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Economie, Sciences, Education/formation

Commerce ambulant>Des perturbations dans certains quartiers de Bujumbura

Les vendeurs ont peur de tomber en faillite

 

Normalement, le commerce ambulant était pratiqué dans presque tous les quartiers de la municipalité de Bujumbura. Aujourd’hui, elle est perturbée dans les quartiers où les gens manifestent contre ce qu’ils appellent troisième mandat du président de la République.

 

Le gros du commerce ambulant est constitué de vêtements, de chaussures, de fruits, d’œufs et d’arachides, de petits poissons (Ndagala frais) ainsi que des vivres consommés crus comme le manioc, les arachides, etc. Aujourd’hui, cette activité est perturbée suite aux manifestations dans certaines communes de Bujumbura notamment Cibitoke, Ngagara et Mutakura.
Des vendeurs ambulants se réveillent très tôt le matin pour vendre le maximum possible. Ces derniers sont surtout ceux qui vendent de fruits, et de petits poissons. Les vendeurs avec lesquels nous nous sommes entretenus ont tous révélé qu’ils gagnent très peu d’argent au cours de cette période. Une vendeuse d’oranges et mandarines a fait savoir que d’habitude elle vendait un gros panier par jour. Mais, maintenant, elle vend la moitié seulement. C’est-à-dire qu’elle enregistre une perte énorme car la moitié qui n’est pas vendue s’abime puisqu’elle reste exposée au soleil toute la journée.
Cette interlocutrice a également indiqué qu’elle éprouve des difficultés pendant son activité. Au moment des manifestations, elle a peur d’être touchée par des balles au moment où les forces de l’ordre sont en train de disperser les manifestants. Elle a fait savoir qu’il y a même ses congénères qui ont momentanément arrêté l’activité tout en espérant la reprendre un jour mais elles risquent de se retrouver sans capital.
Ces vendeurs ont également révélé qu’ils ne peuvent pas exercer cette activité dans des communes lointaines car à ce moment, ils seront obligés d’engager les frais de transport. Ce qui constituerait une perte. Ils préfèrent alors laisser tomber l’activité car ils ne gagnent rien.

Lucie Ngoyagoye

 

LES ELEVES SANS ACCES AU POST FONDAMENTAL> Leur sort est en préparation

Leur apprendre des métiers qui les aideront à entrer dans la vie socioprofessionnelle

 

Le quotidien burundais d’information Le Renouveau s’est entretenu avec le directeur général de l’Administration de l’enseignement de formation technique et professionnelle, Pascal Nshimirimana, sur le sort des élèves qui ne vont pas accéder au post fondamental après juin 2016. Des métiers qui les aideront à entrer dans la vie socioprofessionnelle leur seront appris.

 

DSC 0950Après juin 2016, il y aura des flux à gérer au niveau du système éducatif. C’est-à-dire que des lauréats qui n’auront pas accédé au post fondamental vont bénéficier des formations accélérées de six mois après la 9e fondamentale. L’orientation est de former d’une façon accélérée ces jeunes lauréats en métiers pour qu’ils puissent avoir des compétences d’accéder à un emploi ou à l’auto emploi.

La capacité d’accueil est de 30%

On ne prétend pas encadrer tous les lauréats parce qu’au niveau des dispositifs de la formation professionnelle et technique, la capacité d’accueil de ces lauréats est de 30%. On a mis devant l’ensemble des intervenants dans la formation cet état des lieux pour essayer de trouver des solutions à ce que tous les lauréats puissent avoir chacun au moins un petit métier qui lui permettra de s’auto prendre en charge. On a exposé les besoins nécessaires pour arriver à ce palier. Comme au niveau de l’école fondamentale il y a un domaine d’entrepreneuriat qui ouvre les horizons à ces élèves aux différents métiers développés dans les centres d’enseignement des métiers. Chaque lauréat aura la latitude de choisir un des métiers qui sera proposé par les structures d’enseignement des métiers pour qu’il puisse renforcer les compétences dans ce métier qui pourra l’aider à entrer dans la vie socioprofessionnelle.

Des efforts sont en train d’être fournis pour accueillir les 70% qui restent

D’après les dispositifs existants aujourd’hui, on ne peut pas former tous les élèves qui n’auront pas la chance d’accéder au post fondamental. Pour ces 70% qui restent, les efforts sont en train d’être fournis pour demander aux partenaires techniques et financiers d’appuyer le secteur. L’Etat est également interpelé afin d’appuyer le secteur pour qu’il puisse les encadrer. Ils seront en effet en dehors de la capacité d’accueil des dispositifs de formation dont dispose la direction générale de l’Administration de l’enseignement de formation technique et professionnelle.

Ezéchiel Misigaro

 

Enseignement secondaire> Test de 10e année, 2014-2015

Tirage au sort des épreuves pour le test de la 10e année

 

La ministre de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation des adultes, Rose Gahiru a procédé au tirage au sort des épreuves pour le test de la 10e année le lundi 8 juin 2015. Ledit test se passera du 17 au 19 juin 2015. Mme Gahiru dit que le ministère va essayer de faire quelques facilitations pour accroître la participation des élèves.

