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Economie, Sciences, Education/formation

EDUCATION> Plan sectoriel pour le développement de l’éducation et de formation

Les avancées dans la mise en oeuvre sont significatives

 

DSC 1658La mise en œuvre du Plan sectoriel pour le développement de l’éducation et de formation (PSDEF) pour la réforme éducative au Burundi a connu des avancées significatives. Cela ressort de l’interview que la directrice du Bureau de la planification et des statistiques de l’éducation au ministère de l’Education, Neema Ndayishimiye, a accordée à la presse lors de la Revue conjointe de l’éducation du mardi 25 juillet 2017.

 

Mme Ndayishimiye a informé que les avancées au niveau de l’accès, de la parité genre ou régional dans l’enseignement fondamental sont significatives. Et de dire que pour les enfants de 6 à 7 ans et ceux qui dépassent l’âge de commencer l’école, le taux de scolarisation devance 70%. Au niveau de l’achèvement des 3 premiers cycles du fondamental, le taux dépassait 70% en 2014 contre un taux inférieur à 50% en 2010.
Mme Ndayishimiye a ajouté que le taux de réussite des filles au concours national à la 9e fondamentale pour les deux précédentes promotions s’est nettement amélioré par rapport à la période où on le passait au niveau de la 6e primaire. Selon elle, la parité de réussite entre les filles et les garçons s’est améliorée plus au secondaire qu’au supérieur dans les établissements publics tandis qu’elle est acquise dans les établissements privés. Le taux de redoublement a chuté de 30% en 2010 à 22% actuellement. Mais un pas reste à franchir parce que ce taux est de 10% dans les pays de l’EAC et de l’Afrique subsaharienne.
Néanmoins, Mme Ndayishimiye a déploré le taux de réussite de moins de 50% pour les examens de fin des cycles. C’était le cas de la 6e primaire et c’est le cas actuellement de la 9e et de la fin des humanités générales. Elle a dit qu’il y a un problème soit au niveau d’apprentissage soit au niveau du système d’évaluations.
Mme Ndayishimiye a indiqué que le ministère en charge de l’éducation travaille sur la base d’un document qui renferme les principales politiques éducatives qui ont été définies en 2012 en collaboration avec tous les acteurs du secteur de l’éducation. C’est un document qui montre principalement que les efforts devraient être focalisés sur le développement de l’enseignement fondamental sans oublier d’autres niveaux d’enseignement.
Mme Ndayishimiye a fait savoir que les préoccupations au niveau du fondamental découlent des différents engagements pris au niveau des forums internationaux sur l’éducation respectivement tenus en 1990 et en 2000. Dans ces derniers, a-t-elle dit, les pays s’étaient engagés à assurer un enseignement primaire universel à tous les enfants indépendamment de leur sexe, de leur origine, des difficultés rencontrées, de leur milieu de vie. En 2012, a-t-elle signalé, il y a eu la mise en place du Plan sectoriel pour le développement de l’éducation et de la formation (PSDEF) sur base de ces engagements et d’analyse sectorielle que le ministère a menée. Et cela, afin de comprendre l’état d’avancement par rapport aux objectifs fixés, aux difficultées rencontrés mais aussi de déterminer avec tous les acteurs les perspectives.
Mme Ndayishimiye a signifié que le Plan sectoriel se fixait des objectifs pour 2020 dont l’allongement de la durée de 6 à 9 ans de l’enseignement de base dit enseignement fondamental. A ce niveau, il fallait que tous les enfants puissent aller à l’école et terminer au minimum le fondamental sans distinction de sexe ni d’origine. Selon elle, l’autre objectif était d’améliorer les acquis scolaires parce que le taux de redoublement élevé était à l’origine l’abandon scolaire, étant donné que la plupart des parents burundais sont analphabètes et ne comprennent pas assez l’importance de l’école. D’autres actions à mener concernent notamment l’ouverture à l’enseignement post fondamental et supérieur à chances égales pour les filles et garçons sans distinction régionale.

