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Economie, Sciences, Education/formation

Commerce extérieur> Lancement du Guichet unique électronique

Pour la réduction des documents exigés

 

Le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, a lancé officiellement le Guichet unique électronique pour le commerce extérieur le lundi 2 mars 2015 dans les enceintes de l’Office burundais des recettes, tout près du Port de Bujumbura. Ce guichet permettra un gain du temps et de la transparence dans la gestion des dossiers aux douanes.

 

Le Guichet unique du commerce extérieur est une facilité permettant aux acteurs engagés dans le commerce et le transport de déposer de l’information et des documents standardisés à une seule entrée afin de remplir toutes les exigences administratives concernant l’importation, l’exportation, le transit et le contrôle des marchandises. Il permet alors de faciliter le commerce en mettant un terme aux mouvements de va-et-vient physiques des contribuables entre les différentes institutions ou parties prenantes dans le commerce.
Dans son mot d’accueil, le commissaire général de l’OBR, Domitien Ndihokubwayo, a indiqué que ce projet va non seulement réduire le temps mis dans les procédures et contrôles douaniers, mais aussi il va permettre à lutter contre la fraude et la corruption, et partant, accroître la collecte des recettes douanières par l’administration fiscale ainsi que la promotion des affaires des contribuables.
En effet, ce projet présente des avantages, notamment la diminution des coûts par la réduction des transactions administratives et des retards ; l’accélération des dédouanements ; l’utilisation et l’explication prévisible des règlements ; l’utilisation plus efficace et raisonnable des ressources ; et l’augmentation de la transparence.
M. Ndihokubwayo a profité de l’occasion pour remercier les partenaires techniques et financiers de l’OBR qui n’ont ménagé aucun effort dans la réalisation du projet, particulièrement la CNUCED et Trade Mark East Africa qui y ont participé depuis la conception.
De son côté, la représentante pays de Trade Mark East Africa, Anthe Vrijlandt, a réaffirmé son engagement à continuer à assister le Burundi. Pour elle, Trade Mark cherche, à travers ce projet, la réduction du nombre de documents exigés, la réduction du temps de dédouanement par le fait que les opérateurs ne vont plus faire des va-et-vient dans plusieurs bureaux situés à des endroits différents, l’amélioration des procédures et la réduction de la fraude et de la corruption dans les bureaux de douane.
Elle a précisé que le Guichet unique offrira une plateforme commune à tous ceux qui sont impliqués dans le commerce extérieur, que ce soit au niveau de l’importation, de l’exportation ou du transit.

Dans un premier temps quatre institutions seront impliquées

Dans son discours, Tabu Abdallah Manirakiza, ministre des Finances et de la planification du développement économique, a indiqué que dans un premier temps, 4 institutions sur 9 attendues seront impliquées: l’OBR qui est l’institution hôte, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le Bureau burundais des normes et de contrôle de la qualité (BBN).
D’autres institutions telles que les banques commerciales (paiement électronique), le ministère des Finances et de la planification du développement économique, le Bureau burundais de normalisation (BBN), l’Agence de promotion des investissements (Api), l’Inspection avant embarquement telle que SGS, ainsi que celles impliquées dans l’importation et l’exportation, et la Police/Interpol seront intégrées au projet.

Une étape de modernisation des services de l’OBR

Quand l’OBR a été mis en place en 2010, l’objectif du gouvernement était de collecter le plus de recettes possibles. Aujourd’hui, l’OBR a atteint de bons résultats, mais des défis persistent. Il s’agit de la modernisation de ses services sur tout le territoire. Le Guichet unique électronique s’inscrit dans la phase de modernisation de ses services déjà entamée avec le système Sydonia World dans l’administration des douanes. L’exploitation de Sydonia World est actuellement stabilisée et offre l’opportunité de passer à la phase 2 du projet de la mise en œuvre du Guichet unique électronique.
La première étape est celle de la mise en œuvre d'un système de Guichet unique électronique en utilisant Asycuda World comme plate-forme des technologies de l’Information et de la communication (TIC), la création de conditions de rationaliser les procédures.

