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Economie, Sciences, Education/formation

Gitega> Agriculture et élevage

La production est en général bonne

 

La situation de l’agriculture et de l’élevage en province de Gitega est bonne en se référant à la saison passée, c’est-à-dire la saison A et B. Ce qui préoccupe actuellement la DPAE (direction provinciale de l’agriculture et de l’élevage) Gitega ce sont les préparatifs de la saison culturale 2015 A. Cette saison est également dominée par la culture du maïs. L’autre préoccupation est la distribution des engrais chimiques.

 

DSC 0453Selon Hélménegilde Manyange, directeur de l’agriculture et de l’élevage à Gitega, la première partie de la provision d’engrais chimiques a été distribuée bien avant, et des agriculteurs avaient commencé à faire le labour. « Ce qui a fait qu’une bonne partie a eu de l’engrais chimique à temps. La distribution a été faite à 60%, et nous sommes en train de distribuer pour le reste. Il est vrai que nous sommes en retard mais cela n’empêche pas de semer le maïs même si le temps passe ». Pour lui, la production est en général bonne dans la mesure où en se rendant au marché, on n’y trouve toutes les cultures.
Pour la saison A, on cultive le plus souvent la maïs, et sa production a été très bonne. Quant à la saison B, elle est dominée par la culture du haricot. « Comme les agriculteurs avaient eu l’engrais chimique au moment opportun, n’eût été le départ précoce des pluies, on aurait eu une très bonne quantité de production de haricot », a-t-il déploré.

Grogne des agriculteurs

La grogne ne peut pas manquer du côté des agriculteurs pour ce qui est de la distribution des engrais chimiques. Ceci s’explique, d’après M. Manyange, par le fait que la province de Gitega s’attendait à plus de 3 000 tonnes d’engrais et ce n’est pas facile pour le fournisseur d’avoir cette quantité. En plus de cela, la distribution peut même prendre un mois. « C’est pourquoi nous devons garder contact avec le fournisseur pour résoudre ce problème ».
M. Manyange a interpellé la population à ne pas vendre toute la production car des problèmes pourraient surgir dans les ménages. Malgré ces appels lancés, il est difficile de contrôler toute la population car c’est sa propre récolte et elle a le droit de vendre ou de conserver.

Repeuplement du cheptel

Pour ce qui est de l’élevage, il s’agit d’un secteur qui avait connu des problèmes dans le temps à cause de la crise de 1993. Actuellement, il y a un programme de repeuplement du cheptel surtout en bovin pour le grand bétail ainsi que pour le petit bétail (chèvres, poules, lapins, etc.) Tous ces programmes sont en train d’être exécutés. A titre d’exemple, il y a eu une distribution de 300 vaches dans la commune Bugendana et 300 autres dans la commune Mutaho. A Bugendana , le Prodefi financé par le Fida a, cette année-ci, ajouté 71 têtes de vaches. Ainsi, « le repeuplement est l’activité que nous continuons car la plupart de ces vaches sont gestantes. En moins d’une année, nous pouvons enregistrer 50% de naissances. Chaque année, nous organisons des chaînes de solidarité communautaire, c’est-à-dire que le premier veau est pour celui qui remplit les critères d’identification pour en bénéficier », a-t-il précisé.

Le problème d’écoulement du lait a trouvé solution

La principale difficulté rencontrée en élevage est la surproduction du lait surtout dans les deux communes Bugendana et Mutaho. « Cela nous causait pas de problèmes parce qu’il y avait manque de marché d’écoulement du lait. Mais avec l’appui des projets du Fida, on a pu construire un centre de collecte de lait à Bugendana. Ce centre parvient à une capacité de 1000 litres, et par jour, on collecte entre 300 et 500 litres. Ce lait est acheminé vers Bujumbura avec les véhicules de transport. De ce fait, il y a à Musaga une maison qui accueille cette quantité de lait, un moyen trouvé pour pallier ce problème », a fait savoir Hélménegilde Munyange.
Yvette Irambona

 

 

Projet catalist II> Les activités agricoles à valeur ajoutée

Pour la prise de connaissance de certaines innovations technologiques post-récoltes

 

Le « warrantage » et les sacs-pics permettent aux producteurs surtout de maïs ou de haricot d’augmenter non seulement leurs productions, mais aussi d’accéder aux crédits. Les agriculteurs en bénéficient grâce à l’intervention de International fertilizer development center(IFDC).

