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Economie, Sciences, Education/formation

Gitega> Etat des lieux de l’enseignement

Les problèmes sont multiples

 

La région centre-est de l’enseignement est composée des provinces de Gitega, Karuzi, Ruyigi, Mwaro, Cankuzo et Muramvya. Au niveau de cette région, les problèmes sont multiples surtout ceux liés au manque du matériel didactique, d’ enseignants qualifiés ainsi que ceux liés à la surpopulation des élèves dans les salles de classe.

 

DSC 0493Selon Rénovat Niyonkuru, inspecteur régional de l’enseignement, la province de Gitega comporte plusieurs écoles, à peu près 136 écoles secondaires. Par rapport aux autres provinces de la région centre-est, elle a occupé dernièrement la 11e place à l’examen d’Etat qui donne accès à l’enseignement supérieur. Pour celui de 10e donnant accès au deuxième cycle, Gitega a occupé la 15e place.
Concernant le manque d’enseignants qualifiés, cela dépend de plusieurs critères car c’est le ministère des Finances qui donne le quota à engager dans chaque province. Même si le quota existe, il y a des coins très éloignés de la ville où les jeunes universitaires n’acceptent pas d’habiter.
Pour ce qui est de la surpopulation dans les salles de classe, M.Niyonkuru a indiqué que chaque année, il y a plus de cinq ou dix salles de classe qui sont construites. Mais, a-t-il déploré, le nombre d’élèves ne cesse de s’accroître.

Une sensibilisation s’avère nécessaire

Les abandons scolaires s’observent aussi et surtout ceux liés aux grossesses non désirées des filles. D’autres élèves préfèrent aller travailler soit dans les ménages, soit dans les champs. D’autres encore sont très désintéressés à continuer leurs études.
Pour augmenter le taux de réussite dans cette province, l’inspecteur régional de l’enseignement a précisé qu’ils font une sensibilisation en collaboration avec l’administration, et les parents. « Eduquer est une affaire qui exige aux intervenants de travailler en synergie». Egalement, il faut multiplier les visites dans les écoles, et les réunions avec les parents sans oublier les élèves afin de les sensibiliser.

Multiplier les formations pour les enseignants de l’école fondamentale

L’école fondamentale a commencé avec beaucoup de problèmes surtout liés aux enseignants. Pour cela, ces derniers sont nouveaux et éprouvent des difficultés en enseignant les cours de swahili, d’anglais et d’entrepreneuriat. Il s’agit des cours nouveaux et pendant deux semaines, ils bénéficient d’une formation y relative. «Ce temps est très insuffisant pour qu’un enseignant puisse avoir suffisamment des connaissances dans ces cours », a souligné Rénovat Niyonkuru. D’autres enseignants sont affectés alors qu’ils n’ont pas bénéficié de cette formation. Aussi, il y a manque de matériel pour le cour d’entrepreneuriat où beaucoup de choses sont nécessaires alors qu’il n’y en a pas en classe.
Yvette Irambona

 

Justice> Cour spéciale des terres et autres biens

A la découverte des membres de la Cour

 

Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a sorti le décret n°100/215 du 2 octobre 2014 portant nomination des membres de la Cour spéciale des terres et autres biens. Cela est intervenu en se référant aux différents décrets-lois et  lois, spécialement  la loi n° 1/26 du 15 septembre 2014 portant création, organisation, composition, fonctionnement et compétence de la Cour spéciale des terres et autres biens ainsi que la procédure suivie devant elle ; et le décret n° 100/122 du 28 novembre 2005 portant organisation du ministère de la justice.  Cette cour comprend treize membres. Une brève présentation, des membres de cette cour, vous est proposée par le quotidien burundais Le Renouveau .

 

DSC05266Sur proposition du ministre de la Justice et garde des sceaux Pascal Barandagiye, le président de la République Pierre Nkurunziza a nommé les membres de la Cour spéciale des terres et autres biens le 2 octobre 2014. Une série de présentations de ces membres vous est présentée par Le Renouveau. Cette présentation suit celles parues dans le journal Le Renouveau N° 8956 du Lundi 3 novembre et Le Renouveau n° 8958 du Mercredi 5 novembre 2014.

Evelyne Kankindi

Evelyne Kankindi, mère de quatre enfants, est née au quartier V en commune urbaine de Ngagara en 1980 de l’union entre Vincent Butije et Immaculée Nyakamwe. Elle a fait ses études primaires à l’école primaire Mutanga Sud jusqu’en 1994. Elle a poursuivi ses études au Lycée du Saint-Esprit de 1994 à 2002 et a décroché le diplôme des Humanités générales et le diplôme d’Etat. Elle est ainsi entrée à l’Université lumière de Bujumbura pour faire sa licence en Droit, de 2002 à 2007. Après cette formation académique, elle a suivi une formation à l’Université du Burundi et a obtenu un diplôme d’Etudes supérieures spécialisées en droit de l’Homme.
Ce magistrat a débuté sa carrière au tribunal de Grande instance de Cibitoke en 2010. Elle vient d’être nommée à la Cour spéciale des terres et autres biens au moment où elle venait de passer sept mois au Tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura.

