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Economie, Sciences, Education/formation

ISTEEBU> Atelier de validation du diagnostic du système statistique national

Pour élaborer la stratégie nationale de développement statistique du Burundi de 2e génération

 

Dans le cadre de la célébration de la 24e journée africaine de la statistique, l’Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi (Isteebu) a organisé le mardi 18 novembre 2014, un atelier de validation du diagnostic du système statistique national. C’était dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale de développement de la Statistique (SNDS) du Burundi de 2e génération.

DSC06733Dans le discours d’ouverture, le directeur général de l’Isteebu, Nicolas Ndayishimiye a fait savoir que la place du secteur statistique est très importante dans la vie du pays. C’est pourquoi les hautes autorités du pays en ont fait un pilier majeur dans leur politique de planification et de gestion axée sur les résultats par l’adoption de la 1ère stratégie du développement de la statistique couvrant la période 2010-2014. Selon M. Ndayishimiye, l’objectif visé par cette 1ère stratégie était de permettre au système statistique national de répondre efficacement aux besoins des utilisateurs en matière de production des données statistiques fiables. L’évaluation à mis-parcours de l’état de mise en œuvre de cette stratégie montre que le transfert des connaissances et le renforcement des capacités des statistiques nationales demeurent toujours des priorités.

 

La nouvelle SNDS doit être cohérente avec les autres stratégies de développement

M. Ndayishimiye a indiqué que l’échéance de la stratégie nationale de développement de la statistique de 1ère génération va se terminer au mois de décembre 2014. Le comité technique de l’information statistique sur recommandation du Conseil national de l’information statistique, a déjà entamé le processus d’élaboration de la SNDS du Burundi de 2e génération pour la période de 2015-2019. Selon le directeur général de l’Isteebu, l’information statistique est au cœur de l’action publique en tant qu’outil d’aide à la décision. Il a ajouté que sa fiabilité est une exigence majeure pour l’administration en général. C’est pourquoi elle doit se conformer aux normes internationales en matière de collecte et de diffusion de données pour aboutir à une formulation de politiques efficaces et cohérentes. Ainsi, la nouvelle SNDS doit être cohérente avec les autres stratégies de développement et contribuer à rendre le système statistique national du Burundi durable. Aussi, elle doit être capable de produire les informations statistiques nécessaires pour le suivi et évaluation des politiques, programmes et projets de développement.

Fidès NDEREYIMANA

 

MWUMBA > Célébration de la journée dédiée au combattant

Etre solidaires pour lutter contre les ennemis de la démocratie

 

A l’occasion de la célébration de la journée dédiée au combattant par le parti CNDD-FDD, le samedi 15 novembre 2014, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, s’est joint aux Bagumyabanga de la commune Mwumba, sa commune natale. Ainsi, tous les intervenants se sont réjouis de cette journée et ont apprécié le comportement des anciens combattants surtout leur détermination dans le développement de leur parti en particulier et de tout le pays en général.

 

DSC 3974Après une prière, l’hymne national et celui du parti CNDD-FDD, lesdites cérémonies ont débuté par un court défilé des anciens combattants de la commune Mwumba. Il y a eu ensuite la lecture du discours de circonstance délivré par le parti CNDD-FDD au niveau national. Ainsi, dans ce drnier, il a été indiqué que ce parti a décidé de célébrer cette journée le 16 novembre de chaque année car c’est une date qui rappelle le jour où ce parti a signé l’accord global de cessez-le feu en 2003 à Arusha en Tanzanie. C’est aussi une occasion pour le parti CNDD-FDD de se rappeler de tous ceux qui se sont donné corps et âme pour défendre la démocratie.

 

Renforcer le bon comportement qui les a caractérisés sur le champ de bataille


De son côté, le représentant des anciens combattants s’est réjoui de la célébration de cette journée. Tout en saluant les efforts du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des anciens combattants, il a réitéré leur engagement dans le développement de leur parti en particulier et de tout le pays, en général, tout en renforçant le comportement qui leur a caractérisé sur le champ de bataille.
« La guerre des armes est terminée mais le combat contre la faim et la pauvreté continue », a-t-il martelé. Il a également réaffirmé l’engagement des anciens combattants à lutter contre tout ce qui peut perturber la paix et la sécurité chèrement acquises. «Celui qui veut perturber la sécurité n’aura pas l’appui des anciens combattants», a-t-il ajouté.


