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Economie, Sciences, Education/formation

ISCAM > Les réalisations au cours de l’année académique 2013-2014

Une réussite indéniable malgré quelques difficultés

 

Lors des cérémonies de l’ouverture solennelle de l’année académique 2014-2015 à l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam), le commandant de cet institut, Colonel Aloys Bizindavyi, a, dans son discours d’accueil, passé en revue les réalisations au cours de l’année académique écoulée. Celles-ci ont été réalisées avec un grand succès malgré quelques grands défis qu’il fallait surmonter.

 

DSCO 7929D’après M. Bizindavyi, au niveau des cours académiques, le taux de réussite des facultés de l’Institut a été de 93,50% tandis que celui des étudiants de l’Iscam inscrits dans les facultés de l’université du Burundi et des autres universités s’élève à 98,04 %. Au niveau des cours militaires, la 14e session de recyclage des officiers (SRO) a terminé avec succès sa formation l’année dernière ; la 15e SRO a réussi sa formation avec éclat et la 45e promotion a achevé sa formation militaire de base.
Avec l’autorisation du chef de l’Etat et grâce à l’appui du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants et de l’Etat-major général de la FDN ( Force de défense national ) a indiqué M. Bizindavyi, on a pu procéder au recrutement des candidats de la 46e promotion qui s’est déroulée dans la transparence et l’équité, avec une stricte conformité à l’Accord d’Arusha et à la Constitution. Selon lui, il y a plus d’un mois que ces jeunes recrues candidats officiers ont débuté leur formation militaire.

Neuf cent vingt-cinq diplômes entérinés

A propos d’autres formations, il a indiqué qu’on a pu conduire également la formation de la 3e session en langue française tandis que la 4e session est en train de se poursuivre conformément aux dispositions et les délais prévisionnels. M. Bizindavyi a aussi souligné que cette année a également brillé par des séances d’entérinement de 925 diplômes délivrés par cet institut ainsi que l’achèvement de la construction de l’immeuble Genre.
Selon toujours le commandant de l’Iscam, malgré toutes ces réalisations, quelques défis n’ont pas manqué. C’est, entre autres, l’intégration du système BMD (Baccalauréat- Master- Doctorat) ainsi que la validation du nouveau cadre légal portant réorganisation de l’Iscam. Une autre difficulté majeure signalée par M. Bizindavyi est à la réhabilitation des infrastructures, l’équipement des laboratoires de science et l’enrichissement de la bibliothèque.
Astère Nduwamungu

 

 

MAIRIE DE BUJUMBURA>Hausse du prix du sucre au kilo

La population tire une sonnette d’alarme

 

Dans la municipalité de Bujumbura, le prix de sucre au kilo chez les détaillants a augmenté ces jours-ci. Et pourtant le kilo est encore officiellement acheté à 1 650 FBu selon l’ordonnance signée par la ministre du Commerce le 13 janvier 2015. La population de la mairie s’étonne de ce comportement des commerçants. Elle demande l’intervention du gouvernement pour trouver une solution adéquate à ce problème.

 

La ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme Marie Rose Nizigiyimana a signé le 13 janvier 2015 une ordonnance portant révision à la baisse du prix du sucre. Cette dernière stipulait que le kilo du sucre passe de 1 850 FBu à 1 650 FBu, donc une réduction de 200 FBu. Il est à signaler que certains commerçants n’avaient pas scrupuleusement respecté cette ordonnance. Ils vendaient le kilo les uns à 1 700 FBu et d’autres à 1 800 FBu. D’après les commerçants détaillant interrogés par la rédaction du journal Le Renouveau le mercredi 25 mars 2015 mais qui ont préféré garder l’anonymat, le sucre est devenu rare à l’instar du carburant. Ils affirment qu’ils achètent le sac de 50kg chez les grossistes à 93 000 FBu. Avec toutes les dépenses qu’ils font pour faire parvenir le sac à la boutique, ils sont obligés de vendre le kilo à 2 000 FBu, ajoutent les commerçants. En fait, ce sont les grossistes qui le font monter en faisant des spéculations.

Sa rareté le fait changer d’appellation

A Gihosha comme à Kamenge, à Rohero comme à Bwiza, la situation est semblable. Le prix de cette denrée est de 2 000FBu. L’exception est à la coopérative Mutoyi située à la Gare du nord où le kilo s’achète toujours à 1 650FBu. Malheureusement, il n’y avait pas de sucre à cette coopérative car il s’épuise vite à la suite d’une forte demande. Quand les détaillants téléphonent aux grossistes pour demander s’il y a du sucre, ils remplacent le mot « sucre » par « mouton », indiquent les détaillants. Cela signifie que ceux qui utilisent ce jargon acceptent facilement le prix qu’on leur demande, ils sont alors servis. Par contre ceux qui emploient le mot «sucre » n’en trouvent pas car ces derniers ont tendance à négocier la diminution du prix d’achat, disent les détaillants. Devant cette situation la population demande aux autorités d’arrêter ce camouflé des vendeurs de cette denrée produite localement.

