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Economie, Sciences, Education/formation

MINEAGRIE> Atelier de mise en place d’un outil de collecte de données et d’un réseau national d’information

Sur les statistiques environnementales et agricoles

 

IMG 20181010 105458 1Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage (Mineagrie) organise, du 10 au 11 octobre 2018, un atelier de mise en place d’un outil de collecte de données administratives et d’un réseau national d’information sur les statistiques environnementales et agricoles. Cet atelier est organisé dans le cadre de la Semaine dédiée à l’alimentation sous le thème : « Agir pour l’avenir ; la faim zéro en 2030, c’est possible». Il a pour objectif d’éviter la diffusion des statistiques contradictoires. 

 

Dans son allocution, l’assistant du ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Emmanuel Ndorimana, a informé que, dans le temps, il était difficile d’avoir des informations fondées sur des bases scientifiques à propos du secteur environnemental et agricole. Selon lui, un pas a été franchi en 2012 en mettant en place l’Enquête nationale agricole du Burundi (Enab) qui est toujours opérationnelle. Mais malheureusement, a déploré M. Ndorimana, cette enquête ne couvre pas toutes les statistiques telles que le souhaitent les utilisateurs nationaux et internationaux. Et de dire que cela a fait que certains utilisateurs ont été amenés à produire eux-mêmes leurs propres données statistiques ; cette pratique conduit aux spéculations et ternit l’image du pays.L’assistant du ministre de l’Environnement a indiqué qu’actuellement, le Burundi doit produire des comptes nationaux trimestriels pour se conformer aux autres pays de la Communauté de l’Afrique de l’est (CAE), vue la part importante du secteur agricole dans le PIB (produit intérieur brut). Pour lui, il revient au Burundi de renseigner ses statistiques environnementales et agricoles dans plusieurs institutions internationales pour l’évaluation de certains programmes et plans nationaux internationaux. M. Ndorimana a fait savoir que la collecte, le traitement et la diffusion doivent respecter un format standard et harmonisé ainsi que les délais et la périodicité.M. Ndorimana a signalé que depuis le début de l’année 2018, plusieurs activités ont été réalisées pour atteindre l’objectif de couvrir toutes les statistiques environnementales et agricoles. C’est notamment les smartphones pour la conduite de l’Enab et la conception des fiches adaptées au format international pour la collecte des données, afin de  compléter les données issues de l’Enab. La formation sur l’utilisation des smartphones à l’endroit des enquêteurs est en cours. Après cet atelier, il est prévu une distribution à ces derniers du matériel moderne de collecte constitué de smartphones, des balances à suspendre et des cordes pour la pose des carrés de rendement.

Ezéchiel Misigaro

 

MiNEAGRIE > Lancement de la Semaine dédiée à l’alimentation

Le système d’irrigation, la clé d’un bel avenir pour la population burundaise

 

DSC 0339 1A l’occasion du lancement de la Semaine dédiée à l’alimentation, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema, a effectué, le mardi 9 octobre 2018, une descente sur les collines Kibande et Gasunu de la zone Kiriba, commune Giheta, en province de Gitega. C’était pour se rendre compte des effets du système d’irrigation qui y est pratiqué au cours de la saison sèche.   

 

Au cours de cette descente, le ministre Rurema et sa délégation on constaté que ce système d’irrigation a donné un bon rendement de tomates, d’oignons, de maïs, etc. Après cette visite, quelques discours ont été prononcés. Dans son mot de bienvenue, le gouverneur de la province de Gitega, Venant Manirambona, s’est réjoui du fait que la population de sa province a déjà changé de mentalité, mettant en application les conseils qui leur sont toujours prodigués par les administratifs, surtout en ce qui concerne la pratique du système d’irrigation des champs pendant la saison non-pluvieuse. Selon lui, suite à ce système,  il n’ y’a pas de doute que, dans les jours à venir, on ne va plus parler de faim ou de problèmes d’alimentation dans cette province car la production sera très bonne. 

Félicitations aux agri-éleveurs

Dans son allocution, le ministre Deo Guide Rurema s’est réjoui du fait que cette semaine intervient au moment où la population a changé de mentalité et qu’elle a travaillé dans le but d’augmenter la production. La bonne production enregistrée a été à la base de la baisse des prix de certains produits agricoles au marché. Il a ainsi félicité les agriculteurs de cette localité pour avoir adopté ce système, tout en indiquant que l’avenir est meilleur car ce qu’on a constaté sur terrain est encourageant, car on voit bien d’où on vient et où on va. Dans la mesure où l’agriculture est la base de la survie de la population et est le pilier économique du pays, le ministre     Rurema a indiqué que le gouvernement, par le biais du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, ne ménagera aucun effort pour aider les agri-éleveurs à augmenter davantage la production et à lutter contre la faim, la pauvreté et la malnutrition.Selon lui, même si le gouvernement s’est engagé à appuyer les agri-éleveurs, le changement climatique est un des défis majeurs qui hante le secteur de l’agri-élevage au Burundi. C’est un problème qui menace aussi  non seulement l’Afrique mais aussi le monde entier.  « C’est dans cette optique que le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage est en train de tout faire pour faire face à ce problème afin de permettre aux agri-éleveurs de cultiver et d’avoir une bonne production». 