Pour améliorer le niveau de collecte des recettes

Selon Gervais Rufyikiri, ce projet s’inscrit dans la phase 2 de modernisation des services de douane comprenant deux composantes, la mise en place du Guichet unique électronique ainsi que l’amélioration des fonctionnalités du système informatique Sydonia World, un système utilisant des techniques modernes et offrant des fonctionnalités complètes en l’occurrence le paiement électronique, le système d’évaluation des marchandises, les signatures électroniques, interfaçage du système des taxes intérieures. Il s’agit de la mise au point de nouveaux processus d’affaires suivant les normes internationales. Ce système sera déployé dans sept postes frontaliers ci-après : Banda, Mugina, Gisuru, Kanyaru-bas, Rumandari, Gahumo et Gatumba.
Il permettra à l’OBR d’augmenter le niveau de collecte des recettes, le niveau de surveillance des marchandises en transit, ainsi que la qualité des statistiques des données commerciales

Un début de tout un processus

Le lancement du Guichet unique électronique pour le commerce extérieur n’est que le début d’un processus. Pour qu’il y ait mise en marche du guichet unique électronique, le gouvernement doit manifester sa volonté politique pour que la date de décembre 2015 soit respectée, telle que marquée dans l’Accord signé entre le Burundi et la CNUCED, dans le cadre de la facilitation du commerce.
Selon le conseiller technique au ministère du Commerce, Youssouf Kone, le gouvernement doit manifester sa volonté pour la mise en place de ce guichet. Il y a des préalables, notamment le cadre juridique qui doit être revu, la mise en place d’un comité de pilotage (il est déjà nommé), la conception du système de paiement électronique, la conception du système de guichet unique, la mise à jour des procédures des institutions concernées,etc.
Le gouvernement devra également penser aux ressources humaines bien formées, sans oublier le recours à la technologie de l’information, a encore dit M. Kone.

Les commerçants pensent que les délais seront respectés

Cyriaque Ndayishimiye, secrétaire général de l’Association des commerçants de Bujumbura, ne doute pas que le pays sera prêt pour respecter la date de décembre 2015, même si cela est difficile. Il demande à chaque personne visée dans le projet de faire ce qui est possible, même si les têtes sont pour le moment tournées vers les élections. Il invite tous les acteurs à se mettre à l’œuvre parce que la mise en place de ce guichet permet aux opérateurs économiques de se développer et par conséquent, de développer le pays.

Demande d’inclure les exonérations dans cette plate-forme

Après la démonstration du fonctionnement du guichet unique, le président de la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi, Econie Nijimbere , et le président de l’Agence burundaise des agences en douane et transitaire, Petit Jean , ont pris la parole pour donner leurs avis sur la mise en place du guichet unique électronique. Ils ont tous apprécié la mise en place de cette plateforme qui est une révolution pouvant servir à améliorer le commerce au Burundi, en sécurisant les documents, en introduisant la transparence et la rapidité.
Ils ont cependant demandé que le système des exonérations soit introduit dans cette plateforme puisqu’elles font partie des étapes qui retardent les procédures.
Ils ont également demandé au comité de pilotage de procéder à une large sensibilisation des parties prenantes à ce nouveau projet pour leur familiarisation rapide.

Floride Ndakoraniwe

 

 

Ngozi> Lancement de la campagne de semer pour la saison culturale B

Montrer à la population comment augmenter la production agricole

 

Le président de la République, Pierre Nkurunziza, a lancé le lundi 2 mars 2015, la campagne de semer pour la saison culturale B. Cette activité s’est déroulée dans les champs du président se trouvant sur la colline Rutanga, zone Ngoma de la commune Gashikanwa dans la province Ngozi. Le maïs et le haricot, nouvelles variétés plus productives sont semés sur une étendue de deux hectares. Le but était de montrer à la population comment augmenter la production agricole et le revenu des ménages.

 

DSC 4642-1Le président Nkurunziza a informé que le geste posé va dans le sens de montrer à la population burundaise qu’il est conscient que l’économie de notre pays repose principalement sur l’agriculture et l’élevage. Il a rappelé qu’il a depuis très longtemps lancé un appel à ceux qui ont été à l’école de servir de modèles en pratiquant les méthodes culturales modernes avec des semences sélectionnées aux fins d’augmenter la production agricole. En se basant sur la récolté précédente, il a indiqué qu’avec ces méthodes on peut avoir facilement 10 tonnes de maïs sur l’étendue de deux hectares alors que dans le passé on pouvait avoir une récolte dont la quantité varie de une à deux tonnes seulement. Le chef de l’Etat prêche lui aussi par l’exemple en pratiquant différentes cultures.

