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Economie, Sciences, Education/formation

Pénurie de charbon> Son prix est revu à la hausse

Un sac passe de 35000 à 48 000 FBu

 

Dans les différents points de vente du charbon dans la municipalité de Bujumbura, le prix d’un sac de charbon est revu à la hausse. Il passe de 35000 à 48 000 FBu par sac, cela suite à deux principales raisons différentes. Beaucoup de conséquences s’ensuivent directement. La population demande une intervention du gouvernement.

 

DSC01995Lors du passage du journal Le Renouveau, Emmanuel Niyonsaba, l’un des vendeurs du charbon interrogé a fait savoir que le manque du charbon s’est remarqué depuis les deux semaines passées. M. Niyongabo a ajouté que les principales raisons sont : premièrement, les taxes excessives par rapport à celles imposées auparavant que l’Office burundais des recettes (OBR) demande aux fournisseurs du charbon de bois qui les amènent de l’intérieur du pays vers la ville de Bujumbura. La deuxième raison et qui est la principale, c’est la pénurie continue du carburant et, par conséquent, le transport des diverses marchandises en provenance de l’intérieur du pays qui devient de plus en plus cher. M. Niyongabo a également ajouté que les fournisseurs disent que quand l’OBR augmente les taxes, eux aussi sont obligés d’augmenter le prix.
« Pour le moment, nous préférons de vendre à 1 000FBu le petit seau de charbon qui était à 500 FBu auparavant pour voir si nous pouvons au moins gagner quelque chose, sinon on risque d’abandonner parce qu’il n’y aurait presque rien comme bénéfice », a signalé M. Niyongabo.

Les acheteurs du charbon se lamentent beaucoup

Les acheteurs que le journal Le Renouveau a trouvé sur place ont informé qu’avant, quand ils achètaient le charbon à 1 000 FBu, ils pouvaient l’utiliser pendant une journée mais, pour le moment, celui de 1 000 FBu sert pour la cuisson des haricots uniquement, et chaque jour ils utilisent au moins 5 000 FBu.
Les consommateurs et les vendeurs de ce produit, demandent avec insistance au gouvernement, en particulier aux autorités ayant le commerce et les taxes dans leurs attributions, de trouver une solution dans les meilleurs délais possibles parce que quand de tels problèmes surviennent, c’est toute la population qui en subit les conséquences.

Avit Ndayiragije (Stagiaire)

 

Kamenge - Avenue de l’Unité> Vente des vivres secs

Ils y sont moins chers par rapport au marché

 

Les vivres secs de première nécessité comme le haricot, le riz et les pommes de terre sont actuellement chers, font savoir les commerçants de Kamenge. Selon eux, d’une part c’est la saison qui n’est pas favorable, d’autre part c’est dû à la défectuosité de la route nationale n° 1 (RN1) qui fait que les camions poids-lourds doivent faire de grands contours pour arriver à Bujumbura.

 

DSC 7768Le long de l’avenue de l’Unité, route principale qui mène à Kamenge, des grossistes et détaillants étalent différentes sortes de haricot sec. Au lieu dit « Malaria », des sources soulignent que les prix du haricot y sont abordables. Les commerçants trouvent par contre que les prix sont abordables à l’intérieur du pays. « Normalement, nous sommes des grossistes, mais à partir de 5 kg, nous pouvons servir au même prix de gros », indique A.N., un vendeur de la place
quelques mètres avant d’atteindre le centre dit Malaria, des femmes vendent en gros et au détail la catégorie de riz dit zambien. Une vendeuse approchée explique qu’elles ne vendent que cette seule sorte de riz parce qu’elle est la plus sollicité et accessible aux habitants de Kamenge.  

Les prix vont baisser avec les mois de mai et juin

A.N. fait savoir qu’actuellement les prix des différentes sortes de haricot sont élevés car les stocks commencent à s’épuiser. Les prix vont baisser avec le mois de juin en fonction de la récolte qui sera disponible. Les haricots jaune et kinure sont les plus sollicités. Selon lui, la clientèle n’est pas fameuse, vu les prix élevés. « Maintenant, nous nous approvisionnons une fois les deux semaines alors que normalement le rythme est de deux fois par semaine».
Pour la pomme de terre, les commerçants de cette denrée indiquent qu’elle est actuellement chère. La raison est que ce n’est pas sa saison. Une autre raison avancée est le détour que doivent faire les camions poids-lourds qui amènent les marchandises de l’intérieur du pays car la RN1 est en train d’être réhabilitée. Toutefois, les commerçants tranquillisent la population en l’informant que bientôt, avec le mois de mai, la pomme de terre sera bon marché.
Le constat est qu’à ces endroits visités, les prix sont bas par rapport aux prix du marché où il s’ajoute un montant de 200 FBu.
Lyse Gahimbare

 

TRANSPORT>Impact de la pénurie du carburant sur le ticket de transport

Le prix du ticket a augmenté de 1 000 FBu alors que le prix du carburant avait baissé trois fois successives

 

Plus d’un mois vient de s’écouler, la population burundaise fait face à une pénurie de carburant de façon répétitive. Les différentes autorités concernées par le secteur se sont exprimées là-dessus, mais le constat est que le carburant reste introuvable a conséquence qui s’en suit, c’est la hausse des prix des produits de première nécessité parce que les tickets de transport sont revus à la hausse, impliquant d’autres hausses des prix des produits qui en dépendent directement.

