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Economie, Sciences, Education/formation

PROJET MERANKABANDI> Café de presse sur la présentation de la mise en œuvre de ses activités

Le pas déjà franchi est satisfaisant

 

DSC00938Le coordinateur du projet d’appui aux filets sociaux « Merankabandi » a organisé, le jeudi 4 avril 2019, un café de presse portant sur la présentation de l’état de la mise en œuvre de ses activités, ses défis et ses perspectives après dix-huit mois d’exécution.  Le coordinateur, Michel Nyabenda, dit qu’il est satisfait du pas déjà franchi dans la mise en œuvre de ce projet. 

 

Le projet Merankabandi est un projet du gouvernement qui effectue des transferts monétaires réguliers aux ménages les plus démunis grâce à un don   de 40 millions de dollars américains offert par l’Association internationale pour le développement (Ida). M. Nyabenda a fait savoir que l’objectif de ce projet est de fournir des transferts monétaires réguliers aux ménages ciblés qui vivent en situation d’extrême pauvreté et de vulnérabilité et qui ont au moins un enfant de douze ans au plus. Le projet couvre 247 collines réparties dans 16 communes choisies dans quatre provinces qui sont Ruyigi, Karusi, Gitega et Kirundo. A ce sujet, les journalistes ont voulu savoir les critères de choix de ces provinces. Le coordinateur du projet Merankabandi a répondu que ces provinces ont été sélectionnées sur base des critères combinés de taux de pauvreté extrême et de malnutrition chronique. Il a indiqué que, dans l’exécution de ce  projet, on a adopté une stratégie de phasage. La première phase consistait à organiser les transferts monétaires dans une  seule province, c'est-à-dire la province de Ruyigi avec une seule commune et un nombre limité de ménages. Dans cette phase, il y avait une autre petite phase qui est celle d’organiser les transferts monétaires dans trois autres communes de cette province. Car les communes de cette province concernées par ce projet sont au nombre de quatre. La deuxième phase concernait les communes des trois autres provinces qui restent. Il a précisé que l’objectif de cette stratégie de phasage était de se donner du temps pour tester les procédures de la mise en œuvre de ce projet. Cela pour tirer des leçons et ajuster pour le reste des communes, si c’est nécessaire.M. Nyabenda a souligné que le premier défi rencontré dans ce projet a été la sélection des ménages les plus vulnérables parmi les vulnérables. Il a néanmoins précisé que c’est un sentiment de satisfaction car ils ont réussi à cibler des ménages les plus vulnérables dans ces localités. Les erreurs qui ont été constatées sont minimes.   

Fidès Ndereyimana

 

COMUSECORI> Son importance pour les agriculteurs des collines Randa et Kizina

Membre ou non, tout agriculteur en profite

 

DSCI2537Dans le but de promouvoir l’agriculture sur les collines Randa et Kizina, les agriculteurs de cette localité ont fondé une coopérative de multiplication des semences et  de commercialisation du riz.  Marius Kamanayo, membre et président de cette coopérative  signale, dans un entretien avec la rédaction du quotidien Le Renouveau, l’importance de celle-ci aux agriculteurs. 

 

Nous sommes dans la province de Bubanza et ladite coopérative est nommée Comusecori (Coopérative de Multiplication des Semences et de commercialisation du Riz). Comme  le signale M. Kamanayo, non seulement, les membres de cette coopérative en profitent mais aussi les autres agriculteurs environnants en tirent profit.Marius Kamanayo fait savoir que cette coopérative prend naissance dans les avis des jeunes agriculteurs leaders des collines Kizina et Randa. « Après avoir remarqué que les générations antérieures ont toujours pratiqué  la culture du riz  mais n’ont pas abouti à élever leur production, nous nous sommes réunis, en tant que jeunes agriculteurs, pour étudier les stratégies de promouvoir notre culture, le riz», explique M. Kamanayo.  Il poursuit en disant qu’ils ont repéré parmi les facteurs de la mauvaise récolte, le manque des semences sélectionnées et le fait de ne cultiver qu’une saison par an. Pour faire face à ce problème, ils ont fondé cette coopérative « Comusecori »  pour faciliter la demande d’aide en vue de réaliser leurs rêves.  Réunis en coopérative, ces leaders  agriculteurs se sont adressés au centre de multiplication des semences  pour trouver des semences qui murissent rapidement. «Nous avons passé à des semences qui mûrissent à cinq mois à celles qui mûrissent à trois mois», précise M.Kamanayo. Il ajoute qu’avec ces semences, ils sont arrivés à cultiver  deux  ou trois saisons par an sur le même champ.La coopérative a ainsi progressé et a, au fur et à mesure, trouvé des partenaires. Grâce à ces derniers, elle a aujourd’hui ses infrastructures comme le hangar de stockage des récoltes et divers bureaux, mais une grande  machine moderne décorticage du riz. M. Kamanayo signale que, grâce à cette coopérative, les agriculteurs de ces deux collines et ceux des environs ont aujourd’hui accès aux semences sélectionnées et de bonne qualité. Aussi le hangar de stockage et la machine de décorticage  sont accessibles à agriculteur, membre de la coopérative ou non. 

