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Economie, Sciences, Education/formation

MINEAGRIE> Les questions des journalistes

L’éclairage des agriculteurs sur la plantation des eucalyptus

 

DSC 1521Au  cours d’un point de presse organisé en date du 5 décembre 2018, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a répondu à différentes questions des journalistes qui ont pu éclairer les agriculteurs surtout sur la plantation des eucalyptus. Les études ont montré en effet que ce type d’arbre fait que les cours d’eau soient secs là où ils sont plantés. 

 

Ces deux dernières années, la production était bonne dans tout le pays. Auparavant, la bonne production se trouvait seulement dans une ou deux provinces, les autres étant confrontées aux aléas entrâinant la famine. Des mesures ont été prises pour remédier à ce défi, c’est pourquoi dans notre pays, les prix des denrées alimentaires a sensiblement baissé.A la question de savoir comment les agriculteurs pourront éviter l’érosion, le ministre Déo-Guide Rurema, en charge de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a répondu qu’un projet de traçage des courbes de niveau a été instauré pour éviter que les semences sélectionnées ne soient emportées par l’érosion de même que l’engrais chimique utilisé.Il a ajouté que plus de 60% de la population burundaise a compris que notre pays est entouré de collines de haute altitude, qu’il n’y a pas de fleuve qui s’y déverse, et que c’est plutôt nos rivières qui alimentent d’autres pays en eau. Le traçage des courbes de niveau est donc l’occasion de permettre aux eaux de s’’infiltrer dans le sol, jusqu’aux cours d’eau.Selon M.Rurema, « dans le but de protéger les terres cultivables, on est en train de travailler sur le projet de l’Etat appelé, « Ewe Burundi urambaye ». Dans ce projet, il est question de concilier l’agriculture et l’environnement en plantant des arbres qui peuvent cohabiter avec d’autres plantes.Concernant la plantation des eucalyptus, une étude a montré comment ces arbustes, quand ils sont plantés tout près d’un cours d’eau, celui-ci se dessèche petit à petit jusqu’à sa disparition. On pourra alors délimiter la zone où on doit planter les eucalyptus et où les remplacer par les pépinières des arbres qui peuvent cohabiter avec d’autres plantes. Mais cela risque de prendre du temps, puisque c’est un changement de mentalité qui est en jeu, car, dit M. Rurema, l’eucalyptus est d’une importance capitale dans la vie des Burundais. « Mais, nous devons tout faire pour réussir afin de préparer un Burundi meilleur pour nos enfants et petits-enfants ».

Aline Nshimirimana

 

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Le commerce ambulant

Ce métier leur permet de faire face à certains besoins du ménage

 

IMG 5813La rédaction du journal Le Renouveau  s’est entretenue avec quelques femmes exerçant le commerce ambulant dans la zone urbaine de Kanyosha. Elles ont affirmé que ce métier leur procure un revenu pour  subvenir à certains besoins de leurs ménages. 

 

