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Economie, Sciences, Education/formation

MARCHE DE KININDO> Le poisson frais

Il se vend à un prix abordable

 

La rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est rendue, le mercredi 1er octobre 2014, au marché de Kinindo où se vend toute sorte de poisson frais ou sec venu de différents points de pêche. Les prix tels qu’on les a constaté, varient en fonction de la taille du poisson.

 

DSC06841Arrivé au marché, des vendeurs de poisson, sous les parapluies multicolores installés tout près de la route Rumonge, appelaient toute personne qui traversait la route vers la direction où ils se trouvaient. Certains faisaient la décharge  des véhicules transporteurs du poisson venu de Rumonge et d’autres encore étalaient le poisson sur des petites tables.
« Nous rendons grâce à Dieu car ces derniers jours du mois de septembre, beacoup de poissons ont été pêchés parce qu’il n’y avait pas de lune pendant la nuit » se sont-ils réjouis.

Six poissons de grande taille s’achètent à 30 000 FBu

Au marché de Kinindo, six poissons de grande taille s’achètent à     30 000 FBu. Six ou sept poissons de taille moyenne se vendaient à          20 000 FBu alors que six poissons de petite taille s’achetaient à                10 000 FBu. Selons les vendeurs de poisson, ils peuvent donner à ceux qui n’ont que 5 000 FBu, trois poissons de petite taille pour savourer eux aussi le goût.
 Concernant les prix du petit poisson sec dit « indagara zumye» ils ont été revus à la baisse. Un kilogramme varie entre 10 000 FBu et 12 000 FBu selon la qualité. Les femmes commerçantes de ces derniers ont indiqué qu’en présence du poisson frais, le prix du petit poisson sec a tendance à diminuer car, ont-elles expliqué, à ce moment, les gens achètent beaucoup le poisson frais parce que ce dernier est périodique et bon à consommer par rapport au poisson sec. La présence du poisson frais fait aussi baisser les prix du poisson sec dit   «imikeke yumye » puisqu’on pouvait  s’en  procurer  à  partir de 2 000 FBu.
Rosine  Mugisha

 

Délestage électrique> Usage des groupes électrogènes

Les métiers qui y font recours haussent disproportiennellement les prix

 

DSC 0245La presse quotidienne « Le Renouveau » s’est entretenue avec certains  vendeurs de biens et services en face de l’ex-marché central de Bujumbura sur les conséquences du manque d’électricité de la Regideso. Ils  augmentent les investissements pour continuer à travailler en achetant les groupes électrogènes. La valeur de ces investissements supplémentaires est disproportionnelle à l’augmentation du prix de ces biens et services.

 

Depuis un certain temps, la Regideso  ne parvient pas à fournir de l’électricité à tout moment à ceux qui en ont besoin pour leurs activités socio-économiques. Beaucoup d’activités notamment  la vente du lait ont du être interrompues  à la suite des coupures d’électricité pendant une grande partie de la journée. Selon les différents vendeurs de biens et services interrogés, l’utilisation  des groupes électrogènes implique des investissement supplémentaires, entre autres, l’achat du groupe électrogène et du carburant pour le faire fonctionner. Ces investissements,  à leur tour, entraînent la hausse des prix des biens et services vendus. C’est le cas trouvé sur place. Selon les responsables de trois salons de coiffure interrogés, malgré les dépenses supplémentaires dues à ces groupes électrogènes, ils ne font pas monter le prix parce qu’ils risquent de perdre le peu de clients qu’ils ont.

Les vendeurs des biens et services soulignent que les investissements en groupes électrogènes sont de loin supérieurs à la hausse des prix pratiqués. C’est-à-dire que la valeur ajoutée réalisée avec l’utilisation du courant électrique de la Regideso diminue sensiblement, ont-ils déclaré. Ils demandent à  la Regideso de disponibiliser en permanence  le courant électrique à leur   endroit.
Ezéchiel Misigaro (Stagiaire)

 

Secteur routier> L’Agence de location du matériel

Elle a perdu son nom

 

L’Agence de location du matériel fut utile à un certain moment. Relevant de l’Office des routes, il est évident que son matériel était utilisé dans les différents travaux de construction ou de réhabilitation des routes. A son siège, seuls  des carcasses de machines de tout genre, des bennes et camions de différents usages  dans des états hors d’usage font imaginer ce qu’elle était.  Cependant, même le peu  de matériels qui semble être encore fonctionnel est dans en état vétuste.  

