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Economie, Sciences, Education/formation

DCE DE GIHOSHA> Insuffisance d’infrastructures scolaires pour les écoles fondamentales

Une solution urgente s’impose

 

Dans la direction communale de l’Enseignement de Gihosha(DCE), les locaux pour les écoles fondamentales sont insuffisants. Les répercussions néfastes sont alors nombreuses pour les élèves des écoles concernées. Des mesures sérieuses doivent être prises pour sauver la situation.

 

DSC 3145Selon Arthémon Kabamfu, conseiller chargé des Finances, de la planification et des infrastructures scolaires à la direction communale de l’Enseignement de Gihosha, il était prévu de construire douze salles de classe pour l’année scolaire 2012-2013. On a alors construit 5 salles de classe pour l’école primaire de Gasenyi 4 salles pour l’école primaire de Gihosha et 3 salles pour l’école primaire de Gikungu. Sur toutes ces écoles, les salles étaient censées accueillir les élèves des 7e années. Au cours de l’année scolaire 2013-2014, aucune salle de classe n’a été érigée. Il en est de même pour l’année scolaire 2014-2015. Pas de chantier en cours sur ces sites, a dit M. Kabamfu. Ces salles de classe abritent maintenant les élèves des 7e et des 8e années et ce sera la même chose pour les élèves de 9e année pour l’année scolaire 2015-2016.

Des effectifs tellement élevés

Le danger lié au manque d’infrastructures scolaires suffisantes dans la direction communale de l’Enseignement de Gihosha est prévisible. Les effectifs des élèves dans les salles de classe seront tellement élevés. Il sera alors impossible pour les enseignants de ces classes de suivre et de contrôler efficacement les apprenants. Les résultats seront automatiquement médiocres, a indiqué M Kabamfu. De même, dans les lycées municipaux, on y trouve des effectifs plus élevés et le cas typique est celui du lycée municipal de Gasenyi. Cependant, ce problème ne se manifeste pas au lycée de Ngagara et au lycée du Saint-Esprit. Sur cette dernière école, aucune salle de classe ne dépasse quarante-deux élèves. A la question de savoir ce que la direction communale de l’Enseignement est en train de faire pour pallier dans l’urgence ce problème prévisible, M. Kabamfu a indiqué qu’elle a déjà dressé une liste des besoins en salles de classe. Il s’agit d’au moins 6 salles de classe qui seraient réparties comme suit : 3 salles à Gasenyi I, 2 salles à Gihosha et 1 salle à Gikungu.

MARTIN KARABAGEGA
(STAGIAIRE)

 

 

COMMUNE URBAINE DE GIHOSHA> Non-respect du prix réel du sucre au kilo

Des mesures doivent être prises pour protéger les consommateurs

 

Il y a plus d’un mois le prix du sucre a été revu à la baisse. Mais la grande majorité des vendeurs de sucre en commune urbaine de Gihosha continue à le vendre à l’ancien prix. Ce qui provoque des grognes chez la population de cette commune.

 

En date du 13 janvier 2015, la ministre du Commerce, de l’industrie et du tourisme Rose, Nizigiyimana, a signé une ordonnance ministérielle portant sur la révision à la baisse du prix du sucre. Le coût d’un kilo de sucre est passé de 1 850 FBu à 1 650 FBu, donc une réduction de 200 FBu. Mais en commune urbaine de Gihosha, cette mesure n’a pas été respectée par tous les commerçants. Lors du passage de la rédaction du journal Le Renouveau dans cette commune le mardi 17 février 2015, le constat a été amer. Le prix d’un kilo de sucre varie d’une boutique à une autre. Certaines boutiques vendent le kilo du sucre à 2 000 FBu au moment où d’autres le vendent à 1 800 FBu. Une seule boutique, celle de la société Mutoyi près de la Gare du nord, respecte les directives du ministère du Commerce, c’est –à-dire 1 650 FBu le kilo.

Des motifs variés

Les raisons du non respect du prix réel d’un kilo de sucre sont diverses selon les boutiquiers mais qui ont voulu garder l’anonymat et qui ont refusé d’etre photographiés. Les uns disent que la mesure de revoir à la baisse est tombée au moment où ils avaient des stocks dans leurs magasins qu’ils avaient achetés à l’ancien prix. Pour ce, ils disent qu’ils ne peuvent pas accepter de travailler à perte. Les autres affirment que s’ils vendent leur sucre à 1 650FBu, le bénéfice sera très petit compte tenu des dépenses qu’ils effectuent pour le transport de celui-ci. Les autres disent que de telles mesures qui arrivent à l’improviste doivent poser des problèmes. Ils demandent d’être avertis avant la prise de telles décisions au moins deux semaines avant afin qu’ils puissent épuiser leurs stocks. Mais le constat est que tous les boutiquiers disent qu’ils avaient des stocks avant la tombée de la décision. Nul ne sait qu’ils en avaient Les habitants de la commune urbaine de Gihosha lancent un appel vibrant à l’ endroit des autorités communales d’arrêter ce vol qualifié organisé par les vendeurs de sucre afin de sauvegarder leur droit. Ils disent que si le prix d’une marchandise est revu à la hausse, ceux qui en avaient dans leurs stocks n’attendent pas son épuisement afin d’augmenter son prix.
MARTIN KARABAGEGA (STAGIAIRE)

 

 

 

Deuxième vice-présidence > Atelier de validation d’une étude sur l’identification des niches d’exportation au Burundi

Cinq niches identifiées

 

Une étude sur l’identification des niches d’exportation au Burundi a été validée au cours d’un atelier organisé par la Deuxième vice-présidence de la république du Burundi en collaboration avec le ministère ayant le commerce dans ses attributions ainsi que le Trade mark East Africa le mardi, 17 février 2015. Cinq niches d’exportation liées à différents secteurs ont été identifiées.