Hélène Hakizimana est une femme mariée et mère de trois enfants. Elle habite le quartier Gisyo de la zone urbaine de Kanyosha. Les  sources de revenu de famille proviennent essentiellement du travail de rabatteur que son mari exerce ainsi que le commerce ambulant qu’elle exerce. Mme Hakizimana vend du savon en poudre dit Omo. Elle circule dans différentes avenues du quartier pour trouver des clients ici et là. Avec un bébé sur son dos, elle crie à voix haute pour faire connaître ses produits. Elle emballe dans les sachets une quantité variée et vend des tas de 100, 200, 500 et 1 000 FBu. Selon Mme Hakizimana, cette activité est d’une importance non négligeable car elle peut gagner de l’argent, acheter un kilo de farine de manioc pour le repas. De cette façon elle contribue à la survie du ménage.Jeanine Ngendakumana quant à elle,  vend du manioc doux et des arachides que les gens mangent à l’état cru. Mme Ngendakumana a indiqué que les taximen, les transporteurs à vélo, les motards, les mécaniciens,… sont ses principaux clients. « Je peux vendre deux kilos d’arachides  et 10 maniocs par  jour. En  moyenne,  je gagne 5 000 FBu et ce montant me permet de couvrir la ration alimentaire au quotidien », a précisé Mme Ngendakumana.D’autres vendent des bananes mures et des citrons dans diverses rues de la zone urbaine de Kanyosha. Elles vont de porte en porte à la quête des clients. Chez elles, le client est un roi. Elles ont signalé qu’elles doivent entrer dans les parcelles pour inciter même ceux qui n’ont pas envie d’acheter pour les convaincre de s’en approvisionner dès qu’ils s’en aperçoivent.Une fille vendeuse d’avocats  rencontrée sur les lieux a fait savoir que la vente à la criée rapporte plus par rapport aux vendeurs installés au marché où la concurrence est vive. Elle écoule rapidement ses produits pour aller se ravitailler chez les agriculteurs. Cette stratégie lui permet de dégager l’épargne dans un délai court. « Je me procure des habits, des produits cosmétiques  facilement sans dépendre d’une autre personne. Je contribue quelques fois à la ration alimentaire chez nous », a-t-elle conclu. 

MIREILLE KUBWAYO (STAGIAIRE)

 

RAINBOW BURUNDI> Visite du ministre en charge des mines avec une nouvelle société minière (CVMR)

Pour un échange d’expériences en matière d’exploitation des mines

 

DSC06360En compagnie d’ une délégation des représentants de la CVMR (Chamical vipar metal refining),   une nouvelle société  minière canadienne, le ministère de l’Hydraulique, de l’énergie  et des mines, a effectué, le mardi 4 décembre 2018, une visite d’échange d’expériences à la société RainBow mining Burundi, qui exploite et transforme les mines de type « Terres rares » de la commune Mutambu en province de Bujumbura.  

 

Avant la visite guidée, les représentants de RainBow mining Burundi ont d’abord fait une projection pour montrer  les différents sites d’exploitation qui se trouvent dans la commune Mutambu, tout en expliquant également à ceux de la CVMR, la manière dont ils ont procédé  pour mener ces activités. Après la projection, une visite guidée s’est poursuivie au sein de l’entreprise qui  transforme ces mines de type Terres rares sis  en zone Kabezi de cette même commune.Dans un entretien que le ministre en charge des mines, Côme Manirakiza, a accordé à la presse après la visite, il a indiqué que cette visite a été organisée dans le cadre d’un échange d’expériences à l’endroit de cette nouvelle société avec  celle qui a déjà commencé ces activités afin de voir probablement comment ils ont travaillé pour  arriver à l’étape où ils sont actuellement. M. Manirakiza a ajouté que la même visite  les a aidés à recueillir les différents problèmes qu’ils auraient rencontrés ou qu’ils rencontrent actuellement ainsi que les stratégies qu’ils ont utilisées pour  trouver les solutions à ces différents  problèmes afin de bien mener leurs activités. Le ministre Manirakiza n’a pas oublié de rappeler  que cette  nouvelle société   va travailler sur les concessions de Nickel de Waga et Nyabikere ainsi que sur le Vanadium de Mukanga, des sites trouvant en province de Karusi.« Et de telles idées, telles expériences et informations reçues leur permettront  de pouvoir, dans un prochain avenir, faire de même dans les sites de Waga, Nyabikere et Mukanga, dans lesquels  cette nouvelle société exercera les mêmes activités d’exploitation de différents types de minerais », a rassuré M. Manirakiza. Quant à Kamran M. Khozan, directeur général et représentant de la CVMR (Chamical vipar metal refining),   il a d’abord remercié le ministre en charge des mines qui a organisé cette visite afin d’échanger les expériences et recueillir certaines idées et informations avec la société qui s’est déjà  implantée. Il a informé que sa nouvelle société essaiera de faire de même et surtout en suivant les connaissances et expériences acquises afin de  bien mener ses activités. 