DSC05280André Nyabenda

André Nyabenda qui assure la présidence de la chambre de premier degré de la Cour spéciale des terres et autres biens, est né en 1967 en commune et province de Kirundo. Il a fait ses études primaires à Kanyinya. Il a poursuivi ses études secondaires au Lycée Rubanga où il a obtenu le diplôme homologué des humanités générales en 1990. M. Nyabenda entrera ainsi à l’Université du Burundi en 1990 dans la faculté de Droit et y a fait quatre ans. En 2004, il a poursuivi ses études à l’Université du lac Tanganyika jusqu’en 2007 et a décroché le diplôme de licence. Trois ans après, il a suivi une formation à l’Université du Burundi et a obtenu un diplôme d’Etudes supérieures spécialisées en droit de l’Homme et résolution pacifique des conflits.
Pendant qu’il faisait ses études, déjà en 1995, il était juge au tribunal de Résidence de Kabezi jusqu’en 1999. Depuis 1999 jusqu’en 2004, il était juge président du tribunal de résidence de Bugarama. De 2004 à 2006, il était juge au tribunal de grande instance de Bujumbura, dont il assurera la présidence depuis 2006 jusqu’en 2008. Il a ainsi été nommé conseiller à la cour Suprême l’année qui a suivi. Depuis 2009 jusqu’en 2012, il était vice-président de cette cour et président de la chambre de Cassation. Il a également assuré la présidence à intérim de cette cour entre 2010 et 2011. M. Nyabenda a dans son parcours été membre élu du Conseil supérieur de la magistrature et secrétaire général du Syndicat des magistrats du Burundi. Il enseigne à temps partiel à l’Université lumière de Bujumbura.

DSC05303Floribert Nsengiyumva

 
Fils de Protais Singendakubwabo et de Catherine Siniyunguruza , Floribert Nsengiyumva est né dans la commune Ndava de la province de Cibitoke en 1982. Il a fait ses études primaires successivement à l’école primaire Ndava transversale et Musaga II. Il a ainsi fréquenté le lycée Notre dame de Rohero entre 1996 et 2003. Il a continué à l’Université du lac Tanganyika dans la faculté de Droit en 2004 où il a obtenu sa licence en 2009. Après ces études, il a effectué diverses activités dans les secteurs public et privé. Ce n’est qu’en 2012 qu’il a embrassé la carrière de magistrat et a été substitut du procureur en mairie de Bujumbura.

 

DSC05298Fleury Ntungumburanye

Fleury Ntungumburanye est né au quartier IV en commune urbaine de Ngagara en 1977. Ce fils de Raphaël Ntungumburanye et de Calinie Ngerageze a fait ses études primaires à Ngagara. Il a poursuivi ses études au lycée du lac Tanganyika de 1992 à 1997. Après, il a fait deux ans au lycée-Saint Albert pour décrocher le diplôme d’Humanités générales. Il est ainsi entré à l’Université de Ngozi pour faire le droit jusqu’en 2004.
M. Ntungumburanye a débuté le travail au tribunal de Résidence de Ngagara en 2005. En 2007, il est devenu substitut du procureur de Bubanza pendant deux ans. Il a, par après, fait deux ans au tribunal du Travail. Depuis 2011 à 2013, M. Ntungumburanye a suivi une formation à l’Université catholique de Louvain. Depuis 2013 à sa nomination à la Cour spéciale des terres et autres biens, il était substitut du procureur en mairie de Bujumbura.

Alfred Nimbona

 

COMPTABILITE NATIONALE> Séminaire régional

Du système des comptes nationaux de 1993 à celui de 2008

 

Il se tient à Bujumbura, du 10 au 15 novembre 2014, un séminaire régional sur la comptabilité nationale, organisé par le Centre régional du Fonds monétaire international (FMI) pour l`Afrique centrale (Afritac Centre). Les cérémonies d`ouverture ont été rehaussées par la présence du ministre des Finances et de la planification du développement économique, Tabu Abdallah Manirakiza.

 

