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Economie, Sciences, Education/formation

COMMUNE MUTIMBUZI>Visite de l’Ecofo Gasenyi par le Deuxième vice-président de la République

Apprécier les conditions dans lesquelles les élèves apprennent

00aa13Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a visité, le mardi 28 novembre 2017,  l’Ecole fondamentale (Ecofo) de Gasenyi de la commune Mutimbuzi en province de Bujumbura. Il a indiqué que cette école a été choisie dans le but d’ apprécier les conditions dans lesquelles les élèves apprennent.

A la fin de la visite de cette école combinant les Ecofo Gasenyi I et II, le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a indiqué que cet établissement a été choisie dans le but d’apprécier les conditions dans lesquelles les écoliers et élèves apprennent. Il a signalé que cette école a des effectifs élevés dans différentes salles de classe. Selon lui, il y a des salles de classe de 160 écoliers et d’autres qui peuvent atteindre 200 écoliers. « C’est une situation qui ne peut pas ne pas attirer l’attention de tout le monde. C’est un constat qui peut être interprété différemment », constate-t-il. Selon Butore, il vaut mieux voir une classe surpeuplée  que d’être accueilli par des salles vides «c’est bon que les enfants soient à l’école que faire l’école buissonnière», s’est-il expliqué. Le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que les écoliers de cet établissement ont montré qu’ils veulent étudier peu importe les conditions. D’après cette autorité, un enfant de leur âge qui, chaque matin, quitte la maison et suit les leçons dans des conditions tel qu’on l’a constaté, mérite un soutien. Il a ajouté que ces conditions ne devraient pas faire peur. Plutôt, a continué le Deuxième vice-président de la République, on devrait y voir une opportunité permettrant de renforcer les initiatives prises les dernières années en faveur du secteur de l’éducation.

Une force active pour développer le pays

 Le Deuxième vice-président de la République a demandé à l’administration de la base de prendre avec sérieux la gestion de cette question. M.Butore a invité les administratifs à mobiliser davantage la population autour  des chantiers de construction des infrastructures scolaires.  Il a dit que cela permettra une bonne partie des enfants de fréquenter des écoles qui sont proches de leurs familles « Il y aura le désengorgement de certaines salles de classe »,a-t-il ajouté.Quant aux responsables de cet établissement, le Deuxième vice-président de la République leur a demandé de convaincre les parents qui ont des enfants qui fréquentent ledit établissement à s’impliquer de façon significative dans l’amélioration des infrastructures d’accueil ainsi que les lieux d’aisance. Il a indiqué que c’est le moment de travailler et non d’ attendre les interventions d’ailleurs. Effet, il a rappelé que non seulement l’école est un lieu d’éducation ,mais elle est également une industrie. « D’ici quelques années, renseigne-t-il, les enfants qui étudient à cet établissement seront convertis en une force active qui va travailler pour développer le pays en général. Il a indiqué que le gouvernement est prêt à soutenir les efforts de la population. Le gouverneur de la province de Bujumbura, Nadine Gacuti, a affirmé que l’administration va tout faire pour monter le niveau éducatif de la province. Elle a rappelé que la commune Mutimbuzi vient dans les trois dernières communes en matière d’éducation. Elle a invité tous les natifs, chacun dans son secteur, à collaborer avec les autres afin de trouver une solution durable. Le Deuxième vice-président de la République a promis d’octroyer cent-vingt sacs de ciment pour les trois salles de classe en cours de construction.

Vincent Mbonihankuye

 

Ministere en charge de l’agriculture > Etat des lieux de la culture du café

Des innovations sont en train d’être opérées

0zb7Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, en collaboration avec la CNAC (Confédération nationale des associations des caféiculteurs)  Murima w’isangi, avec l’appui du PACSC (Projet d’appui à la compétitivité du secteur café) effectue, du 21 au 24 novembre, une descente dans six provinces dont Gitega, Karusi, Muyinga, Kirundi, Ngozi et Kayanza. L’objectif de cette descente est de se rendre compte des innovations qui s’opèrent dans la culture du café.


