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Economie, Sciences, Education/formation

Enseignement supérieur > Conférence de presse sur le système BMD

Trois textes importants viennent d’être promulgués au cours de ce mois de janvier

 

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Butore, a tenu une conférence de presse le lundi 19 janvier 2015. Il a informé l’opinion de l’étape franchie dans la mise en œuvre du système Baccalauréat Master Doctorat (BMD) dans l’enseignement supérieur burundais.

 

 
DSC01053Trois textes très importants viennent de tomber en ce mois de janvier 2015, a déclaré Joseph Butore. Il s’agit d’un décret qui organise les études du premier et du deuxième cycles (Baccalauréat et master) ; d’un décret qui crée et organise l’école doctorale au Burundi et enfin d’un décret qui fixe les conditions exigées aux enseignants qui veulent prester dans les établissements supérieurs au Burundi.
Cependant, a-t-il rappelé, l’étape décisive du système BMD a été réalisée en 2011 avec la promulgation de la loi n° 1/22, une loi qui est venue réorganiser le système d’enseignement supérieur du Burundi. Ainsi, depuis l’année 2012, les premiers établissements d’enseignement ont commencé à enseigner dans ce système. En parallèle, a ajouté M. Butore, se poursuivait le travail d’élaboration, de validation et de promulgation des textes d’application de cette loi.

Implication des compétences des ressources humaines nationales

L’introduction de la réforme BMD s’est faite avec une certaine particularité par rapport à ce qu’on observe dans certains pays. La particularité réside au niveau de l’implication des compétences des ressources humaines nationales. «Dans l’élaboration des nouveaux programmes, on n’a pas privilégié les experts ou les consultants étrangers. Nous avons compté beaucoup plus sur les enseignants nationaux». Ce qui a eu des avantages et des inconvénients. Comme avantage, le ministre a signalé la rapidité avec laquelle la réforme a commencé à être mise en œuvre. Comme inconvénients, il y a eu des actions qui ont été menées avant que le cadre légal soit là.
Aujourd’hui, au bout de trois ans, la grande question qui restait est celle de l’équivalence des diplômes issus de ce nouveau système par rapport aux diplômes de l’ancien système. « Une question qu’on a décidée de ne pas traiter en vitesse, parce que c’est un problème qui nécessite l’implication de plusieurs secteurs de la vie nationale », a informé le ministre Butore.
L’étape cruciale qui reste est d’évaluer les lauréats sur le marché du travail, a conclu le ministre Butore. Il a rassuré les étudiants et les a appelés à être confiants, car, a-t-il souligné, le ministère en charge de l’enseignement supérieur a décidé de les associer dans tous les programmes qui les concernent.
Lyse Gahimbare
Jean Bosco Nduwayezu (Stagiaire)

 

 

Marché de Cotebu> Etat d’avancement de la construction des stands

L’ouverture officielle est envisagée au 9 février 2015

 

Les commerçants qui avaient les places à l’ancien marché central de Bujumbura attendent impatiemment l’ouverture du marché se trouvant tout près de l’ex-usine « Cotebu ». La majorité des commerçants ont terminé la construction des stands, Un délai de deux semaines a été accordé à ceux qui n’ont pas encore terminé.

 

DSC06943Dans la matinée du lundi 19 janvier 2015, Melchior Simbaruhije, président de la commission chargée de la construction du marché a tenu une réunion avec les commerçants dans le but de voir ensemble l’état d’avancement de la construction des stands et fixer la date d’ouverture officielle du marché.
Au total, 94% des places ont déjà été construits, c'est-à-dire 2 211 places sur 2 352. Ce sont seulement 141 places qui ne sont pas aménagées, mais ce nombre diminue du jour au jour.
M. Simbaruhije a indiqué que pour ceux qui n’ont pas encore construit, on leur accorde deux semaines, c'est-à-dire que la date limite est le 31 janvier 2015. Le 1er février, est consacré au nettoyage de tous les stands de façon qu’à partir du 2 février, les commerçants commencent à amener les marchandises. L’ouverture officielle est envisagée au 9 février 2015.

Le loyer coûte cher

Pour les commerçants qui ont l’un ou l’autre problème, les chefs des quartiers sont appelés à essayer de les résoudre.
Quant aux commerçants qui ont déjà construit les stands, ils sont aujourd’hui prêts à amener leurs marchandises. Ils se plaignent en disant que pour le moment, ils payent beaucoup d’argent pour le loyer. Les commerçants qui n’ont pas encore terminé la construction des stands ont indiqué qu’ils n’aimeraient pas bloquer les autres mais au cas où ils n’auraient pas terminé à temps, ils souhaiteraient avoir un délai supplémentaire pour continuer l’aménagement petit à petit.

Lucie Ngoyagoye

 

DOSSIER> Filière coton

Déclin ou résurgence ?

