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Economie, Sciences, Education/formation

PANIER DE LA MENAGERE> Hausse générale du prix de la viande rouge

Un kilo passe de 5 500 à 6 500 FBu

 

Dans différents marchés et boucheries de la municipalité de Bujumbura, surtout dans la commune urbaine de Kanyosha, le prix d’un kilo de viande rouge est revu à la hausse, mais plus précisément la viande de bœuf. Et cela suite à deux raisons essentielles.


DSCF8151Interrogés par le journal «Le Renouveau», les commerçants de viande rouge ont fait savoir que la hausse des prix est due à deux raisons principales. La première raison est que le prix d’une vache a augmenté sur le marché. Ils achètent les vaches au moment où, à l’intérieur du pays, un taureau qui s’ achetait à 400 000 FBu avant, est aujourd’hui à 550 000 FBu. A cela s’ajoutent les frais de transport jusqu’à Bujumbura.
« La deuxième raison, qui est capitale et qui fait que le prix de la viande augmente est en rapport avec les taxes que nous payons par vache en cours de route vers Bujumbura», indiquent les commerçants. Ils déclarent qu’ils sont obligés d’augmenter le prix, eux aussi, pour qu’ils aient au moins un petit bénéfice, sinon ils risqueraient même de ne plus recouvrer leur capital. Le prénommé Hassani, un détaillant, souligne qu’il fait le commerce de la viande parce qu’il n’a pas d’autre métier à exercer.
Les consommateurs de viande rencontrés sur place disent qu’il est maintenant impossible de se procurer de la viande à cause de son prix élevé. Ils disent qu’ils préfèrent acheter d’autres vivres sont vendus à prix abordable. «Nous préférons acheter des Ndagala de 500 FBu ou 1 000 FBu qui sont suffisants pour un repas. » affirment-ils.
Les vendeurs et les consommateurs demandent au gouvernement, et en particulier aux autorités ayant la fixation des taxes dans leurs attributions, de revoir la taxe afin que le minimum de la population puisse avoir accès à cette denrée alimentaire.

Avit Ndayiragije (stagiaire)

 

Province de Gitega> Situation socio-économique

Des avancées significatives notamment dans le secteur de l’éducation

 

En 2005, la province de Gitega comptait 157 écoles primaires et 47 écoles secondaires publiques. A la fin de l’année 2014, la population de la province de Gitega avait déjà construit 293 écoles primaires et 126 écoles secondaires. Le secteur agro-pastoral est en train d’être réhabilité par le projet Fida (Fonds international pour le développement agricole).

 

DSC 2828Au cours d’une visite effectuée dernièrement par le président de la république du Burundi en province de Gitega, le Gouverneur de ladite province, Sylvestre Sindayihebura, a présenté de façon détaillée certaines des réalisations de la population de son ressort. Il a insisté sur les domaines socio-économiques notamment l’éducation, l’élevage, les infrastructures publiques et privées entre autres les routes, les écoles et les hôpitaux publics et privés.
M. Sindayihebura insiste sur les effectifs des élèves et écoliers qui ne cessent de monter. Ainsi, au cours de l’année scolaire 2013-2014, l’effectif total des écoliers en province de Gitega était de 174 290 répartis dans 289 écoles publiques et 16 écoles privées. S’agissant de l’école fondamentale, le Gouverneur Sindayihebura a fait savoir qu’à l’heure actuelle sa province en arrive à 187 salles de classes. Toutefois, a-t-il ajouté, des problèmes subsistent à ce niveau. C’est entre autres le manque d’enseignants et du matériel. Il remercie la population de la province de Gitega qui a contribué dans les travaux de développement communautaire au cours desquels, en l’espace de 9 ans, 136 écoles primaires et 154 écoles secondaires ont été construites.
M. Sindayihebura a aussi indiqué qu’au cours des travaux de développement communautaire, la population a réussi à se construire une université polytechnique en plus de deux autres privées qui étaient déjà fonctionnelles.

Une production laitière très satisfaisante

Avec le projet de repeuplement du cheptel bovin, 1 383 vaches ont été distribuées à la population. Avec ces dernières, le gouverneur pense que la production laitière ira s’améliorant d’avantage étant donné que le centre de collecte de lait de Bugendana totalise à lui seul 2 582 000 litres de lait par an. La province de Gitega s’efforce actuellement à faire respecter la pratique de la chaîne de solidarité communautaire qui consiste à donner un veau au bénéficiaires suivant sur la liste en attente, a-t-il dit. C’est dans ce cadre que 384 veaux ont été octroyés au cours de l’année 2014, a ajouté M. Sindayihebura.
Les infrastructures publiques et privées se développent également, des routes et ponts facilitant les transports et les trafics commerciaux sont inaugurés un peu partout dans la province de Gitega

Amédée Habimana

 

ECOLE PRIMAIRE DE GASENYI 1> Le volontariat qui a fait naître de l’emploi

Même si le salaire est petit

 

Il y a bien des années que des écoliers de l’école primaire Gasenyi 1 mouraient suite aux accidents routiers qui survenaient sur les différents axes routiers de la gare du nord. A cet effet, un certain Elie Ndayisaba s’est donné la tâche d’aider volontairement les enfants à traverser ces axes, ce qui a poussé les parents à lui être reconnaissants.

