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Economie, Sciences, Education/formation

FILIERE MAIS> Et des lieux au Burundi

Une culture destinée à la consommation seulement

 

La culture du maïs date de longtemps et le maïs est très consommé dans toutes les régions du pays, selon différentes manières. Cette culture a connu certaines avancées au niveau de certains centres de recherche, plus précisément à l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (Isabu) où on a procédé à une multiplication des semences améliorées et de différentes variétés comme celles de basse altitude, de moyenne altitude et de haute altitude.

 

DSC08713Interrogé par la rédaction du quotidien Le Renouveau, Salvator Sindayihebura, directeur général de l’agriculture au ministère de l’Agriculture a indiqué qu’au Burundi le maïs est cultivé pour la consommation des ménages malgré que les terres adaptées à cette culture soient insuffisante et que l’agriculture non mécanisée, soit une source d’une faible production agricole. Un problème qui s’observe partout dans le pays.

Beaucoup de pertes post-récolte

M. Sindayihebura a informé qu’il y a également un problème de maladies et de ravageurs de cette culture qui font qu’on enregistre beaucoup de pertes post-récolte. La carence des infrastructures de conservation développées pour les agriculteurs fait qu’ils ne possèdent pas assez de moyens pour même conserver ne fût ce qu’une petite quantité récoltée. Pour lui, il y a un manque d’unités de transformation spécialisées, d’où la production d’une farine qui n’est pas de bonne qualité ou compétitive sur le marché, sans oublier un encadrement insuffisant des agriculteurs. « Même si les terres que nous avons ne sont pas suffisantes, elles répondent bien à cette culture et nous avons aussi une pluviométrie abondante, une des forces dont les cultivateurs peuvent profiter pour développer cette culture », a déclraé M. Sindayihebura.

Distribution des semences sélectionnées

Le gouvernement du Burundi à travers le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, a prévu des mesures pour la promotion de cette culture. M. Sindayihebura a signalé la mise en place des stratégies de distribution à tous les agriculteurs des semences améliorées, surtout les maïs hybride qu’on a jugé comme une culture très productive. Il y a aussi la disponibilisation des engrais auprès des agriculteurs ; le développement d’une agriculture mécanisée ; la formation et la sensibilisation des agriculteurs à passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de marché et l’amélioration non seulement de la production de consommation mais aussi la production de marché afin d’augmenter le revenu des ménages et celui du pays. « Un programme est déjà instauré pour la multiplication des produits sanitaires pour lutter contre les maladies et les ravageurs de la culture du maïs », a jouté M. Sindayihebura.

AVIT NDAYIRAGIJE (STAGIAIRE)

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR> Echanges sur la reprise des activités académiques

Réactiver la machine de fonctionnement de son établissement

 

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a tenu, le mercredi 24 juin 2015, une réunion d’échanges sur la reprise des activités académiques dans les institutions d’enseignement supérieur public et privé. Les participants ont émis des suggestions sur la reprise des cours.

 

DSC 2068La séance d’échanges avait pour objectif de faire le point sur les défis liés à la reprise des cours dans les universités tant publiques que privées et les solutions à entreprendre. Elle a réuni les représentants des universités ainsi que les intervenants dans le domaine de l’éducation.
Ladite réunion se tient après plusieurs appels lancés à l’endroit des étudiants afin qu’ils regagnent les auditoires après un certain moment d’arrêt des cours.

Respecter le 8 juin, date de la reprise des activités académiques

Dans son discours, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Butore, a mentionné que le Conseil national de sécurité et le ministère ayant en charge l’enseignement supérieur déplorent que les étudiants n’aient pas encore répondu à l’appel lancé par les autorités habilitées et appel les étudiants à respecter la date de la reprise des activités qui a été fixée le lundi 8 juin 2015. Il a encouragé tous les acteurs et parties prenantes à l’enseignement supérieur burundais à la reprise effective des activités académiques dans toutes les institutions de l’enseignement supérieur. Pour ce faire, a-t-il ajouté, chaque responsable est prié de réactiver la machine de fonctionnement de son établissement.
Garantir une sécurité minimale
Les différents intervenants ont donné leurs points de vue par rapport aux activités académiques. Certains ont insisté sur la dispense des cours aux étudiants qui sont déjà sur place, tandis que d’autres, notamment ceux des institutions privées, estiment qu’il est impraticable de dispenser les cours à un nombre réduit d’étudiants par rapport au nombre total de chaque classe. Ils ont mentionné que la question qui demeure est de garantir la sécurité minimale des étudiants qui reviennent ainsi que les déplacements des étudiants qui vivent dans les quartiers sensibles, etc.
Les participants ont proposé de privilégier le dialogue en organisant des réunions avec les étudiants.

Eric Mbazumutima
Vincent Mbonihankuye (stagiaire)

 

FILIERE MAIS> Recommandations de l’atelier de validation de la stratégie nationale pour le développement de cette culture

Y affecter assez de moyens

 

Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, en collaboration avec le Forum africain pour la recherche agronomique (Fara), a organisé, le jeudi 18 juin 2015, un atelier de validation de la Stratégie nationale de développement de la filière maïs au Burundi. A la clôture de l’atelier, de principales recommandations ont été formulées pour promouvoir ladite filière.

