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Economie, Sciences, Education/formation

CNFE> Grandes réalisations et défis

La ratification de l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges au Burundi, une des réalisations

000012354yuLors de l’atelier national pour la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges au Burundi (AFE) organisé par le ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme, à l’endroit de tous les membres du comité national pour la  facilitation des échanges (CNFE), Chrysologue Mutwa est revenu sur les grandes réalisations dans le processus de la mise en œuvre des mesures issues dudit accord. « Et l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en œuvre effective de l’AFE, est une des réalisations ».

« Et l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en œuvre effective de l’AFE, est une des réalisations ».Dans son exposé, Chrysologue Mutwa, directeur général du Commerce au ministère ayant le commerce dans ses attributions et également président du comité national pour la facilitation des échanges au Burundi (CNFE), a d’abord  informé que l’adhésion du Burundi à différentes organisations régionales constitue une solution vis-à-vis de sa position géographique par rapport à ses voies d’approvisionnement import-export. Cependant, M. Mutwa a souligné que la simplification  des procédures commerciales à travers la mise en œuvre de l’AFE par les Etats partenaires  va stimuler et encourager les pratiques de bonne gouvernance et favoriser ainsi le développement du commerce dans notre pays.Revenant sur  les principales réalisations dans le processus de la mise en œuvre effective de l’AFE comme le demande l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Mutwa a parlé de  la réalisation d’une étude  nationale sur la mainlevée des marchandises au Burundi en vue de mesurer les performances sur les coûts et de la ratification de l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges ainsi que l’élaboration d’une feuille de route  pour la mise en œuvre effective de cet accord. En plus, il a évoqué la mise en place du protocole portant amendement sur les aspects de droit de la propriété intellectuelle qui touchent le commerce et la notification des mesures de la catégorie A à l’OMC.

« Malgré ces grandes réalisations, certains défis ont été enregistrés »

M. Mutwa  a également affirmé que malgré les efforts fournis, le Burundi connait aussi de grandes difficultés à relever pour la mise en œuvre effective de cet accord.  Il a cité par exemple les capacités techniques limitées des membres du CNFE, surtout en matière de catégorisation des mesures dudit accord, ainsi que les défis liés à la mise en place et la modernisation des infrastructures  pour le traitement électronique des documents commerciaux et les échanges de données y afférentes y compris les systèmes des technologies de l’information, etc. « Ce qui constitue un handicap majeur dans leurs activités », a précisé M. Mutwa. Ce dernier a terminé tout en informant que c’est pour cette raison que le CNFE a toujours besoin des experts pour un appui technique en rapport avec la catégorisation des mesures de l’AFE.

Avit Ndayiragije

 

ENTRETIEN> La valeur ajoutée du projet « Development of an inclusive religious elementary curriculum »

Elle tient au développement socio-économique

0000azcdfLe projet «  Development of an inclusive religious elementary curriculum » a été initié par l’Alliance des imams du Corridor nord pour le développement humanitaire (AICNDH) en faveur de la communauté islamique du Burundi. La compréhension de la  liberté de religion est socle de son développement. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du journal « Le Renouveau » a mené, le mardi 28 janvier 2020, avec le président et représentant légal de l’AICNDH, Imam Elie Khalfan Bukuru.


Le président et représentant légal de l’AICNDH  a  indiqué que le projet «  Development of an inclusive religious elementary curriculum » sera automatiquement centré sur les objectifs du développement durable du millénaire (ODD). M. Bukuru a ajouté que la compréhension de la  liberté de religion pour les enfants musulmans constitue d’abord leur développement humain mais également leur développement social au niveau de la communauté islamique du Burundi en particulier et celui du pays en général.M. Bukuru a fait savoir que ce projet sera confectionné sous forme de bandes dessinés et vidéos axées sur les ODD. « Depuis l’implantation de l’Islam au Burundi, on n’avait  pas  de  programme  spécifique pour l’enseignement du Coran », a souligné M. Bukuru.  Selon lui, l’élaboration de ce programme élémentaire religieux inclusif aura une valeur ajoutée pour le développement de la communauté islamique du Burundi, en premier lieu parce qu’ils auront un outil beaucoup plus indispensable dans la dispense de différents enseignements coraniques favorisant le développement social, inclusif et participatif. 

