A de ce projet a fourni un lot important de matériels de laboratoire de chimie et a organisé une formation en systèmes qualité, localement et à l’étranger, sur financement de TMEA.
Ainsi, la phase 1B de ce projet d’appui au BBN d’un montant de 787 512 dollars, sera destinée à équiper les laboratoires de microbiologie, de chimie et de matériel de construction.
Mme Nizigiyimana reconnaît que les analyses de laboratoire, la certification et la métrologie deviennent de plus en plus importantes dans le développement économique d’un pays compte tenu du rôle qu’elles jouent dans la promotion du commerce, de l’industrie et la protection des consommateurs. Elle reconnaît également que comme outils d’évaluation de la conformité, les essais de laboratoire jouent un rôle essentiel pour déterminer si les produits commercialisés remplissent les normes exigées. Ces tests ne joueront ce rôle de manière satisfaisante que si les résultats sont précis et fiables.
Dans cette optique, elle a beaucoup salué cet appui qui vient au bon moment car, a-t-elle déclaré, cette dotation va aider le BBN dans sa démarche vers son accréditation. Ce qui permettra d’évaluer les compétences techniques des laboratoires de cette institution quand il s’agit d’effectuer des types particuliers d’essai, de mesurage et d’étalonnage.
Ainsi, elle a demandé au BBN de faire bon usage et bon entretien de ces équipements qui proviendront de cette assistance.
Elle a profité de l’occasion pour interpeller différents opérateurs économiques de bien exploiter ces outils afin d’améliorer la qualité de leurs produits, étant donné que l’accès au marché extérieur en dépend. Aux importateurs, elle leur a recommandé de vérifier la qualité des importations avant l’entrée au pays pour la protection des consommateurs.

Certains défis seront levés

Selon Jean de Dieu Gashamura, directeur technique du BBN, ce projet vient à point nommé et va lever certains défis dans l’analyse des contaminants microbiologiques et l’analyse des matériaux de construction.
Il a en outre révélé que le BBN dispose d’un laboratoire de chimie déjà fonctionnel, a construction des laboratoires de microbiologie et des matériaux de construction vient d’être achevée et l’on attende aujourd’hui les équipements.
Que ce soit la ministre, que ce soit le directeur technique de la BBN et d’autres orateurs, ils ont beaucoup salué et apprécié les appuis multiformes de TMEA aux différentes institutions burundaises et dans le secteur privé.
Après la visite guidée des laboratoires, la ministre du Commerce et le directeur pays de TMEA, Anthe Vrijlands ont procédé à la signature de l’accord de financement.
Bénigne Gahimbare

 
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