 

DSC 2349Dans son discours d’ouverture, le Deuxième vice-président de la République Gervais Rufyikiri, a indiqué que l’organisation de l’atelier s’inscrit dans la droite ligne de la volonté du gouvernement de diversifier, de promouvoir et de rendre compétitive et saine l’économie burundaise à travers notamment l’augmentation de la productivité pour produire plus et en qualité compétitive sur le marché local, régional et international. Cet atelier avait pour objectif la stabilisation du cadre macro-économique par le biais de la résorption du déséquilibre financier et la réduction du niveau d’endettement extérieur ainsi que l’amélioration des termes de l’échange en vue d’une croissance soutenue.

Une faible valeur ajoutée

L’étude relève que le faible Produit intérieur brut (PIB) est étroitement lié à la faible valeur ajoutée de ses produits d’exportation. Selon cette étude, le thé burundais se vend à 2,16 dollars américains le kilo, lorsque le thé kenyan se vend entre 37 et 44 dollars américains. La différence de prix provient principalement du produit, de l’emballage, de la distribution et de la cible, selon l’étude. Alors que les agriculteurs constituent la grande majorité de la population, seuls deux produits d’exportation sont agricoles, à savoir le thé et le café, fait remarquer Gervais Rufyikiri.

Trois facteurs ont permis la priorisation

Eric Kacou, le consultant qui a réalisé l’étude, a fait savoir que trois facteurs ont permis de déterminer la priorisation. Il s’agit de l’impact, de la capacité ainsi que du marché. Pour lui, aux fins de réussir, il faut une collaboration franche entre le gouvernement et le secteur privé ainsi que le support de partenariat de développement.
Eric Kacou a fait savoir que cinq niches principales d’exportation, ont été identifiées à savoir, le café et le thé de spécialité ; le tourisme ; le poisson ; le patchouli et le moringa au niveau des huiles essentielles. Pour les cultures assez connues au Burundi (le café et le thé), il s’agit de rechercher la qualité, la standardisation et l’emballage, recommande M. Kacou.
Lyse Gahimbare

 

Commune Muyinga> Rendement agricole de la saison culturale A

Il est généralement satisfaisant

 

Lors de la foire semencière provinciale qui a été organisée du 6 au 7 février 2015 par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage en collaboration avec la Confédération des associations des producteurs agricoles pour le développement (Capad) et le centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole (IFDC), l’administrateur de la commune Muyinga, Déo Rwamuhizi, a passé en revue l’état des lieux du rendement agricole de la saison culturale A dans la commune Muyinga. Il a été généralement bon pour certaines cultures.

 

DSC 3284D’après M. Rwamuhizi, contrairement à la dernière saison culturale B, le rendement de la saison culturale A dans cette commune, surtout pour le haricot, les avocats, la banane, les ananas, etc, a été très satisfaisant. Selon lui, cela est dû à plusieurs facteurs. C’est, entre autres, le programme du gouvernement de multiplier les semences et les différentes associations qui ont encadré les cultivateurs surtout en leur donnant des semences sélectionnées et en les encadrant en agriculture moderne. Un autre facteur est que les agriculteurs ont fourni beaucoup et qu’ils ont su intérioriser les techniques de l’agriculture moderne. « Les administratifs n’ont plus à se faire de souci en les sensibilisant car ils savent déjà cultiver d’une façon moderne ».

Manque de marché d’écoulement

Parlant des défis auxquels les agri-éleveurs de cette commune font face, il a souligné qu’il leur manque le marché d’écoulement et qu’ils ne savent pas comment conserver les semences. Selon lui, il s’observe également le vol dans les ménages et dans les champs. Malgré tous ces défis, il a demandé aux différentes associations d’aider les agriculteurs car ceux-ci ont besoins de se spécialiser dans la culture de différentes plantes comme la pomme de terre et le manioc et non le haricot ou le maïs seulement.
Il a ainsi déploré le fait que les marais ne donnent pas assez de rendement comme on le souhaiterait et que pour le bétail, il y a un manque d’espace pour le pâturage même si certaines associations avaient donné du bétail aux agri-éleveurs. Pour permettre la bonne conservation des cultures, M. Rwamuhizi a souhaité qu’il y ait des unités de transformation afin d’éviter que le rendement des agri-éleveurs soit vain car le manque de marché d’écoulement est un problème sérieux pour ces cultivateurs.

ASTERE NDUWAMUNGU

 
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