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Economie, Sciences, Education/formation

UNIVERSITE DU BURUNDI> Mouvement de grève des étudiants

Les cours sont momentanément suspendus

 

Les étudiants de l’Université du Burundi (UB) ont entamé un mouvement de grève, le lundi 22 décembre 2014. La grève trouve l`origine dans une confrontation qui a eu lieu le vendredi 19 décembre 2014 à l’Université du Burundi au campus Rohero, entre les candidats officiers de l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam) et les étudiants de l’UB.

 

DSC06904Les informations recueillies auprès des étudiants mentionnent que le jeudi 18 décembre 2014, les étudiants de l’Université du Burundi (UB) ont refusé à un candidat officier de l’Iscam qui était en train de faire l’intégration (baptême) de nouveaux étudiants de l’UB, ce qui ne lui est pas permis selon les règles de l’intégration. Selon les mêmes sources, le lendemain matin, à peu près une quarantaine de candidats officiers à l’Iscam se sont introduits au campus Rohero et une confrontation a éclaté entre eux et les étudiants de l’UB. Toujours les mêmes sources ont fait savoir qu’il y a eu des cas de blessés et de pertes matériels comme les téléphones portables, les lunettes et les matériels académiques.
Selon le président de la Fraternité des étudiants de Rumuri, Simon-Marie Rurasuma, certains étudiants de l’UB avaient décidé de mener une réplique. Ceci a poussé le conseil des responsables des étudiants à suspendre provisoirement les activités académiques pour prévenir les incidents majeurs.
Le mardi 23 décembre 2014, une réunion a été organisée par les représentants des étudiants de l’UB. Simon-Marie Rurasuma a indiqué que l’objectif de cette réunion était d`analyser la situation et prendre les décisions sur les sujets de la réunion du lundi 22 décembre 2014 avec les autorités de l’UB. Selon M. Rurasuma, les clauses de la réunion avec les autorités n`étaient pas bien déterminées et la question est restée sans réponse.
Lors de notre passage aux différents campus de l’UB, seuls les étudiants qui révisaient les cours et ceux qui passaient les examens étaient présents dans les sales de classes.
Une réunion du conseil rectoral était prévue le mardi 23 décembre 2014, signale-t-on.
Eric MBAZUMUTIMA

 

Gitega > Inauguration de l’Université polytechnique

Le chef de l’Etat a félicité la population de Gitega

 

Le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a procédé à l’inauguration de l’université polytechnique de Gitega, le samedi 20 décembre 2014. Tous les intervenants ont apprécié le travail accompli par la population et les amis de la province de Gitega en construisant cette infrastructure. Le chef de l’Etat les a beaucoup félicités et les a encouragés à continuer dans ce sens.

 

DSC 4288Après la coupure du ruban en guise de l’inauguration officielle de cette université, les cérémonies ont débuté par une visite guidée dans les différents départements de cette institution. Le chef de l’Etat et les autres autorités qui étaient sur place on pu se rendre compte de ce qui se fait dans cette université et du matériel dont dispose chaque département.
Ainsi, selon le recteur, Abbé Frédéric Nkurunziza, cette université a ouvert ses portes en février 2014 et se prépare à achever sa première année en janvier 2015. Elle compte 380 étudiants répartis en quatre facultés à savoir la Faculté des sciences de l’environnement, celle des hautes études commerciales, la Faculté des nouvelles technologies d’information et de communication ainsi que la Faculté de droit.

La mission de l’Université polytechnique de Gitega

Selon toujours Abbé Nkurunziza, la mission de cette institution consiste à promouvoir la recherche du développement intégral pour la région de Gitega en particulier et du Burundi en général. Pour réaliser cette noble mission, l’université a mis en place des programmes qui permettent à ses lauréats d’être de véritables artisans du développement durable. Ainsi, cette institution dispense également une formation de trois mois en électricité aux élèves issus des milieux défavorisés et qui n’ont pas pu terminer leurs écoles secondaires.
De son côté, le président du conseil d’administration, Gervais Rufyikiri, a indiqué que la contribution, via le compte bancaire, pour la construction de cette université, a été de plus de deux milliards de francs burundais sans tenir compte de la contribution en tôles, ciment, fers à béton, etc. Sinon, le tout s’est élevé à trois milliards de francs burundais. Selon lui, chaque commune de la province de Gitega contribue avec une somme de six millions de francs par an. Il a vivement remercié tous ceux qui ont contribué pour la construction de cette infrastructure.

L’éducation de l’enfant constitue un grand capital pour le pays et la famille

Le chef de l’Etat a, à son tour, félicité la population de Gitega pour avoir construit cette université. Il a également remercié tous ceux qui se sont donné corps et âme, surtout les opérateurs économiques et les amis du Burundi et de la province de Gitega qui ont beaucoup contribué aux travaux de construction de cette infrastructure. Selon lui, ils ont accompagné le programme du gouvernement de développer l’éducation au Burundi, et c’est un signe qui montre qu’ils aiment leur pays. Il a également remercié les militaires, les policiers, les élèves de l’école secondaire et primaire de la province de Gitega pour leur participation à ces travaux.
Ainsi, Pierre Nkurunziza a conseillé la population de Gitega de s’intéresser à l’éducation de leurs enfants car c’est un grand capital pour le pays et les familles. Il les a également encouragés à continuer de s’atteler aux travaux de développement communautaire tout en soulignant qu’autour de cette université, on va bientôt commencer à y ériger d’autres infrastructures.

Astère Nduwamungu

 

Burundi-Pam >Atelier de validation du Plan stratégique national pour la fortification des aliments au Burundi

Un décret vient d’être adopté pour réduire l’insécurité alimentaire

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida en collaboration avec le Pam (Programme alimentaire mondial) ont organisé le lundi 22 décembre 2014 un atelier de validation du Plan stratégique national pour la fortification des aliments au Burundi. Pour faire face à l’insécurité alimentaire, le Burundi vient d’adopter un décret régissant ce plan.