 

L’Agence de location du matériel (ALM) est actuellement à l’agonie.  Elle manqué à ses missions.  En effet, à sa création, selon les informations émanant de la direction générale de cette agence, elle avait principalement la mission d’assurer la gestion, l’entretien et la location du matériel servant à la sauvegarde du patrimoine routier burundais.  Elle  était appelée à assurer la disponibilité permanente du matériel d’entretien routier en vue de sa location ; à assurer l’organisation et la coordination de la stratégie d’entretien et de la location du matériel. L’ALM avait également la mission de veiller, selon les besoins, à l’approvisionnement et à la gestion efficiente des pièces de rechange pour la maintenance du matériel ; de proposer la réforme du matériel totalement amorti ainsi que les stratégies de renouvellement du matériel. Elle était appelée aussi à suivre régulièrement la dépréciation du matériel mis en location et les modalités de sa remise en état.  A titre complémentaire, cette agence pouvait  participer à des compétitions pour l’exécution des travaux en vue d’accroître le taux d’utilisation de son matériel. Cela lui permettait également d’accroître ses finances  et dans des conditions de facilité.

L’application n’a pas suivi

La mission de l’Agence de location du matériel est bien claire pour garder le matériel fonctionnel. Mais, la réalité est tout autre. Cet état des choses s’observe dans plusieurs sociétés publiques qui utilisent du matériel roulant. On citera le cas des Setemu (Services techniqies municipaux), de l’Otraco  (Office des transports en commun) et autres. Cela est dû essentiellement à la mauvaise gestion du matériel. Cela a également trait à la mauvaise affectation des moyens financiers. En effet, ces sociétés se contentent d’utiliser le matériel, mais ferment les yeux devant les situations d’entretenir ou de faire réparer un matériel quelconque en panne. Or, une panne appelle une autre et bonjour l’état hors d’usage. A voir  les appareils que possèdent certaines de ces sociétés,  certains ont été obtenus sous forme de don. Il devient alors incompréhensible qu’une société qui obtient un don utilisé pour des fins lucratives ne parvient  pas à le maintenir dans un bon état. Non plus, peut-on comprendre comment cette société ne parvient pas à remplacer un appareil déclassé alors qu’il a généré des revenus. Et aujourd’hui, qui va sauver l’Agence de location du matériel ? Déjà, elle figure sur la liste des sociétés publiques à privatiser. Dans ces conditions, les initiatives de relèvement ne sont pas prioritaires, et la probabilité de renouvellement est au bas niveau.  
Alfred Nimbona
 

 

ORPHELINAT OFFICIEL DE BUJUMBURA> L’école maternelle

Elle a été construite dans l’objectif de donner une éducation de qualité

 

La rédaction de la  presse quotidienne « Le Renouveau » s’est entretenue avec la maîtresse principale de l’école  maternelle de l’orphelinat officiel de Bujumbura Marie Rose  Hatungimana sur la vie et les perspectives d’avenir de ladite école.

 

DSC 0238Construite en 2013, grâce au financement de la fondation hollandaise Durk Boss dont la mission est  d’aider à scolariser les enfants vulnérables dans le monde entier, l’école maternelle de l’orphelinat officiel de Bujumbura a été créée dans l’objectif de suivre les enfants à l’intérieur du centre et de leur donner une formation de qualité, a révélé Marie Rose Hatungimana. Elle est construite en matériaux durables avec un jardin bien aménagé dans lequel sont installés des  balançoires.

Des mesures sont prises pour assurer un enseignement de qualité

Mme Hatungimana a ajouté que  l’école s’occupe des enfants de l’orphelinat et d’autres en provenance des quartiers environnants du centre moyennant un montant de 45 000 FBu par trimestre. Pour s’assurer de la qualité de l’enseignement, le recrutement des maîtresses  procède par un test de sélection pour retenir les plus performantes. L’école a un effectif de 91 enfants dont 10 de l’orphelinat et 81 des quartiers environnants. L’orphelinat compte ouvrir l’année scolaire prochaine la section primaire dont la construction est en cours. Il a également l’objectif de construire plus tard un établissement secondaire afin de suivre l’évolution de ces enfants dans le centre.

D’autres bienfaiteurs interpellés

Mme Hatungimana a également fait savoir que ce centre a commencé à construire la classe de la 1ère année maternelle avec un financement de l’organisation d’adoption italienne « Amici Dei Bambini ».  Elle a conclu en  invitant les autres bienfaiteurs qui oeuvrent en faveur des enfants vulnérables d’aider à construire d’autres classes pour que l’ école puisse ouvrir l’année prochaine avec six classes.
Ezéchiel Misigaro
(Stagiaire)

 
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