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Economie, Sciences, Education/formation

Est du pays> Distribution de cahiers aux écoliers


Un lot de 4 578 339 cahiers distribué dans tout le pays

 

Le gouvernement du Burundi via le ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation a procédé, du lundi 24 au vendredi 28 novembre 2014, à la distribution de cahiers aux enfants des écoles primaires publiques et sous convention. Ces cahiers provenant de l’Ouganda viennent épauler les parents des enfants bénéficiaires. La rédaction du journal Le Renouveau du Burundi s’est rendue dans les provinces de l’Est du pays pour s’enquérir de la situation.

 

DSC02424L’école primaire Muyaga II en province de Cankuzo, d’un effectif de 283 écoliers, a reçu 609 cahiers. Chaque enfant, de la première année à la sixième année, en a eu deux.
Célénie Nibajijuke, un parent rencontré à cette école, salue cette initiative du gouvernement, mais déplore que ces cahiers viennent tardivement et sont peu nombreux. Elle propose, dans le but d’appuyer les parents dont la plupart sont pauvres, de les amener au début de l’année, mais également qu’on puisse augmenter la quantité.
Véronique Habonimana, directrice de l’EP Muyaga II, quant à elle, souligne que même si ces cahiers viennent tardivement, ils vont servir dans les examens ou comme brouillons ou encore remplacer l’un ou l’autre cahier qui se termine.
On est passé également à l’école primaire Nyamashishi se trouvant en commune Kigamba en province de Cankuzo.
Zena Nkundwanabake, directrice de cette école, a fait savoir qu’elle a réceptionné 14 390 cahiers destinés à 5 543 écoliers de douze écoles primaires des environs. Elle a aussi révélé qu’à son école, chaque enfant a eu deux cahiers.
Elle aussi déplore le retard pris dans cette distribution, mais demande aussi que la prochaine fois, on puisse faire la commande à base des effectifs actualisés pour que les enfants puissent avoir plus de cahiers.
Noella Anny Diella Abokwitonda de la sixième année primaire remercie le gouvernement du Burundi de leur avoir donné des cahiers. Elle demande en outre que la prochaine fois ces cahiers viennent au début de l’année pour atténuer le fardeau des parents.
L’école primaire Rusengo I en province de Ruyigi avec un effectif de 386 écoliers, a reçu 858 cahiers. A cette école, chaque enfant a eu en moyenne deux cahiers.
A l’école primaire Maramvya en commune Butaganzwa de la province de Ruyigi, 1 066 cahiers ont été distribués à 649 écoliers. Partout les plaintes, les doléances et les suggestions étaient les mêmes.

 

En provinces de Gitega et Karusi, l’activité s’est bien déroulée
A l’école primaire Giheta II de 726 écoliers, 1 558 cahiers ont été distribués et chaque enfant a reçu en moyenne 2 à 3 cahiers. A cette école, en plus des enfants de la 1ère à la 6e, ceux de la 7e et de la 8e ont eu également des cahiers.
L’école primaire Nyabibuye de 363 écoliers en commune Shombo et l’école primaire de Kigoma de 509 écoliers en commune Buhiga ont respectivement reçu 785 cahiers et 1 016 cahiers. Partout, les écoliers ont eu en moyenne 2 à 3 cahiers. Ces enfants se réjouissent du geste mais demandent qu’il soit fait dès la rentrée scolaire.

 

Les bénéficiaires sont tranquillisés
Melchior Simbaruhije, porte-parole à la Deuxième vice-présidence de la République a précisé que le retard enregistré ne dépend pas de leur volonté. Car, a-t-il dit, d’après les prévisions du gouvernement, ces cahiers provenant de l’Ouganda auraient été distribués juste au début de l’année scolaire. Mais, cela n’a pas été possible suite au problème de transport. Quant à la question concernant la quantité de cahiers reçus, il a fait savoir que seulement 4 578 339 cahiers ont pu arriver à temps et que l’autre lot en retard sera combiné avec celui attendu pour la prochaine année scolaire. Il a révélé qu’on attend encore de l’Ouganda autour de six millions de cahiers qui sera d’ailleurs le dernier lot destiné au Burundi.

