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Economie, Sciences, Education/formation

OBR> Sensibilisation des jeunes en vacances sur le civisme fiscal

Pour faire savoir la plus-value de payer les impôts et taxes

 

IMG 61L’Office burundais des recettes(OBR) sensibilise les jeunes en vacances au civisme fiscal dans toutes les communes du pays. La jeunesse scolarisée qui se trouve actuellement en camps d’été est sensibilisée dans le sens de l’éducation patriotique, afin  d’avoir une jeunesse informée qui comprend l’importance du paiement des impôts et taxes. 

 

La sensibilisation des jeunes en vacances au civisme fiscal rentre dans le cadre de l’encadrement de la jeunesse sur le civisme fiscal entamé depuis 2016.Le directeur de la communication et  des services aux contribuables à l’OBR, Stany Ngendakumana indique que cette sensibilisation est en train d’être effectuée dans tout le pays à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet jusqu’à la fin de la première quinzaine du mois d’août. M. Ngendakumana fait savoir que la sensibilisation concerne toute la jeunesse scolarisée qui se trouve actuellement en camps d’été dans toutes les zones du pays. « Nous les rencontrons sur terrain et faisons un exposé relatif à l’importance de payer les impôts et taxes », précise-t-il. 

Education patriotique

Il poursuit en disant que cette activité a pour but de sensibiliser les jeunes au civisme fiscal dans le sens de l’éducation patriotique. « Il faut que les jeunes scolarisés grandissent en sachant l’importance de payer les taxes et impôts car, c’est à partir de ces recettes que l’Etat réalise ses obligations chères à ces jeunes, notamment la construction d’écoles, des hôpitaux, des routes, la prise en charge des soins de santé, le paiement des salaires des fonctionnaires et bien d’autres »M. Ngendakumana mentionne que la plus-value de cette activité est d’avoir une jeunesse informée qui comprend le paiement des impôts et taxes. C’est beaucoup plus une fierté citoyenne qu’une obligation. Pour lui, les recettes de l’Etat vont augmenter grâce à cet encadrement.Gilles Kanani, un jeune de la zone Gatumba qui a suivi la sensibilisation au civisme fiscal fait savoir que ces enseignements sont d’une importance capitale étant donné que la plupart ne connaissent pas beaucoup de choses en la matière. Et de préciser que c’est une occasion d’acquérir le savoir et de le transmettre aux autres jeunes et aux parents. «Nous devons savoir que l’Etat recourt aux impôts et taxes pour payer les fonctionnaires, construire les écoles, les hôpitaux, les routes etc. Donald Masabarakiza, membre du club  scolaire du Lycée du lac Tanganyika, remercie beaucoup l’OBR de cette bonne initiative qui leur permet de savoir ce que c’est l’impôt et le civisme fiscal. 

Les « Amis du Fisc »

Dans son plan de communication, l’OBR a dans son plan d’action la sensibilisation de la jeunesse sur le civisme fiscal. Alors que la sensibilisation des groupes cibles comme les commerçants, les agences en douane, les membres de l’Ordre professionnel des comptables (OPC), les comptables provinciaux et communaux, les importateurs et autres partenaires, est devenu actuellement un travail de routine à l’OBR; il s’est aussi rendu compte qu’un autre groupe reste à approcher : la jeunesse, le futur contribuable et décideur économique.C’est ainsi qu’au début de l’année 2016, des clubs dénommés « Amis du Fisc » ont été créés aux Lycées du Saint Esprit et du Lac Tanganyika pour s’étendre dans d’autres écoles. Ces clubs sont des partenaires de l’OBR avec lesquels il y a des activités à entreprendre dans le sens de l’éducation au civisme fiscal. Pour les écoles de l’intérieur du pays, M. Ngendakumana indique que les clubs sont déjà initiés dans les écoles d’excellence, entre autres le Lycée Musenyi, le Lycée Musinzira et le Lycée Makamba. Cette activité va continuer dans d’autres écoles au fil du temps.Selon une note de l’OBR, les élèves ayant exprimé la soif pour la compréhension des différents aspects du civisme fiscal, un plan de rencontres et animations permet de créer en cette couche de la population un esprit de développement du pays à bas âge et ils se sont engagés à devenir des ambassadeurs et relayeront les connaissances acquises dans leur entourage. La même note précise que lors des débats et échanges faits, une recommandation en est sortie comme quoi du contenu sur le civisme fiscal devrait être inséré dans la matière d’enseignement dans les écoles secondaires du pays. Sur ce point, Stany Ngendakumana précise que l’OBR est en train de susciter ce besoin par différentes formations ; il faut donc un plaidoyer.Il sied de mentionner que le civisme fiscal est un acte volontaire de déclaration et de paiement des impôts et taxes.
Eric Mbazumutima

 

UNIPROBA> Entretien sur la scolarisation des Batwa au Burundi

Ils méritent d’être appuyés pour faire face aux problèmes qui les poussent à abandonner l’école

 

La communauté Batwa représente quelque 1% de la population burundaise. Cette catégorie de la population est confrontée à plusieurs problèmes liés à la pauvreté. La rédaction du quotidien d’information le «Renouveau» s’est entretenue ce mardi 31 juillet 2018 avec le représentant légal de l’Uniproba pour se rendre compte de l’état des lieux de la scolarisation des Batwa au Burundi. 