Profiter de la saison pluvieuse qui s’annonce

Avant de clore son allocution, le ministre Rurema a invité la population burundaise à adopter ce système d’irrigation, car c’est la clé d’un bel avenir sans faim, ni pauvreté, ni malnutrition. Avec la saison culturale A en cours, il a demandé aux agri-éleveurs de semer les semences sélectionnées, d’utiliser les engrais chimiques mélangés avec du fumier et de protéger leurs champs contre l’érosion. « En cas de maladie ou d’insectes ravageurs, il faut le signaler à temps aux responsables agricoles pour qu’ils puissent intervenir à temps dans le but d’avoir une bonne production». En définitive, le monde entier célèbre la Journée mondiale de l’alimentation chaque année le 16 Octobre. Cette année, elle sera célébrée sous le thème « Agir pour l’avenir, la faim zéro en 2030, c’est possible ». 
Astère Nduwamungu

 

MESRS> Atelier de restitution des résultats de l’évaluation des institutions d’enseignement supérieur privées

Trentre-trois IES ont été visitées et évaluées

 

DSC04666 1Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a organisé, le mardi 9 octobre 2018, au centre professionnel de Kigobe, un atelier de restitution des résultats  de l’évaluation institutionnelle des institutions d’enseignement supérieur (IES). Cet atelier a pour objectif de présenter l’état des lieux et d’apprécier le pas franchi par les IES privées autorisées par rapport aux normes auxquelles elles sont instututionnellement assujeties. Cette évalutaion a eu lieu du 23 septembre  au 3 octobre 2018. 

 

Le ministre Gaspard Banyankimbona, dans son discours d’ouverture, a exprimé sa satisfaction quant au travail louable accompli en un temps record par les différentes équipes d’évaluateurs  sous l’œil vigilant d’un comité de pilotage mis en place à cet effet. Il précise que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique est et reste disposé à assurer, dans la limite des moyens disponibles, un accompagnement personnalisé des IES privées agréées pour répondre aux normes de qualité exigées par la Commission nationale de l’enseignement supérieur.Selon M. Banyankimbona, au total, trente-trois IES privées ont été visitées et évaluées sur base d’un outil spécifique tenant lieu de gouvernail. Cet outil comprend des élements d’évaluation diversifiés comme les universités et les instituts visités ont pu s’en rendre compte. Les différentes entrevues avec les responsables d’universités et instituts entourés de leurs cadres, les échanges systématiques avec les enseignants, les étudiants et les personnels administratifs et appui du terroir ont permis d’affiner les rapports-synthèses confectionnés au terme de chacune des descentes et ce, par institution. Il a signalé en effet que la présente évaluation ne concerne pas que les IES privées mais que les responsables des IES publiques vont débuter avec le mois de novembre et ont été conviés à cette rencontre en qualité d’observateurs. 
ALINE NSHIMIRIMANA

 

Université du Lac Tanganyika> Conférence de presse sur les cas de tricherie

Deux étudiants condamnés à l’exclusion

 

DSC 0275 1La direction de l’Université du Lac Tanganyika (ULT) a tenu le vendredi 5 octobre 2018 dans les enceintes de ladite université, une conférence de presse pour la communication des sanctions à l’encontre des étudiants qui ont falsifié les résultats pour l’année académique 2016-2017. Au total, deux étudiants ont été exclus de l’université, et quarante-quatre autres ont été annulés pour les années académiques 2016-2017 et 2017-2018. 

 

Il y a cinq semaines, l’ULT a informé l’opinion d’une situation de tricherie massive qui s’est produite à ladite université en deuxième année de baccalauréat à la Faculté des sciences de gestion et d’économie appliquée. Ces cas de tricherie ont été faits dans 11 cours. Pour Evariste Ngayimpenda, recteur de l’ULT, cette tricherie s’est produite à un moment et dans un contexte auxquels personne ne s’attendait puisqu’on était à la phase de consultation des copies au lendemain de l’affichage des résultats de la 2e session, aux fins des réclamations éventuelles, lesquelles réclamations ont généralement lieu en cas d’erreurs d’addition, de questions ou copies non corrigées. Selon toujours M. Ngayimpenda, cette tricherie recourait à deux mécanismes à savoir, une falsification de notes par ajout de points par des faussaires identifiés ou non. La falsification avait pour but de valider une unité d’enseignement antérieurement non validée ou de relever la moyenne, ou les deux à la fois. Le deuxième mécanisme consistait en une substitution de copies, autocorrection et ensuite auto-attribution d’une nouvelle note systématiquement supérieure à la note initialement obtenue et déjà enregistrée. Pour arriver à la décision présente, il y a eu des discussions entre les représentants du ministère de tutelle, des enseignants titulaires des cours ayant fait objet de tricherie, ainsi que les étudiants concernés. Le dossier concernait cinquante cinq étudiants. A la fin des discussions, quarante- quatre étudiants ont été punis par annulation de deux années académiques, c’est-à-dire 2016-2017 et 2017-2018. Deux étudiants ont été exclus définitivement de l’université car il été constaté que c’étaient eux les promoteurs, a ajouté M. Ngayimpenda.Le recteur de l’ULT a précisé qu’une révision du règlement académique aura lieu pour éradiquer ce genre de tricherie, et il lance un appel aux autres étudiants de ne plus penser à ce genre de pratique parce que les sanctions risquent d’être sévères pour eux. 

Aline Nshimirimana

 
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