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Economie, Sciences, Education/formation

Conseil interuniversitaire pour l'Afrique de l’Est> Conférence de presse

Privilégier l’enseignement de qualité constitue un levier au développement  durable

 

Le secrétaire exécutif du Conseil interuniversitaire pour l’Afrique de l’Est a animé une conférence de presse, le samedi 27 septembre 2014, pour informer l’opinion burundaise sur l’état des lieux du programme d’harmonisation du système d’enseignement supérieur des universités tant publiques que privées des pays membres de la communauté. Ainsi, les gouvernements et les hommes d’affaires devraient travailler en synergie pour renforcer l’enseignement supérieur.

 

DSC 0320Au cours de la conférence de presse, Pr. Mayunga H H Nkunya, secrétaire exécutif du conseil interuniversitaire pour l’Afrique de l’Est,  a indiqué que  le Conseil interuniversitaire pour l'Afrique de l'Est (CIUAE) est une organisation intergouvernementale régionale créée en 1980 par trois Etats : le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Le CIUAE a été créé dans le but de faciliter les contacts entre les universités d'Afrique de l'Est, offrant un forum de discussion sur un large éventail d'universitaires et d'autres questions relatives à l'enseignement supérieur et en aidant à maintenir un niveau élevé et les normes académiques comparables, a-t-il souligné. Ce conseil va faciliter, coordonner et promouvoir le développement durable et concurrentiel des universités de la région en répondant aux défis que rencontre l'enseignement supérieur.

Harmoniser le système de l’enseignement  supérieur dans la CAE

Avec l’entrée du Burundi et du Rwanda, le CIUAE a initié un programme d’harmonisation du système de l’enseignement supérieur dans la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE). Pour y réussir, les gouvernements devraient  créer   des liens entre les universités et le secteur privé, notamment dans l’élaboration des programmes qui répondent au besoin du pays, et de la sous-région. M. Nkunya a aussi indiqué  que le CIUAE est en train de préparer un forum qui se tiendra à Kigali du 23 au 24 octobre 2014. Ce dernier sera consacré à mettre en place un organe de suivi pour les travaux visant la mise en exécution d’un programme d’harmonisation du système  d’enseignement supérieur dans la CAE. Ce système va aider à promouvoir le développement des technologies de l’information et des communications dans les institutions d’enseignement supérieur de la région.
Appolinaire Nimubona

 

ESTHER> Sixième comité de liaison au Burundi

Le projet offre des soins de qualité et universels

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, en collaboration avec Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau) a organisé, le vendredi 26 septembre 2014, le sixième comité de liaison au Burundi. L’objectif de cette rencontre est d’échanger l’expérience sur les activités déjà réalisées durant  les huit ans d’existence.

DSC06206Dans son discours de circonstance, le directeur général des Services de santé et de la lutte contre le sida, Liboire Ngirigi a fait savoir que le Comité de liaison est conçu comme un espace de concertation entre les acteurs de la prise en charge du VIH-sida autour de l’initiative Esther au Burundi. Il a indiqué qu’au cours de ses huit années d’existence au Burundi, l’initiative Esther participe à côté du gouvernement du Burundi à l’offre des soins de qualité et universels par le jumelage d’équipes hospitalières françaises et burundaises et à l’accompagnement des personnes infectées par le VIH-sida en partenariat avec les associations de la société civile. Il a ajouté que le projet Esther a le souci de permettre la continuité des soins, la diminution de la morbidité et la mortalité ainsi que la réduction de l’impact social de la pandémie du sida.
 Pour ce faire, il a demandé aux responsables d’Esther d’être toujours des interlocuteurs du Burundi auprès de la France pour que cette dernière défende le Burundi au niveau du Fonds mondial où elle est 2e contributeur.
M. Ngirigi a en outre souhaité que le sixième comité de liaison entre Esther et le Burundi soit une occasion de prendre d’autres engagements  en accord avec les priorités et les orientations stratégiques nationales pour atteindre les objectifs que le Burundi s’est fixés.

La France continue à appuyer le Burundi pour vaincre le sida

La conseillère de la coopération et de l’action culturelle Géneviève Jean-Van Rossun a fait savoir que dans la continuité de la politique de lutte contre le sida, Esther a pour objectif de promouvoir une prise en charge de qualité pour les personnes vivant avec le VIH-sida et de combattre les inégalités d’accès aux soins dans les pays en développement. Elle a ajouté que le projet est présent dans dix-sept pays dont le Burundi depuis 2006 et favorise des jumelages et des partenariats notamment les expertises et les bonnes pratiques de soins, la formation, le renforcement des plateaux techniques ainsi que l’accompagnement psychologique et social.
Elle a enfin affirmé que la France continue à appuyer le Burundi pour mettre en œuvre des politiques pour vaincre le VIH-sida.
Rose MPEKERIMANA
   

 

EDUCATION> Ouverture solennelle de la revue sectorielle conjointe de l’éducation

Pour la promotion de la qualité de l’enseignement

 

La ministre en charge de l’éducation, Rose Gahiru, a procédé le lundi 26 mai 2014, à l’ouverture des travaux de la revue sectorielle conjointe de l’éducation. « Il s’agit de répondre à une obligation statutaire, à un engagement que le ministère a pris dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la politique sectorielle de développement de l’éducation et de formation (PSDEF)», a précisé Rose Gahiru.