MARTIN KARABAGEGA (STAGIAIRE)

 

Agriculture>Atelier de présentation et de publication de la nouvelle stratégie de relance de la filière café au Burundi

Le travail en synergie de tous les acteurs améliorera la qualité et la production du café

 

L’Inter café Burundi en collaboration avec l’Arfic a organisé un atelier de présentation et de publication de la nouvelle stratégie de relance de la filière café du Burundi, le mardi 24 mars 2015. Au cours de cet atelier, on a analysé les atouts et les inconvénients que le secteur du café connaît aujourd’hui. La mise en place de la nouvelle stratégie permettra aux caféiculteurs d’augmenter leur production tant en qualité qu’en quantité, et par conséquent, l’augmentation des recettes d’exportation en devises.

 

Dans son mot d’accueil, le directeur général de l’Arfic a rappelé que plus de 80% des recettes d’exportation proviennent de la commercialisation du café. Il a estimé que les recettes varient entre 40 et 50 millions de dollars américains .Et plus de 60 0000 ménages s’occupent actuellement de cette culture, a-t-il ajouté .Cela montre que la culture du café joue un rôle indéniable dans l’économie des ménages en particulier et du pays en général. Il n’a pas manqué de signaler que la filière café connaît en quelques sortes des atouts et des inconvénients.

La production du café a baissé

Dans son exposé, Bucumi Marius, directeur technique de l’Arfic a quant à lui insisté sur l’importance et le potentiel de la filière café au Burundi. Pour lui, la filière café a atteint la libéralisation totale de ce produit. Malgré cette libéralisation, la filière café au Burundi a connu une diminution remarquable, où on a enregistré une production annuelle de 15 tonnes, avec une faible productivité de 0,8kg par plant. Cette baisse de production résulte de la détérioration du sol et du manque de fertilisants ainsi que des prix au producteur qui sont remarquablement faibles. En outre, la filière café du Burundi présente des atouts considérables, surtout en rapport avec le climat qui est favorable. En plus, les objectifs spécifiques pour cette stratégie, envisage une amélioration de la qualité et de la productivité. Pour en arriver à une production de 30 000 tonnes de café en année de croisière à l’horizon de 2021, les principaux programmes de la stratégie consisteront à renouveler les plants et à faciliter les caféiculteurs d’avoir les fertilisants. En définitive, le directeur technique a souligné qu’il espère que la mise en œuvre de cette stratégie aura un impact positif surtout en rapport avec l’augmentation des recettes d’exportation qui sont estimées à plus de 60 millions de dollars et à une meilleure rentabilité de l’économie.
Appolinaire Nimubona

 

COMMUNE BURAZA> Etat des lieux de l’éducation

La situation est inquiétante

 

La commune Buraza en province de Gitega connaît une situation inquiètante dans le domaine de l’éduction. pour diverses raisons. Les infrastructures sont insuffisantes et c’est le même cas pour le personnel enseignant. Cela a été révélé par le directeur communal de l’enseignement le samedi 21 mars 2015 à la rédaction du journal Le Renouveau

 

Le directeur communal de l’Enseignement de Buraza, Servat Harerimana a fait savoir que la commune Buraza compte vingt-cinq écoles primaires. Elles sont réparties sur les dix-neuf collines que compte la commune. Au cours de cette année scolaire 2014-2015, la commune a 13 295 écoliers dont 6 312 garçons et 6 983 soit respectivement 47,4% et 52,6%. Le nombre de filles est plus élevé que celui des garçons. M. Harerimana a indiqué que toute la commune dispose de 204 salles de classes, donc très insuffisantes pour les 13295 écoliers. On trouve des classes qui accueillent un nombre très élevé d’élèves. Ce qui provoque des conséquences néfastes à propos de la qualité de l’enseignement. L’autre problème qui gangrène l’enseignement, dit M Harerimana, est le manque d’enseignants en quantité suffisante. Par ailleurs ils ne disposent pas de suppléants pour les classes dont les enseignantes vont en congé de maternité. Il a encore fait savoir que les écoles primaires présentent un manque criant d’équipements scolaires. Les problèmes dans les écoles primaires sont presque les mêmes pour les écoles fondamentales. La direction communale de l’Enseignement de Buraza dispose de 33 salles qui doivent contenir les 2 201 élèves. Il existe des salles de classe qui comptent plus de 100 élèves. Il s’agit notamment de l’école fondamentale de Kigoti et Nyakabuye 1. Il y a 52 enseignants alors qu’on devrait avoir 66, continue M. Harerimana

Les enseignants de l’école fondamentale ont un niveau non requis.

Le DCE de Buraza s’inquiète à propos des enseignants des écoles fondamentales sous son contrôle. La majorité d’entre eux a le niveau D7. Ils ont parfois des difficultés dans la dispense des cours car ils se heurtent à l’incompréhension de la matière. Des retombées négatives reviennent alors aux élèves. La nécessité de recruter les enseignants de niveau universitaire s’impose, indique M Harerimana.

Martin Karabagega ( Stagiaire)

 
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