Le président et représentant légal de l’AICNDH a cité à titre d’exemple la liberté de religion qui est aussi un pilier aussi plus prépondérant dans le développement du pays, l’enseignement de l’entrepreneuriat pour les jeunes parce que ce projet sera suivi par les jeunes de la communauté islamique du Burundi dont l’âge est compris entre 5 et 12 ans. « Ces enfants, qui incarneront cette volonté d’auto-développement, auront une mission plus spécifique parce que quand les jeunes s’auto-développent, cela implique que cet auto-développement revient à la communauté islamique du Burundi et au pays », a-t-il dit. Selon M. Bukuru, ce curriculum aidera les jeunes à avoir l’idée de base d’apprendre l’entrepreneuriat parce qu’il y aura des bandes dessinées et vidéos y relatives. « Si toute la jeunesse musulmane burundaise se dote de cette capacité de créer ses propres entreprises ou emplois sans ses difficultés,  le Burundi pourra se développer et plus particulièrement la communauté islamique du Burundi qui reste en arrière en matière de la création des coopératives. Ce curriculum aidera les musulmans à avoir une autre vision différente de la vision ancienne », a-t-il conclu.

Ezéchiel Misigaro

 

Ministere en charge de l’AGRICULTURE> Filière café

Etat des lieux de la campagne café 2019-2020 et préparatifs de la campagne 2020-2021

Le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo-Guide Rurema a tenu le mercredi 29 janvier 2020  à son cabinet, un point de presse sur l’évaluation de la campagne café 2019-2020 et les préparatifs de la campagne 2020-2021. Il a informé que les sociétés Cenac, Sogestal, Intercafé et Sodeco n’ont pas honoré les engagement. Le gouvernement leur demande de remettre tout le matériel de l’Etat au nouvel organe ODECA.


Le gouvernement du Burundi  à travers le MEAE est toujours préoccupé par le développement durable de la filière café, une filière qui contribue considérablement au développement du pays.Selon le ministre Rurema, le café apporte à lui seul plus de 60% de devises issues des exportations. Il est l’une des cultures pratiquées essentiellement par les producteurs et leurs revenus dépendent en grande partie de cette culture. Il a rappelé qu’ils sont en train de finaliser la campagne café 2019-2020 qui, normalement prend fin le 31 mars 2020. C’est une campagne café qui a connu une faible production soit 47 845,6 tonnes de café cerise sur une prévision de 75 928,6 tonnes.
Certaines sociétés n’ont pas honoré les engagementsLe ministre Rurema a indiqué que certaines sociétés n’ont pas honoré leurs engagements.  Cette décision de remettre le matériel a été prise  parce qu’il s’est remarqué qu’il y a certains exportateurs qui ne rapatrient pas les devises arguant que les acheteurs n’ont pas encore payé le café vert exporté. Il a promis qu’ils vont inventorier ces sociétés ou individus afin de ne plus les autoriser à acheter le café du Burundi. Le fait que ces sociétés ne respectent plus les délais prévus, les banques n’ont plus confiance pour leur octroyer des crédits. Le gouvernement du Burundi a pris l’initiative louable d’accorder l’aval aux crédits consentis aux sociétés privées, coopératives et Sogestal impliqués dans la campagne café 2019-2020. Pour la prochaine campagne café c’est-à-dire 2020-2021, Déo-Guide Rurema a annoncé que les préparatifs vont bon train et se font en tenant compte de la nouvelle stratégie de redressement, de redynamisation et de pérennisation de la filière café et son plan d’action adoptés par le Conseil des ministres du 1er novembre et 11 décembre 2019. La stratégie et son plan d’action adoptés visent le réengagement de l’Etat sur tous les maillons de la chaîne de valeur y compris la commercialisation, précise-t-il.