 

DSC 0878L’IFDC a, à travers son projet Catalist II, organisé du 4 au 5 novembre 2014 à Ngozi, un atelier d’information des médias sur les activités agricoles à valeur. Le but était de prendre connaissance du concept de valeur ajoutée en matière agricole et de certaines innovations technologiques liées aux activités post-récolte qui sont en train d’être introduites par l’IFDC.
Au cours de cet atelier, les médias ont pu suivre deux exposés avant de faire des descentes sur terrain. Le premier exposé portait sur le concept de genre et le second portait sur les activités de valeur ajoutée et expérience en technologie post-récolte de Catalist-II.
Pour le conseiller régional chargé de la socio-économie et genre, Ida Ntawundora, l’objectif de cet exposé était de faire comprendre le concept de « genre » et les contraintes y relatives vis-à-vis de l’entrepreneuriat agricole et d’augmenter la sensibilité des participants vis-à-vis des questions de genre. Ce qui permettrait aux participants la prise en concept genre dans leur production.

Les contraintes de l’entrepreneuriat agricole féminin

A propos des contraintes basées sur le genre vis-à-vis de l’entrepreneuriat agricole, elle a relevé la faible mobilité, la faible information sur les opportunités de marché, le faible accès aux services et réseaux des marchés en plus de la faible estime de soi.
Juvent Ntumigomba a, quant lui, laissé entendre que la valeur ajoutée dans l’activité agricole permet de mesurer la valeur de la production réalisée au sein d’une entreprise. Elle sert à designer le supplément de valeur qu’une entreprise, grâce à son activité, est capable d’apporter à un bien ou service provenant d’un tiers. Et elle n’a de sens que s’il y a une relation de marché entre l’entreprise et ses fournisseurs.

Les activités à valeur ajoutée de Catalist-II introduites par IFDC

M. Ntumigomba a décrit les activités à valeur ajoutée de Catalist-II de l’IFDC. Cette dernière organisation a, en effet, appuyé certaines provinces dans la production du manioc, du maïs et du haricot, du riz, de banane et d’ananas. C’est le cas de Rutana, Kirundo, Ruyigi, Kayanza, Makamba et Ngozi.
C’est là qu’une visite a été effectuée à l’usine de transformation de manioc et du maïs à Kayanza dénommée Factory manufactored maize of flour (Fammaf), la coopérative Tugwize ibikorwa qui se trouve dans la zone Gatsinda, commune Mwumba et la coopérative de la zone Mivo en commune Ngozi situées dans la province portant le même nom.
Il existe au sein de ces coopératives des associations qui pratiquent ce qu’on appelle le «warrantage » à travers leurs membres formés. Ces derniers mettent leurs productions surtout le haricot et le maïs dans les sacs-pics qui les conservent pendant deux ou trois ans sans être attaquées par des insectes.
Signalons que « Fammaf » emploie 150 travailleurs dont 45 femmes alors que la coopérative Tugwize ibikorwa dispose de 1357 membres dont 842 femmes. Et les membres formés sur le «warrantage » estiment que celui-ci leur est très utiles. Il s’agit d’un stock de production qu’on hypothèque auprès des micro-finances en vue d’accéder aux crédits. C’est-à dire qu’au moment de la production, les prix de vente sont bas, après avoir calculé le coût de production qui peut tomber entre 370 FBu et 380 FBu. Et si l’on vend à moins de 400 FBu, on reste dans le coût de production. Le producteur est conseillé de stocker sa production tout en sollicitant un crédit auprès d’une micro-finance en hypothéquant son stock. Il attend que le prix de sa production soit majoré sur le marché pour vendre. Il peut dans ce cas rembourser sa dette et rester avec une marge bénéficiaire.
Masta Shabani

 

OFFICE BURUNDAIS DES RECETTES > Services aux contribuables

La qualité, une priorité

 

Dans le cadre de mieux renforcer le civisme fiscal et d’améliorer les rentrées des recettes fiscales et douanières au Trésor public, l’Office burundais des recettes (OBR) a mis en place des mécanismes de facilitation de services aux contribuables. Pour certains des contribuables de Gitega, la qualité des services n’est pas toujours une évidence tandis que d’autres saluent l’effort déjà franchi par cette institution.