 

testLa ministre Gahiru a exprimé sa confiance que le test de la 10e année va se faire malgré certains problèmes que le pays connaît aujourd’hui. Les problèmes existent et ont toujours existé. Aujourd’hui, il y a le problème de sécurité, mais la ministre Gahiru estime que les responsables feront le nécessaire pour que le test se fasse dans tout le pays. Cependant, vu que certains élèves se sont déplacés vers différents coins du pays suite au problème de sécurité, la ministre Gahiru indique que le ministère a prévu que ceux-là puissent passer le test au centre qui leur est proche. Elle appelle également ceux qui sont à l’étranger de faire tout ce qui est possible pour pouvoir passer ce test. Au niveau logistique, elle estime que rien ne va pas empêcher cette passation. « On ne peut jamais avoir tout, mais on a l’essentiel. Pour arriver là où on est, c’est qu’on a déjà mis en place une logistique assez importante. Elle n’est jamais suffisante mais l’essentiel y est pour faire passer le test », rassure Mme Gahiru.

Les conditions d’apprentissage ont été prises en compte

La passation du test de 10e intervenant alors que les élèves n’ont pas pu terminer l’année scolaire, Mme Gahiru tranquillise. « Dans le choix des épreuves, nous avons essayé de tenir compte des conditions dans lesquelles les enfants ont fait leur apprentissage. Les chapitres sur lesquels portera le test sont déjà portés à la connaissance des directeurs provinciaux et communaux de l’enseignement », dit-elle. Elle demande à ceux des provinces ou communes où ce n’est pas encore fait de le faire le plus rapidement possible pour permettre aux élèves de connaître la matière à réviser pour que cela se passe dans des conditions équitables. Mme Gahiru appelle les élèves à participer avec du sérieux car, ce test va permettre de savoir qui orienter où, et ils doivent faire une compétition pour mériter les places limitées dans écoles à internat. La ministre Gahiru estime que quand la situation va s’améliorer, les élèves pourront voir rapidement la matière non apprise.

Alfred Nimbona

 

 

 

EMPLOI> L’amélioration de l’environnement des affaires et la création d’emplois décents

Pas mal d’actions méritent d’être menées

 

Dans le but de la réussite de la politique nationale de l’emploi (PNE), le ministère de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale propose plusieurs axes dont celui lié à la promotion du secteur privé, la protection sociale et le développement des entreprises pour la création d’emplois décents. Dans le but d’atteindre cet objectif de la promotion du secteur privé, le document intitulé « Projet de politique nationale de l’emploi », produit par le même ministère propose différentes actions à mener.

 

Selon ce document, les objectifs de cet axe visent à étendre la protection sociale à l’ensemble de la population, à améliorer l’environnement des affaires et à soutenir le développement du secteur privé par la promotion des infrastructures d’appui à la production et de l’accès au crédit pour les investissements productifs. Ainsi, le déficit d’infrastructures d’énergie, de transport et de communication constitue un obstacle énorme à la croissance économique et à la création d’emplois.
Selon notre source, la mise en place des ces infrastructures recèle un double avantage en créant de la valeur ajoutée et des emplois mais aussi en permettant à d’autres branches économiques de produire et de commercialiser davantage de biens et services. A cet effet, la politique nationale de l’emploi souligne la nécessité de favoriser une politique d’appui aux financements nécessaires au développement du secteur privé et de l’emploi à travers une institution spécialisée pour le financement de la création d’entreprises, d’un fonds national pour le financement des jeunes créateurs d’emploi, pour la facilitation de l’accès au refinancement des institutions de microfinance, etc.
Il sera aussi nécessaire de renforcer le rôle et la spécialisation des institutions financières existantes dans le financement des activités de petites et moyennes entreprises.

La promotion des infrastructures augmenterait la production

Selon toujours notre source, l’amélioration et la mise en place de nouvelles infrastructures permettront d’augmenter la production, de renforcer la compétitivité des entreprises burundaises, de créer des emplois et d’améliorer le niveau de vie des populations. La réhabilitation des infrastructures existantes et l’érection de nouvelles infrastructures économiques et sociales constituent les interventions les plus puissantes des pouvoirs publics pour propulser la croissance économique.

Promouvoir l’accès au crédit pour les investissements productifs

Ledit document indique qu’un meilleur accès des entreprises aux financements est essentiel pour le développement et la création d’emplois. Ainsi, la politique de financement doit viser à accroître les possibilités de financer les demandes d’investissement. Pour cela, il faudrait spécialiser les institutions financières existantes dans le financement des activités des petites et moyennes entreprises.
Pour le financement des investissements des grandes entreprises, il s’agit d’explorer des solutions structurelles avec la création d’une institution spécialisée pour le financement de la création d’entreprises et de leur croissance. Ainsi, le manque de garanties a été identifié comme l’une des raisons entravant l’accès au financement. D’où la création d’un fonds de garantie des investissements prioritaires dont la vocation serait de garantir les investissements des entreprises au niveau des banques locales pour faciliter l’accès au financement à moyen et long terme.

Astère Nduwamungu

 
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