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Economie, Sciences, Education/formation

Marché de Cotebu> L’affluence des clients

Elle est encore très faible

 

Ouvert officiellement le jeudi 19 février 2015 par le Deuxième vice-président de la République, le marché de Cotebu n’est pas encore fréquenté. La majorité des commerçants qui ont eu des stands audit marché sont absents. Ce qui est une conséquence directe d’un manque criant de clients déclarent les rares commerçants rencontrés sur place.

 

DSC01579Une semaine après son ouverture, le marché de Cotebu n’est pas encore très fréquenté. Dans tous les quartiers, les stands sont presque vides. Toutes les voies séparant les quartiers sont libres. Une grande absence de commerçants ainsi que des clients s’observe. Tout le long d’un quartier, on n’y trouve qu’un ou deux vendeurs seulement.
Lors de notre passage sur les lieux vers 9 heures, dans le quartier réservé aux charcuteries, seuls deux vendeurs de viandes étaient présents. L’un d’eux a fait savoir qu’il est là depuis l‘ouverture officielle. « Je reçois en moyenne 5 à 6 clients par jour », a-t-il raconté. Comme il ne peut pas vendre de grandes quantités, il est obligé de ramener le reste au Glocery store où il y a des chambres froides, a-t-il ajouté. C’est le même constat dans les stands des poissons. Ce quartier est presque vide. Seul un vendeur de poissons dit mukeke, s’y trouvait. D’après lui, tous les vendeurs de poissons et de ndagala se sont déjà convenus de regagner le marché de Cotebu. Vers la fin de la semaine, ils seront tous là, a-t-il affirmé.
Dans le quartier réservé aux vivres, des femmes assises par terre, étalent leurs produits en dehors des stands. A la question de savoir si elles n’ont pas eu la chance d’avoir des places à l’intérieur du marché, elles ont répondu que non. « Faute de clients, nous préférons les attendre dehors », ont-elles ajouté.

Des raisons expliquent ce vide

Des sources rencontrées sur place indiquent que certaines raisons expliquent l’absence de commerçants et de clients au nouveau marché de Cotebu. La plupart de ceux qui ont eu des places dans ce marché sont des victimes de l’incendie qui a ravagé le marché central. Donc, ils n’ont pas encore eu de capital. D’autres avaient déjà eu des places aux environs du marché et au centre-ville dans les différentes galeries. « Ils ont peur de venir ici, de peur de perdre leurs clients. »

Certains articles manquent encore

Faute de commerçants, certains articles manquent encore au marché de Cotebu . Les produits alimentaires notamment le haricot frais, les différentes sortes de légumes, ainsi que les ndagalas frais et secs sont absents sur les stands. Les produits cosmétiques, les articles divers, les habits et les chaussures y sont aussi en très faible quantité.
Pour faire face à l’absence de commerçants, des crédits devraient être accordés pour les relancer. Ceux qui ont des stands ailleurs et qui ont bénéficié de places au marché de Cotebu devraient honorer leur engagement ou la céder aux autres, suggèrent les commerçants rencontrés sur les lieux. De cette manière, les clients pourraient venir petit à petit.
Lyse Gahimbare.

 

Croissance économique> Son histoire au Burundi

De 1960 à 2013, une croissance au milieu d’instabilités sociales

 

Lors de la présentation du Rapport sur le développement humain rendu public le 20 février 2015 par le ministère des Finances et de la planification économique, le professeur à l’Université du Burundi, Léonidas Ndayizeye, a retracé l’histoire de l’économie burundaise, peu riche en innovation, de 1962 à 2013.

 

Au cours de son exposé d’une note de lecture du Rapport sur le développement humain au Burundi 2013, Léonidas Ndayizeye a indiqué que la période allant de 1960 à 2013 est subdivisée en trois sous- périodes. La première va de 1960 à 1992 et est caractérisée par cinq plans quinquennaux de développement économique et social ainsi qu’une relative stabilité économique. La deuxième va de 1993 à 2003 afin de pouvoir isoler de l’analyse, les effets de la crise due aux événements de 1993 qui a fortement et négativement affecté l’économie burundaise en détruisant son appareil productif, ajoute-t-il. La troisième sous-période va de 2004-2013 et correspond aux années post-conflit, a poursuivi M. Ndayizeye. Il a fait savoir que la sous-période allant de 2004 à 2013 coïncide avec l’élaboration des CSLP I et II (Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté première et deuxième générations), ainsi que la Vision 2025 du Burundi.