 

DSC01549La ministre en charge de l’éducation a fait savoir que cette revue se concentrera essentiellement sur la thématique de la qualité du système éducatif à travers la restitution de l’état des lieux analytique des interventions liées à l’amélioration de la qualité de l’éducation. Deux objectifs spécifiques seront poursuivis par cette revue, à savoir la présentation d’un état des lieux des initiatives mises en œuvre par le MEBSEMFPA et le MESRS pour renforcer la qualité du système éducatif, concernant à la fois le cadre réglementaire et les stratégies opérationnelles du PSDEF ainsi que le démarrage de l’exercice de planification sectorielle annuelle 2015 à travers la déclinaison opérationnelle du PSDEF.
La ministre Gahiru a révélé que le Burundi met au cœur de la réforme du fondamental l’objectif de promotion de la qualité des apprentissages, en rendant le secteur de l’éducation de base et secondaire plus efficace et plus performant. Elle a indiqué que le PSDE met l’accent notamment sur la supervision pédagogique de proximité des enseignants et la fixation des critères d’évaluation et de décision de passage de classes, de manière à maîtriser les phénomènes de déperdition scolaire. De même, la ministre en charge de l’éducation a fait savoir qu’en regardant de près la réforme en cours de l’enseignement supérieur, l’on constate aisément que le passage au système BMD est une réforme essentiellement qualitative. Pour Mme Gahiru, c’est une occasion de plancher sur la proposition méthodologique pour la planification sectorielle 2015. «Le ministère attend beaucoup de cet exercice de planification pour que l’année 2015 soit une année de performance plus significative.» a indiqué Rose Gahiru.
ROSINE MUGISHA

 

ENSEIGNEMENT Ecole fondamentale de Kirongwe à Muyinga

Elle éprouve beaucoup de difficultés

 

L’école fondamentale qui fonctionne au sein du collège communal de Kirongwe rencontre plusieurs difficultés. Elle n’a ni locaux ni supports pédagogiques suffisants en plus de l’absence de latrines. La 7e fondamentale étudie dans une salle qui abrite la direction du collège.

 

DSC05556Le directeur du collège communal de Kirongwe s’est confié récemment au quotidien Le Renouveau. Il a donné en détail les problèmes auxquels l’école fondamentale (Ecofo) et le collège font face. Il apprécié toutefois positivement l’initiative du gouvernement de penser à élargir le cycle du primaire, mais il faudra que les moyens suivent.
Le collège communal de Kirongwe dispose d’une extension qui sert d’école fondamentale. Le directeur de ce collège, Eric Niyonzima, apprécie bien l’avènement de l’école fondamentale. Mais celle-ci connaît plusieurs difficultés. Le premier problème est lié aux locaux dans la mesure où elle n’a pas de salles de classe. Le deuxième problème porte sur les supports pédagogiques, le matériel didactique et même les manuels pour les élèves.
Une seule pièce est considérée à la fois comme une salle de classe, la direction de l’école, la préfecture et la salle des professeurs. L’école ne dispose pas non plus de latrines et d’eau potable pour les enfants. Les bancs-pupitres sont insuffisants.
Pour le directeur, la gestion des locaux est difficile étant donné que le collège n’a que trois salles de classe dont l’une abrite les activités de l’école fondamentale et celles du collège. L’année prochaine, on aura la 8e fondamentale et la 9e du collège. Eric Niyonzima ne sait pas comment il pourra répartir les enfants du collège et ceux de l’Ecofo. Il ne cesse de confectionner des rapports qui demandent de trouver des solutions aux divers problèmes que l’école endure. Et il a espoir que l’autorité habilitée va y apporter des remèdes.
Il demande aux pouvoirs publics de venir en aide à cette école pour le meilleur fonctionnement des activités. Il a précisé que le collège existe depuis le 10 septembre 2012.

Les enfants comprennent les leçons

Il n’a pas manqué de donner le nombre d’écoles fondamentales qui existent dans la commune Buhinyuza. Il en a dénombré treize. Et dans chaque école secondaire, on a essayé d’ajouter une salle de classe pour l’école fondamentale. Mais il existe l’extension de l’école fondamentale dans certaines écoles primaires sans oublier quelques endroits où l’on est train de construire des locaux propres pour ce nouveau système de l’école fondamentale.
Mais malgré les difficultés, les enfants de l’Ecofo comprennent les leçons dispensées par leurs enseignants même s’ils n’ont pas eu de formation de longue durée. Et de faire remarquer que les professeurs du collège ne vont pas enseigner dans l’école fondamentale. Il souhaite une formation complémentaire pour les enseignants de l’Ecofo en vue de renforcer les capacités acquises précédemment.
Un autre problème soulevé est lié au domaine des arts. Il y a certaines leçons qui nécessitent des bandes, des cassettes et des postes de radio. En outre, le gouvernement avait promis de subventionner l’Ecofo en minerval pendant les deux derniers trimestres. Le premier trimestre avait été payé par les parents en raison de 2 000 FBu par élève. Et voilà que le troisième trimestre va presque toucher à sa fin sans que l’Etat honore ses engagements. Aujourd’hui, l’Ecofo fonctionne grâce aux endettements.
Masta Shabani

 
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