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Economie, Sciences, Education/formation

ZONE GATUMBA> Commerce

L’éradication de la fraude transfrontalière suscite de l’espoir

 

On ne parle plus depuis un certain temps de fraude transfrontalière dans la zone Gatumba. La preuve est qu’il n’y a plus de saisies observées sur la route nationale no 4 communément appelée « Chaussée d’Uvira » ou des motos qui circulent le jour comme la nuit avec des marchandises fraudées. Les gens ont compris la nécessité de travailler dans la légalité pour permettre au trésor public de survivre. Et cela grâce aux sensibilisations organisées par quelques associations qui luttent contre la fraude.

 

Ça y est ! Voilà comment pourraient s’exclamer la plupart des gens de la zone Gatumba, située dans la commune Mutimbuzi, province de Bujumbura où la fraude transfrontalière semble éradiquée. Il y a de cela un bon bout de temps que ce phénomène serait passé de plus ou moins 80 % à peut-être 2 %.
L’on se rappellera que le quotidien « Le Renouveau » ne cessait de faire écho de la fraude transfrontalière exercée non seulement par les femmes burundaises de la zone Gatumba, mais aussi et surtout celles en provenance de la République démocratique du Congo(RDC). Mais aujourd’hui, la situation s’est nettement améliorée.
Des entretiens que le quotidien « Le Renouveau» vient d’avoir avec certaines femmes commerçantes qui s’adonnaient à ce genre d’activité, il ressort des réponses très claires. « Nous avons décidé de cesser la fraude transfrontalière parce que nous étions devenues souvent la cible des policiers en plus des agents de l’Office burundais des recettes(OBR) chargés des enquêtes dans la localité de Gatumba ». Il y en a d’autres qui ont évoqué des séminaires, sinon des journées de sensibilisation où on leur demandait de travailler dans la légalité pour éviter de tomber sous le coup de la loi. Ce qui entrainaît pour quelques-unes de travailler à perte, étant donné que les amendes étaient exorbitantes.
Pour s’en convaincre, le quotidien « Le Renouveau» a tenté de suivre le circuit par lequel ces femmes passaient pour contourner la vigilance des policiers et des agents de l’OBR. Le constat est qu’il n’y a plus de motos qui circulent le jour comme la nuit avec des bagages hors taxes. Mieux, les policiers et les agents de l’OBR qui ne saisissent plus, à quelques exceptions près, de marchandises fraudées. Cela montre que les fraudeurs ont compris la nécessité de permettre au trésor public de vivre.
Puissions-nous demander aux organisations qui se chargent de la sensibilisation allant dans le sens de lutter contre la fraude de continuer ! Il y a donc lieu d’espérer l’éradication totale de la fraude transfrontalière.


MASTA SHABANI

 

SOCIETES DE GARDIENNAGE> Avantage procurés aux étudiants

«Nous sommes intéressés surtout le soir»

 

Les étudiants de diverses universités affirment que les sociétés de gardiennage leur procurent un avantage certain. L’incapacité d’assurer la survie à l’université est l’une des raisons qui les poussent à s’adonner à ce type d’emplois.

 

Dans leur rôle et leur éthique, les sociétés de gardiennage s’organisent dans différentes villes de ce pays. Cela se fait dans l’optique de garantir la sécurité dans certains ménages et institutions. Dans leur rôle, les agents de ces sociétés guident les chauffeurs qui garent les véhicules. Aussi, ils aident pour accueillir les clients par ordre d’arrivée. Le cas exemplatif est celui de la société Econet Leo.
Les sociétés de gardiennage travaillent jour et nuit. « Nous sommes intéressés par l’horaire de la nuit », disent les jeunes étudiants pratiquant cet emploi. Ils affirment qu’ils font leurs études universitaires pendant la journée pour rejoindre leur emploi le soir. Concernant la révision des notes, ils s’organisent pour s’en occuper en même temps que le travail. Ils renforcent leurs études et recherches pendant le week-end. « C’est un bon métier, disent-ils. Depuis que nous sommes rémunérés, nous n’avons plus besoin de l’assistance de nos parents ».
Ils signalent que leurs parents avaient souvent des difficultés pour les soutenir. Ces derniers peuvent vendre leur bétail, voire les champs, ce qui aggrave la situation économique des menages.
Ces étudiants ajoutent qu’ils se sont engagés dans la pratique de ce métier du fait que l’Etat n’est plus capable de leur octroyer une bourse qui peut satisfaire leurs besoins et assurer leur survie. Les autres n’ont pas pu réussir à l’examen d’Etat pour bénéficier de cette bourse et s’orientent dans des universités privées.
Ces jeunes étudiants demandent au gouvernement de les soutenir. Signalons qu’il y a aussi des élèves de l’école secondaire qui profitent des avantages qu’offre le travail dans les sociétés de gardiennage.

