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Economie, Sciences, Education/formation

FRAUDE> Point de presse du commissaire des douanes et assises

Un commerçant soumis à payer plus de 28 millions FBu

 

Un commerçant est contraint de payer 28 773 663 FBu pour deux infractions qu’il a commises à savoir le faux et usage de faux et la fausse déclaration sur la valeur réelle de ses marchandises. Il a déclaré 1 500 cartons au lieu de 2 100 cartons.

 

DSC05341Le commissaire des douanes et assises à l’Office burundais des recettes (OBR), Fréderic Manirambona a donné, le jeudi 13 novembre 2014, un point de presse au cours duquel un homme d’affaires burundais a été appréhendé avec le lait « highland» venant de l’Ouganda.

Une amende de 28 773 663 pour deux infractions

Il a déclaré au poste d’entrée 1 500 cartons. Et lors de la vérification par les agents de l’OBR, le constat était que la quantité apportée était de 2 100 cartons. Il a commis à cet effet deux infractions. La première porte sur le faux et usage de faux et la seconde est liée à la fausse déclaration de la valeur réelle de ses marchandises. Il a déclaré 1 500 cartons au lieu de 2 100 cartons. La valeur des marchandises s’élève à 33 786 862 FBu. En calculant le supplément à payer à cause de ces deux infractions, le montant est de 22 390 970 FBu. S’il n’avait pas triché, il aurait payé 9 098 228 FBu. Comme il a menti, l’OBR l’a infligé une amende de 4 826 695 FBu. Et pour faux et usage de faux, il est obligé de payer 7 810 106 FBu. Et comme il n’a pas de certificat d’origine pour les 600 cartons, il va débourser 9 754 089 FBu. Il a alors été soumis à l’obligation de payer un montant global de 28 773 663 FBu.
Le commissaire Manirambona a interpellé les hommes d’affaires à ne pas passer par des voies illégales. Il a invité le public d’apporter mains fortes à l’OBR pour lutter contre la fraude. Les agents de l’OBR sont appelés à redoubler d’efforts pour plus de vigilance.

Masta Shabani

 

L’EMPLOI>Lancement officiel du Salon de l’emploi au Burundi, 2e édition

Tous les partenaires sont appelés à appuyer l’entrepreneuriat des jeunes

 

Le ministère ayant le travail dans ses attributions, en collaboration avec le ministère ayant l’Enseignement dans ses attributions, les partenaires sociaux avec l’appui technique et financier des bailleurs, organise du 13 au 16 novembre 2014, le Salon de l’emploi au Burundi, 2e édition. C’est le Deuxième vice-président de la République qui a procédé à l’ouverture solennelle des activités.

 

DSC 0662Dans le discours de circonstance, le Deuxième vice-président de la République du Burundi, Gervais Rufyikiri, a indiqué que la politique du gouvernement en matière d’emploi vise notamment l’élargissement des opportunités d’emploi, l’adéquation formation-emploi, l’appui aux initiatives des jeunes et la promotion du volontariat des jeunes. Il a fait savoir que cette 2e édition du salon de l’emploi s’inscrivait dans la droite ligne de la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi. M. Rufyikiri dit que c’est une occasion propice aux différents partenaires du projet sur cette problématique qui hante le monde entier, à savoir le chômage et l’emploi. Le Deuxième vice-président remercie vivement le Fida (Fonds international de développement agricole) pour avoir déjà introduit dans son programme de développement des filières agricoles dans les provinces de Ngozi et Bubanza, une composante de création d’emploi pour les jeunes ruraux. Ainsi, ajouta-t-il, vingt mille jeunes ont eu accès à l’emploi dans les deux provinces. Ce programme a permis la mise en place des centres de renforcement et de créations des observatoires locaux de l’emploi et de la formation dans les zones pilotes dudit projet. Gervais Rufyikiri a profité de l’occasion pour dire que ce projet de Prodefi va s’étendre dans les régions de l’Imbo et du Kumoso couvrant ainsi six provinces.

Un partenariat public et privé pour une meilleure création d’emplois

La ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Annonciate Sendazirasa, a fait savoir que le gouvernement est résolument engagé à travailler avec le secteur privé. Elle a souligné que l’absence depuis longtemps des données statistiques a handicapé la politique de l’emploi au Burundi. Mais depuis que le gouvernement du Burundi a initié, en 2012, le projet de la PNE (Politique nationale de l’emploi), certaines activités ont déjà été réalisées pour aboutir aux objectifs du gouvernement. Il s’agit de l’enquête nationale sur la main d’œuvre, de l’organisation des états généraux de l’emploi ainsi que l’élaboration et l’adoption de la PNE par le gouvernement et des projets pilotes d’emploi des jeunes ruraux appuyés par le Fida à travers Prodefi (Projet de développement des filières agricoles). La ministre a indiqué que la création d’emplois n’est pas l’apanage du secteur public mais une affaire de tous les acteurs nationaux. D’où, ajoute-t-elle, le thème choisi pour la 2e édition est « Un partenariat public-privé pour le soutien à la promotion et à la création d’emplois au Burundi à travers une adéquation formation-emploi ». Les cérémonies d’ouverture ont été clôturées par une visite des stands des entrepreneurs et des différents acteurs économiques.

Amédée Habimana (Stagiaire)

 

LE TAUX D’INTERET DEBITEUR> Il est élevé pour les IMF

La multiplicité des opérations et l’origine des fonds en sont la cause

 

Les IMF (Institutions de micro finance) appliquent des taux d’intérêt débiteur élevés par rapport aux banques commerciales. Le secrétaire exécutif du Rim (Réseau des institutions de micro finance) Cyprien Ndayishimiye a donné les raisons de ce phénomène. La multiplicité des dossiers à traiter qui impliquent des coûts élevés et l’origine des fonds sont à l’origine de l’élévation des taux d’intérêt débiteur pour ces IMF.

