Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Enseignement> Distribution de motos aux directeurs communaux de l’Enseignement

Le rendement sera amélioré grâce aux facilités mises en place

 

La ministre de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation Rose Gahiru a procédé au lancement de la distribution des motos aux directeurs de l’Enseignement communal le mardi 7 juillet 2015. Ces motos qui permettront de faire des descentes sur terrain contribueront dans l’amélioration des prestations.

 

DSC 1490Cent vingt-neuf motos seront distribuées aux DCE (directeurs de l’Enseignement communal) de toutes les communes du pays. Selon la ministre Gahiru, ces motos vont permettre d’améliorer la qualité de l’enseignement. En effet, elles constituent un outil essentiel pour que ces directeurs soient présents sur terrain pour faire un encadrement plus serré des élèves, des enseignants et des directeurs d’écoles. Le ministère avait constaté que dans certaines écoles, il y avait beaucoup d’enseignants suppléants, alors que dans d’autres on enregistre un manque criant d’enseignants. Précisément, « vous pouvez trouver à une école donnée deux enseignants suppléants alors qu’il y a une autre école qui a une classe qui n’a aucun enseignant à moins d’un kilomètre », déplore la ministre Gahiru. Elle estime que les DCE devraient gérer de manière équitable ces enseignants. Ainsi de l’outil mis à la disposition des DCE, la ministre Gahiru attend des performances.

Un projet dans le cadre de la décentralisation

Mme Gahiru indique que l’outil de travail dont les DCE viennent de bénéficier arrive dans le cadre de la décentralisation. En effet, révèle-t-elle, « le Burundi prône une école communautaire décentralisée ». La gestion de la qualité de l’enseignement, du personnel, du manuel scolaire, sera plus centrée au niveau communal que national. Le ministère de tutelle définira les règles de jeu, mais il reviendra aux communes de faire des compétitions. Ainsi, les communes doivent s’organiser en collaboration avec les conseils communaux, les conseils de développement communal, avec les natifs pour devenir plus compétitive au niveau national. Cet appui de 150 motos qui vient du Fonds mondial pour l’éducation a une valeur qui tourne autour de 585 200 000 francs burundais.

Alfred NIMBONA

 

COMMUNES ROHERO ET MUSAGA> Reprise des activités scolaires

Timidement et sans uniforme, les élèves regagnent l’école

 

Après plusieurs appels du gouvernement aux élèves de regagner l’école, une réunion des comités des parents des écoles de la direction communale de l’enseignement à Musaga a permis la reprises des activités scolaires dans toutes les écoles de cette commune dès ce lundi 6 juillet 2015. Les élèves n’étaient pas encore au complet pour plusieurs raisons. Il y’en a qui n’étaient plus à Bujumbura pour leur sécurité et d’autres hésitent encore par manque de certitude.


DSC06585Après l’appel lancé par la direction communale de l’Enseignement à Musaga demandant à tous les élèves des écoles se trouvant dans cette commune de reprendre les activités scolaires dès le lundi 6 juillet 2015, la rédaction du journal Le Renouveau a voulu s’enquérir de la situation et l’ambiance qui règnent à certaines écoles. Sur les écoles comme le lycée municipal de Musaga, le collège Etoile du matin, le collège Kinanira, les écoles primaires MusagaI et II, le collège Kanyosha, etc, les élèves ont répondu à l’appel mais timidement et sans uniforme. Les écoles primaires de Kamesa et le Petit séminaire de Kanyosha avaient rouvert leurs portes, il y a deux semaines.
Théogène Nzeyimana, directeur du lycée municipal de Musaga, a indiqué à notre rédaction que les raisons à l’origine de plusieurs absences le premier jour sont multiples. Certains élèves ne sont plus dans les quartiers de la commune Musaga pour des raisons de sécurité, ajoute-t-il en rappelant les habitudes des élèves même en période normale au premier jour de ne pas vennir nombreux. Une autre raison, c’est la crainte pour leur sécurité par exemple, laisse-t-il entendre, ils attendent ceux qui se sont présentés à l’école pour s’assurer qu’en se rendant à l’école leur sécurité ne sera pas menacée.
A la question de savoir s’il n’y aurait pas de dégâts matériels à l’école étant donné que les manifestations se déroulaient près de celle-ci, M. Nzeyimana révèle que plusieurs dégâts ont été enregistrés. Il s’agit des vitres cassées, des bancs pupitres brûlés et la clôture qui a été démolie, s’indigne-t-il, déplorant le fait que les parents qui seront appelés à payer les frais de réparation n’y sont pour rien au juste.
Au lycée municipal de Rohero, les élèves étaient en classe en train de suivre les cours au moment de notre passage à 9h50. Contrairement à Musaga, les élèves étaient très nombreux. C’est également le cas de l’école fondamentale Stella Matutina où la directrice a dit qu’il y a environ deux semaines, les activités ont repris timidement mais, actuellement, surtout le lundi 6 juillet 2015, les classes sont pleines et les absences ne sont pas anormales.