 

DSC 0956La rédaction du quotidien Le Renouveau a visité les différents parkings des bus effectuant le transport des personnes vers l’intérieur du pays. Pour la plupart des destinations, le prix a été augmenté de 1 000 FBu.
Près de la commune urbaine de Musaga où se trouve le parking des bus qui effectuent le transport des personnes vers l’intérieur du pays par la route nationale n° 7(RN7), plusieurs bus y sont garés faute de carburant. Ceux qui veulent se rendre à l’intérieur du pays ne sont pas contents étant donné que le déplacement est difficile. Jean Claude Niyongabo qui devait se rendre à Matana en province de Bururi mais qui n’avait pas encore eu de bus se dit très inquiet de cette situation. Il a fait savoir que d’après ce qu’on lui a déjà dit arrivé là, même si le bus était là, le ticket a été revu à la hausse. « C’est-à-dire au lieu de 4000F, nous allons payer 5 000 FBu », a-t-il dit, demandant au gouvernement et aux importateurs de carburant de s’asseoir ensemble pour trouver csette fois-ci une solution durable.
Un chauffeur qui a voulu garder l’anonymat a révélé à la rédaction du quotidien Le Renouveau que la raison principale qui pousse les transporteurs à la hausser le prix du ticket, c’est le fait que quand ils ne trouvent pas de carburant dans les stations-service, pour continuer à vivre, ils achètent l’essence par bidon dans le quartier, au marché non. Une autre raison, dit-il, c’est le comportement de certains chauffeurs qui, même s’ils ont eu de carburant dans les stations-service profitent de l’occasion pour encaisser de l’argent injustement.
Avant leur départ vers Matana, les passagers qui avaient eu la chance d’avoir le bus ont demandé aux autorités compétentes de trouver dans les meilleurs délais, une solution durable au manque du carburant pour protéger la population contre la vie chère qui s’en suit inévitablement.

Amédée Habimana

 

OBR> Rapport du premier trimestre 2015

Une augmentation de 4% des recettes par rapport aux prévisions

 

Le Commissaire général de l’Office burundais des recettes (OBR), Domitien Ndihokubwayo a présenté le mercredi 15 avril 2015, les réalisations du premier trimestre 2015 ainsi que les perspectives du second. Une augmentation de 4% des recettes collectées a été enregistrée par rapport aux prévisions.

 

imLes recettes collectées durant la période de janvier à mars 2015 sont de 166, 5 milliards de FBU contre 160,9 milliards de FBU des objectifs et contre 137,9 milliards de FBU pour la même période de l’année précédente. Les réalisations sont donc supérieures de 5,6 milliards de FBU aux prévisions, soit une augmentation de 4%. De plus, les recettes trimestrielles dépassent celles collectées en 2014 pour la même période de 28,6 milliards de FBU soit une augmentation de 20,73 %.
Pour Domitien Ndihokubwayo, les raisons qui militent en faveur de cette performance sont des mesures qui ont été prises dans la lutte contre la fraude, surtout au niveau du Commissariat des douanes et des taxes internes. Une autre raison est que le mois de mars est le mois de paiement de plusieurs impôts annuels.
Une autre raison qui a fait que les recettes ont augmenté est liée au fait que les compagnies de téléphonie mobile ont finalement compris qu’il fallait payer la TVA pour leurs équipements. Un montant de plus d’un milliard a été versé par ces compagnies.

Des exonérations

Au niveau des exonérations, l’OBR a continué à améliorer le traitement des exonérations de sorte qu’aujourd’hui, si tous les documents sont disponibles, concrètement, une demande d’exonération ne devrait pas excéder 3 jours. Les chiffres des exonérations douanières accordées au cours des mois de janvier et février s’élèvent à 35 208 458 992 FBU. Les exonérations accordées aux investisseurs et sur décision du gouvernement s’élèvent à 17 696 430 701 FBU, soit 50,26% de toutes les exonérations.

L’OBR a contribué à la lutte contre la fraude

Au cours de la présentation de ce rapport, Domitien Ndihokubwayo a indiqué qu’au courant du premier trimestre 2015, l’OBR a également contribué à la lutte contre la fraude. Ainsi, un montant de 64 100 562 FBU a été recouvré grâce notamment aux saisies de l’Unité chargée de l’intervention rapide. Tandis que la Direction des Enquêtes a permis de recouvrer 67 836 962 FBU, et le bureau des Douanes a permis de recouvrer un montant de 41 000 000 FBU.
M. Ndihokubwayo a rappelé que la lutte contre la fraude s’accompagne toujours de la lutte contre la corruption et des mauvaises pratiques de travail au sein de l’OBR.
A ce sujet, 11 cas disciplinaires dont 6 cas ont été traités et clôturés et 5 autres cas disciplinaires sont en cours de traitement.
Toujours dans le cadre de la lutte contre la corruption, l’OBR compte aussi se doter d’une stratégie de lutte contre la corruption. Au mois de février dernier, les hauts cadres de l’OBR ont participé à une retraite à Nyanza-Lac où ils ont réfléchi sur les axes stratégiques de cette stratégie.
Cinq axes ont été identifiés : la promotion de la transparence, le renforcement du contrôle sur le respect des procédures, le développement du partenariat dynamique avec l’environnement externe, l’amélioration des conditions de travail ainsi que l’axe d’éducation prévention et sanction.

