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Economie, Sciences, Education/formation

NOUVEL AN> Il n’a pas été bien fêté

La pauvreté, raison principale

 

La fête du Nouvel An se fêtait de différentes manières, mais il se fêtait quand même. A voir la façon dont on a accompagné l’année 2014 et comment on a accueilli le Nouvel An, on constate qu’il y a une nette différence. La raison première avancée est la pauvreté.

 

Dans différents coins du pays, particulièrement dans les quartiers de la ville de Bujumbura, on était habitué à voir les voisins, les membres des familles et les amis se mettre ensemble pour fêter le Nouvel An. Et surtout, beaucoup veillaient la nuit du 31 décembre, dernier jour de l’année, afin de l’accompagner et accueillir le Nouvel An en beauté. Ainsi, à minuit, des cris de joie, des souhaits que l’année qui vient soit bonne, etc. venaient de tous côtés. A cet instant même, les gens sortaient de leurs maisons vers les voisins pour se souhaiter mutuellement et chaleureusement tous les meilleurs vœux.
Contrairement à ce qu’on a observé le 31 décembre 2014, en plus qu’on a rien entendu à minuit, même le premier jour du Nouvel An, peu de gens étaient en train de fêter cet événement. On dirait plutôt un jour de repos, où les gens ont eu l’occasion de se reposer, au lieu d’être un grand événement auquel on se préparait sérieusement les années antérieures.

On a à peine du riz et du haricot pour nourrir la famille

Un père de famille reconnaît que la fête de cette année n’a pas été fêtée comme les années antérieures. La raison principale avancée est la pauvreté qui accable pas mal de Burundais. On a à peine du riz et du haricot pour nourrir les enfants, comment pouvions-nous avoir de quoi nous acheter pour agrémenter le Nouvel An.
Un autre a fait savoir que lui et sa famille sont allés au Foyer de charité dans la nuit du 31 décembre pour remercier le Tout-Puissant pour les bienfaits reçus l’an passé, et lui présenter l’année qui vient, pour qu’Il les garde en paix. « Et nous nous sommes reposés toute la journée du 1er janvier afin que nous puissions vaquer aisément à nos activités », a-t-il ajouté.
Un autre encore a souligné qu’en plus de la pauvreté, on avait peur que la paix puisse être perturbée comme c’est le cas dans certaines localités de la province de Cibitoke.
« Le Nouvel An de cette année a été exceptionnel et incroyable. Cela du fait qu’il a été caractérisé par une froideur inhabituelle. Je me souviens que dans les années passées, les voisins ou les familles se mettaient ensemble pour préparer cette fête, qu’on ait quelque chose à contribuer ou non, on fêtait avec les autres ou si le voisin avait quelque chose, il invitait les autres afin de partager le verre, mais également de fêter ensemble cet événement. Malheureusement, cette bonne coutume qui a caractérisé les Burundais depuis la nuit des temps est en train de disparaître progressivement, a-t-il déploré.
Tous nos interlocuteurs ont souhaité que cette année puisse être une année de paix, de développement et de prospérité pour tous les Burundais, et partant pour tout le pays.
Bénigne GAHIMBARE

 

TAXES INTERNES> Loi sur l’impôt sur les revenus

Tout contribuable est appelé à connaître ses droits et obligations en matière fiscale

 

Comme toute autre loi, la loi relative à l’impôt sur le revenu renferme plusieurs dispositifs qui guident à la fois l’administration fiscale en charge de son application et le contribuable qui doit s’acquitter de ses obligations. C’est dans ce cadre que l’Office burundais des recettes (OBR) ne cesse d’organiser des séances de sensibilisations dans tout le pays.

 

DSC07613L’impôt sur les revenus est un impôt global établi sur la totalité des revenus dont disposent les personnes physiques ou morales au cours d’une année.

La loi distingue les catégories d’impôts et de contribuables

Comme l’indique Aude Toyi, directrice des Programmes et suivi au Commissariat des taxes internes et des recettes non fiscales à l’OBR, la nouvelle loi n° 1/02 du 24 janvier 2013 relative à l’impôt sur les revenus prévoit deux catégories d’impôts, à savoir l’impôt sur les bénéfices des personnes physiques et l’impôt sur les bénéfices des sociétés. La première catégorie est composée d’impôts sur les revenus d’emploi (IRE) qui, dans l’ancienne loi, s’appelait impôt professionnel sur le revenu (IPR), de l’impôt des bénéfices d’affaires et de l’impôt sur les revenus du capital. Pour les sociétés, il y a les impôts sur les bénéfices des sociétés.
Au niveau de l’OBR, précise Mme Toyi, les contribuables sont subdivisés en trois catégories, à savoir les grands contribuables, c'est-à-dire les personnes physiques et sociétés qui réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur à un milliard de francs burundais; les moyens contribuables avec un chiffre d’affaires entre cent millions et un milliard et les petits et micro contribuables avec un chiffre d’affaires en dessous de cent millions de chiffre d’affaires annuel.
Elle fait savoir que cette loi a également clarifié les notions de résidents et de non-résidents. Le résident paie l’impôt sur ses revenus de source burundaise et étrangère tandis que le non résident paie uniquement l’impôt sur les revenus de source burundaise.
Les sociétés étrangères qui ont des filiales ou des branches au Burundi sont imposés sur les établissements stables, qui, selon l’article 8 de cette loi, désignent une installation fixe d’affaire par laquelle une personne exerce tout ou partie de son activité. Cependant, lorsqu’une personne physique qui réside à l’étranger et qui vient régulièrement au Burundi dépasse plus de 185 jours dans le pays, elle est réputée avoir un établissement stable et donc sera imposée aux impôts prévus par la loi.

