Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

MINISTERE DU COMMERCE > Point de presse sur la pénurie du carburant

Il est interdit de servir le carburant dans les bidons et les fûts

 

La ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, Marie-Rose Nizigiyimana, a animé une conférence de presse le mercredi 18 mars 2015 sur la pénurie du carburant. Elle a demandé qu’on ne serve plus de carburant dans les bidons et dans les fûts.

 

DSC 3623Selon la ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, la pénurie du carburant observée depuis le début du mois de mars est due au fait que les pétroliers n’ont pas eu assez de devises pour passer des commandes à partir de la Tanzanie. « J’aimerais rassurer la population que même si on observe cette pénurie de carburant sur les stations, on n’arrivera pas à ce que l’approvisionnement soit complètement arrêtée . La situation n’est pas aussi grave.», a-t-elle dit. «Je ne sais pas quand la situation sera normalisée, mais je pense que les choses sont en train d’être réglées parce que les pétroliers ont obtenu des devises pour régler les factures impayées.», a ajouté Marie-Rose Nizigiyimana.
Elle a souligné que le fait de servir le carburant dans les bidons ou les fûts aggrave la situation de pénurie de carburant. Elle a lancé un cri d’alarme car c’est une situation très dangereuse pour ceux qui achètent ces produits ; ils peuvent causer des accidents dans les ménages et ceux qui s’approvisionnent dans les bidons revendent à plus cher, a-t-elle expliqué. « Nous demandons avec insistance qu’à partir de ce jour personne ne soit servi en bidon ou en fût. C’est un ordre que nous donnons aux gérants des stations, il faut que cette situation soit évitée et nous demandons au ministère de la Sécurité publique d’appuyer le ministère du Commerce pour appliquer cette mesure pour le bien de la population.», a dit la ministre Nizigiyimana.

Les devises disponibles ne sont pas uni quement destinées au secteur pétrolier

A quand la fin de cette pénurie ? N’y aurait-il pas une part de responsabilité de la par du gouvernement ? Ce sont là quelques unes des questions posées par les journalistes. La ministre Nizigiyimana a indiqué que s’il y a eu des factures non payées, le gouvernement ne l’a pas fait exprès. « Les devises disponibles ne sont pas uniquement destinées au secteur pétrolier. Il y a d’autres secteurs. Il serait injuste d’accuser le gouvernement d’irresponsabilité dans cette situation.», a-t-elle indiqué. Elle a souligné que ce serait un mensonge si elle donnait une date précise de la fin de cette pénurie.
Grâce-Divine Gahimbare

 

ENERGIE ELECTRIQUE> Un secteur désormais ouvert à plusieurs investisseurs

L’adoption du projet de loi y relatif a nourri l’espoir des Burundais

 

L’Assemblée nationale a dernièrement adopté à l’unanimité le projet de loi portant réorganisation du secteur de l’électricité au Burundi. Cette dernière permet aux investisseurs privés d’opérer dans ledit secteur monopolisé jusqu’à présent par la Régideso. La demande étant devenue de loin supérieure à l’offre, le ministère burundais de l’Energie et des mines est en train de restructurer le secteur pour assouvir le manque criant en énergie électrique.

 

DSC 1106La rédaction du Le Renouveau s’est entretenue avec certains des habitants de la ville de Bujumbura à propos de la loi portant réorganisation du secteur de l’électricité au Burundi dernièrement adoptée par l’Assemblée nationale. Ils se disent très confiants que bientôt les problèmes liés au manque d’électricité vont enfin trouver une solution. Ils aimeraient voir suivre la libéralisation du secteur de l’eau également cher au Burundi.
Un propriétaire d’un mini-atelier de menuiserie et de soudure à Musaga, Cyprien Niyongabo, a indiqué qu’il n’était pas au courant que le secteur sera bientôt libéralisé pour qu’en fin de compte des entrepreneurs qui le peuvent puissent y investir. Ainsi, la production de l’énergie électrique va augmenter permettant ainsi à ceux qui utilisent le courant électrique dans leurs activités quotidiennes de l’avoir en permanence. M. Niyongabo espère qu’avec la libéralisation du secteur de l’électricité, le phénomène de délestages va cesser. Ainsi, les commandes qui leur sont adressées seront sans doute exécutées à temps. «Nous allons travailler même pendant la nuit», poursuit-il.

L’activité indistrielle ira croissant

Les jeunes rencontrés au centre-ville nous ont indiqué qu’avec la libéralisation du secteur de l’électricité, l’activité industrielle ira croissant et ils espèrent que la question du chômage va être réglée tout au moins en partie.
Certains étudiants de l’université du Burundi et de l’université Lumière ont fait savoir que si le secteur de l’électricité venait à être libéralisé, leur avenir est enfin prometteur car consécutivement à l’augmentation de la production énergétique, l’emploi sera multiplié. L’électricité ne permet pas seulement le bien-être mais aussi et surtout promeut la création de l’emploi en ce sens que les activités génératrices de revenus s’en suivent, a indiqué Nelly Kezimana, étudiante à l’Université Lumière de Bujumbura, Campus Kinindo.
Tous ceux que la rédaction du Renouveau a pu approcher ont émis le souhait de voir la libéralisation du secteur de l’eau suivre et n’ont pas oublié de féliciter cette initiative louable.
Amédée Habimana

 

Centre de référence de l’OMC> Atelier national d’information

Pour optimiser l’utilisation du centre au Burundi

 

Le ministère de Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme organise, du 16 au 18 mars 2015, un atelier national d’information et de sensibilisation sur le Centre de référence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La sensibilisation sur ce centre de référence vise à optimiser son utilisation au Burundi.