Bénigne Gahimbare

 

 

 

Office Burundaise des Recettes > Réunion du comité conjoint de coordination sur la facilitation du commerce


Pour échanger sur les projets réalisés et ceux en cours d’exécution

 

Le Burundi abrite une réunion des commissaires généraux des administrations de la Communauté Est Africaine du 27 au 28, Novembre 2014, dont le but ultime est la facilitation du commerce.

 

DSC05512Dans son discours d’accueil, le commissaire général de l’Office Burundais des Recettes (OBR) Domitien Ndihoku-bwayo, a fait savoir que cette réunion se tient une journée avant la tenue de la 37eme réunion des commissaires généraux de la communauté est africaine. « L’une des principales raisons qui a toujours poussé à avoir les deux réunions sur deux jours consécutifs, est de pouvoir mettre à jour les commissaires généraux et leurs délégations ainsi que les différents intervenants , sur les projets déjà réalisés, ainsi que ceux en cours d’exécution. »
Selon le commissaire Ndihoku-bwayo, l’objectif de cette rencontre est d’amener les administrations fiscales de la communauté de l’Afrique de l’est à échanger sur les différents projets qui sont en train d’être réalisés, pour améliorer le service du contribuable.
Au premier jour de la réunion, les participants se sont penchés sur le rapport des activités financées par l’Agence de Coopération au développement du Japon (Jica). Il a été ensuite question de voir quels sont les projets pour l’avenir, et ce qui doit être fait pour améliorer et rendre plus facile le commerce mais aussi l’intégration de la Communauté de l’Afrique de l’Est.
Au cours de la deuxième journée de la réunion, les commissaires généraux vont se pencher sur les activités réalisées par rapport à ce qui avait été planifié au début de l’année. Ils vont aussi voir d’autres projets à initier au niveau des administrations fiscales qui peuvent permettre la modernisation.

Des réalisations
Pour le compte du Burundi, la Jica a appuyé l’OBR dans le renforcement des capacités de son personnel en ce qui concerne la composante des douanes. Des agents douaniers ont été envoyés à l’extérieur pour apprendre les bonnes pratiques de dédouanements. « Au delà du projet de renforcement des capacités la Jica nous a appuyé, pour mettre en œuvre le projet de surveillance conjointe de la frontière au niveau de Kobero , pour pouvoir contrôler la fraude conjointement avec la Tanzanie », a dit Domitien Ndihokubwayo

Lyse Gahimbare

 

Sénat> Analyse d'un projet de loi adopté à l’unanimité


Le projet en rapport avec l'union monétaire de la CEA adopté à l’unanimité

 

Dans la séance plénière du mercredi 26 novembre 2014, les sénateurs ont analysé et adopté le projet de loi portant ratification par la république du Burundi du protocole portant création de l’union monétaire de la communauté de l’Afrique de l’est, signé à Kampala en Ouganda, le 30 Novembre 2013. Après avoir eu des réponses à toutes les questions posées, les sénateurs l’ont adopté à l’unanimité.

 

DSC 3290Dans son exposé de motifs, le ministre à la présidence chargé de la bonne gouvernance et de la privatisation des entreprises publiques, Ernest Mberamiheto, a indiqué que ce projet de loi s’inscrit de le cadre de l’engagement des Etats membres de la communauté est africaine, repris sous le paragraphe 2 de l’article 5 du Traité portant sa création, d’établir entre eux une union douanière, un marché commun, une union monétaire et en phase ultime, une fédération politique.
Selon lui, ce projet de loi est d’une importance capitale dans la mesure où la phase de création de l’union monétaire constitue, avec d’autres grandes étapes dont la création de l’union douanière et du marché commun auxquels le Burundi a déjà adhéré, un enchaînement logique pour une intégration totale qui sera matérialisée par la création d’une fédération politique.
« L’objectif de l’union monétaire de la communauté est africaine est de promouvoir et maintenir la stabilité monétaire et financière visant à faciliter l’intégration économique afin d’atteindre la croissance et le développement durables de la communauté », a indiqué M. Mberamiheto. Ainsi, les pays qui ratifient ce protocole s’engagent à procéder à l’harmonisation et la coordination des politiques budgétaires ; à la mise en œuvre d’une politique monétaire et de change unique ; à l’intégration des systèmes financiers, de payement et de règlement ; à l’harmonisation des concepts et des méthodes de compilation des statistiques et des pratiques comptables ainsi qu’à l’adoption d’une monnaie unique.
Ainsi, outre les questions qui ont été posées par les sénateurs membres de la commission qui a été saisie pour étudier ce projet de loi, les sénateurs présents dans cette séance plénière ont posé quelques questions d’éclaircissement. Après avoir eu des réponses, ils l’ont adopté à l’unanimité des vingt huit sénateurs présents et cinq procurations.