Une croissance économique inférieure à 5%

Le professeur d’université, Léonidas Ndayizeye, a révélé que la croissance économique a été positive mais instable et volatile sur les première et troisième sous-périodes. Cette croissance, ajoute-t-il, est restée faible, toujours inférieure à 5%, appauvrissante et peu créatrice d’emplois. Son instabilité a eu des répercussions sur les autres grandeurs macroéconomiques, d’où le pays a connu tout le temps des déficits budgétaires chroniques, des taux élevés d’inflation dû entre autres à l’utilisation régulière de la planche à billet, déclare le professeur de sciences économiques.
M. Ndayizeye fait remarquer deux facteurs, à savoir d’une part un compte courant en déficit continuel et qui s’est encore creusé au cours des années récentes (2010, 2011 et 2012), et d’autre part, par une faible efficacité de l’aide publique au développement révélée par le fait que, malgré sa persistance, le niveau de la pauvreté a augmenté et le revenu monétaire est allé en diminuant.
Plusieurs raisons expliquent enfin cette faible performance de l’économie burundaise. Il s’agit notamment du déficit énergétique dont l’offre nationale est de 55,59 MW alors que les besoins sont estimés à 75 MW selon le ministre burundais de l’Energie et des mines et la faiblesse du secteur privé, pourtant porteur de croissance ailleurs.
Amédée HABIMANA

 

 

MINISTERE DE LA CEA> Lancement officiel de la deuxième phase du programme de formation en anglais

Pour renforcer les capacités de communication en langue anglaise

 

La deuxième phase du programme de formation en langue anglaise du ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine a été lancé officiellement le mardi 24 février 2015. Ce programme sera décentralisé dans deux autres provinces du Burundi.

 

DSC07842Le programme consiste à former le personnel, que ce soit dans le secteur public ou privé, les médias ou tout autre partenaire national dans le but d’améliorer la langue anglaise, a signifié Clarette Inamahoro, assistant du ministre à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine. Ce programme a été élaboré après s’être rendu compte que le Burundi a besoin de s’améliorer en langue anglaise puisque les réunions de la Communauté est- africaine se tiennent en anglais, a-elle ajouté.
Le programme de formation en langue anglaise est financé par Trade mark east Africa et exécuté par Learning and testing services (LTS) visant à renforcer les capacités de communication en langue anglaise des différents intervenants en matière d’intégration régionale.

Préparer les étudiants aux postes internationaux

Les objectifs du programme sont notamment l’augmentation de l’effectif de la main-d’œuvre, la création de l’emploi, le succès des affaires, la priorisation des opportunités de possession des certificats, la préparation des étudiants aux postes internationaux, aider à mieux s’habituer à la langue de communication utilisée par l’entreprise quelconque et bien d’autres.
Le programme de formation en langue anglaise a été décentralisé pour cette deuxième phase dans les provinces de Gitega et Ngozi.
Les inscriptions à la formation ont débuté le jour du lancement de la deuxième phase, signale-t-on.

Eric MBAZUMUTIMA

 

 

Accord de l’OMC> Auto évaluation du Burundi

Des avancées existent mais les besoins ne manquent pas

 

Avec l’appui de Trade Mark East Africa et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le ministère ayant le commerce dans ses attributions organise, du 25 au 26 février 2015 à Bujumbura, un atelier national de validation de l’auto-évaluation des besoins et priorités en matière de facilitation des échanges dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’objectif visé est de déterminer le niveau du Burundi dans la mise en œuvre des mesures de l’Accord de l’OMC signé en décembre 2012.

 

DSC07851Au cours de l’atelier qui a vu la participation des représentants du secteur privé et du ministère du Commerce, les participants ont été informés que l’évaluation concerne la période de décembre 2012 à février 2015. L’accord engage les pays qui l’ont signé, dont le Burundi. Ces derniers doivent le respecter et légiférer sur les mesures prises au plus tard le 31 juillet 2015. Chaque pays devra présenter ce qu’il a déjà fait et justifier pourquoi en cas d’inapplication.

Un des besoins concerne l’amélioration de la réglementation

Youssouf Kone, conseiller technique au ministère du Commerce, a indiqué que le Burundi enregistre des avancées significatives, notamment en ce qui concerne la mise en place des mécanismes de négociation et au niveau de la coopération sur les frontières. Il a cependant indiqué que malgré ces avancées, des besoins persistent. Il s’agit du manque d’un guichet unique pour le commerce extérieur, de la nécessité de réformer et d’améliorer la réglementation, de la faiblesse de l’harmonisation et de la coordination des procédures, du manque d’un comité national sur la facilitation des échanges, ainsi que les besoins en renforcement des capacités et des infrastructures.
De son côté, Anthe Vrijlandt représentant pays de Trade Mark East Africa, a invité les participants à bien identifier les besoins dans lesquels les autres partenaires peuvent porter leur assistance, que ce soit au niveau de la facilitation du transport des marchandises, au niveau des retards, de la transparence, du transit, des coûts ou au niveau de la réglementation et de la modernisation.
L’atelier a été conjointement ouvert par le directeur général de l’Industrie, Dismas Havyarimana et le représentant pays de Trade Mark East Africa, Anthe Vrijlandt.

Floride Ndakoraniwe

 
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