Journée inoubliable pour le parti CNDD-FDD


DSC 3922Le chef de l’Etat, a, pour sa part indiqué que la journée dédiée au combattant est inoubliable pour le parti CNDD-FDD, d’une part et pour tout le pays, d’autre part. Selon lui, cette journée est chaque année célébrée le 16 novembre, date qui correspond à la signature de l’accord global de cessez-le-feu. Ainsi, la célébration de cette journée est non seulement une occasion donnée à tous les anciens combattants de s’auto-évaluer, elle signifie également la venue de la paix durable pour le pays et la fin de la mauvaise gouvernance qui a caractérisé les gouvernements qui se sont succédés depuis l’indépendance. « Ce ne sont pas les combattants qui ont déclenché la guerre mais ils ont été poussés à y aller par la mauvaise gouvernance, le manque de liberté et de la démocratie affichés par les gouvernements d’avant la guerre ».
Selon Pierre Nkurunziza, au moment où ils ont signé l’accord de cessez -le-feu, ils ont dit que la guerre est terminée. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, on ne peut pas tolérer les gens qui veulent encore plonger le Burundi dans la guerre car le 16 novembre 2003 est le jour qui marque le début de la paix au Burundi et la victoire de la démocratie. Il a enfin interpellé tous les Bagumyabanga en particulier et tous les Burundais en général, d’être solidaires pour lutter contre les ennemis de la démocratie et semer la cohésion au sein de leur parti politique et sur tout le territoire national.

 

ASTERE NDUWAMUNGU

 

 

PFAU DE KOBERO-KABANGA> Attentes de la population

Que ce site soit éclairé et connecté à Internet

 

Le poste frontalier de Kobero à Butihinda en province de Muyinga se caractérise par un manque d’eau et d’électricité, et par des pannes répétitives de connexion à Internet. La population espère qu’avec le Poste frontière à arrêt unique (PFAU), ces problèmes seront résolus.

 

DSC02290La population rencontrée dans la province de Muyinga dit qu’elle jouit déjà des bienfaits de ce poste au niveau de la rapidité des procédures douanières. Selon le chef de bureau a.i de l’Office burundais des recettes à Kobero, Eddy Mbakuye, l’avantage de ce système est que les clients passent très peu de temps à faire leurs formalités douanières quand tous les documents sont prêts. « Avant ce système, un client pouvait passer une heure, alors qu’aujourd’hui, cinq minutes suffisent », a-t-il précisé. Cela a été confirmé par le commissaire provincial de la Pafe Muyinga, OPPI, Jean Marie Kabura.
Cosmas Mkonde Custums, agent du service tanzanien de douanes basé à Kobero, espère que le PFAU de Kobero va aménager un grand parking pour les camions.

 

La connexion à Internet fait défaut


Eddy Mbakuye attend du PFAU une connexion à Internet à haut débit. Il indique que le problème de connexion à Internet handicape sérieusement le trafic. Des camions peuvent passer plusieurs jours à attendre. Ce qui entraîne des retards et une augmentation des coûts de transport pour les commerçants.

 

Ce poste sera le début du développement de la commune Butihinda


Pour le chef de zone Butarugera de la commune Butihinda, Paul Miburo, la population de sa zone attend avec beaucoup de joie les infrastructures qui vont abriter le PFAU de Kobero- Kabanga. Pour lui, c’est le développement. Il espère que des écoles et des centres de santé pourront être construits et que d’autres projets pourront suivre telle que l’électrification.

 

Un déclarant sollicite l’éclairage à Kobero -Kabanga


René Norbert Bimenyimana, un déclarant résidant à Kobero, salue les facilités offertes aux camions qui traversent la frontière tanzanienne. Cependant, il déplore le fait que ce coin manque d’électricité. «C’est honteux que Kobero ne soit pas éclairé alors qu’il fait rentrer beaucoup de recettes au Trésor public”, dit-il. Il espère que ce problème sera résolu avec le PFAU.

 

Un conducteur de camion souhaite les toilettes publiques

 

Mashak Salam est conducteur de camion. Son problème est le manque de toilettes et d’électricité. Plusieurs camions peuvent passer la nuit à Kobero. “ Il faut que cet endroit soit éclairé pour plus de sécurité », insiste-t-il.