Réajuster le calendrier pour terminer et rendre légale l’année scolaire

Jean de Dieu Nduwamungu directeur communal de l’Enseignement à Musaga, lui, a fait savoir que compte tenu du retard déjà enregistré et cela de façon isolée puisque chaque école présente ses particularités, le réaménagement se fera au niveau de chaque école. Ici, M. Nduwamungu donne l’exemple du Petit séminaire de Kanyosha et l’école fondamentale de Kamesa qui viennent de terminer plus de deux semaines en vaquant normalement aux activités scolaires. Au sujet du réaménagement du calendrier, le directeur du lycée municipal de Musaga a dit qu’il compte tenir une réunion avec les concernés au cours de cette semaine pour le faire selon les possibilités.

Un ouf de soulagement
Les parents que la rédaction du quotidien Le Renouveau a approchés se disent très satisfaits de la reprise des activités scolaires. Une mère rencontrée à l’école primaire MusagaII en train de se rassurer que son enfant est réellement en classe n’a pas caché sa joie. Pour elle, c’est un ouf de soulagement. « J’avais commencé à désespérer pensant que mon enfant allait passer une année blanche », nous a-t-elle confié. D’autres demandent le renforcement de la sécurité autour des écoles pour rassurer leurs enfants.
La plupart des écoles de la municipalité de Bujumbura avaient fermé leurs portes à la suite des manifestations qui ont secoué la capitale Bujumbura depuis la fin du mois d’avril 2015 contre la candidature du président de la République Pierre Nkurunziza à la présidentielle de 2015.

Amédée Habimana

 

Politique nationale> Sur la recherche scientifique et l’innovation

Déjà validée pour promouvoir le développement économique et social

 

Le premier document de Politique nationale de la recherche scientifique et de l’innovation technologique ainsi que son plan d’action, ont été validés par le gouvernement du Burundi en mai 2014. L’objectif était de promouvoir ce secteur pour qu’il devienne le vrai moteur du développement économique et social.

 

« Aucun pays ne peut se développer s’il ne met pas en avant la science et la technologie », a indiqué le directeur général de la Science, la technologie et la recherche, au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Steve De Cliff.
Pour lui, la mise en place de cette politique a été motivée par la volonté du gouvernement qui voulait s’approprier d’une politique en cette matière parce que la recherche scientifique et l’innovation constitue le moteur du développement économique et social d’un pays. « Avec la recherche et l’innovation, on crée les valeurs et les produits, et avec les produits, on crée les services », toujours selon M. De Cliff.

Neuf domaines prioritaires

La Politique nationale de la recherche scientifique et de l’innovation technologique s’articule sur neuf domaines prioritaires : technologie agro-alimentaire ; sciences médicales ; énergie, mines et transport ; eau, désertification et environnement ; biotechnologie et connaissances informelles ; sciences des matériaux, ingénierie et industries ; technologie de l’information et de la communication ; sciences spatiales et sciences mathématiques ; sciences sociales et humaines et enfin le cadre institutionnel de mise en œuvre.

Un domaine encore en retard

Steve De Cliff indique qu’en ce qui concerne l’état de l’innovation et de la recherche au Burundi, le constat est que ce domaine est en retard alors que les ressources humaines sont disponibles, surtout dans les universités.
Il regrette que la recherche reste dans les publications pour faire avancer les grades des enseignants, et que ces publications restent cachées ou enterrées dans des tiroirs sans provoquer des changements au niveau du développement de la population.
Les publications sont nombreuses avec peu d’innovations. Pour M. De Cliff, le problème qui s’est posé est qu’il n’y avait pas justement de politique nationale pour encourager les innovations. « Maintenant que la politique est là, il revient au gouvernement d’y mettre tous les moyens nécessaires et de mettre en place un organe de suivi et de mise en œuvre, à savoir le Conseil national pour la recherche scientifique, de la technologie et de l’innovation (CNRSTI) », insiste- t- il.
Le décret mettant en place ce conseil existe depuis l’année passée, mais le personnel n’est pas encore mis en place, a encore dit le Steve de Cliff.
Pour De Cliff, le CNRSTI est appelé à être, dans le domaine de la recherche scientifique et la technologie, ce que l’OBR est dans le domaine des finances. L’OBR s’occupe de la collecte des recettes. Le CNRSTI s’occuperait de la collecte des recettes de la recherche pour en faire des innovations capables de créer des produits et des services.