Ezéchiel Misigaro

 

Muyinga-Karusi-Gitega-Mwaro > Le café burundais

Il a déjà gagné Cup of Excellence grâce à sa saveur inestimable

 

Le café du Burundi est parmi les premiers cafés de haute qualité. Grâce à sa saveur inestimable, il a remporté Cup of Excellence 2012 qui est un processus de sélection le plus sévère pour un café exemplaire de qualité, 4 coupes et beaucoup de certificats, a annoncé Samuel Nibitanga, administrateur directeur général de la Sogestal Kirimiro, dans l’entretien avec la rédaction du département de la Documentation des Publications de presse burundaise « PPB » lors de notre visite du 19 au 25 juin 2017 dans quatre provinces à savoir Muyinga, Karusi, Gitega et Mwaro.

 

Alliance for Coffee Excellence «ACE » est une organisation mondiale à but non lucratif basée aux Etats-Unis qui fait progresser l’excellence dans le café à travers son concours Cup of Excellence.

Il aura lieu dans dix pays

Pour cette année 2017, Cup of Excellence aura lieu dans dix pays. C’est une compétition annuelle des cafés de haute qualité provenant de dix pays. Elle donne des prix les plus prestigieux aux pays qui ont remporté la victoire. Des milliers de cafés qui proviennent du monde entier sont soumis à l’examen des experts au cours d’un processus de trois semaines, a précisé Samuel Nibitanga, administrateur directeur général de la Sogestal Kirimiro.
Au Burundi, Cup of Excellence a eu lieu en province de Ngozi et a commencé le lundi 17 juillet 2017 par la présélection du 17 au 21 juillet 2017. Un jury national d’environ 12 membres était fixé du 24 au 28 juillet 2017, et le jury international composé de 20 à 25 membres a été fixé du 31 juillet au 4 août 2017. La vente aux enchères en ligne en direct se tiendra le 28 septembre 2017.

Le Burundi a remporté Cup of Excellence 2012

La station de lavage Mahonda, a remporté Cup of Excellence 2012. Elle a eu 90 % parce qu’elle a un café de bonne qualité. Jusqu’aujourd’hui, la station a une clientèle internationale. Beaucoup d’acheteurs mondiaux ont visité la station de lavage Mahonda. C’est un grand honneur pour la station et pour le pays, a mentionné Samuel Nibitanga.
Le site com.revues.org indique que le contact entre le café et le Burundi s’est effectué au début des années 1920, mais son extension a été effective en 1950. Cette nouvelle culture d’exportation allait mobiliser tout le pays, en commençant par la population « indigène ».

Une mise en vente en ligne le 15 septembre 2017

Selon les informations tirées sur le site web www.allianceforcoffeeexcellence, en 2017, Cup of Excellence aura lieu au Brésil, au Burundi, en Colombie, au Salvador, au Costa Rica, au Honduras, au Guatemala, au Mexique, au Nicaragua, et un programme pilote au Pérou du 11 au 15 septembre 2017.
Pour l’année 2017, les lots des cafés gagnants auront marqué 86 points et plus à chaque fois par le jury national et le jury international de la Cup of Excellence. Chaque membre du jury goûte à chaque échantillon entrant dans le processus de compétition. Les cafés gagnants seront mis en vente aux enchères en ligne à partir du 15 Septembre 2017.

Quatre coupes et beaucoup de certificat déjà remportés par le café burundais

Le café burundais a participé dans beaucoup de compétitions internationales et a déjà gagné pas mal de coupes primé par « East African Fine Coffees Association (EAFCA) notamment en 2006, en 2007, en 2008 où le Burundi a reçu la première et la deuxième place, a informé Samuel Nibitanga. La Sogestal Kirimiro enregistre les caféiculteurs qui ont produit le café de bonne qualité avec les quantités apportées et si à la fin le café remporte le prix, on donne une prime aux caféiculteurs enregistrés suivant le prorata de la quantité du café.