 

Le nommé Niyonzima, un des vendeurs de chaussures rencontré au marché de Gitega indique qu’il n' a pas de problème particulier. Au moment de la sensibilisation, les agents de l’OBR sont venus et ont fait savoir que ceux qui ont de petits capitaux sont imposés forfaitairement. « Le service est facile d’autant plus qu’il y' a un bureau de l’OBR à Gitega. On n'a pas besoin de se rendre à Bujumbura pour de tels payements et le service est rapide », confie- t-il.
La qualité des services de l’OBR ! « Avec l’OBR, le grand commerçant souffre autant que le petit », dit Pierre Nzabampema, représentant des commerçants du marché de Gitega.

Certains contribuables se lamentent

« L’OBR ne fait pas confiance aux contribuables surtout les commerçants », constate Timothée Banzubaze, importateur des produits de l’Ouganda. Alors comment parler de la qualité du service si on travaille dans de telles conditions, s’interroge-t-il. Parfois, dit-il, son déclarant lui dit que telle ou telle facture a été refusée par les agents de l’OBR.
Il reconnaît toutefois que certains commerçants utilisent de faux documents pour essayer de réduire les taxes à payer au moment du dédouanement. Il déplore, cependant, le fait que l’OBR considère tous les commerçants comme des gens malhonnêtes. Ce qui fait que la relation entre l’office et les commerçants soit souvent caractérisée par un manque de confiance.
Et d’ajouter que c’est pour cette raison que les commerçants pensent que l’OBR ne cherche qu’à collecter les recettes sans pour autant penser au sort du contribuable et du client qui en paient les conséquences avec les taxes qui varient souvent.
Même constat chez le nommé Nzabampema qui dit qu’à deux postes de dédouanement différents, on est parfois surpris de constater qu’on ne paie pas le même montant pour les mêmes marchandises importées. Il ajoute qu’il arrive que les agents de l’OBR aillent au marché pour chercher les prix de tel ou tel produit et comme ces produits se vendent à un prix un peu élevé à Bujumbura plus qu’ à l' intérieur, cela fait qu’on fait des calculs sur base des prix élevés. Ainsi, il demande à l’OBR de préciser et d’ afficher les valeurs en douane des marchandises importées .
Selon cette même source, l’OBR peut venir réclamer l’impôt sur le bénéfice réalisé après deux ou trois ans. « Pourquoi ne pas calculer le bénéfice au moment même du dédouanement et le payer directement», suggère- t- il.
Un pharmacien qui a voulu garder l’anonymat a fait savoir que pour le cas des médicaments, on doit nécessairement se rendre à Bujumbura pour le dédouanement avec toutes les procédures nécessaires étant donné que les médicaments sont des produits qui exigent une vérification particulière et donc le scanner.

Pour faciliter le contribuable

Félix Nkurunziza, directeur des Opérations douanières à l’OBR, a précisé que plusieurs opérations ont été menées pour améliorer la qualité des services que ce soit au niveau de la douane qu’avec les taxes internes.
Concernant l’immatriculation des contribuables, beaucoup de descentes de sensibilisation ont été réalisées dans le but d’expliquer l’importance et la nécessité de se faire identifier et immatriculer. L’OBR essaie de réduire les procédures qui sont, avoue- t- il, parfois longues. Il a rappelé que pas mal de barrières ont été supprimées.
Il a également ajouté qu’aujourd’hui en douane, tout est informatisé et cela permet de réduire la perte de temps. Pour ce qui est de la lenteur au niveau des procédures de dédouanement, le directeur chargé des opérations douanières répond que l’OBR est en train de supprimer certaines procédures dans le but de réduire le temps mis avec ces différentes démarches et faciliter le contribuable mais il souligne quand même qu’on doit chercher d’autres solutions de rechange.

