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Economie, Sciences, Education/formation

Ministère en charge de la jeunesse> Programme national de volontariat des jeunes

Vers la mise en place d’un Centre national de volontariat des jeunes

 

DSC 0170L’année 2017 est une année de transition entre la phase pilote du projet et la mise en place du Centre national de volontariat des jeunes au Burundi. En effet, le projet de loi en rapport avec ce centre a été dernièrement adopté par le Conseil des ministres. Ce projet va permettre la mise en place dudit centre, mais les défis ne manquent pas. 

 

Le Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ) mène ses actions depuis 2014 dans trois provinces pilotes, à savoir Ngozi, Gitega et Bujumbura. D’après la directrice du Programme national de volontariat des jeunes, Alice Nduwimana, ce centre sera un des moyens d’assurer l’appropriation nationale et la continuité dans la promotion effective de la participation active des jeunes aux initiatives de développement et de cohésion sociale à travers le volontariat.

Les indemnités de subsistance sont très minimes

Elle a aussi souligné que les allocations accordées aux jeunes volontaires sont de  55 000 mille francs seulement. « Il s’agit d’une somme très minime. Les structures d’accueil au Mali par exemple participent dans la prise en charge des jeunes volontaires au niveau de la restauration et de l’hébergement ». Une autre bonne pratique trouvée au Mali est que les ONGs nationales et internationales accueillent les jeunes volontaires. Pour le cas de notre pays, notre interlocutrice a indiqué qu’il n’y a pas d’ONG, sauf la Croix Rouge qui a accueilli les jeunes volontaires depuis la mise en œuvre des activités.L’autre constat fait par Mme Nduwimana est que la mobilité sociale des jeunes volontaires au Mali entre les régions du nord et celles du sud a permis de tirer des leçons apprises des expériences des autres régions. « Le défi que nous avons au Burundi est que les indemnités de subsistance données aux jeunes volontaires sont très minimes, raison pour laquelle le critère retenu est que les jeunes volontaires doivent travailler dans leur localité d’origine ». Cet aspect de mobilité sociale entre provinces ne peut pas être développé étant donné que les jeunes ne peuvent pas se déplacer et se nourrir avec de telles allocations, a-t-elle déploré

Loi cadre et implication de plusieurs partenaires 

Une autre bonne pratique est que les fonds alloués au Centre national pour la promotion du volontariat au Mali ont été revus à la hausse par le gouvernement malien après la phase pilote (de 2009 à 2012).L’année 2009 a été consacrée dans ce pays à la finalisation du cadre juridique. A cet effet, la directrice du PNVJ a précisé que le cadre légal n’est pas encore disponible dans notre pays, alors qu’au Mali, la loi cadre a été mise en avant.  La réussite de la mise en place et de la gestion du Centre national de volontariat des jeunes émane de l’implication de plusieurs ministères partenaires et de la société civile. Aussi, les partenaires techniques et financiers ont continué à appuyer de manière stratégique la mise en place de ce centre au Mali après la phase pilote. Mme Nduwimana a ainsi interpelé ces partenaires à soutenir le ministère en charge de la jeunesse pour pérenniser le Centre de volontariat des jeunes au Burundi.                                                                                                                                                                                                                   Yvette Irambona                                                                                                         

 

Bujumbura> Entretien sur la saison culturale A

Les agriculteurs s’y préparent bien malgré quelques défis

 

DSC 3818Lancée par le chef de l’Etat lors de sa tournée à l’intérieur du pays, la saison culturale A 2018 s’annonce bien dans la province de Bujumbura car les préparatifs avancent correctement. Les agriculteurs s’y sont sérieusement préparés même s’ils  font face à quelques défis. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du quotidien « Le Renouveau » a eu avec certains agro-éleveurs de cette entité territoriale. Ils se sont également exprimés à propos de la récolte de la dernière saison culturale B.   

 

Selon Isidore Niyonkuru, agriculteur de la zone de Kiyenzi en commune Kanyosha, les préparatifs pour la saison culturale A 2018 se sont bien déroulés. Pour lui, le problème est que la pluie est tombée pendant quelques jours et que maintenant le soleil devient de plus en plus accablant. « Cela nous fait peur car on s’était préparé à semer dès que la pluie tombe mais il a plu quelques jours seulement et nous avons attendu pour semer», a-t-il indiqué. Selon lui, cela a été une chance pour les agriculteurs de ne pas avoir semé avec les premières gouttes de pluie sinon les semences  auraient péri dans le sol. C’est le même avis pour Marcien Mpitarusuma de la localité de Nyamaboko dans la même commune qui ajoute que même si les semences risquent d’être insuffisantes, les agriculteurs se sont bien préparés pour cette saison culturale A. Concernant la récolte de la dernière saison, tous nos interlocuteurs indiquent qu’elle a été plus ou moins bonne grâce à d’intenses précipitations, à la mobilisation et à l’encadrement rapproché des agriculteurs sur les bonnes pratiques agricoles.  Ferdinand Nyabenda, de la même localité,  ajoute que cette récolte a été bonne grâce aussi aux fertilisants qui ont été disponibles à temps. Il déplore par contre  le manque de hangars communautaires destinés à la conservation de la récolte en vue de la bonne gestion de cette dernière. « Même si quelques fois la récolte de haricots et du maïs n’est pas bonne, il faut qu’il y ait des hangars pour la conservation de la récolte ». En définitive, tous nos interlocuteurs s’inquiètent aussi pour la grande diminution d’aliments de complément comme le manioc, la patate douce et la banane suite à la mosaïque. Ils demandent que les services habiletés continuent de faire des recherches pour trouver d’autres plantes qui résistent à cette maladie. 
Astère Nduwamungu