Le meilleur café au niveau mondial

Le café du Burundi occupe une place de choix dans le concert des nations. Il est le meilleur et est compétitif au niveau mondial, a indiqué Audace Nizigiyimana, coordinateur technique à la fédération des caféiculteurs « Terintambwe » en province de Muyinga qui a environ 28 000 000 plants de caféiers. Les grands producteurs du café témoignent qu’un kilo du café burundais torréfié améliore le goût et la qualité de cent kilos des cafés des autres pays producteurs, notre café étant le meilleur, s’est-il réjoui.
En 2016, le café du Burundi a remporté la 13e place, mais on espère que le projet du gouvernement avec le soutien de la Banque mondiale sur 6 ans pour augmenter et améliorer la quantité et la qualité du café burundais permettra au café du Burundi d’avancer de place, a espéré Audace Nizigiyimana.
Toujours en 2016, on a reculé de place parce qu’il y a eu un changement climatique notamment « EL Niño » qui a entraîné une sécheresse prolongée, et les caféiers ont manqué de fertilisants pour être rémunérateurs, a-t-il ajouté.
François Ninteretse, Directeur provincial de l’agriculture et de l’élevage (DPAE) en province de Mwaro dit que la qualité et le goût du café dépendent du sol et de l’altitude à laquelle le café est cultivé et aussi de son lieu d’origine. La production est grande quand les caféiculteurs suivent leurs caféiers à partir de la pépinière, au stade de l’installation dans les champs, et quand ils entretiennent les caféiers jusqu’à la récolte, a-t-il précisé. Il a ajouté que si l’Etat augmente aux producteurs le prix par kilo, les caféiculteurs seront motivés pour bien entretenir les caféiers parce qu’ils en tireront profit.

Une très bonne récolte pour cette campagne café 2016-2017

Une bonne récolte cette année par rapport aux deux dernières années se remarque dans toute la province, a indiqué Aline Manirabarusha, gouverneur de la province de Muyinga. Toutefois, on ne peut pas préciser les quantités que les caféiculteurs ont récoltées. Par ailleurs la province de Muyinga est parmi les grands producteurs du café au Burundi, a-t-elle ajouté. Elle signale qu’elle ne peut pas estimer les recettes en devises issues du café antérieurement, car c’est l’Arfic (Autorité de régulation de la filière café au Burundi) qui se charge de la vente du café au niveau international.
Calinie Mbarushimana, gouverneur de la province de Karusi précise qu’elle donne le bon exemple à la population qu’elle dirige en plantant des caféiers et en entretenant bien ses plantations. Elle est convaincue que sa province aura une grande production de café pour cette campagne café en cours.
Jean-Marie Nyakarerwa, gouverneur de la province de Mwaro indique qu’il ne peut pas préciser exactement le nombre de tonnes récoltées pour cette campagne café, mais il a l’espoir que la production est très bonne. Il ajoute aussi que les caféiculteurs réclament plus pour être motivés à planter beaucoup de caféiers. L’autorité provinciale fait tout pour que les agriculteurs s’intéressent beaucoup à la culture du café, parce que le café est le moteur du développement du pays, a-t-il mentionné.
Denis Nibigira, ingénieur agronome, chef de service production végétale à la Direction provinciale de l’agriculture et de l’élevage ( DPAE) de Gitega, souligne que pour avoir un café de qualité et en grande quantité, il faut que les caféiculteurs entretiennent leurs caféiers en enlevant les vieilles branches improductives, en remplaçant les vieux plants par les nouveaux plants préparés en pépinières, sans oublier le taillage et le paillage des caféiers.
Gustave Majambere, DPAE Karusi dit que le café du Burundi a une place importante pour notre pays depuis l’époque coloniale où on a introduit cette culture d’exportation. On sensibilise ainsi la population de produire beaucoup pour le développement de leur ménage et de l’économie de notre pays.

La Sogestal Kirimiro espère produire 7 500 tonnes lors de la Campagne café 2016-2017

Les deux dernières années, la quantité du café cerise produite était respectivement de 10 tonnes en 2015 et de 6 tonnes en 2016. Pour la campagne café qui est en cours, on espère produire 7 500 tonnes, a précisé Samuel Nibitanga.
Les caféiculteurs n’ont pas de moyens pour l’entretien de leur café. Ce qui explique la faible quantité du café dans cette province, a signalé le gouverneur de la province de Muyinga Aline Manirabarusha.
Quant au gouverneur de Karusi, Calinie Mbarushimana, le changement climatique et le manque de matériel sont les causes majeures de la faible quantité produite dans cette province.
Malgré sa quantité insuffisante, la qualité du café du Burundi est compétitive sur le marché international, a mentionné Jean-Marie Nyakarerwa, gouverneur de la province de Mwaro.