 

DSC 0801Selon Cyprien Ndayishimiye, le taux d’intérêt élevé dans le secteur de la micro-finance est expliqué par la multiplicité des dossiers des demandeurs de crédits de maigres moyens financiers. Si on fait la comparaison entre la sommation des crédits demandés et le total des coûts supportés pour le traitement de ces dossiers, on constate que ces coûts pour les IMF sont élevés par rapport à ceux des banques commerciales qui traitent des dossiers de grands montants alors que les IMF traitent ceux de faibles montants. A titre d’exemple avec 10 000 000 FBu, si on prend un crédit moyen en IMF de 500 000 FBu, ce montant représente 20 dossiers alors que dans une banque commerciale c’est un seul petit dossier. Pour le même montant, les frais d’instruction et de suivi des dossiers deviennent exorbitants pour l’IMF qui traite 20 dossiers par rapport à ceux de la banque commerciale traitant un dossier. Cela justifie que le taux d’intérêt sera plus élevé dans une IMF que dans une banque.
Il a ajouté que l’origine même des fonds est une autre cause qui justifie la hausse du taux d’intérêt pour ces IMF. L’épargne est la ressource la moins chère. Si c’est une IMF qui n’a pas suffisamment de dépôts qui constituent l’épargne pour donner des crédits aux emprunteurs, elle va faire recours au refinancement de la banque commerciale en contractant un crédit auprès d’elle. Celle-ci va traiter cette IMF comme les autres clients demandeurs de crédits, c'est-à-dire qu’elle va bénéficier de ces fonds qu’elle va rembourser avec un intérêt au même titre que les autres clients de la banque. Après des négociations intéressantes avec la banque, l’IMF peut bénéficier d’une baisse non significative de ce taux. Le coût de la ressource est normalement cher dans une IMF qui n’a pas de dépôts suffisants et supporte des frais opérationnels élevés. Cela parce que l’IMF traite avec de très multiples petites opérations. De façon générale, sur le marché, vous trouverez que le taux d’intérêt n’est pas très élevé comme cela se dit dans l’opinion, a-t-il conclu.

Ezéchiel Misigaro (Stagiaire)

 

PSDEF> Etat des lieux

« Un pas a été franchi »

 

Dans une revue sectorielle conjointe de l’éducation 2014 organisée du 11 au 13 novembre 2014, Liboire Bigirimana, secrétaire permanent du ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation (MEBSEMFPA), a indiqué que depuis le lancement de la mise en œuvre du Plan sectoriel de développement de l’éducation et de la formation (PSDEF), un pas a été franchi. Toutefois, des améliorations sont nécessaires dans ce secteur.

 

DSC 1017Le PSDEF 2012-2020 constitue un cadre de référence pour l’ensemble des acteurs intervenants en appui au secteur de l’éducation. Les partenaires techniques et financiers (PTF) qui ont manifesté leur volonté de s’engager aux côtés du MEBSEMFPA et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), ont décidé, selon lesdites assises, d’harmoniser et de coordonner leurs appuis techniques et financiers et de les aligner sur les objectifs du PSDEF. Celui-ci a pour objectif d’atteindre l’achèvement scolaire universel en scolarisant une majorité de jeunes jusqu’à ce qu’ils atteignent un âge suffisant. L’insertion des jeunes dans la société pourra profiter à tous, selon le PSDEF et favoriser un développement équilibré, soutenable et harmonieux de l’ensemble du système éducatif.

Stratégies de l’Etat pour atteindre les objectifs du PSDEF

Le gouvernement du Burundi et ses PTF ont adopté une position conjointe autour des grands objectifs du PSDEF. Cette position vise à consolider les acquis d’accès, à assurer le passage du plus grand nombre d’enfants vers le post primaire et à améliorer les apprentissages à l’horizon 2020. Face à cela, les axes stratégiques sont basées notamment sur la décongestion des écoles et l’accroissement de la fluidité des parcours scolaires par la construction des classes et la mise en place d’une politique de réduction de redoublement ainsi que par la réduction de la double vacation et l’augmentation du volume horaire d’enseignement.
Le plan stratégique a également abouti à la fusion du primaire et du 1er cycle du secondaire en un bloc de neuf ans appelé enseignement fondamental. Celui-ci passe par l’abolition de la 10e année, l’assouplissement de la restriction de l’accès à la 7e année, la refonte des finalités, des programmes, des modalités d’organisation et d’évaluation et la révision du profil des enseignants. Cette dernière est faite par une formation professionnelle qui sera orientée principalement vers l’apprentissage des métiers, conformément à la vision de l’école fondamentale de neuf ans.
Il est à noter un développement quantitatif modéré du secondaire avec une concentration des efforts sur la suppression des filières pédagogiques des lycées au profit des sections normales afin de soutenir l’amélioration de la qualité de l’enseignement. De même, au niveau de l’enseignement supérieur, les principales orientations consistent en la mise en place et la consolidation de la réforme BMD (Baccalauréat-maîtrise-doctorat).
Ainsi, pour atteindre les conditions d’adéquation Formation/Emploi et développer les filières scientifiques et technologiques, le gouvernement s’est intégré dans la région et la sous région en matière de formation, a opté pour la diversification de l’offre de formation et la professionnalisation de l’enseignement supérieur afin d’adapter l’offre de formation aux besoins réels de l’économie.
Rosine Mugisha

 
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