 

Selon Emmanuel Nengo, ces derniers jours, les Batwa ont regagné le banc de l’école, contrairement aux années antérieures où cette minorité ethinique était discriminée par le reste de la population. Dans une étude qui a été réalisée par l’Uniproba (Unissons-nous pour la promotion des Batwa), il a été ont constaté que 82% des Batwa ne sont pas allés à l’école, ni les hommes ni les femmes. Seuls 22,1% ont pu aller à l’école et ont pu étudier  jusqu’à la fin de l’école secondaire. L’autre catégorie 0,60% est celle qui a fait l’université à côté de ceux qui ont terminé l’université a dit M. Nengo.Malgré cela, on observe toujours des cas d’abandon scolaire de la minorité Batwa. Le problème majeur  qui les pousse à abandonner l’école n’est plus la discrimination comme cela l’était au paravant, c’est plutôt la famine et le manque de moyens pour payer les frais scolaires ou acheter le matériel scolaire, a ajouté M. Nengo. La population Batwa vient dans une misère totale, nous essayons de les sensibiliser de faire inscrire leurs enfants à l’école. Mais la question de famine revient toujours, car les Batwa disent qu’ils ne peuvent pas les envoyer alors qu’ils n’auront pas de quoi manger à leur retour, ils préfèrent rester à la maison et fabriquer des pots à vendre.Au niveau de l’Uniproba, M.Mengo dit que son association a sollicité des aides auprès des bailleurs pour essayer de pallier à ces différents problèmes liés au manque de moyens. Ils demandent au gouvernement de prendre en charge la population Batwa pour qu’elle n’ait plus à payer les frais scolaires et leur octroyer le matériel scolaire ou bien leur octroyer des certificats d’indigence comme cela est le cas pour les orphelins.

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

COMMERCE> Les vendeurs ambulants au centre-ville

Ils s’entêtent de plus en plus

IMGA 0854Si les vendeurs ambulants persistent à violer la mesure leur interdisant d’exercer leur petit commerce au centre-ville, c’est parce qu’on observe parfois le relâchement de la police. En outre, ces vendeurs estiment qu’il y a plus de clientèle au cœur de la capitale que dans les quartiers périphériques. De toute manière, l’action de la police devrait être régulière pour les décourager.  

 

Les vendeurs ambulants ne veulent pas respecter la mesure qui avait été prise par la mairie de Bujumbura leur interdisant d’exercer le petit commerce ambulatoire au cœur de la capitale Bujumbura. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le mercredi 1er août 2018, lorsqu’il circulait dans certaines artères de la municipalité de Bujumbura.  La mairie de Bujumbura ne cesse de rappeler aux vendeurs ambulants de se départir du commerce au centre-ville. Ces vendeurs semblent comprendre en s’abstenant pendant quelques jours. Mais par après, ils reviennent en trombe sur les rues de la capitale. On les voit avec des friperies, des fruits, des ceintures, voire avec des produits cosmétiques. Comment expliquer l’entêtement  de ces  vendeurs  à  la  sauvette ? Il nous semble qu’il  existe  deux  raisons  majeures  qui seraient à la base de leur comportement. Quand on les approche, ils disent qu’il y a plus de clientèle au centre-ville que dans les quartiers périphériques, eu égard  au mouvement plus intense qu’on y observe. Ainsi, ils écoulent facilement leurs marchandises en vue de se mettre à l’abri des invendus. La seconde raison serait le fait que l’action de la police n’est pas régulière étant donné qu’il y a des moments où elle ne semble pas s’y intéresser. Ces commerçants ambulants profitent de ce relâchement de la police pour reprendre leurs activités. C’est à ce moment-là que la police reprend les actions de rafle. Le moins que l’on puisse dire est que de telles actions devraient être le plus régulières possible pour contraindre les vendeurs à la sauvette d’exercer leur petit commerce dans les marchés et dans les quartiers de la périphérie. Si les pouvoirs publics prennent cette mesure d’interdire le commerce ambulatoire au centre-ville, c’est dans l’objectif de désengorger la capitale. 

Masta Shabani

 

Zone Maramvya> Panier de la ménagère sur les vivres secs du 30 juillet 2018

Les prix sont relativement moins élevés

DSC02908Les prix des vivres secs sont souvent variables d’un marché à l’autre. En zone Maramvya, les prix sont aujourd’hui abordables grâce à la saison culturale B qui a été bonne. 

 

Tels sont les prix comme nous les avons trouvés le lundi 30 juillet 2018.Dans un échange avec les marchands, ceux-ci ont fait savoir que pour le moment, les prix de ces produits sont généralement moins élevés. Mais, ils indiquent que les marchés d’approvisionnement sont loin des différents points de vente. Un marchand a indiqué qu’il s’approvisionne au marché Ngagara II dit « Cotebu ». A ce moment, en fixant les prix, il tient compte des frais de transport de ces marchandises jusqu’à son point de vente. Quant aux clients, ils disent le contraire par rapport aux marchands. Sauf le riz, ils estiment que les prix des autres produits, notamment le haricot et le maïs, sont élevés comparativement aux autres marchés. Ce sont surtout les prix du riz qui sont surtout abordables car la récolte a été bonne et les marchands ne s’approvisionnent pas loin des points de vente. 
Lucie Ngoyagoye

 
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