Astère Nduwamungu

 

Professionnel comptable>Missions


Produire une information financière fiable

 

Les professionnels comptables dans le monde entier sont régis par une déontologie et des règles d’éthique. Ils ont plusieurs missions dont celle de produire une information financière fiable.

DSC02340Lors du 2e Congrès de l’Ordre des professionnels comptables du Burundi (OPC) tenu dernièrement à Bujumbura, les congressistes ont suivi plusieurs communications dont celle relative aux missions du professionnel comptable. Ces missions se regroupent en trois grandes catégories : l’instauration et la vulgarisation de règles d’éthique susceptibles de faciliter la réalisation des affaires ; la production d’une information financière fiable et facilement utilisable par les acteurs économiques ; et l’instauration de bonnes pratiques dans la gestion des fonds publics.

 

La vulgarisation des règles d’éthique

Les règles d’éthique constituent le pilier autour duquel le professionnel comptable doit bâtir ses missions. Ces règles vont au-delà des règles définies par la Fédération internationale des professionnels comptables. Le professionnel comptable est appelé à être intègre, à agir comme un modèle dans la pratique des affaires. Le respect de la déontologie doit instaurer un climat sain dans les affaires.


La production d’une information financière fiable


Le professionnel comptable a la mission de rendre fiable les informations financières que les actionnaires et autres parties prenantes utilisent dans la préparation et l’exécution de leurs opérations.
Pour y arriver, il doit respecter des lois et règlements spécifiques du professionnel comptable. Il doit également être et apparaître indépendant. La recherche d’un niveau de fiabilité élevé est un travail continu et sans relâche. C’est pour cela que les organisations des professionnels comptables doivent mettre en place des standards qui permettent de s’assurer que leurs membres sont soumis à une formation et à un contrôle continu.
Dans un contexte de globalisation, les opérateurs économiques ont besoin d’une information efficiente, fiable et comparable. Le professionnel comptable dispose d’outils, telles que des normes internationales pour une comptabilité privée ou publique, dont la finalité est d’assurer une fiabilité et une comparabilité des informations financières.

 

Le professionnel comptable mérite la confiance de l’Administration fiscale


Le professionnel comptable occupe une place prépondérante et délicate dans les relations entre les contribuables et l’Administration fiscale. Il doit agir de manière à avoir la confiance des deux. Il a la charge de s’assurer que le contribuable paie tout ce qu’il doit à l’Administration fiscale, et rien que ce qu’il doit. Ce rôle n’est pas facile dans un contexte où certains clients ont souvent du mal à marquer une frontière claire entre l’optimisation fiscale et la fraude.

 

Instauration de bonnes pratiques dans la gestion des fonds publics


Le rôle des professionnels comptables dans la mise en place et la consolidation de bonnes pratiques dans la gestion des fonds publics est souvent méconnu. Pourtant, l’élaboration et le développement des normes de comptabilité publique est l’œuvre des professionnels comptables. Ces normes permettent la bonne gestion, la transparence et favorisent un niveau élevé de démocratie.

 

La lutte contre la fraude et les malversations

La fraude, le blanchiment des capitaux et les malversations sont dangereux dans le monde. Beaucoup de pays ont adopté des lois anti-blanchiment, y compris le Burundi. Les professionnels comptables ont un rôle prépondérant dans ce dispositif.

 

Floride Ndakoraniwe

 

 
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