L’imposition se base sur les catégories de contribuables

Pour Aude Toyi, la loi est claire en ce qui est de la modalité de calcul des taux d’imposition. Le calcul dépend du type d’impôts. Avec les revenus d’emploi des personnes physiques (salaires et tout ce qui est assimilé), elle distingue plusieurs barèmes, à savoir un taux de 0% pour les contribuables qui touchent entre 0 et 100 000 FBu; un taux de 20% pour les contribuables à partir d’ un salaire de 150 001 et 300 000 FBu et ceux qui dépassent 300 000 FBu sont soumis à un taux de 30%. Cependant, les personnes physiques qui exercent une activité commerciale sont imposées comme les sociétés à un taux de 30% sur leurs bénéfices.
Concernant les revenus du capital (c'est-à-dire tout ce qui est mobilier que ce soit les intérêts reçus sur les placements ou les plus values qu’ils réalisent), cela est taxé à 15%.
Pour les sociétés, les bénéfices de sociétés sont soumis au taux de 30% et à tout ce qui est revenus mobiliers et les dividendes reçus, un taux de 15% est appliqué.
Ainsi, les contribuables qui sont dans le régime de forfait ne sont pas tenus à tenir une comptabilité. Ils doivent juste montrer les entrées et les sorties tandis que ceux qui sont dans le régime déclaratif doivent tenir une comptabilité régulière.
Les échéances de payement que ce soit pour les personnes physiques ou les sociétés est exigible au plus tard le 31 mars, donc au troisième mois qui suit l’exercice fiscal, tandis que les impôts sur les revenus d’emploi sont payables mensuellement à la fin de chaque mois, donc le 15 du mois qui suit le mois dans lequel l’impôt a été perçu.

Certains types d’impôt sont prélevés à la source

La directrice des Programmes et suivi à l’OBR précise que les revenus d’emploi sont retenus à la source par l’employeur qui doit par la suite déclarer et payer à l’administration fiscale. Il en est de même pour les gains de loterie ou les dividendes reçus par les actionnaires dans des sociétés. La loi prévoit qu’un impôt de 15% est prélevé à la source par la personne ou la société qui a versé ces revenus qui le paie à l’OBR.

Pour faciliter le contribuable à comprendre la loi

Dans le cadre de faciliter le contribuable, Mme Toyi indique qu’on trouve des bureaux de l’OBR dans tout le pays. Pour les contribuables de Bujumbura, il y a l’immeuble Emmaüs sis à Kigobe pour les moyens et petits contribuables et l’immeuble Virago à côté du port de Bujumbura pour les grands contribuables.
Et pour ceux qui se trouvent à l’intérieur du pays, on trouve des bureaux de l’OBR dans toutes les provinces du pays et les agents de l’OBR sont là pour recevoir leurs déclarations mais aussi pour prodiguer tous les conseils nécessaires par rapport aux questions qui se posent en matière fiscale.
Dans cette optique même, la directrice de Programmes et suivi à l’OBR a fait savoir que plusieurs plates formes de dialogue ont été mises en place. Elle cite la plate-forme OBR–CFCIB à travers laquelle sont émises des désidératas du secteur privé en ce qui concerne l’initiation ou la révision des lois et procédures.
La plateforme OBR-OPC où les contribuables, à travers leurs comptables, peuvent soulever leurs difficultés qui seront relayées à l’OBR et ainsi voir ensemble les solutions à y apporter. Les contribuables peuvent s‘approcher des comptables qui sont prêts à les épauler afin de préparer des livres comptables correctement, ce qui leur servira de base dans les calculs de l’impôt. Enfin, il y a la plateforme OBR-ministère de l’Intérieur du fait que beaucoup de petits contribuables se trouvent à l’intérieur du pays. Et par rapport à cela, il y a une loi sur la fiscalité communale qui va sortir et l’OBR a contribué pour s’assurer qu’il n’y ait pas de double imposition.