Arthur Maniratunga
(stagiaire)

 

ENTRETIEN> Un jeune chômeur qui entreprend un projet d’élevage des poules

«J’ai fait les premières démarches avec dix poussins à ma disposition»

 

Aujourd’hui, entreprendre devient un point qui se rapporte à la satisfaction de la vie quotidienne. Aimé R. parle de l évolution de pratique.

L’élevage de poules est l’une des activités praticables au Burundi. Cet élevage fournit une grande production en peu de temps. Depuis six mois dès la naissance, une poule commence à pondre. Elle a des adaptations à se reproduire après 21jours de couverture des œufs. Beaucoup de Burundais s’intéressent à l’élevage des poules locales, des poules pondeuses et de poules de chair en particulier.
Selon son information au journal Le Renouveau, Aimé R.témoigne avoir entrepris son projet entrepreneurial à la fin de ses études. Il dit qu’après avoir terminé ses études secondaires, il a constaté que l’Etat n’est plus capable de procurer de l’emploi à tous les jeunes chômeurs. Il s’est engagé à entreprendre. Pour lui, la meilleure voie n’était pas de commencer avec un grand capital car il disposait de peu de moyens. « J’ai fait les premières démarches avec dix poussins à ma disposition ».
Ce jeune chômeur dit que l’élevage des poules est une activité de production diverse. Il a préféré élever les poules pondeuses. Après six mois, il a commencé à collecter les œufs pour les vendre au marché. Plus il vendait les œufs, plus il achetait de nouveaux poussins. Il a évolué jusqu’à 150 poules. Ce nombre de poules l’a incité à commencer l’agriculture grâce au fumier qu’il recueille.
Pour réussir son projet, il lui a fallu avoir de grandes compétences, car ce n’est pas un travail facile. « Il est nécessaire de produire de la lumière dans le poulailler pendant la nuit pour que les poules pondent jour et nuit. Les poules produisent par rapport à leur consommation aussi à la manière de leur traitement vétérinaire », a-t-il dit.
Signalons que ce jeune entrepreneur appelle les autres jeunes chômeurs à se créer des emplois, surtout qu’ils ont des connaissances acquises à l’école.
Arthur Maniratunga
(stagiaire)

 

MARCHE DE KININDO> Les travaux de réhabilitation vont bon train

Un programme économique plein d’encouragements

 

aaaaqsdef Le chef de chantier au projet de réhabilitation du marché de Kinindo est très optimiste quant à l’avancement des travaux. Très bientôt, le projet va contribuer à la croissance économique du pays. L’on constate que cette avancée aidera les populations à croire au développement.

 

 L’état des lieux est très positif. Les ouvriers ont des instructions claires et précises de la part du chef de chantier et ces instructions sont suivies et respectées. La répartition des tâches est organisée de façon à donner du travail à tout le monde. Aucun de ces ouvriers ne manque quoi faire.
Le plus dur est déjà fait. La construction de certains bâtiments est quasiment terminée. Donc, il y a des ouvriers chargés du ciment. Ils doivent l’associer au sable et à de l’eau, afin de le rendre prêt à l’utilisation. Ensuite, un autre groupe d’ouvriers passe à l’élévation des murs à partir de ce ciment et avec la base des pierres ou des briques. Pour terminer, certains murs ont besoin d’une couche supplémentaire de ciment, tout le long des murs en question. Mais, avant ces étapes précédemment énumérées, il faut préparer du bois et ensuite l’installer autour des fers à béton, prédisposées. Les avancées peuvent déjà démontrer une discipline remarquable chez tous les travailleurs. Il s’agit des différentes entrées marquées par quatre grands portails déjà terminés, ensuite, l’aile Est et la partie centrale du marché. Le plus fascinant fut la présence des femmes en ces lieux. En effet, elles proposent le service d’apporter de l’eau aux ouvriers qui en ont besoin. Selon le chef de chantier, les travailleurs ne sauraient tarder à rendre le marché opérationnel. Si les travaux ont débuté en 2016, ces ouvriers méritent des félicitations, vu qu’ils voient déjà le bout du tunnel.
Essentiellement, avec le manque de travail, cette opportunité est réconfortante pour les foyers. Ceci sera une occasion pour eux d’arrondir les fins de mois et cela est une initiative gouvernementale très encourageante. Fort heureusement, à la fin de cette aventure, le succès de ce programme pourrait engendrer d’autres projets pour le bien des populations.

Grâce Marie Inamahoro
(stagiaire)

 
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