 

100 4617Selon le directeur de l’école primaire de Gasenyi 1, Albert Bukuru, son école est située tout près des axes routiers. Il s’agit de la route nationale N° 1 qui mène vers Bugarama et du tronçon gare du nord-petit marché de Gasenyi. C’est ainsi que M Ndayisaba s’est proposé d’aider les petits enfants âgés de sept à huit ans à traverser les routes. Il y avait des cas d’accidents mortels. Il a commencé à travailler d’une manière bénévole. Après plusieurs mois de travail, il a approché la direction de l’école pour solliciter un petit encouragement. Lors d’une assemblée générale à l’intention des parents, la question a été soulevée. Après de longues discussions, les parents ont apprécié l’acte louable fait par M. Ndayisaba. Ils ont pris alors la décision de lui donner 50 FBu par écolier et par trimestre. Quelques années après, M. Ndayisaba a approché encore la direction pour demander de revoir à la hausse son encouragement. Dans l’assemblée générale qui a suivi sa demande, les parents ont décidé de lui ajouter encore 50 FBu par écolier et par trimestre pour totaliser 100 FBu, précise M. Bukuru.

L’administration communale de Gihosha, en est – elle au courant ?

A la question de savoir si l’administration communale est au courant de ce que fait Ndayisaba, M. Bukuru a indiqué que ce bienfaiteur n’a pas de permission écrite. Toutefois, l’administration salue cet acte louable. A propos du salaire reçu, M. Ndayisaba a signifié que c’est un salaire tellement minime et qui vient à compte goûte car les parents ne payent pas régulièrement et à temps ce qu’ils ont promis. Pour commencer cette action, M. Ndayisaba a indiqué à la rédaction du journal le Renouveau qu’il a été inspiré par la doctrine du mouvement d’action catholique Chiro dont il est membre. Dans ce mouvement, on leur enseigne de ne pas passer inaperçu là où il y a des problèmes, qu’il faut intervenir.
Martin KARABAGEGA
(STAGIAIRE)

 

ROUTES> L’impraticabilité du tronçon Gare du nord-petit marché de Gasenyi

Sa réhabilitation est urgente

 

La plupart des routes de la mairie de Bujumbura sont en bon état. Mais des irrégularités ne manquent pas pour certaines routes. Ici, on peut mentionner celle qui bifurque de la RN 1 vers le petit marché de Gasenyi, plus précisément à son début où des cas d’accidents sont souvent observables.

 

100 4719Le tronçon de la route Gare du nord vers le petit marché de Gasenyi est actuellement dans un état déplorable. Les nids de poule sont localisés tout le long de ce tronçon. Mais l’endroit le plus menacé est le point de jonction de cette route avec la RN1, tout près de la banque commerciale du Burundi (Bancobu), agence du nord. C’est un endroit très boueux ou poussiéreux selon qu’il a plu ou non alors que toute la route était macadamisée.
Quand il a plu, on assiste à la naissance d’un petit « étang » à cet endroit. La circulation devient impossible pour les motos et tous les voitures. La situation a été aggravée vers la fin de l’année écoulée. L’entreprise chargée de l’installation des fibres optiques y a creusé pour y faire passer ses câbles. Suite aux mouvements de va et vient des véhicules, les nids de poule pré-existants se sont agrandis davantage. A cet endroit, les accidents sont monaie courante surtout pendant les heures de pointe. Les mouvements de zigzags effectués par certains chauffeurs à la recherche du bon endroit sont à l’origine de ces accidents.

Les usagers de cette route demendent sa réhabilitation

Les chauffeurs des véhicules qui font le transport en commun Gasenyi-centre ville et d’autres qui empruntent cette route demandent avec insistance au gouvernement de procéder à la réparation de cette route. Leurs véhicules tombent souvent en panne ou leurs amortisseurs sont cassés. En attendant la disponibilité des moyens alloués à sa réparation, la réhabilitation des caniveaux qui sont de part et d’autre de cette route s’avère urgent. Ces caniveaux qui protègent ladite route sont dans un état de défectuosité grave, ce qui engendre sa destruction continuelle.
MARTIN KARABAGEGA
(STAGIAIRE)

 
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