 

Malgré les atouts que présente l’exploitation du coton au Burundi, des contraintes restent significatifs. Ce qui nécessite un effort remarquable des intervenants pour relancer la culture du coton qui vient en troisième position dans la catégorie des cultures d’exportation. Pas mal de gens se posent la question de savoir si la filière coton est en plein déclin. Au niveau de la Compagnie de gérance du coton(Cogerco), des perspectives sont envisagées pour garantir l’avenir de la filière.

 

DSC07407La culture du coton a été introduite au Burundi dans les années 1920 pour être pratiquée exclusivement dans la Région naturelle de l’Imbo dans les provinces de Cibitoke, Bubanza et Bujumbura, respectivement au nord-ouest et à l’ouest du pays. Par la suite, la culture du coton a été introduite au cours des années 1980 dans le Moso à l’est et au sud-est, respectivement dans les provinces de Ruyigi, Rutana et Makamba, dans le but d’accroître les recettes en devises.
Deux systèmes de culture coexistent: la culture au sein des paysannats et la culture en dehors des paysannats sur les « réserves cotonnières ». Lancé vers les années 1958, le système « paysannat » consistait à attribuer 4 ha par ménage pour en faire une rotation de la culture de coton par ha et par an. Le système sera progressivement mis en difficulté.
Cette troisième culture d’exportation est plus cultivée dans la plaine principalement de l’Imbo, notamment dans la province de Cibitoke dans les communes Rugombo et Buganda ; la province de Bubanza dans les communes Gihanga et une partie de la commune Mpanda et la province de Bujumbura dans la commune Mutimbuzi. Il est également cultivé dans la province de Makamba précisément dans les communes Nyanza- lac et Kibago ainsi que dans les zones d’extension de la région de Kumoso notamment dans les provinces de Rutana et Ruyigi dans les communes, Bukemba, Giharo, Nyabitsinda, Kinyinya et Gisuru.
La filière coton présente des potentialités comme la présence du coton fibre de bonne qualité ; l’usine d’égrenage moderne ; la disponibilité des terres (réserves cotonnières) quoi que convoitées par des tiers et la longue expérience d’encadrement de la culture du coton.

Des contraintes surtout au niveau des superficies ensemencées

Cependant, des contraintes sont à signaler. C’est notamment la baisse tendancielle des superficies ensemencées qui se conjugue avec une diminution des rendements au champ. Selon le conseiller à la Direction générale de la Cogerco, Janvier Kasa, les superficies des champs réservées au coton vont en diminuant suite à l’extension des villes et la pression démographique. Ainsi, les champs qui étaient réservés au coton sont convoités par d’autres spéculations notamment les constructions, l’élevage et la plantation d’autres cultures industrielles. M. Kasa poursuit en disant que les terres des paysannats avaient été accordées aux occupants qui, aujourd’hui, ne s’occupent pas du coton mais préfèrent louer ces terres pour d’autres spéculations. Aujourd’hui, on atteint aux alentours de la moitié de ce qui était précédemment réservé au coton, dit-il. Il existe également un problème de gestion des terres réservées à la culture du coton. M. Kasa explique qu’au départ, les terres réservées au coton étaient bien règlementées. Il y avait les terres des paysannats avec un contrat entre l’Etat et le cultivateur. Ce dernier devrait exploiter les terres lui réservées. Sur 4 hectares par exemple, 80 ares étaient réservées à la culture du coton. Mais quand on a cédé les paysannats aux occupants, le contrat n’est plus resté en vigueur. La filière coton présente d’autres défis comme la relance de la production qui n’a cessé de chuter depuis 1993 ; la réhabilitation de l’outil de production surtout le parc des tracteurs qui est vétuste ; la délimitation et la gestion rationnelle des réserves cotonnières et le manque d’augmentation du prix au producteur pour le rendre plus motivant. La Cogerco essaye de faire recours à l’autorité supérieure pour aider à rétablir la discipline de la gestion surtout des paysannats. M. Kasa indique que le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a été approché pour réexaminer cette gestion.

Le processus de privatisation sème des incertitudes au sein des producteurs

Le processus de libéralisation et de privatisation qui s’annonce aggrave davantage les incertitudes au sein des producteurs. Ces derniers sont depuis des années soumis aux différentes contraintes qui, selon eux, ne peuvent être levées sans qu’ils soient organisés pour défendre leurs droits. Janvier Kasa émet un souhait que cette privatisation soit bien préparée pour que la filière n’en souffre pas. Il estime que l’encadrement des producteurs dans une société privée pourrait devenir moins compétent que celui d’aujourd’hui. M. Kasa trouve douteuse l’avenir de la filière coton suite à la diminution des superficies réservées aux champs du coton si le gouvernement n’intervient pas pour discipliner les différentes convoitises.