 

DSC 0832Dans son discours de circonstance, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana, a fait savoir que le Burundi est parmi les 26 pays de l’Afrique subsaharienne ayant un indice de la faim dans le monde extrêmement alarmant avec un score de 37,9 qui le classait au premier rang dans le monde en 2012. Marqué d’un caractère chronique, cette insécurité alimentaire se note par une prévalence de malnutrition chronique de 58%, variant de 28% dans Bujumbura Mairie jusqu’à 71% dans les provinces du Nord, à savoir Ngozi, Kirundo et Muyinga le Centre-est, notamment Muramvya, Karusi et Ruyigi, ainsi que le Sud dans la province de Makamba. Elle a fait remarquer que cette situation est une urgence silencieuse car elle occasionne des dommages irréversibles sur la croissance physique et le développement intellectuel des enfants, hypothéquant leurs performances scolaires. Mais encore, la malnutrition de la population peut contribuer à la perte de 3% de croissance économique du pays.

Des stratégies pour faire face à l’insécurité alimentaire

Ntakarutimana a indiqué que pour faire face à cette situation alarmante, le gouvernement du Burundi a pris conscience de cet état de chose et a intégré les questions de nutrition dans les politiques et stratégies. Il s’agit de la Vision Burundi 2025, adopté en 2011 et servant d’outil efficient de planification du développement à l’horizon d’une génération qui est fixé comme défi de réduire la malnutrition. Le CSLP II dont le but est d’améliorer les conditions de vie à travers le renforcement de la nutrition.
Elle a signalé que tous ces outils de politique et de stratégies indiquent que le gouvernement reconnaît que la réduction de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle est un préalable impératif au développement du pays et à la prospérité de la population.
Ntakarutimana a enfin affirmé que dans ce même cadre que le gouvernement du Burundi vient d’adopter un décret régissant la fortification des aliments afin de réduire au maximum l’insécurité alimentaire au Burundi.
ROSE MPEKERIMANA.

 

Entretien> Cinquantenaire de l’Isteebu

Organe central de la statistique au Burundi

 

En marge des activités organisées par l’Isteebu (Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi) à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire, la rédaction du Renouveau a approché le directeur général de cette institution. Il a parlé de l’organisation, des grandes réalisations effectuées par l’Isteebu et des perspectives d’avenir.

 

DSC 0814Nicolas Ndayishimiye, directeur général de l’Isteebu, rappelle les circonstances de création de l’institut en 1964. A l’époque, il y avait un décret du 11 mars 1948 autorisant le gouvernement de la colonie du Rwanda-Urundi à procéder à des investigations statistiques et créant le Conseil supérieur des statistiques de la colonie. C’est en 1964 que l’arrêté royal N° 001/566 du 18 décembre 1964 crée l’Institut rundi de la statistique (Irustat) qui deviendra le Service national des études et des statistiques (SNES) en 1980, puis l’Isteebu en 1990 comme organe central de la statistique au Burundi. Le directeur général de l’Isteebu précise qu’au début cet institut comptait 4 personnes comme employés et actuellement, au moment où il souffle ses 50 bougies, il totalise 191 employés dont 74 femmes. Et avec la décentralisation de ses services, l’Isteebu a des agents dans toutes les provinces du pays.

Des enquêtes de grandes envergures réalisées

A la question de savoir les grandes réalisations de l’Isteebu, M. Ndayishimiye indique que beaucoup d’activités importantes pour le pays ont été réalisées par l’Isteebu depuis sa création. Mais, ajoute-t-il, il importe de revenir sur certaines enquêtes de grande envergure au cours de ces dernières années. Ainsi, il y a l’Enquête démographique et de santé de 2010 ; l’Enquête nationale agricole du Burundi pour la campagne agricole 2011-2012 et l’Enquête nationale de couverture vaccinale au Burundi de 2012. Il ajoute aussi l’Enquête sur les indicateurs du paludisme au Burundi de 2012 ; l’Enquête sur les investissements directs étrangers au Burundi de 2013 et l’Enquête sur les conditions de vie des ménages, la main d’œuvre, la protection sociale et la nutrition au Burundi de 2013-2014. S’agissant des publications, l’Isteebu en publie chaque année une dizaine et cette année, il importe de souligner la publication des comptes nationaux par le Conseil national de l’information statistique (Snis) qui a eu lieu le 12 août 2014 concernant l’année 2011.

Les perspectives d’avenir demandent le soutien additionnel du gouvernement

S’agissant des perspectives d’avenir, Nicolas Ndayishimiye fait savoir que son institut assurera la coordination du système statistique à travers les réunions des organes statutaires, la coordination du groupe sectoriel statistique et l’appui aux services statistiques ministériels. L’Isteebu continuera à renforcer les capacités humaines avec la mise en œuvre du plan de formation continue du personnel des organismes statistiques. M. Ndayishimiye fait un clin d’œil à tous les responsables des institutions qui utilisent ou commanditent des enquêtes qu’une nouvelle méthodologie sera fonctionnelle à partir de 2015. Il s’agit, explique t-il, du développement des méthodologies, des canevas et des outils de collecte pour tous les domaines de la vie de la nation. A ce titre, il annonce que désormais, à partir de 2015, seules les enquêtes programmées dans la Snds (Stratégie nationale de développement statistique) seront autorisées et les autres n’auront pas de visa d’enquête.
Le directeur général de l’Isteebu annonce enfin que dans les perspectives d’avenir, son institut est en train de préparer un recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage qui aura lieu en 2016.
Amédée HABIMANA

 
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