 

DSC 1796Selon Aimé Murigande de l’Institut de formation et de coopération technique de l’OMC, le Centre de référence de l’Organisation mondiale du commerce a été crée au Burundi en 2014. C’est une sorte de bibliothèque spécialisée dans les questions commerciales multilatérales. Ce centre est ouvert surtout aux étudiants, aux opérateurs économiques et aux enseignants-chercheurs. L’avantage du centre est d’avoir accès à plusieurs bases de données sur les statistiques du commerce international.

L’accès à des informations de l’OMC est utile à plusieurs égards

Selon l’assistant de la ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, Gérard Nduwingoma, le phénomène de la mondialisation rend le développement des entreprises locales de plus en plus dépendant de leurs performances en matière de commerce international. Ainsi, l’accès à des informations récentes sur l’évolution du commerce international, aux différents accords de l’OMC et à diverses autres statistiques sont extrêmement utiles à plusieurs égards. Pour le gouvernement, a-t-il indiqué, ces informations sont indispensables pour mesurer la performance de l’économie nationale, et pour développer des politiques commerciales efficaces, mais aussi pour mener avec succès les négociations commerciales et contrôler la mise en œuvre efficace des accords commerciaux signés, etc.
Concernant le secteur privé, M. Nduwingoma a fait savoir que les opérateurs économiques ont besoin des différentes informations sur le commerce mondial, y compris les accords en vigueur, ainsi que les statistiques commerciales et les indicateurs y associés. Cela dans l’optique d’évaluer leurs marchés potentiels d’écoulement et d’approvisionnement car l’objectif final recherché par les opérateurs économiques est de préparer et de réaliser avec succès leurs transactions commerciales internationales. Pour les acteurs des milieux universitaires, l’accès à l’information sur le système de l’OMC est crucial pour comprendre la dynamique et l’évolution de l’économie mondiale.
Fides Ndereyimana

 

Burundi> La croissance économique de 1962-2012

Volatile et instable

 

Le rapport sur le Développement humain dont le thème est « Croissance économique, promotion des innovations et emploi des jeunes » rendu public le vendredi 20 février 2015 conjointement par le gouvernement du Burundi et le Programme des Nations unies pour le développement montre clairement l’évolution de la croissance économique du Burundi. Elle a subi des périodes d’instabilités caractérisées surtout par la volatilité budgétaire.

 

Le rapport sur le Développement humain au Burundi laisse constater que l’une des caractéristiques de la croissance économique du Burundi est qu’elle est volatile et instable notamment au cours de la première phase (par rapport à l’indépendance du pays). Cette instabilité s’explique à la fois par des chocs d’offre et de demande. Le rapport explique l’origine des chocs d’offre par la forte dépendance de l’économie à l’agriculture utilisant des outils rudimentaires peu diversifiés et dont la composante vivrière est faiblement commercialisée.
La volatilité de la croissance, poursuit le rapport sur le développement humain, est également affectée par la variabilité de la production d’un seul produit d’exportation, à savoir le café. En 1964, le Burundi se trouvait dans une situation telle qu’une mauvaise récolte de café que le pays n’arrivait pas à régler le minimum d’importations indispensables. Et le pays était incapable de faire face aux dépenses ordinaires en l’absence d’aide étrangère de caractère massif sur laquelle rien ne permettait de compter. Quant à la demande, le rapport indique qu’il s’agit essentiellement des variations des prix des matières premières sur les marchés internationaux.

De 1964-2012, la guerre a handicapé l’évolution de la production du café

Selon le rapport sur le Développement humain, le constat est que les variations de la production du café se reflètent sur l’évolution de la croissance. Elles sont dues dans un premier temps aux aléas climatiques, puis à la combinaison des effets de la guerre et au vieillissement des cultures.
Depuis la fin de la guerre, indique le rapport, le pays éprouve, malgré la volonté gouvernementale, des difficultés pour atteindre le niveau de production de 1980 où la production a frôlé les cinquante mille tonnes. Le PIB par tête évoluant et après une relative stabilité jusqu’en 1972, il va augmenter jusqu’en 1991, avant d’enregistrer un repli à partir de 1993 jusqu’en 2003. Depuis 2003 jusqu’en 2013, l’on enregistre une légère progression.
Durant la période de 1964-2012, l’appui à l’agro-industrie a été marginalisé. D’où la faible performance de la contribution du secteur secondaire au PIB et en même temps sa faible contribution à la création d’emplois.
AMEDEE HABIMANA

 
Ouvrir