Eric Sabumukama

 

Lutte contre le chomage> Entretien avec un vendeur d’articles de beauté

« Grâce à mon métier, je parviens à satisfaire mes besoins »

 

IMG 2019Beaucoup de jeunes ne parviennent plus à trouver du travail après les études car l’Etat ne peut plus les employer tous. Bien que la situation soit ainsi, il existe des jeunes braves, qui, au lieu de croiser les bras, choisissent de se lancer dans le petit commerce. M.D. est un de ces jeunes courageux que la rédaction du quotidien Le Renouveau a rencontré le mercredi 27 mars 2019, à l’endroit appelé Plaza en train de vendre des produits de beauté. 

 

« Après mes études, je n’ai pas pu trouver du travail immédiatement, mais, je n’ai pas croisé les bras. J’ai pensé à me créer un petit commerce qui me permettra de survenir à mes besoins. Pour faire face au chômage, du coup, j’ai commencé à vendre les produits de beauté, maintenant ça fait quatre ans que j’exerce ce métier. Les produits de beauté que je vends sont de plusieurs sortes : les vernis à ongles, les crèmes pour la peau, les rouges à lèvres, les fonds de teint .... Actuellement, grâce à mon métier, je suis capable de me procurer de quoi manger et satisfaire mes besoins » raconte M.D.Concernant les obstacles à son métier, M.D. indique qu’il n’y a pas de métier sans entraves et que les difficultés ne peuvent pas manquer. Selon, M.D., les obstacles qu’il rencontre,sont généralement liés au manque de devises. « Comme ces produits viennent de l’extérieur du pays, il devient difficile de m’en procurer quand je n’ai pas assez de devises », révèle l’interlocuteur. Une autre difficulté que je rencontre est  que ça peut arriver que les clients me  retournent les articles  qu’ils avaient  déjà  achetés et cela me mène à travailler à  perte,  ajoute-t-il. Toutefois, malgré une grande concurrence, M.D. parvient à vendre et avoir un bénéfice satisfaisant. Il  fait savoir que les clients sont diversifiés mais que la plupart d’entre eux sont des filles.M.D. invite les autres jeunes à ne pas se laisser emporter par le chômage, par la délinquance ou d’autres mauvais comportement mais, plutôt, à être créatifs et courageux afin d’être utiles à eux-mêmes, aux leurs ainsi qu’à la société.

Joy Kamariyagwe (stagiaire)

 

RUMONGE> Transformation de l’huile de palme

L’ensemble des services liés à la production contribuent au développement des économies locales

 

IMG 2037Le palmier à huile est considéré comme source d’économie, en raison de ses multiples usages. Toutes les parties sont utilisées à des fins d’alimentation et comportent des valeurs socioculturelles importantes. A-t-on  dernièrement constaté dans la zone Gatete en commune Rumone de la province de Rumonge.  

 

Les palmeraies et les huileries, ainsi que l'ensemble des services liés à la production, ont contribué et continuent de nos jours à contribuer au développement des économies locales des habitants de la zone Gatete.Selon Constantin Nduwimana, rencontré dans une unité de transformation de l’huile de palme, les dérivés du palmier sont utilisés pour l’alimentation, notamment l’huile de palme, le vin, l’alcool de palme, les savons fabriqués à partir d’huile de palme et bien d’autres.Partout, il s’observe que l’extraction artisanale d’huile de palme est une activité économique très importante dans la quasi-totalité des familles. Cet état de fait est observable tant au niveau des producteurs, des transformateurs que des commerçants. Selon toujours M. Nduwimana, les producteurs bénéficient des retombées du palmier à huile. Ils protègent, par ailleurs, toute la végétation en place et les alentours pour éviter l’action des feux de brousse ou autres éléments nuisibles à la vie des plants.Une autre observation est que certaines communautés ne plantent jamais le palmier, mais se contentent plutôt d’exploiter les plants naturels. D’autres opérateurs privés créent des palmeraies à partir de plants importés. Avec la présence des moulins, il existe plusieurs unités de transformation, ce qui constitue une opportunité pour les consommateurs. M. Nduwimana a poursuit en disant que l’activité de transformation des produits du palmier à huile date de très longtemps. « Avant et pendant la colonisation, nos ancêtres connaissaient déjà la valeur alimentaire, économique et culturelle du palmier à huile », a-t-il souligné. Et d’ajouter que les sous-produits, c'est-à-dire les tourteaux obtenus après extraction de l'huile, servent à l'alimentation du bétail, des porcs et de la volaille.Il faut noter que la province de Rumonge est surtout connue pour sa production de l’huile de palme.  

Eric Mbazumutima

 
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