L’Office fait tout pour approcher les services aux contribuables

« Des bureaux ont été ouverts partout dans le pays. Le contribuable n’a plus besoin de venir à Bujumbura pour n' importe quel service », se réjouit Félix Nkurunziza
Pour les commerçants de Gitega, ils peuvent dédouaner à l’agence de déduanement de leur préférence.

L’impôt doit être juste et réaliste

« On ne peut pas demander l’impôt sur les bénéfices non encore réalisés. Ca ne serait pas juste surtout pour les commerçants qui, arrivés sur le marché, peuvent ne pas écouler leurs marchandises ou rencontrer d’autres difficultés », précise M. Nkurunziza. C’est pour cela qu’il est préférable que le commerçant en question déclare lui-même le bénéfice réalisé, le système étant déclaratif. Dans ce cas, l’impôt serait réel.
Dans le cas contraire, on serait en train de déroger aux principes de calcul de l’impôt. Il précise que l’OBR a le droit de venir vérifier après deux ou trois années sinon si on a bien déclaré, on n’a pas de problème avec la vérification. « On fait la sélection des dossiers basée sur les risques et on fait le contrôle », dit M. Nkurunziza. On ne peut pas faire le contrôle de tous les contribuables avec un personnel aussi limité.
Concernant les calculs des taxes à payer avec le dédouanement, il fait savoir qu’on se base sur les prix des produits sur les factures et pour le cas des produits en provenance de Dubaï, de Chine ou de l’Ouganda qui manquent souvent de factures ou qui comportent parfois des irrégularités, on fait alors recours à la méthode déductible, c’est-à-dire qu’on regarde la valeur transactionnelle .
Alida Kaneza

 

Biennale internationale de Bujumbura> Conférence de presse

Le Burundi va abriter les activités de la BIB du 10 au 18 avril 2015

 

La représentante légale de la Biennale internationale de Bujumbura(BIB), Rose Ndayiragije a animé le jeudi 6 novembre 2014 une conférence de presse au cours de laquelle elle a procédé au lancement officiel de la BIB. Ce qui permettra que l’appellation soit connue, que les activités de l’événement soient connues et que l’appel à candidature commence. Le thème de cette première édition est « L’art et la culture, facteurs de paix et de développement ».

 

DSC 3140Il y aura des expositions d’œuvres d’art, des spectacles vivants, des ateliers de formation et d’échanges ainsi que du colloque.
Selon Rose Ndayiragije, représentante légale de la BIB, ces activités artistiques et culturelles avec les pays voisins renforceront une cohabitation pacifique. Cette fois, non alignée sous une biennale régionale, « celle de Bujumbura se fixe définitivement comme Biennale internationale et se veut inclusive. Elle connaîtra la participation des internationaux. Pour cela, « nous voulons attirer les monde des arts et de la culture au rendez-vous périodique de valorisation et de promotion », a-t-elle précisé.
La participation des artistes des autres pays permettra des découvertes pour les uns et les autres dans le secteur. Les artistes auront des opportunités avec la participation de promoteurs, opérateurs artistiques et culturels, hommes de culture et autres institutions à l’échelle internationale.

Des difficultés dans l’organisation

La biennale a déjà fait les preuves de son originalité en 2012, sous l’appellation Eastafab-Burundi. Elle se démarque d’une biennale régionale Eastafab de la Tanzanie, cyclique, consacrée aux arts plastiques. D’après Mme Ndayiragije, les leçons tirées de cette biennale 2012 sont les difficultés dans l’organisation ainsi que les besoins. Pour cela, « on fait le recul pour se préparer minutieusement ».
Le directeur de la BIB, Arthur Cyriaque a ajouté que le nerf de la guerre, c’est l’argent, les moyens financiers et matériels. Une autre contrainte est que lorsqu’une activité du genre s’organise, il va de soi qu’on fasse recours à des bailleurs ou à des sponsors. Ces derniers voient mal comment ils vont sponsoriser une activité qui a ses ramifications vers d’autres pays.
Yvette Irambona

 
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