Des réformes et initiatives

Au niveau des réformes, le Commissaire général de l’OBR a parlé des Opérateurs économiques agrées (OEA). Il s’agit d’un concept déjà opérationnalisé à l’OBR. Cette institution compte continuer. Un autre opérateur économique agréé a été ajouté.
Il y a aussi la mise en œuvre du guichet unique électronique. Ce guichet va révolutionner la conduite du commerce extérieur qui était caractérisé par des incertitudes, de longues procédures, des barrières non tarifaires et de multiples étapes.
L’autre réforme dont a parlé le Commissaire général de l’OBR est le Territoire douanier unique (TDU), un projet mis en œuvre dans le cadre de l’intégration régionale dans la Communauté est-africaine. L’OBR participe régulièrement aux réunions de suivi organisées dans la sous-région. Et dans le but de renforcer l’équipe de l’OBR basée à Dar-es-Salam en Tanzanie, deux autres unités supplémentaires ont été déployées à Dar-es-Salam. D’autres unités pourront être déployées en fonction de l’augmentation du volume des transactions déclarées dans le cadre du régime TDU.
Pour le même projet, des sessions d’informations et de sensibilisation à l’endroit des opérateurs économiques ont été organisées dans la région du sud à Rumonge et à Makamba.
Une autre réforme est relative à l’opérationnalisation du Poste Frontière à arrêt unique. Les travaux de construction continuent et le ministre tanzanien à la Coopération au sein de l’EAC a visité ce poste pour s’enquérir de l’évolution des travaux de construction.
Du régime de la garantie régionale de transit des douanes

La mise en œuvre du régime de la garantie régionale de transit des douanes du COMESA vise la mise en application du protocole sur ce régime auquel le Burundi est partie prenante. Sa mise en œuvre permettra le renforcement de la mise en œuvre du projet du TDU de la CEA. Les préparatifs de sa mise œuvre est à un niveau satisfaisant et sera rendu opérationnel au mois de mai 2015. Cette mise en œuvre permettra l’extension des marchandises à déclarer dans le cadre du TDU par l’utilisation des régimes suspensifs comme le régime d’entrepôt sous douane et celui du transit ainsi que des marchandises destinées au Burundi qui bénéficient des exonérations.

Un centre d’appels téléphonique est opérationnel

Un centre d’appels téléphoniques a été installé au profit des contribuables pour qu’ils aient facilement et rapidement accès à toute information fiscale et douanière. Ce centre est accessible de 8h00 à 16h00, et reçoit en moyenne 25 appels par jour.

Mise en place de la politique de gestion des performances

La Direction de l’OBR vient de mettre en place une politique de gestion des performances qui consiste à évaluer le personnel en fonction des résultats. Ainsi, dès le début de cette année 2015, tous les Chefs de service, Directeurs et Commissaires ont des objectifs sur base desquels ils seront évalués à la fin de l’année (objectifs Smart).
Sur ce point, chaque direction du Commissariat des Taxes internes et recettes non fiscales chargée des vérifications des impôts a des objectifs mensuels et annuels mentionné dans le Plan d’action annuel. De plus, chaque vérificateur a ses objectifs à atteindre. Et chaque trimestre, le vérificateur est évalué à partir des vérifications réalisées pour mesurer les performances.
Et conformément au plan de formation des employés vis-à-vis de cette politique, plus de 100 employés ont été formés au cours du premier trimestre 2015.
M Ndihokubwayo a également dit que grâce à l’appui de l’Agence japonaise à la coopération, l’OBR et les chambres sectorielles des agences en douane (ABADT et ASBADTT) ont organisé conjointement une formation à l’endroit des agents de l’OBR et des agents déclarants.

Politique de reconnaissance et de récompense des meilleurs employés

Dans le but d’enrichir le « Manuel des procédures des ressources humaines », il a été développé la politique de reconnaissance et de récompense des meilleurs employés.
D’autres réalisations sont en rapport avec la collaboration de l’OBR avec les autres administrations fiscales de la CEA, l’amélioration du partenariat entre l’administration des douanes et le secteur privé; l’éducation et la sensibilisation des contribuables. Une activité à caractère social a également été réalisée, celle d’assister une fillette de 3 ans qui venait de passer plus de 6 mois à l’Hôpital. L’enveloppe qui lui a été remise lui a servi de ticket d’avion pour la France où elle devait recevoir des soins médicaux.

Floride Ndakoraniwe

 
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