Le café du Burundi génère des recettes en devises

Les informations se trouvant dans un rapport fondé sur les résultats de deux ateliers sur la stratégie de relance de la filière café publiées en janvier 2015 sur cnacburundi.org, montrent que le café au Burundi est le principal produit agricole d’exportation. La production du café est essentiellement une activité de petits exploitants sur une zone de production d’environ 70 000 hectares. Cette zone est couverte d’environ 122 millions de caféiers, avec une tendance de diminution. Les variétés cultivées sont essentiellement l’arabica bien que le robusta existe également en faible quantité.
Au Burundi, le café représente environ 60 à 70 % de la valeur des exportations totales. Au cours des trois décennies, il a généré 40 à 50 millions de dollars par an. La filière café assure un revenu direct à 600 000 ménages d’agriculteurs soutenant ainsi les moyens de subsistance de quelque 3,6 millions de personnes, soit plus du tiers de la population rurale de notre pays.
Le coût global de la stratégie est estimé à 81,2 millions de dollars US sur la période 2015-2021. Sa mise en œuvre permettra de doubler la production et ainsi augmenter drastiquement les recettes d’exportation provenant de la filière. L’augmentation anticipée des exportations est estimée à plus de 60 millions de dollars annuellement sur la base des prix de marché actuels, en période de croisière après 2021 lorsque les effets des programmes de relance auront eu leur plein impact sur les quantités produites et de l’augmentation de la qualité. Une fraction accrue de ces recettes (cible de 65%) sera redistribuée aux producteurs de café. Ce qui correspondra à plus du double des revenus de café actuels des 600 000 petits planteurs, contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté et à la création d’une capacité durable de croissance auto-générée de la filière café.

Les barrières à la production du café ne manquent pas

Aline Manirabaruta, gouverneur de la province de Muyinga informe que les barrières à la production du café ne manquent pas. Le changement climatique est parmi les grandes barrières à la production du café en grande quantité dans sa province.
Calinie Mbarushimana, gouverneur de la province de Karusi indique également que la grêle tombée dans pas mal de communes de sa province a été la cause majeure de la faible production du café. Elle ajoute que le manque de fertilisants est aussi un obstacle à la production du café aux caféiculteurs.
Jean-Marie Nyakarerwa, gouverneur de la province de Mwaro signale que la démographie galopante de la population est le grand handicap pour que la production nationale de café s’améliore parce que certains caféiculteurs ont une grande famille et préfèrent cultiver d’autres cultures pour faire survivre leurs ménages.
Gustave Majambere, DPAE Karusi, souligne que le replacement des plantations des caféiers est nécessaire pour la bonne production et si l’encadrement des caféiculteurs ne revient pas aux DPAE, la production sera insuffisante. La population aussi ne veut pas comprendre que l’association des caféiers et d’autres cultures peut améliorer la production, souligne-t-il.
François Ninteretse DPAE Mwaro, signale que les prix insignifiants accordés aux caféiculteurs sont décourageants pour entretenir pleinement leurs caféiers. Aussi il y a un manque de matériel de paillage de leur café et cela freine la grande production.

