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Economie, Sciences, Education/formation

Centre géomatique> Atelier de restitution des cartes de localisation des infrastructures scolaires , sanitaires et des marchés

Pour une meilleure planification des infrastructures dans les communes

 

La Deuxième vice-présidence de la République, en collaboration avec le bureau de centralisation géomatique, a organisé, le vendredi 27 mars 2015, un atelier de restitution des cartes des infrastructures scolaires, sanitaires et les marchés. Il a été dit que ces cartes serviront à une meilleure planification de ces infrastructures dans toutes les communes du pays.

 

DSC 0674Dans son mot de circonstance, le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, a fait savoir que l’information géographique constitue aujourd’hui un outil de la prise de décision. Elle permet une meilleure connaissance de la distribution des ressources naturelles, fournit des outils relatifs à la prévision, l’identification et la gestion des risques naturelles et des conflits fonciers. Elle permet également la connaissance, la matérialisation et la gestion des limites administratives et territoriales ainsi que la sécurisation du Burundi. Il a par ailleurs, ajouté que l’information géographique conduite, mise à jour, partagée et exploitée devient un facteur essentiel d’un développement économique et social du pays.

Eviter le hasard dans l’implantation des infrastructures

A la question de savoir pourquoi au cours de cet atelier, on ne présente que les trois secteurs à savoir les infrastructures sanitaires , scolaires ainsi que les marchés, M Rufyikiri a répondu que chaque projet a un début. Sinon, a-t-il poursuivi, les applications de la géomatique sont multiples et même infinis. C’est ainsi que, partant du succès des investigations faites à partir de ces trois secteurs, c’est l’occasion d’inviter d’autres acteurs dans les différents secteurs de la vie nationale de s’intéresser à disposer de ces outils de planification du travail en faisant des requêtes auprès du bureau de centralisation géomantiques. Il a signalé que ce dernier collabore avec des spécialistes formés dans les différents ministères.
M.Rufyikiri a en outre précisé que les cartes qui vont être distribuées permettront aux utilisateurs une meilleure planification. Il a annoncé que, par exemple, la planification de l’implantation des infrastructures sanitaires, scolaires ou des marchés se fait aujourd’hui au hasard, sans aucun critère objectif tel que la distance ou la densité.
Il a enfin demandé à tous ceux qui ont reçu les cartes de localisation des infrastructures sanitaires, scolaires et des marchés de bien les entretenir pour une meilleure planification dans leurs localités.
Rose Mpekerimana

 

Enseignement> Les laboratoires dans les écoles secondaires

Inexistants dans certaines écoles

 

Au secondaire, les élèves bénéficient des cours de Chimie, Physique et Biologie nécessitant des séances pratiques. Malheureusement, dans certaines écoles, ces cours se limitent à la théorie, faute de laboratoires. Ce qui constitue un handicap si ces élèves sont appelés à poursuivre leurs études supérieures dans des facultés utilisant des laboratoires. Cela ressort d’un entretien avec des directeurs d’écoles secondaires intérrogés à ce sujet.

 

100 4854Au passage au lycée communal de Gasenyi en commune urbaine de Gihosha, on constate qu’il n’y a pas signe de laboratoire. « Il n’y a pas de laboratoire par ici. Pas même un seul équipement de laboratoire », nous a déclaré la directrice de ce lycée, Virginie Niyondiko. Pour cela, les élèves doivent se contenter des cours théoriques seulement. Ce qui n’est pas sans conséquence quand ils doivent choisir plus tard des facultés à l’université utilisant des laboratoires.
Quant au lycée Sainte Famille de Kinama, le directeur Alexis Nzeyimana nous a fait visiter une grande salle réservée à cette fin. « Nous planifions de parler aux parents pour qu’un laboratoire soit mis en place bientôt. Il ne serait pas facile aux élèves de continuer d’étudier dans ces conditions », a –t-il souligné. A ce lycée, il y a quelque matériel qui montre qu’un laboratoire est en cours de création.
Il s’est avéré qu’il n’est pas facile de se procurer des produits de laboratoire. Et pourtant, une somme de deux mille francs destinés aux livres et laboratoires est payée par chaque élève.
« Des échecs sont prévisibles dans le futur », a fait savoir Mme Niyondiko. En effet, l’élève terminera ses études secondaires sans une bonne maîtrise du cours. L’enseignant aussi ne fera pas bien son travail par manque de matériel didactique suffisant.
Nos interlocuteurs ont recommandé que des laboratoires soient installés dans les écoles secondaires. Ils aideraient les élèves à bien assimiler la matière apprise en la mettant en pratique.

BLANDINE NIYONGERE

 

 

Sortie des marchandises au port de Bujumbura> Interdite après 18 h

Pour lutter contre la fraude

 

Depuis environ 8 mois, l’Office Burundais des Recettes a décidé de ne plus laisser sortir les marchandises au port de Bujumbura après 18 h. Cette mesure a été prise pour continuer à lutter contre la fraude. Mais les importateurs estiment que l’OBR doit plutôt chercher les stratégies d’encadrer son personnel qui est parfois complice dans ces cas de fraude et laisser les camions sortir même la nuit.