Des perspectives sont envisagées

Des perspectives sont envisagées pour garantir l’avenir de la filière coton. Sur le plan agricole, il est envisagé d’essayer des solutions adéquates aux problèmes comme le règlement du problème foncier. C’est notamment l’adoption par le gouvernement d’une mesure officielle et définitive quant à l’attribution à la Cogerco des blocs situés au sein des réserves cotonnières compte tenu de la grande pression qui s’exerce sur les terres agricoles. Des solutions sont ensuite envisagées sur l’amélioration du potentiel semencier. La Cogerco est en train de diffuser une variété productive venue de Chine. Elle fait en même temps des essais aux champs pour de nouvelles variétés. Il est prévu de nouer des relations de coopération avec la compagnie chinoise qui a fourni ces nouvelles variétés afin de mettre en place au Burundi un système de suivi agronomique qui soit mieux élaboré. Il est enfin envisagé la relance de la culture attelée, la rationalisation de l’utilisation des intrants, l’amélioration du système d’association ou de rotation entre certaines cultures comme les légumineuses, le coton sans oublier le renforcement de l’agriculture mécanisée par l’acquisition d’un nombre de tracteurs pouvant permettre réellement la réduction sensible du temps de labour.
Sur le plan industriel, des mesures en vue d’une meilleure protection de la récolte sont envisagées et certaines sont en cours d’application. Elles concernent l’amélioration de la collecte et du transport du coton graine, l’amélioration des performances de l’égrenage du coton graine et la remise à niveau de l’usine de l’égrenage.
Sur le plan commercial, il est envisagé des améliorations en vue d’optimiser les recettes. Il s’agit de l’amélioration du système de classement de la fibre ; l’optimisation de la stratégie de commercialisation de la fibre et l’accroissement de la valorisation de la production.
Sur le plan organisationnel et institutionnel, des efforts devront être fournis pour améliorer les performances des structures administratives et du personnel.
Des activités de développement accompagnatrices peuvent sans aucun doute contribuer à une augmentation sensible de la production cotonnière au Burundi. Il s’agit, entre autres, de l’actualisation de la carte d’aptitude des sols du Moso ; de l’étude d’un projet pilote de développement des exportations cotonnière dans le Moso ainsi que de la mobilisation de financements extérieures spécifiques.
ERIC MBAZUMUTIMA

 

Avis> Baisse des prix du carburant

La population demande de les rabattre davantage

 

Malgré une légère diminution des prix du carburant qui vient d’être rendue officielle le 13 Janvier 2015 par le ministère ayant le commerce dans ses attributions, la population n’est pas pour autant satisfaite. Selon certaines personnes, il fallait le rabattre encore plus. Les transporteurs abondent dans le même sens.

 

DSC02664Depuis le 13 janvier courant, le prix de l’essence est égal à celui du mazout. Le prix de l’essence a été revu à la baisse d’un montant de cent soixante-dix francs burundais passant ainsi de 2 220 FBu à 2 050 FBu. Le mazout qui était vendu à 2 150 FBu, revient à 2 050 FBu à la pompe. La ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, Marie Rose Nizigiyimana a expliqué que cette revue à la baisse est due à la baisse des cours des produits pétroliers sur le marché international.
Dans un reportage effectué dans le centre de la ville de Bujumbura, nos interlocuteurs ne sont pas satisfaits de la réduction des prix des produits pétroliers, qui est qualifiée de très légère. Selon eux, le prix du baril a chuté de moitié, pourquoi réduire des miettes ici chez nous, se posent-ils la question. « Il fallait suffisamment rabattre les prix », trouvent-ils.
Les transporteurs abondent dans le même sens. Le prix devrait être revu à la baisse jusqu’à 1 500 FBu au moins, car, disent-ils, au niveau international le prix du baril du pétrole a chuté d’au moins 50%.

Le prix du bus n’est pas encore respecté partout

Le prix du bus a été officiellement revu à la baisse d’un montant de vingt francs burundais. Malgré cette diminution, certains transporteurs appliquaient le prix d’avant, au lendemain de la mesure. Un habitant de Gatumba fait savoir que le matin en se rendant au service, il a payé huit cents francs, prix qu’il payait avant la revue à la baisse des prix des produits pétroliers. Cela est aussi le cas pour un habitant de la commune urbaine de Kanyosha qui a payé trois cent cinquante francs burundais au lieu de trois cent vingt francs.
Sur le parking de l’ex-marché central, le prix du bus varie entre 300 FBu et 320 FBu . Les rabatteurs expliquent qu’il est difficile de trouver un échange des pièces de dix francs , Ce qui a par ailleurs fait que même avant cette revue à la baisse le prix officielle de 340 FBu instituée par le ministère du Commerce n’a jamais été réelle. De cette manière, ils trouvent que les prix de l’essence et du mazout devraient être fixé à 2 000 FBu, celui du bus à 300 FBu, afin de pallier le problème lié à l’échange.
Lyse Gahimbare

 

 
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