Dans les provinces de Gitega et Karusi, précisément dans les communes Mutaho et Shombo, le coordinateur  technique à la Fédération des caféiculteurs Shiramazinda, Daniel Ndikumasabo, a fait savoir que le ministère de l’Agriculture et de l’élevage avec l’appui du PACSC, est en train d’opérer des innovations dans la culture du café. Il a précisé que ces innovations concernent le renouvellement des vergers caféicoles, la fertilisation ainsi que l’introduction des cultures intercalaires.M. Ndikumasabo a indiqué que dans les communes Mutaho et Shombo, les caféiculteurs sont en train de renouveler les vieux plants caféiers en les remplaçant par de nouveaux. « Quand on procède au rajeunissement des plants caféiers, ces derniers peuvent aller jusqu’à trois ans pour donner la production. Entre temps, on a sensibilisé la population à introduire dans les champs caféiers d’autres cultures qui prennent peu de temps pour donner des récoltes. Ces cultures sont, entre autres, le haricot, le soja, mais aussi des légumes », a mentionné M. Ndikumasabo. Notre source a également signalé que l’avantage de ces cultures intercalaires est qu’elles aident dans la sécurité alimentaire. Cela parce que, dans ces jours où on assiste à l’exigüité des terres,la population peut être découragée des cultures qui prennent beaucoup de temps pour donner des récoltes notamment le café. Pour faire face à ce problème, on introduit les cultures qui aident la population dans l’alimentation en attendant que le café donne des récoltes.A la question de savoir s’il est permis de mélanger le café avec d’autres cultures puisque dans les années passées, il était interdit de faire cette activité, il a répondu que les recherches dans le domaine de l’agriculture suggèrent qu’il faut avancer avec le temps. C’est pourquoi maintenant, avec les nouvelles méthodes, on peut introduire les cultures intercalaires dans les champs caféiers.

Des règles à suivre pour les cultures intercalaires

Daniel Ndikumasabo a cependant signalé que, pour planter les cultures intercalaires, il y a des règles à suivre. Il ne faut pas faire le mélange de beaucoup de cultures. C’est une seule culture qui doit être planté dans les champs caféiers. Il a donné un exemple que, dans ces derniers, il faut y mettre soit le haricot seulement ou le soja. Mais, pas en même temps le haricot et le soja.C’est ainsi qu’il a demandé aux caféiculteurs d’approcher les agronomes ou les moniteurs agricoles pour savoir comment ils doivent introduire les cultures intercalaires dans les champs caféiers.Jean Congera est un caféiculteur de  la colline Rusi dans la commune  Shombo en province de Karusi. Il a affirmé que les innovations dans la culture du café l’ont encouragé. Il a précisé qu’auparavant, il était interdit de mélanger d’autres cultures avec le café. Mais maintenant, on peut planter les cultures comme le haricot, le soja ou des légumes qui nous aident dans l’alimentation en attendant que le café donne des récoltes.Il a enfin remercié le ministère en charge de l’agriculture qui ne cesse d’apporter des innovations dans la culture café afin d’avoir une production satisfaisante.

Rose Mpekerimana

 

ENVIRONNEMENT> Protection de la rivière Ntahangwa

Quid du soutènement de ses  berges !

 0ab6Les populations riveraines de la rivière Ntahangwa s’inquiètent. Et pour cause, elles se disaient déjà qu’avec le soutènement des berges de la rivière  Ntahangwa, leur esprit allait être apaisé. Malheureusement, les travaux de stabilisation des berges de cette rivière semblent piétiner. On voit des gabions inachevés à certains endroits pendant que, dans le quartier Mugoboka, les mêmes matériaux ne sont pas encore posés. Or, la meilleure période des travaux aurait dû être celle de la saison sèche. Nos interlocuteurs souhaitent que les travaux commencent le plus tôt possible pour les  mettre à l’abri des éboulements. 

  Les travaux de stabilisation des berges de la rivière  Ntahangwa se font toujours attendre. Pourtant, il y avait une lueur d’espoir chez les populations riveraines. C’est du moins l’observation du quotidien « Le Renouveau» le jeudi 23 novembre 2017 lorsqu’il était de passage le long de cette rivière. En effet, des gabions inachevés  sont posés à la hauteur du quartier Kigobe sud.