Avit Ndayiragije

 

MINEAGRIE> Point de presse du 5 décembre 2018

Les prix des produits agricoles sont revus à la baisse

 

DSC 1531Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a tenu le mercredi 05 décembre 2018 deux points de presse, l’un sur la préparation des saisons culturales 2018-2019 B et C, dans le cadre du Programme de national de subvention des engrais au Burundi. L’autre point de presse concernait la campagne de vaccination contre la rage et la capture des chiens errants. 

 

Dans le but de fournir aux populations burundaises l’engrais chimique à moindre coût, le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage suit de près le Projet national de subvention des engrais au Burundi (PNSEB).Pour le ministre en charge de l’environnement, Déo-Guide Rurema, le gouvernement se réjouit de l’augmentation de la productivité dans toutes les provinces, ce qui favorise la diminution du prix des produits vivriers. Cela est la conséquence de la bonne qualité de l’engrais, ainsi que sa bonne utilisation. Le gouvernement a saisi donc cette occasion pour remercier les agro-éleveurs qui ont suivi les directives en plantant de façon moderne.Depuis le 19 novembre 2018, une avance sur l’engrais chimique est en train d’être collecté par le Mineagrie et cette période prendra fin en date du 19 janvier 2019. Le ministère est donc satisfait de l’avancée du PNSEB et son importance. En 2012, deux cents mille familles se sont approvisionnées en engrais chimiques avec sept mille  tonnes, alors qu’en 2017, plus de huit cent mille familles s’en sont approvisionnées et avec cinquante mille tonnes.Selon le ministre Rurema, les prix sont revus à la baisse sur tous les produits agricoles et dans tout le pays : 1 kilogramme de pomme de terre qui coûtait mille francs a baissé jusqu’à trois cent francs. Celui du kilo de maïs qui coûtait huit cents francs a baissé jusqu’à deux cent-cinquante francs. Une lueur d’espoir est revenue chez les agriculteurs, les banquiers et les fournisseurs d’engrais chimiques. Suite à la variation du prix des devises, le prix de l’engrais chimique est revu à la hausse. Un kilogramme de DAP qui s’achetait mille deux cents francs (1 200) est monté jusqu’à mille trois cent-soixante francs       (1 360), celui de l’Urée, de mille quante francs (1 040) à mille soixante seize (1 076) francs, le NPK est passé de mille quatre vingts (1 080) à mille cent-soixante-seize     (1 176), ainsi que la chaux est passée de cent-vingt francs (120) à cent-soixante francs (160).

Mieux vaut prévenir que guérir

Chaque 28 septembre de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale de lutte contre la rage. C’est une maladie virale transmise par la morsure d’un animal enragé, spécialement à travers les micros plaies dénudées mélangé avec de la salive infectée.Pour le ministre Rurema, la rage n’a pas de traitement, et est transmise d’un animal à l’autre et de l’animal à l’Homme. Dans le monde entier, entre cinquante mille et soixante mille personnes meurent chaque année, et plus de 99% de cas de la rage sont en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud où la maladie est endémique. Dans notre pays, on enregistre chaque année, entre quatre cents (400) et cinq cents (500) personnes mordues, mais des cas de mortalité ne sont pas signalés par ignorance, et les enfants de 5-15 ans sont les plus affectés. Dans le but de se joindre à d’autres pays dans l’éradication de la rage d’ici 2030, des efforts sont en train d’être menés par le gouvernement du Burundi. Une Loi n°1/28 du 24 décembre relative à la police sanitaire des animaux domestiques a été promulguée, poursuit M. Rurema.Durant la période du 13 au 14 décembre, il est prévu une campagne de vaccination des chiens domestiques et la capture des chiens errants aux chefs-lieux de toutes les provinces, et cette vaccination est gratuite.Le ministre lance un appel à toutes les parties prenantes de se mobiliser à cette occasion, car cette maladie n’a pas de médicament.

Aline Nshimirimana

 
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