Des séances de sensibilisation ont déjà été engagées

Le commissariat des Taxes internes, en collaboration avec les communes, a déjà engagé depuis une année des campagnes de sensibilisation à travers tout le pays. Premiè-rement, on sensibilise la population sur l’obligation d’avoir un numéro d’immatriculation fiscal (Nif).
Deuxièmement, on leur explique les différents types d’impôts qu’il faut payer. Actuellement, au niveau de la direction chargée de l’immatriculation, on a conçu une lettre type qui rappelle au nouveau contribuable ses droits et obligations. Et par le biais des médias, l’office n’arrête pas de mener des campagnes de sensibilisation tout en espérant que la population soit à l’écoute.
Aude Toyi invite tous les contribuables à se conformer aux obligations fiscales et à considérer l’impôt comme une fierté pour tout patriote.
Alida Kaneza

 

 

Commune Nyarusange> Sa situation socio-économique

 
Le manque de cheptel bovin constitue un handicap au développement économique

 

La commune Nyarusange de la province de Gitega est souvent confrontée à des difficultés liées au manque de fertilisants organiques. Ce problème a pour conséquence la détérioration progressive du sol, ce qui entraîne une baisse de la production agricole. Pour faire face à ces défis, la population de cette commune a bénéficié du soutien du projet LVEMP II qui a contribué dans la lutte contre la pauvreté.

 

DSC 2142Dans un entretien accordé au quotidien Le Renouveau, Ferdinand Nkurikiye, administrateur de la Commune Nyarusange, a indiqué que, d’une façon générale la situation au niveau de la sécurité est tout à fait appréciable même si on observe quelques cas de vol dans les champs. Concernant la situation agricole, la commune Nyarusangi a été sévèrement touchée par la crise qu’a connue le Burundi. Elle se trouve dans la région du Kirimiro où l’agriculture prime sur les autres activités génératrices de revenu. Des cultures variées comme le haricot, le maïs, le manioc et la patate douce constituent l’essentiel des cultures qui font vivre la population de la commune Nyarusange. Le seul problème rencontré par la population est lié à la perturbation climatique, a-t-il ajouté.

La revalorisation du sol par le creusage des fossés antiérosifs

Selon M. Nkurikiye, le projet de gestion environnementale du bassin du lac Victoria (LVEMP II) a participé dans le creusement des courbes de niveau, qui est suivi par la plantation d’herbes fixatrices. Lors des travaux de traçage des courbes de niveau, chacun bénéficiait d’une somme de 2 000 FBu par jour. Cette somme a été donnée pour encourager la population mais aussi pour améliorer ses conditions de vie. Les habitants de cette commune s’inquiètent du sort de ces herbes, car, il y a manque de cheptel bovin. Ce dernier a pour conséquence, la diminution de la production agricole. A ce propos, l’administrateur les tranquillise tout en indiquant qu’il est en contact avec certaines ONG, et que ces dernières ont accepté de contribuer dans le repeuplement du cheptel bovin. Concernant les infrastructures publiques qui assurent les services sociaux, il a souligné que la commune compte 5 établissements secondaires, 14 écoles primaires et 5 centres de santé.

Appolinaire Nimubona

 

ISGE> Remise officielle des diplômes

Quarante quatre diplômes décernés

 

L’institut supérieur de gestion des entreprises (Isge) a procédé le vendredi 26 décembre 2014 à la remise des diplômes aux lauréats de la 1ère promotion de la filière « Comptabilité et gestion » de niveau bachelier qui suivent le cursus d’expertise comptable, programme organisé conjointement avec l’Ordre des professionnels comptables (Opc) et l’Institut national des techniques économiques (Intec) de Paris, sous le financement de la Banque mondiale. Les lauréats sont au nombre de 44 diplômés. Les cérémonies étaient présidées par la secrétaire permanente du ministère des Finances et de la planification du développement économique (MFPDE), Immaculée Bigirimana.

 

DSC 0076Mme Bigirimina a informé que la mission première du MFPDE lors la création de l’ISGE était et reste toujours l’amélioration de l’allocation et de l’utilisation des ressources rares des entreprises avec le souci particulier de protéger au mieux leurs outils de production grâce à la mise à contribution d’un personnel qualifié dans la gestion des entreprises. Selon elle, il s’est ajouté une impérieuse nécessité de l’Etat de former une nouvelle pépinière de jeunes lauréats des Humanités générales pour relever le niveau des compétences prestataires en gestion des affaires. L’Isge a initié le projet d’intensification de la production des professionnels comptables et gestionnaires des affaires avec le nouveau programme couronné de succès en produisant une quarantaine de diplômés de niveau bachelier. Mme Bigirimina a fait savoir que cela témoigne de la contribution de l’ISGE dans la dotation du personnel cadre compétent pour relever le système économique burundais.

Faire évoluer le métier comptable au Burundi

La secrétaire permanente du ministère des Finances a affirmé que cette première promotion des professionnels comptables a acquis un bagage intellectuel immense calqué sur les modèles internationalement reconnus car elle a bénéficié de l’expertise technique de l’Intec de Paris. C’est une formation qui répond aux normes de la Fedération internationale des comptables. Le Conseil national de la comptabilité et l’Opc trouveront les talents voulus dans cette jeunesse afin de faire évoluer le métier comptable au Burundi. Vue la formation acquise, les lauréats ont reçu le droit d’adhérer à l’Opc.
Ezéchiel MISIGARO

 
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