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Economie, Sciences, Education/formation

La crise dans la ville de Bujumbura> Les difficultés rencontrées par les taxis-motards

Le rendement a sensiblement diminué

 

Depuis un mois, certains quartiers de la ville de Bujumbura sont secoués par une crise liée aux manifestations contre la candidature du chef de l’Etat actuel à la présidentielle prévue pour le 5 juin de cette année. A tous les niveaux de la vie, pour des citoyens vivant surtout dans ces quartiers, les activités sont paralysées et ne se déroulent pas comme on le souhaitait. Cette situation a fait que le rendement ne soit pas bon comme auparavant. C’est le cas des taxis-motards qui ne travaillent plus librement et qui ne trouvent pas facilement de moyens pour la survie de leurs familles car leur activité est perturbée.

 

DSC06321Selon les motards qui se sont entretenus avec la rédaction du quotidien Le Renouveau, depuis le déclenchement des manifestations, leur activité a connu pas mal de difficultés. Ils ont d’abord été interdits, par les manifestants, de vaquer à leurs activités quotidiennes. Pour Cyriaque Ntahondi, cette situation lui a poussé à déménager de Musaga vers Kanyosha pour pouvoir librement exercer son métier de taxi-motard afin d’avoir quelque chose à manger. Selon lui, ceux qui ont plus de difficultés sont les motards qui ont des familles dans ces quartiers car il leur est difficile de déménager et ils ne peuvent pas travailler.

Pas assez de clients qui sortent de la ville

A propos de leur rendement, ils ont déploré le fait qu’ils trouvent difficilement de l’argent pour le versement et pour leur survie.« Cela est dû au fait qu’on ne circule pas librement dans tous les quartiers comme avant», a indiqué Désiré Nahimana. A la question de savoir si avec les parkings qu’ils ont créés dans la ville de Bujumbura ils ne gagnent pas beaucoup, nos interlocuteurs ont indiqués que même le peu d’argent qu’ils gagnent c’est grâce à ces parkings. Seulement, ont-ils indiqué, ils ne trouvent pas assez de clients qui sortent de la ville vers les autres quartiers car c’est là où ils gagnent assez de sous.
Nos interlocuteurs ont indiqué que les difficultés liées à l’amenuisement de l’espace de circulation ont suscité d’autres problèmes comme la diminution du rendement. Ce qui fait que leur survie ne soit pas bien assurée. L’autre problème est qu’ils ne trouvent pas de versement pour leurs patrons. Ils demandent à ce que les concernés fassent tout leur possible pour que cette crise cesse afin de leur permettre de travailler librement.
Astère Nduwamungu

 

ENTRETIEN> La mosaïque du manioc

Elle constitue actuellement un danger pour la culture

La culture du manioc connaît une chute dramatique à cause de la mosaïque. Actuellement, cette culture est fortement attaquée par une maladie dénommée Cassava Mosaic Disease (CMD) ou mosaïque, une maladie virale qui attaque les feuilles et les bourgeons en perturbant le processus de la photosynthèse. Des mesures pour l’endiguer ne sont pas encore bien prises, et cette culture tend à disparaître dans tout le pays.

 

DSC02042Le manioc est la principale source alimentaire de nombreuses populations africaines, en particulier au Burundi. Dans un entretien accordé au journal Le Renouveau, Salvator Sindayigaya a indiqué que de part sa production et l’importance de la culture dans la consommation des ménages, le manioc constitue la troisième culture vivrière importante au Burundi après la banane et la patate douce. M. Sindayigaya a rappelé que le manioc amer se consomme sous forme de tubercules cuites ou de la farine pétrie appelée le manioc doux mais aussi sous forme de tubercules cuites ou grillées sous la cendre voire crues, en précisant que les feuilles du manioc constituent un légume très apprécié.

Une maladie qui attaque les feuilles et les bourgeons
M. Sindayigaya a ajouté qu’actuellement, cette culture est fortement attaquée par une maladie virale dénommée (CMD) ou mosaïque, une maladie qui attaque les feuilles et les bourgeons en perturbant le processus de la photosynthèse. Certaines mesures de prévention sont proposées pour protéger cette culture qui constitue un aliment de base presque à la population burundaise.