 

OBRDepuis longtemps, la sortie des marchandises au port de Bujumbura était effectuée jusqu’à 20 h. L’OBR aurait constaté que cette sortie était entachée de vices. Parfois, les camions sortaient avec des marchandises volées ou fraudées. C’est ainsi qu’une mesure verbale a été prise, interdisant la sortie des marchandises au-delà de 18 h.
Selon les propos du directeur des Opérations douanières, Félix Nkurunziza, il n’existe pas de note écrite à propos de la réorganisation des heures de sortie des marchandises au port de Bujumbura. L’instruction a été verbale pour permettre aux agents des douanes d’être vigilants et de contrôler les marchandises qui sortent dans des heures tardives.
Il pense qu’aucune plainte n’a été enregistrée de la part des commerçants, étant donné que cette instruction n’est qu’une petite barrière pour lutter contre la fraude. « Après 18 h, celui qui a terminé les formalités douanières s’adresse soit au chef de bureau, au chef de service ou au directeur des Opérations pour demander l’autorisation de sortie des marchandises. Cette autorisation est toujours accordée, a-t-il précisé. Il s’agit d’une petite barrière instaurée pour des raisons de contrôle dans le sens de la lutte contre la fraude », a ajouté M. Nkurunziza.

« Des raisons non convaincantes »

13Pour le vice-président de l’Association des agences en douane et transitaires (Abadt), Philippe Ndikumana, ces raisons de lutte contre la fraude et les vols ne sont pas convaincantes : « la fraude se fait en connivence avec le personnel de l’OBR. Ainsi, elle peut se faire de jour comme de nuit. L’OBR devrait plutôt suivre de près son personnel, l’encadrer et le former pour qu’il soit responsable et rende un service de qualité », a insisté M. Ndikumana. Il ajoute que c’est injuste que les importateurs soient victimes des soupçons des agents complices. Il se demande si réellement l’OBR a confiance en son personnel. Pour lui, il faut que l’OBR prenne des risques en acceptant la sortie des camions, quitte à faire la vérification le lendemain. « Que l’OBR s’organise pour plus d’équité et d’intégrité », a encore dit M. Ndikumana.
Au niveau des raisons qui auraient poussé l’OBR à prendre une décision de changement des horaires de sortie des marchandises au port de Bujumbura, le président de l’Association des commerçants du Burundi (Acobu) , Antoine Muzaneza dit qu’il avait déjà entendu parler des camions qui sortent la nuit avec des marchandises volées ou fraudées. Mais, pour lui, il fallait que l’OBR trouve une autre façon de lutter contre cette fraude sans empiéter sur les droits des importateurs.

Les commerçants n’ont pas été informés de cette instruction

Antoine Muzaneza déplore le fait que son association n’a pas été informée de la décision prise par le service des douanes sur la réorganisation des heures de sortie des marchandises au port de Bujumbura. L’information a circulé de bouche à oreille, et certains importateurs ont été informés au moment du dédouanement de leurs marchandises. Pour lui, il fallait une note écrite et vulgarisée.

La mesure n’accorde aucun avantage aux commerçants

A la question de savoir si cette mesure aurait des avantages, le vice-président de l’Abadt répond : « Je ne constate aucun avantage parce que les douanes ont réduit sensiblement l’horaire de travail qui était proposé. Aujourd’hui, nous sommes limités dans notre action de pouvoir servir nos clients. C’est un frein à la facilitation des affaires ».
Il ajoute que par rapport aux autres administrations douanières de la Communauté est-africaine qui travaillent 24 heures sur 24 heures, le Burundi, surtout l’Office burundais des recettes reste en arrière. Il regrette que les services des douanes contraignent les commerçants à ne pas sortir les marchandises jusque tard dans la nuit.

Les frais d’entreposage constituent des charges supplémentaires

M. Muzaneza indique que cette mesure a un impact sur le coût des marchandises, puisque l’importateur est obligé de payer les frais d’entreposage quand les marchandises logent dans les entrepôts du port de Bujumbura, alors que toutes les formalités douanières sont terminées. Cependant, il indique qu’il n’a pas enregistré aucune plainte de la part des membres de son organisation à propos de ce changement d’horaire de sortie des marchandises.

Impact de cette mesure sur la facilitation des affaires

Pour Philippe Ndikumana, une des conséquences de cette réorganisation des heures de sortie des marchandises est la lenteur de la disponibilité des marchandises sur le marché local. Une autre conséquence est celle des charges supplémentaires qui influent sur le coût des marchandises à cause des frais de stokage et de gardiennage pour une journée ou une nuit supplémentaire.
M. Ndikumana également parlé des charges supplémentaires qui pèsent sur le sous-emploi des agences en douane qui devaient normalement s’occuper des formalités de la sortie des camions entre 18 h et 20 h.
Pour lui, ces charges n’affectent pas uniquement les agences en douane. Elles affectent aussi les autres intervenants de la chaine logistique de dédouanement, notamment les transporteurs, les manutentionnaires pour le chargement à l’intérieur du port, et les manutentionnaires pour le déchargement chez le propriétaire de la marchandise.