Une semence de variété du maïs importée du Kenya

M. Nkurunziza a fait savoir que l’une des voies qui sont utilisées au ministère de l’Agriculture pour augmenter la production est de donner à la population des semences sélectionnées car que les variétés d’il y a 30 à 40 ans dégénèrent et donnent une production très faible. Les semences de maïs utilisées dans ces champs sont importées du Kenya. Il a révélé que l’autre voie de développer l’agriculture est la recherche pour avoir des semences les plus améliorées qui puissent contribuer énormément à l’augmentation de la production au niveau national et partant augmenter les revenus des ménages. Après cette activité, le chef de l’Etat a également visité ses porcs de race améliorée « Large white ». Ces derniers se multiplient très rapidement et permettent également d’avoir de la fumure organique et d’augmenter le revenu. Ces troupeaux passent de 27 à 153 porcs après seulement 6 mois. Le chef de l’Etat possède aussi un champ de bananes mêlées de colocases ainsi qu’un troupeau de vaches.
Ezéchiel Misigaro

 

City Market> Vivres frais

Malgré la saison des pluies, certains vivres frais sont chers

 

Certains vivres frais sont bon marché depuis le mois de décembre. D’autres le sont moins malgré la saison des pluies. Les vendeurs de légumes se disent satisfaits de la clientèle malgré des pertes dues au manque de réfrigérateur.

 

DSC01567Au City market, dans les stands à légumes et autres vivres frais, certains de ces derniers comme les carottes, le céleri, les oignons rouges et blancs, les tomates fruits ainsi que le fenouillet sont bon marché. D’autres comme le petit pois, le haricot vert et les choux-fleur s’y trouvent en petite quantité et par conséquent sont chers.
Sigesbert Ntakabashingwa, vendeur de légumes au City market, se dit satisfait malgré la cherté de certains vivres frais. Pour lui, les légumes peuvent être comparés aux fruits. De la même manière, il faut profiter de leurs saisons. Il donne l’exemple du petit pois qui était vendu à 1 200 FBu vers la fin de l’année, mais qui est à 2 200 FBu voire 2 500FBu aujourd’hui. En général, ajoute t-il, les Burundais consomment les légumes à un niveau satisfaisant par le fait que ces aliments ne sont pas vendus à l’extérieur du pays.
Parlant de sa marge bénéficiaire, M. Ntakabashingwa se dit satisfait avec un sourire aux lèvres. Toutefois, il déplore certaines pertes dues au manque de réfrigérateur pour conserver les légumes. A la question de savoir pourquoi les marchands ne s’approvisionnent pas en fonction de la clientèle disponible, il fait remarquer qu’il n’est pas facile de faire des prévisions car, explique-t-il, des fois leurs fournisseurs amènent de grandes quantités.

Lyse Gahimbare

 

MARCHE DE JABE> Sa transformation

Les commerçants se sont réorganisés pour construire des hangars communs

 

Au début du mois de février 2015, les responsables du marché de Jabe ont jugé bon de procéder à la transformation de ce marché pour y faciliter la circulation, ce qui était très difficile auparavant suite aux stands qui étaient très serrés.

Bernard Nduwimana, le représentant des commerçants du marché de Jabe qui s’est entretenu avec le quotidien Le Renouveau, a indiqué qu’après l’incendie qui a ravagé toutes les marchandises au mois de mars 2001, les vendeurs ont construit des stands en désordre sans laisser de passages pour les commençants eux-mêmes et pour les clients. D’autres désordres s’observent au niveau du plan de construction des stands, les uns sont très serrés, les autres ont des hauteurs très réduites, ce qui peut causer l’étouffement de tous les utilisateurs du marché. M. Nduwimana a signalé que les conséquences sont négatives car, le marché est devenu inaccessible et les commerçants manquent de clients. Il a dit qu’après avoir remarqué que toutes ces irrégularités sont parmi les facteurs qui perturbent les activités au sein de ce marché, les commerçants se sont mis ensemble pour trouver des solutions. Ils ont estimé que la première chose à faire était de détruire tous les stands qui étaient construits en désordre pour construire des hangars communs, ce qui est en cours actuellement. Ils vont procéder au traçage des allées pour faciliter la circulation des vendeurs et des acheteurs. Le commerçant qui représente les autres a affirmé que dans les quartiers du marché où on a terminé la construction des hangars, la situation s’est améliorée.

Les activités se déroulent facilement actuellement

Aujourd’hui, l’intérieur du marché est aéré, ce qui favorise et la respiration et l’afflux des clients. M. Nduwimana a saisi cette occasion pour remercier les commerçants pour leurs contributions. Les commerçants qui se sont entretenus avec Le Renouveau saluent cette initiative de transformer le marché de Jabe car il était mal construit. Pour eux, c’est une bonne idée dans ce sens qu’ils vont travailler dans un endroit approprié pour la vie humaine. Ils demandent à leurs clients de fréquenter nombreux le marché de Jabe car il est actuellement plus accessible.
Jean Bosco Nduwayezu (stagiaire)

 
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