La deuxième paie des caféiculteurs fixée avant le 31 août 2017

La deuxième paie des caféiculteurs pour la campagne café 2016-2017 est fixée avant le 31 du mois d’août comme le président de la République le demande afin que les caféiculteurs puissent se procurer du matériel scolaire. On a clôturé la 1ère paie des caféiculteurs le 20 juin 2017, le prix par kilo du café cerise étant de 500 FBu comme le président de la République l’a exigé. Les autorités des provinces visitées précisent qu’il n’y a pas de fuite du café vers les pays voisins ou limitrophes Elles y veillent, en collaboration avec la population et les autres partenaires de leur province

Pour la campagne café 2017-2018, les caféiculteurs espèrent un prix plus motivant

Les caféiculteurs espèrent que le prix fixé du café par kilo va s’améliorer jusqu'à 1 000 FBu pour la prochaine campagne café. Par exemple, « j’ai 1 500 caféiers et je manque d’engrais chimique MPK qui est aujourd’hui à 27 500 FBu par sac, pour 10 caféiers », nous a indiqué Emmanuel Sindikubwayo, un caféiculteur de la zone Muragano, colline Ntamba, commune Muyinga de la province de Muyinga.
Il a ajouté que le café joue un grand rôle dans l’économie familiale. Il y gagne beaucoup par exemple pour le paiement des frais universitaires (360 000 FBu par trimestre) pour son fils qui fréquente une université privée de Bujumbura.
Cyprien Ndimurwanko, de la zone Gatovu, commune Muyinga, province de Muyinga, est le grand producteur du café dans cette zone. Il précise qu’il a dix plantations de caféiers. Pour la première tranche de cette campagne café, il a produit 3 533 kg et a eu 1 766 500 FBu lors de la 1ère paie. Il demande au gouvernement et à la Confédération nationale du café du Burundi (Cnac) de relever le prix par kilo des caféiculteurs afin que ces derniers soient davantage motivés pour produire plus.
Cyprien Ndimurwanko conseille aux cultivateurs de planter beaucoup de caféiers pour produire plus, parce qu’il s’est déjà construit trois maisons et projette de se construire une autre maison au centre-ville de la province de Muyinga des ventes de son café. « Je ne peux pas compter le nombre de terrains que j’ai déjà achetés grâce à l’argent provenant de la production du café », a-t-il déclaré.
Clémentine Nyahoza
Département de la Documentation

 

ISTEEBU> Validation du plan d’action de la feuille de route

Mobiliser les investissements en faveur de la Jeunesse

 

DSC 0164L’Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi (Isteebu) a organisé, en collaboration avec l’UNFPA Burundi le mardi 1er août 2017, un atelier de validation du plan d’action de la feuille de route pour tirer profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse au Burundi. Les cérémonies ont été rehaussées par la présence de l’assistant du ministre à la Présidence chargé de la bonne gouvernance et du plan, Jean Bosco Ntahimpera.

 

Le Coordinateur de l’UNFPA au Burundi, Kacou Pierre Konan a informé que cette Feuille de route traduit l'engagement et la détermination des leaders du continent à entreprendre des actions devant permettre de tirer profit du potentiel dont la jeunesse africaine est porteuse.
Il a ajouté que les décideurs politiques, les opérateurs économiques et autres investisseurs, doivent désormais faire preuve d’imagination pour prendre les décisions qui s’imposent, et mobiliser les investissements nécessaires en faveur de la jeunesse.
M. Ntahimpera a informé, dans son allocution, que l’objectif de cet atelier est de permettre aux participants d’échanger sur le plan d’actions de la feuille de route pour capturer le dividende démographique que les experts ont préparé, de le valider et de le mettre enfin en œuvre .
Et de dire que la dimension démographique a été privilégiée pour intégrer dans tous les programmes de développement afin de renforcer le lien entre le changement de la structure par âge de la population et pouvoir stimuler la croissance et le développement économique.
Il a ajouté que pour réaliser l’investissement dans la jeunesse, l’entrepreneuriat et l’emploi, l’éducation et le développement des compétences, la santé et le bien-être ainsi que les droits, la gouvernance et l’autonomisation restent quatre piliers identifiés et retenus.
L’assistant du ministre a indiqué que c’est sur ces quatre piliers retenus par l’Union africaine et qui ont adapté et contextualisé au cadre national que le Plan d’actions de la feuille de route a été bâti en vue de guider l’action du gouvernement et de ses partenaires au développement à mieux capter les retombées du dividende démographique et pouvoir l’émergence du Burundi.
M. Ntahimpera a signalé que les changements démographiques en cours pourraient appuyer aux efforts de développement du continent africain en général et du Burundi en particulier en créant des conditions propices à l’épargne, à l’investissement productif et à l’amélioration du capital humain.
Ezéchiel Misigaro
Marcel Bigirimana (Stagiaire)