« Laisser les importateurs travailler au-delà de 18 h »

Le vice-président de l’Abadt dit que cette mesure devait être levée pour laisser les gens sortir leurs marchandises du port au-delà de 18 h, surtout que ce sont les innocents qui sont victimes : « Etant donné que les innocents sont victimes de ceux qui font la fraude, je propose à l’OBR de laisser les commerçants travailler jusqu’à 20 h ou aller au-delà, pourquoi pas ? ».
M. Ndikumana dit que par ailleurs, ils subissent une décision irrégulière puisque non écrite et exige qu’il y ait un écrit pour l’exécution de cette mesure.
A propos de cette mesure qui reste verbale, il indique que son organisation va exposer ses doléances à travers le Comité paritaire, aussitôt qu’il sera fonctionnel.
Il demande à l’OBR de s’aligner aux autres administrations douanières de la sous-région dans le cadre de la facilitation des affaires, en mettant en place un cadre d’échange régulier avec ses principaux partenaires qui sont les agences en douane et les transitaires sur d’éventuels problèmes pouvant entraver le bon déroulement des affaires et des opérations économiques.
Pour lui, parfois la lenteur dans les vérifications des marchandises et des documents au port de Bujumbura revient au personnel de l’OBR. « Il ne faudrait pas que les commerçants soient pénalisés alors que la responsabilité revient à l’office », insiste-t-il. Il a alors recommandé à l’office de mettre en place un personnel compétent, expérimenté, et de renforcer régulièrement les capacités de son personnel.

« Une mesure qui avantage également les importateurs »

Le directeur des Opérations douanières, Félix Nkurunziza dit que les stratégies de lutte contre la fraude doivent être multipliées. Cela parce que 80 % des cas de fraude attrapés ont été commis la nuit, c'est-à-dire quand il fait déjà noir et quand certains partenaires, comme les informateurs sont déjà rentrés. M. Nkurunziza dit qu’il faut continuer à surveiller ceux qui sortent les marchandises, surtout la nuit, sans oublier d’autres stratégies.
Pour lui, cette mesure ne sécurise pas uniquement l’OBR, mais elle sécurise aussi les commerçants. Ces derniers peuvent être attaqués par des bandits lors du déchargement qui se fait tard la nuit, a-t-il ajouté.
Floride Ndakoraniwe

 

MASTER COMPLEMENTAIRE EN JOURNALISME > Remise de diplômes à la quatrième promotion

Les compétences et le professionnalisme des journalistes sont très sollicités

 

Vingt lauréats de la quatrième promotion du master complémentaire en journalisme ont reçu leurs diplômes le mercredi 25 mars 2015. Ces cérémonies ont été une opportunité de parler des résultats atteints à travers ce programme et des perspectives d’avenir.

 

DSC 1960Le master en journalisme a débuté en 2010 à l’université du Burundi et vise globalement la formation des professionnels des médias de manière appropriée et adaptée au marché de l’emploi. A l’occasion de la remise des diplômes à la quatrième promotion, les différents intervenants notamment le responsable dudit programme, le recteur de l’Université du Burundi, le représentant des lauréats sont revenus sur l’importance de cette formation dans le contexte du pays. « Ce master est bel et bien une occasion qui nous est donnée pour relever les défis liés au métier du journalisme ici chez nous comme ailleurs.», a indiqué le recteur de l’Université du Burundi, Gaspard Banyankimbona. Il a souligné que dans le contexte burundais, les compétences et le professionnalisme des journalistes sont très sollicités pour un accompagnement du pays dans sa réconciliation et partant dans sa reconstruction économique pour un développement durable.

Qu’un effectif important bénéficie d’une formation doctorale

Le représentant des lauréats a abondé dans le même sens que le recteur. « La formation que nous avons reçue est pertinente et très importante dans notre vie professionnelle et sociale. Chacun de nous devrait normalement avoir le grenier sur le plan pécuniaire, ce qui n’est pas certain compte tenu de la santé financière des médias burundais.», a souligné Donatien Nsengiyumva. Les responsables du programme de master complémentaire en journalisme se sont réjouis qu’il y ait déjà trois lauréats qui suivent une formation doctorale. Le souhait des lauréats est qu’un effectif important puisse bénéficier de cette opportunité pour doter le Burundi de ressources humaines suffisantes en quantité et en qualité.
L’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi a encouragé les programmes de master en journalisme et en droit de l’Homme et résolution des conflits, programmes qu’il considère liés. « Ce sont deux aspects des droits humains car, avoir des droits veut dire aussi avoir des connaissances, et pour avoir des connaissances, il faut avoir une presse digne», a-t-il dit.
Grâce-Divine GAHIMBARE

 
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