Vers la mise en place d’une plateforme technologique

Sur le plan des innovations, le gouvernement compte mettre des moyens suffisants dans ce secteur pour qu’il y ait la recherche de qualité dans tous les domaines. Pour ne pas disperser les efforts, il est prévu la mise en place d’une plateforme technologique composée d’équipement de recherche varié. Cette plateforme sera logée dans un centre national pour la recherche scientifique et l’innovation technologique qui sera créé.
Selon Steve De Cliff, l’avantage de ce centre est qu’il permettra de mettre en commun les ressources matérielles et humaines puisqu’elles seront logées dans les mêmes enceintes. Les chercheurs seront recrutés sur concours et travailleront sur des projets sélectionnés en fonction des priorités du pays.

Bientôt, l’organisation des journées de science et de technologie

En attendant que le CNRSTI soit mis en place, la Direction générale pour la recherche scientifique, la technologie et la recherche a entrepris d’organiser des journées de science, technologie et innovation(STI).
Pour marquer ce caractère innovateur, ces journées seront organisées dans les provinces de l’intérieur du pays, suivant des thèmes spécifiques. La première journée STI sera organisée dans la province de Ngozi le 10 juillet 2015, sous le thème, « Technologie agro-alimentaire ».
La raison du choix de Ngozi est que cette province dispose d’une université dotée d’un laboratoire sur la qualité des semences, a encore indiqué Steve De Cliff.

Floride Ndakoraniwe

 

 

COMMUNE MUSAGA>Reprise des activités au parking de la route Bujumbura-Ijenda

Les usagers s’en réjouissent

 

Les élections du 29 juin 2015 ont été un ouf de soulagement pour les usagers de la RN7 (Bujumbura-Ijenda) qui était devenue impraticable à la suite des manifestations qui ont durement touché les quartiers de Musaga. Les usagers surtout ceux qui effectuent le transport des biens et des personnes se disent confiant que la situation va rester sans perturbation.

 

DSC06543La rédaction du journal Le Renouveau a approché plusieurs des usagers de la RN7 au parking de Musaga en train de se préparer pour aller à l’intérieur du pays. Ils affirment que depuis l’après-midi du vendredi 26 juin 2015, la circulation sur la RN7 a repris son rythme normal.
Frédéric Nahimana, chauffeur d’un bus effectuant le trajet Bujumbura-Rutana, a fait savoir que la vie devenait de plus en plus difficile pour eux qui trouvent de quoi manger et nourrir leurs familles dans le transport rémunéré qu’ils assurent sur cette route. Il a indiqué que, par jour, il gagne environ 10 000 FBu et n’a pas d’ ennuis avec la ration journalière de sa famille ; le salaire qu’il perçoit à la fin du mois lui sert de loyer pour la maison. Mais avec le blocage des routes par les manifestations qui ont secoué certains quartiers de Bujumbura aux mois de mai et de juin, il précise qu’il ne pouvait pas assurer les deux dépenses à la fois. Il a ajouté qu’il avait commencé à avoir des problèmes avec le propriétaire de la parcelle. Pour lui, c’est un sentiment de satisfaction de voir la route rouverte parce que c’est son lieu de travail comme les autres ont leurs bureaux pour travailler et gagner du pain, comme les commerçants ont continué à travailler.
Alexis Ndayisenga, un boutiquier près de la station Engen au même parking, a indiqué que, par jour, quand la RN7 est fonctionnelle, c’est très facile de gagner 25 000 FBu par jour. Mais avec l’insécurité qui a régné sur le quartier de Musaga entraînant ainsi le blocage de la route, il a révélé que même s’il travaillait toute la journée, gagner 2000 FBu était une chance sans précédant.
Certains enseignants des écoles de l’intérieur mais qui rentrent à Bujumbura en utilisant la RN7 se réjouissent de la circulation permanente des bus de transport en commun. Assurer le travail devenait presqu’impossible et ils disent que le conflit était déjà ouvert avec leurs directeurs qui se plaignaient de leur irrégularité. Pour eux, la solution politique et pacifique est plus que nécessaire pour leur permettre de vaquer à leurs activités.
Amédée Habimana

 
Ouvrir