Du côté de Mugoboka, les gabions ne sont pas encore posés. Ainsi, une partie de la chaussée est déjà rognée par l’érosion.Et comme les travaux tardent à commencer, les herbes y poussent déjà. Cette situation n’est pas de nature à apaiser l’esprit de ces riverains surtout en cette période de saison pluvieuse. Certains riverains souhaitent que ces travaux puissent débuter en vue de les mettre à l’abri d’éventuels éboulements qui pourraient se produire d’un moment à l’autre. Et de préciser qu’on aurait pu entreprendre les travaux pendant la saison sèche pour faciliter la bonne exécution. Car, font-ils remarquer, il n’est pas aisé de commencer les travaux de stabilisation des berges de cette rivière au moment où la pluie risque de produire des catastrophes liés au glissement du sol. D’autres riverains estiment qu’au lieu que les populations subissent des dégâts matériels et humains, l’initiateur de l’entreprise pourrait voir comment envisager de commencer immédiatement les travaux. Ce qui pourrait calmer leur esprit étant donné qu’ils vivent actuellement dans le stress. Le fait d’attendre encore la saison sèche prochaine gonflerait les cœurs des riverains. De toute manière, il serait urgent d’entreprendre ces travaux pour éviter des situations malencontreuses, car, dit-on, il vaut mieux  prévenir que guérir !      

 Masta Shabani

 

 

ISTEEBU> Commémoration du 6e mois de la statistique au Burundi (MSB) et de la 25è journée africaine de la statistique (JAS)

Améliorer les vies en améliorant les statistiques économiques

0ab5Sous le haut patronage du ministre à la Présidence chargé de la bonne gouvernance et du plan et vice-président du Conseil national de l’information statistique (CNIS), le système statistique national (SSN) du Burundi, via son organe central de coordination technique qui est l’Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi (ISTEEBU), a organisé le jeudi 23 novembre 2017, les festivités commémoratives du 6e mois de la statistique au Burundi et de la 25e  journée africaine de la statistique 2017 sous le thème «Améliorer les vies en améliorant les statistiques économiques ».


Dans son discours, le ministre à la Présidence chargé de la bonne gouvernance et du plan, Ir Serges Ndayiragije a fait savoir que le choix du thème de l’an 2017 n’est pas un hasard car, dans le suivi et l’évaluation de l’agenda mondial sur les Objectifs de développement durable (ODD) et de l’Agenda 2063 de développement de l’Afrique, un accent particulier sera porté aux statistiques économiques.Il a ajouté que concernant les ODD, ils ont pris l’engagement de promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ; bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation  et à l’aspiration no 1 de l’Agenda 2063 de développement de l’Afrique : Une Afrique prospère portée par la croissance inclusive et le développement durable. Et, il a rappelé que la vision Burundi 20-25 est d’être une nation unie, solidaire et en paix, un pays bâti sur une société de droit avec un patrimoine culturel riche, une économie prospère au service du bien-être de tous.Ir Ndayiragije n’a pas manqué de préciser que les défis à l’amélioration de la production et au renforcement des statistiques économiques en vue d’accompagner l’amélioration des vies burundaises et surtout, dans le contexte actuel du pays concernent la production des comptes nationaux, des statistiques des entreprises, du commerce et de la conjoncture économique, des investissements directs étrangers, des prix à la consommation et à la production, de l’emploi et du chômage. Ces défis concernent surtout l’exploitation des sources administratives et du répertoire des entreprises pour la production statistique de qualité.

Quelques faits saillants sur les statistiques économiques au Burundi 

Ir Ndayiragije a donné aux participants, la topographie de quelques faits saillants sur les statistiques économiques au Burundi : un taux de croissance économique de -0,3% en 2015 contre 4,2 % en 2014 ;un déflateur du PIB situé à 6,0 % en 2015 contre 5,3 % en 2014 ; un PIB par habitat, exprimé en dollars américains, de 286 $ en 2015 contre 284$ en 2014 ; une inflation annuelle également en augmentation et à deux chiffres passant de 10,1% à 15,4 % entre avril et octobre de cette année 2017,etc.Il a enfin fait savoir que le gouvernement du Burundi reste conscient que, malgré une volonté affichée depuis longtemps pour mettre en place un système statistique efficace et performant, la faiblesse actuelle des moyens financiers suite à la réduction des appuis extérieurs, affecte énormément la programmation des grandes opérations statistiques et conduit à une irrégularité dans la production statistique. Le directeur général de l’ISTEEBU a ajouté à ces défis qu’il y a une mauvaise volonté de la part des certains chefs d’entreprise à fournir des informations lors des enquêtes auprès des entreprises et l’absence des statistiques dans certains domaines.  

Olivier Nishirimbere 

Nathalie Cirimwami (Stagiaire)

 
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