Des variétés résistant à la maladie sont lancées
Comme cette maladie prend de l’ampleur et si des mesures pour l’endiguer ne sont pas encore bien prises, M. Sindayigaya a informé que les services de recherche viennent de lancer pour diffusion des variétés de plants résistant à la mosaïque. « Il est important de prévenir l'introduction de la maladie en utilisant de la semence et des plants qui en sont exempts et enlever le ou les plants présentant des symptômes en veillant à ce qu'ils n'entrent pas en contact avec les plants adjacents », a-t-il signalé. Il révèle que la surveillance périodique et une inspection rigoureuse de la culture à la recherche de symptômes sont absolument nécessaires pour qui veut s'assurer du dépistage précoce de la maladie et accroître ainsi ses chances de l'enrayer.
Avit NDAYIRAGIJE
(Stagiaie)


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Université du Burundi> Réouverture des homes des campus

Le contrôle d’accès sera assuré pour plus de sécurité

Depuis quelques semaines, les étudiants de l’Université du Burundi ont été chassés de tous les homes des campus pour des raisons de sécurité. Ces étudiants viennent d’être informés par le Rectorat qu’ils doivent regagner les homes à partir du 25 mai 2015 à 14 h pour reprendre les cours.

 

DSC08596Dans un communiqué signé le 24 mai 2015 par le recteur de l’Université du Burundi, Gaspard Banyankimbona, tous les homes des campus universitaires qui avaient été fermés ont été ré ouverts à partir du lundi 25 mai 2015 à 14 h. Cette décision fait suite aux recommandations issues des deux dernières rencontres du Conseil national de sécurité, indique le communiqué
Le même communiqué précise qu’une chambre qui ne sera pas occupée jusqu’au jeudi 28 mai 2015 à 18 h sera considérée comme vacante et réattribuée. Aux étudiants externes qu’à ceux logés dans les homes universitaires, il leur a été demandé de vaquer aux activités académiques telles que programmées au sein de leurs facultés et instituts respectifs. En plus des sanctions académiques prévues aux absents à cet appel, un retrait des avantages sociaux suivra (bourses, logement, restauration, …..)

Des mesures de sécurité ont été prises
A la question de savoir si la sécurité des homes des campus est revenue pour que l’Université pense à leur réouverture, le recteur de l’Université du Burundi a indiqué que plusieurs mesures ont été prises et que d’autres sont en cours pour que la sécurité soit plus assurée que par le passé.
La première mesure est que l’Université va aider les étudiants à améliorer la cohésion sociale. En effet, une équipe d’étudiants, composée de toutes les tendances, avait été mise en place pour élaborer un code de conduite avant, pendant et après les élections. Les responsables de l’Université du Burundi vont s’y appuyer pour renforcer la cohésion sociale à l’intérieur des homes.
« Une autre mesure envisagée est le contrôle de l’accès aux campus. Des badges seront confectionnés pour les titulaires de véhicules ; des cartes de service pour le personnel et des cartes de résidence pour les étudiants», a encore dit M. Banyankimbona.
D’autres mesures visent à limiter les sorties vers l’extérieur des homes, surtout celles qui servaient de passage aux gens de l’extérieur, et à renforcer la sécurité par des éléments de police ou des éléments militaires chaque fois que de besoin et dans des endroits où cela est jugé nécessaire.

Floride Ndakoraniwe

 

 

Ministère du Commerce> Remise et reprise

Le dossier relatif à la commercialisation du carburant sur la table de la nouvelle ministre

Les ministres sortante et entrante au ministère du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, ont procédé le vendredi 22 mai 2015 à une remise et reprise des grands dossiers. Marie Rose Nizigiyimana a indiqué que parmi les dossiers importants du ministère figure la gestion quotidienne de la commercialisation du carburant.

 

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Le projet de loi relative à l’insolvabilité du commerçant, et le projet de loi portant révision de la loi portant code des investissements privés et publics n’ont pas été adoptés. Ils restent par conséquent des dossiers pendants. Les travaux de réhabilitation en cours du site touristique de la Ruvubu ; le classement des hôtels et l’aménagement des eaux thermales sont, entre autres projets que Mme Nizigiyimana laisse sur la table de la ministre entrante Mme Irina Inantore. La commercialisation du carburant, dit Mme Nizigiyimana, bien que ne figurant pas dans les dossiers remis à la nouvelle ministre, constitue une activité quotidienne du ministère.
Après le passage en revue des dossiers réalisés et en cours de réalisation, la ministre Nizigiyimana a remis à la ministre entrante les grands documents, à savoir les textes régissant le ministère du Commerce; le plan d’action exercice 2015 ; la loi budgétaire 2015 ; la politique sectorielle du ministère ; le programme à moyen terme pour le commerce intérieur et extérieur. La ministre Inantore a, quant à elle, félicité sa prédécesseur pour le travail déjà abattu et a sollicité le concours de tout le personnel pour réussir le pari.
Charles Makoto

 
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