 

PROVINCE DE CIBITOKE> Descente du président de la République

Inauguration des différentes réalisations et distribution de vivres aux personnes vulnérables

 

Le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a effectué, le samedi 29 juillet 2017, une descente dans la province de Cibitoke, particulièrement dans les communes Mugina, Rugombo et Buganda. Au cours de cette descente, le président de la République a inauguré deux écoles des métiers et l’Hôpital de Cibitoke. Il a également distribué des vivres aux personnes vulnérables et a participé aux travaux de pavement des échoppes du marché moderne de Buganda.

 

Dans la commune Mugina, Pierre Nkurunziza a inauguré l’école des métiers sur la colline de Rugendo. Il a en outre distribué deux tonnes et demi de riz à deux cent-cinquante ménages vulnérables. Dans la commune Rugombo, le chef de l’Etat s’est rendu dans la zone de Kiramira où il a inauguré l’école des métiers de Ruvumera et distribué du riz à deux cent-cinquante ménages vulnérables.
Le président de la République a ensuite inauguré le bloc de la maternité de l’Hôpital de Cibitoke, en commune de Rugombo, qui a la capacité d’accueil de quarante-quatre lits. Cet hôpital comprend, en plus de la maternité, le bloc de la chirurgie, deux blocs de pédiatrie et une salle de réunion.

Mélange de ciment pour le pavement des échoppes du marché moderne de Buganda

Pierre Nkurunziza s’est joint à la population de la commune Buganda pour les travaux de développement communautaire au cours desquels il a mélangé le ciment pour le pavement des échoppes de ce marché moderne de Buganda. La population a répondu nombreuse auxdits travaux, de même que les honorables députés et sénateurs ainsi que les natifs de la province de Cibitoke. Il a ensuite distribué du riz à des ménages vulnérables.
Après ces travaux, le gouverneur de la province de Cibitoke, Joseph Iteriteka, a indiqué, dans son mot d’accueil, que la population cohabite en paix. Ce qui permet, a-t-il ajouté, à la population de s’atteler aux projets de développement.
Joseph Iteriteka a remercié le chef de l’Etat pour sa participation et sa contribution aux différents travaux communautaires réalisés dans cette province de Cibitoke mais également pour ses sages conseils. Il lui a, pour cela remis, à titre de remerciement, un cadeau composé de trois vaches (ya Bumwe, ya Bikorwa, ya Majambere) et des paniers remplis de produits vivriers.

Le Burundi n’est pas pauvre, il est riche et béni par l’Eternel Dieu

Le chef de l’Etat, prenant la parole, a d’abord félicité la population de la province de Cibitoke pour les différentes réalisations qui cadrent avec le développement. Il a classé cette province de Cibitoke à la quatrième place en rapport avec les réalisations issues des travaux communautaires. La construction de ce marché moderne et du stade de Buganda, a-t-il dit, est une preuve de la participation de la population aux travaux de développement communautaires .
Il est temps, a souligné le chef de l’Etat, de récupérer le temps que nous avons perdu pendant la période de crise que notre pays a connue. « L’avenir est meilleur, il suffit de se mettre au travail ». Le Burundi n’est pas pauvre comme le disent certaines personnes, c’est un pays riche et béni par Dieu, a indiqué le chef de l’Etat. « Nous avons de l’eau propre, le lac qui nous donne des bons poissons, les fruits délicieux comme les petites bananes, les mandarines, les oranges, les papayes, etc.
Le président Nkurunziza a enfin remercié la population de Cibitoke pour le cadeau qui lui a été offert, lequel, selon lui, est un signe d’amour envers sa famille. Il a promis de retourner dans un bref délai dans la province de Cibitoke et de donner sa contribution pour installer les toitures sur les échoppes du marché moderne de Buganda.

KAZADI MWILAMBWE

 
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