Une nouvelle organisation dans la filière café

Le décret n°100/001 du 7 janvier 2020 portant création, mission, organisation et fonctionnement de l’Office pour le développement du café du Burundi (Odeca), et le décret n°100/002 du 7 janvier 2020 portant révision du décret n°100/012 du 14 janvier 2005 portant réforme de la filière café, ont été signés en remplacement du cadre Légal qui instituait la politique de désengagement de l’Etat dans la filière café et ses organes mis en œuvre (les Sogestal, Sodeco, Arfic, Intercafé et autres). Le ministre a précisé que Odeca va s’occuper de toutes les activités qui étaient confiées  à ces sociétés issues de la politique de désengagement de l’Etat dans la filière café. Le ministre en charge de l’agriculture a demandé à ces sociétés de remettre au nouvel organe  le matériel mobilier, immobilier et roulant, les stocks des intrants et autres outils liés à l’encadrement afin de faciliter l’exécution des activités de la filière. Il a interpellé en outre les acteurs de la filière café, les directeurs des bureaux provinciaux de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, les forces de l’ordre, les autorités administratives et les instances judiciaires de faire respecter la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie de redynamisation de la filière café.

Aline Nshimirimana

 

MINISTERE DU COMMERCE> Atelier national

Pour la mise  œuvre d’un Accord sur la facilitation des échanges au Burundi

000APLMPOIOLe ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme en collaboration avec la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), Trade Mark East Africa et le Secrétariat général de la CEA a organisé, le mardi 28 janvier 2020, à l’endroit de tous les membres du Comité national de facilitation des échanges, un atelier national pour la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges au Burundi.

Dans son discours d’ouverture, Chrysologue Mutwa, directeur générale du Commerce au ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme, en même temps président du Comité national sur la facilitation des échanges au Burundi (CNFE Burundi), a d’abord rappelé  que l’accord sur la facilitation des échanges  a été conclu entre les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) lors de la 9ème conférence  ministérielle qui s’est tenue du 3 au 7 décembre 2013,  à  Bali  en  Indonésie. M. Mutwa a ensuite indiqué que cet accord vise l’accélération  du mouvement, la main levée et le dédouanement des marchandises, y compris les marchandises en transit. M. Mutwa a ajouté que les mesures contenues dans cet accord contribueront à l’amélioration de la transparence, à limiter  la corruption par la réduction du temps et des coûts des opérations d’importation, d’exportation ou de transit à travers nos pays. « En général, cet accord offre  des possibilités de participer  aux chaînes de valeur mondiale », a précisé M. Mutwa.« Favoriser la compétitivité de nos entreprises par la baisse des coûts globaux »Le président du CNFE –Burundi a poursuivi son discours en informant qu’une étude qui a été réalisée sur l’impact de  cet accord, montre que ce dernier va également contribuer  au relèvement des économies  des pays membres de l’OMC. 

« Cet  accord constitue un facteur pour favoriser la compétitivité de nos entreprises suite à la baisse des coûts globaux du commerce, ayant pour résultats la croissance et la prospérité économique de nos pays », a souligné M. Mutwa. Ce dernier a en plus précisé que la mise en application des mesures de cet accord permettra aux pays membres de l’OMC en général et aux pays moins avancés  en particulier d’être plus attractifs  et d’offrir  aux consommateurs des prix plus bas des produits de meilleure qualité. Au cours de cet atelier, M. Mutwa a  informé que les participants auront l’occasion de réviser et finaliser la catégorisation  des mesures de cet accord afin de les notifier avant la fin du mois de février de cette année.L’OMC s’engage à accompagner le Burundi dans la mise en œuvre de cet accordQuant à Céline Bacrot, expert en facilitation des échanges à la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, elle a  félicité le gouvernement du Burundi pour les efforts qu’il a engagés dans la ratification de l’accord sur le commerce.  « Et c’est l’une des mesures prises dans le but de travailler dans la transparence  afin de donner plus d’opportunités aux importateurs et exportateurs »,  a-t-elle apprécié.  Pour terminer, M. Bacrot  a promis que l’OMC ne ménagera aucun effort pour continuer à accompagner le gouvernement du Burundi à travers le ministère de tutelle dans la mise en  œuvre de cet accord.

Avit Ndayiragije

 
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