 

Une commerçante s’attend à l’éradication de la fraude


Avec le projet pilote du PFAU, les relations entre les Burundais et les Tanzaniens se sont améliorées, selon Emna Muhimpundu, une des commerçantes de Muyinga, membre de l’Association « Murekarengane” des femmes commerçantes qui font le commerce transfrontalier.
« Avant le PFAU, les Tanzaniens nous malmenaient, nous obligeaient de nous agenouiller, nous brutalisaient avec un mauvais accueil. Nous espérons que le climat actuel d’entente va rester », a poursuivi Mme Muhimpundu. Elle espère que la fraude va être également éradiquée puisque les fraudeurs sont des concurrents des commerçants honnêtes.

 

Floride Ndakoraniwe

 

 

KOBERO-KABANGA> Poste frontière à arrêt unique

Lancement des travaux de construction par le président Nkurunziza

 

Le président de la République, Pierre Nkurunziza, a procédé le vendredi 14 novembre 2014, à la pose de la première pierre pour démarrer les travaux de construction des infrastructures conjointes qui vont abriter le poste frontière à arrêt unique (PFAU) de Kobero - Kabanga entre le Burundi et la Tanzanie. Ces infrastructures seront érigées à Kobero, dans la commune Butihinda, province de Muyinga au nord-est du Burundi.

 

DSC 3651Le PFAU de Kobero- Kabanga est opérationnel depuis le 30 juin 2014 dans le cadre de sa phase pilote. Les constructions seront financées par Trade Mark East Africa, avec un montant de 6,4 millions de dollars américains, soit environ 10 milliards de francs burundais. La clôture du chantier est projetée pour juillet 2015.

 

Pour diminuer les lenteurs sur les frontières


Plusieurs hautes personnalités avaient fait le déplacement jusqu’à Kobero, notamment les ambassadeurs des pays membres de la Communauté est- africaine accrédités à Bujumbura; le directeur exécutif de Trade Mark Est Africa, Frank Mastaert, quelques membres du gouvernement; le gouverneur de la province de Muyinga, Aline Manirabarusha; les représentants du secteur privé; le personnel de l’Office burundais des recettes; le personnel de différents services œuvrant à Kobero, la population de la commune Butihinda et celle de Kabanga en Tanzanie.
Dans son discours de circonstance, le président Nkurunziza a indiqué que le concept « poste frontière à arrêt unique» vient résoudre un problème de lenteur dans les contrôles au niveau des frontières. Cet objectif se réalise en groupant et en simplifiant les activités de contrôle aux frontières des deux pays en un seul endroit dans chaque direction.
Cela signifie qu’à Kobero comme à Kabanga, les services tanzaniens et burundais de contrôle de mouvement des biens et des personnes vont travailler ensemble.

 

Un poste qui contribue à renforcer la lutte contre la fraude


Le président Nkurunziza a indiqué que le PFAU de Kobero-Kabanga s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des services qui vont avec l’intégration régionale. Il a ajouté que le Burundi compte sur ces innovations pour renforcer son système de lutte contre la fraude et la corruption, et pour améliorer la qualité des services offerts aux voyageurs transfrontaliers.
Il a profité de l’occasion pour mettre en garde ceux qui s’adonnent au commerce ne répondant pas aux normes internationales :   « Le Burundi ne ménagera aucun effort pour sanctionner ceux qui s’adonnent au trafic humain, au commerce des produits prohibés tel que l’ivoire, et au trafic de drogue ».
Il a aussi invité la population de Muyinga à bien entretenir les infrastructures qui seront érigées à Kobero et à renforcer la sécurité dans leur région, parce que sans sécurité, d’autres projets de développement ne seront pas possibles.

 

Des remerciements à Trade Mark East Africa


Pierre Nkurunziza a remercié sincèrement tous les bailleurs de fonds, en l’occurrence Trade Mark East Africa qui finance ce projet de Kobero-Kabanga et qui encadre techniquement tous les projets relatifs à la modernisation du système fiscal burundais.

Harmoniser les heures de travail
Avant le discours du président de la République, plusieurs discours ont été prononcés, notamment celui du représentant du secteur privé.
Le vice- président de la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi, Audace Ndayizeye, qui représentait le secteur privé, a remercié le gouvernement du Burundi pour ce projet et lui a demandé de poursuivre d’autres innovations, notamment l’harmonisation des horaires de travail avec les Tanzaniens, la collecte unique des recettes, et l’élimination des barrières non tarifaires.
M. Ndayizeye a également informé que le secteur privé a encore besoin du soutien du gouvernement en ce qui concerne la mise en place d’un visa touristique unique, un pipeline pétrolier et un chemin de fer.

Floride Ndakoraniwe

 
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