 

Lac Tanganyika> Projets pour renforcer les échanges commerciaux

Agrandissement du port de Bujumbura, un des projets

 

DSC 2212En vue d’augmenter le volume d’importation des marchandises passant par le lac Tanganyika, des projets sont envisagés pour renforcer les échanges commerciaux. Il s’agit, notamment, de l’agrandissement du port de Bujumbura et de la construction des ports de Rumonge et Kabonga pour lesquels les travaux vont bientôt commencer. 

 

Selon le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement, Jean-Bosco Ntunzwenimana, la capacité de stockage au port de Bujumbura est suffisante, mais « nous nous y préparons pour que nous puissions recevoir beaucoup de marchandises ». Pour cela, il a indiqué qu’il existe deux projets dont l’un sera financé par la coopération japonaise, Jica.     « Nous sommes en contact pour pouvoir commencer le projet. Il y aura la construction d’un terminal en container. Aussi, il est prévu la construction du caniveau du collecteur de Ruvumera, avec également un chantier naval pour pouvoir renforcer le trafic dans le lac Tanganyika », a-t-il affirmé.Le second projet sera financé par la Bad (Banque africaine de développement) pour lequel les études sont déjà terminées pour le port de Bujumbura.         « Nous sommes en train de discuter avec la Bad pour pouvoir mobiliser les financements afin de commencer les travaux le plus tôt possible », a-t-il poursuivi. 

Construction des ports de Rumonge et Kabonga

Le ministre Ntunzwenimana a également fait savoir qu’il y a d’autres projets sur le lac Tanganyika pour que les Burundais puissent avoir les marchandises à moindre coût, notamment la construction du port de Rumonge où la Banque mondiale a promis au Burundi le financement des études des travaux. “Les études vont commencer et nous espérons que ce port puisse être prochainement  construit ».Concernant le port de Kabonga, le ministre en charge des transports a précisé que les études ont déjà commencé avec le bureau d’études Altéria.          « Nous allons voir comment chercher des financements pour la construction du port de Rumonge. Nous sommes également en contact avec les autorités zambiennes qui effectuent des missions au Burundi pour pouvoir explorer les opportunités d’échanges commerciaux », a-t-il dit.                                                                                               

Yvette Irambona

 

ENTRETIEN> Difficultés rencontrées par les commerçants transfrontaliers

Ils demandent un traitement uniforme au niveau du dédouanement

 

DSC08801Après l’ouverture d’un atelier de formation organisé le lundi 02 octobre 2017 à l’intention de commerçants transfrontaliers de Muyinga, la rédaction du quotidien Le Renouveau s’est entretenue avec un commerçant usager de ce commerce sur les difficultés qu’il rencontre dans son métier. Il a dit que les commerçants ne sont pas traités de la même manière. 

 

S’exprimant sur la question relative à des difficultés que rencontrent les commerçants usagers du commerce transfrontalier,  Jonas Macumi a indiqué que les problèmes  majeurs qu’ils rencontrent concernent les coûts de dédouanement. En effet, il a dit qu’il est souvent fréquent que trois ou quatre commerçants  peuvent ne pas dédouaner les mêmes taxes alors qu’ils ont  importé les mêmes produits, de mêmes quantité et qualité. « Ceci est une grande difficulté entre les commerçants. Si tel commerçant a payé des frais de dédouanement à un prix plus élevé alors que tel autre a dédouané à un prix très réduit, il y aura une différence des prix au niveau du marché, a expliqué Macumi. L’interlocuteur a signalé que les commerçants de Muyinga ont soulevé cette question aux agents de l’Office burundais des recettes pour qu’ils puissent bien contrôler ce phénomène. Il suggère que tous les commerçants transfrontaliers soient traités sur le même pied d’égalité pour éradiquer cette inégalité qui crée la mésentente entre les commerçants et qui perturbe le commerce en général.Le commerçant Macumi a dit que l’autre difficulté est le manque de renforcement des capacités en matière de commerce transfrontalier. Il a donné l’exemple de l’ignorance des commerçants sur le commerce avec les autres pays, le manque d’informations sur les opportunités commerciales et l’ignorance des lois et de la réglementation commerciale, ainsi que l’existence des barrières non tarifaires sur la route des usagers du commerce transfrontalier. « Nous demandons à toute personne habilitée à nous aider pour comprendre toutes ces matières », a-t-il réitéré.Néanmoins, M. Macumi a salué l’initiative des leaders des Etats de l’Afrique de l’Est pour avoir créé une seule communauté. « La réunion des membres de cette communauté a favorisé les commerçants ressortissants de celle-ci dans leur métier. Aujourd’hui, les procédures sont faciles pour un commerçant qui désire pratiquer le commerce au sein de ladite communauté » a remercié M. Macumi. 

Vincent Mbonihankuye

 
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