DSC06881Le séminaire ouvert le lundi 10 novembre 2014 réunit les cadres de la région sur le sujet critique de l`élaboration de la comptabilité nationale. Il a pour objectif de faire le lien entre le système de 1993 encore utilisé dans la région et celui de 2008, afin de faciliter son utilisation future.
Selon Olivier Benon, coordonnateur de l`Afritac Centre, la comptabilité nationale vise à donner à l`économie nationale une représentation complète, qualifiée mais suffisamment simplifiée pour que l`observation de la vie économique soit aisée, que ses mécanismes essentiels soient identifiables et que son évolution soit prévisible. Elle joue donc un rôle crucial pour les responsables dans la mesure où elle renseigne sur le comportement des agents économiques, éclaire et guide les choix stratégiques de ces responsables. La comptabilité nationale reste, pour les statisticiens et économistes, un cadre structurant pour la production statistique, a ajouté M. Benon.
Le ministre Abdallah a indiqué, dans son mot d`ouverture, que les comptes nationaux constituent un outil indispensable pour la formation des politiques macroéconomiques. Il a salué les efforts consentis par Afritac Centre dans l`intégration du secteur dans les comptes nationaux. M. Manirakiza a également précisé que le gouvernement du Burundi s`engage à consolider les acquis et à apporter son soutien au développement du système statistique national. Il a poursuivi en disant que le Burundi dispose d`une Stratégie nationale de développement de la statistique (SNDS) qui est un cadre idéal pour l`expression des besoins en vue d`une meilleure coordination des actions visant la promotion de l`activité et de l`information statistique.
Le séminaire régional sur la comptabilité nationale réunit les représentants des huit Etats membres d`Afritac Centre (c`est-à-dire le Burundi, les Etats de la Cemac et la République démocratique du Congo), ainsi que les représentants de la Banque de la république du Burundi (BRB), de la Banque des Etats d`Afrique centrale, de la Banque centrale du Congo et de la commission de la Cemac. Le Burundi abrite ledit séminaire pour la première fois.

Eric Mbazumutima

 

Gitega> Agriculture et élevage

La production est en général bonne

 

La situation de l’agriculture et de l’élevage en province de Gitega est bonne en se référant à la saison passée, c’est-à-dire la saison A et B. Ce qui préoccupe actuellement la DPAE (direction provinciale de l’agriculture et de l’élevage) Gitega ce sont les préparatifs de la saison culturale 2015 A. Cette saison est également dominée par la culture du maïs. L’autre préoccupation est la distribution des engrais chimiques.

 

DSC 0453Selon Hélménegilde Manyange, directeur de l’agriculture et de l’élevage à Gitega, la première partie de la provision d’engrais chimiques a été distribuée bien avant, et des agriculteurs avaient commencé à faire le labour. « Ce qui a fait qu’une bonne partie a eu de l’engrais chimique à temps. La distribution a été faite à 60%, et nous sommes en train de distribuer pour le reste. Il est vrai que nous sommes en retard mais cela n’empêche pas de semer le maïs même si le temps passe ». Pour lui, la production est en général bonne dans la mesure où en se rendant au marché, on n’y trouve toutes les cultures.
Pour la saison A, on cultive le plus souvent la maïs, et sa production a été très bonne. Quant à la saison B, elle est dominée par la culture du haricot. « Comme les agriculteurs avaient eu l’engrais chimique au moment opportun, n’eût été le départ précoce des pluies, on aurait eu une très bonne quantité de production de haricot », a-t-il déploré.

Grogne des agriculteurs

La grogne ne peut pas manquer du côté des agriculteurs pour ce qui est de la distribution des engrais chimiques. Ceci s’explique, d’après M. Manyange, par le fait que la province de Gitega s’attendait à plus de 3 000 tonnes d’engrais et ce n’est pas facile pour le fournisseur d’avoir cette quantité. En plus de cela, la distribution peut même prendre un mois. « C’est pourquoi nous devons garder contact avec le fournisseur pour résoudre ce problème ».
M. Manyange a interpellé la population à ne pas vendre toute la production car des problèmes pourraient surgir dans les ménages. Malgré ces appels lancés, il est difficile de contrôler toute la population car c’est sa propre récolte et elle a le droit de vendre ou de conserver.

Repeuplement du cheptel

Pour ce qui est de l’élevage, il s’agit d’un secteur qui avait connu des problèmes dans le temps à cause de la crise de 1993. Actuellement, il y a un programme de repeuplement du cheptel surtout en bovin pour le grand bétail ainsi que pour le petit bétail (chèvres, poules, lapins, etc.) Tous ces programmes sont en train d’être exécutés. A titre d’exemple, il y a eu une distribution de 300 vaches dans la commune Bugendana et 300 autres dans la commune Mutaho. A Bugendana , le Prodefi financé par le Fida a, cette année-ci, ajouté 71 têtes de vaches. Ainsi, « le repeuplement est l’activité que nous continuons car la plupart de ces vaches sont gestantes. En moins d’une année, nous pouvons enregistrer 50% de naissances. Chaque année, nous organisons des chaînes de solidarité communautaire, c’est-à-dire que le premier veau est pour celui qui remplit les critères d’identification pour en bénéficier », a-t-il précisé.

Le problème d’écoulement du lait a trouvé solution

La principale difficulté rencontrée en élevage est la surproduction du lait surtout dans les deux communes Bugendana et Mutaho. « Cela nous causait pas de problèmes parce qu’il y avait manque de marché d’écoulement du lait. Mais avec l’appui des projets du Fida, on a pu construire un centre de collecte de lait à Bugendana. Ce centre parvient à une capacité de 1000 litres, et par jour, on collecte entre 300 et 500 litres. Ce lait est acheminé vers Bujumbura avec les véhicules de transport. De ce fait, il y a à Musaga une maison qui accueille cette quantité de lait, un moyen trouvé pour pallier ce problème », a fait savoir Hélménegilde Munyange.
Yvette Irambona

 

 
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