 

DSC 1218Les participants ont félicité l’équipe des consultants pour avoir produit un document de qualité et constatent que la filière maïs est facile à développer si tous les acteurs travaillent en synergie, tout en réunissant tous les facteurs de production. Odette Kayitesi, ministre de l’Agriculture et de l’élevage a ainsi procédé à la lecture des différentes recommandations formulées.
Mme Kayitesi a indiqué qu’il faut affecter assez de moyens dans l’énergie rurale pour permettre la transformation agricole en général et la transformation du maïs en particulier dans le but de réduire les pertes post-récolte (de 30% à 10%) ; développer une stratégie de production locale des semences de maïs hybrides pour éviter la dépendance extérieure ; le gouvernement, les PTF et les privés sont invités à accroître substantiellement les financements alloués à la filière maïs. Les institutions de recherche agronomique sont appelées à accorder une place de choix à la recherche liée aux filières des cultures porteuses de croissance économique dont le maïs.

Appuyer le secteur privé

La ministre Kayitesi a ajouté qu’il faut appuyer le secteur privé dans la mise en place des unités de transformation pour garantir la qualité des produits alimentaires et limiter les pertes post-récoltes. Elle a également demandé d’organiser des séminaires de sensibilisation/formation à l’intention des opérateurs économiques sur les normes de qualité et accompagner les unités de transformation dans la mise en place des systèmes de qualités et diversification des produits dérivés du maïs etc.

Se faire reconnaître dans la sous région

« La connexion des producteurs du maïs burundais au réseau est-africain des producteurs engagés dans la production et la commercialisation des grains (EAGC); accroissement du réseau et moyens de transport: des pistes rurales aux voies ferroviaires, maritimes et aériennes, de la tête à l’âne, des bicyclettes aux véhicules et la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de la filière maïs qui vient d’être validée » est une autre recommandation lue par Mme. Kayitesi.
La ministre en charge de l’agriculture a enfin remercié, au nom du gouvernement du Burundi, le Fara et tous les partenaires techniques et financiers qui appuient le ministère dans ses programmes de sécurité alimentaire et en particulier dans le domaine de la filière maïs. Du côté du ministère, on ne ménagera aucun effort pour la mise en application des recommandations émises dans le but du développement effectif de la filière maïs.

Avit Ndayiragije (stagiaire)

 

Musaga> Petits métiers

La peur persiste chez les transporteurs

 

Depuis le début des manifestations en avril 2015, diverses activités se sont arrêtées, d’autres ont été paralysées à Musaga. Aujourd’hui, la situation s’est améliorée, mais la reprise de toutes les activités reste timide. Les personnes qui exercent de petits métiers se lamentent que la vie leur est devenue très difficile.

 

DSC07752Les transporteurs des biens et des personnes en commune Musaga soufrent depuis un certain temps d’un manque de moyens de vivre. En effet, depuis le début des manifestations, leurs activités quotidiennes génératrices de revenus ont été paralysées. Les chauffeurs de bus, les chauffeurs de taxis voiture, ceux des taxis moto et vélo n’en reviennent pas. « Avant les manifestations, nous faisions notre travail à l’intérieur de toute la commune Musaga. Nous entrions même dans d’autres communes. Mais, avec ce problème qu’ont connu certains quartiers, nous ne pouvons plus travailler, entrer librement dans tous les quartiers ou dans toutes les communes », se lamentent les taxis vélos rencontrés au marché de Musaga.

Les transporteurs semblent limités à un espace donné

Il est rare que les taxis moto ou vélo quittent la route communément appelée Rumonge pour arriver à la 1ère avenue de Musaga. « Nous avons peur, on a brûlé beaucoup de motos », révèlent des conducteurs de taxis moto. Paradoxalement, si on arrive à la 1ère avenue, il y a des taxis moto qui circulent sans toutefois descendre vers le Petit séminaire de Kanyosha. Les conducteurs de ces taxis de même que ceux des vélos disent ne pas oser descendre jusqu’au niveau de la route Rumonge. Il devient difficile de savoir où se trouve le danger. Mais les conducteurs de taxis moto et vélo approchés de ces deux coins indiquent que chacun opère dans une localité où il est connu. « Nous devons rester dans la partie où les gens nous connaissent. A ce moment, nous sommes rassurés qu’on ne peut pas nous faire du mal en présence de nos connaissances », expliquent-ils. Un conducteur de ces taxis vélo indique que son vélo a failli être réduit en pièces détachées le jour où il transportait un client de la 4e avenue, tout près des bureaux de la commune Musaga vers la 9e avenue au quartier Kinanira II. Après beaucoup de supplications du client et du propriétaire du vélo, leurs agresseurs ont dégonflé les pneus.
Alfred Nimbona

 
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