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Economie, Sciences, Education/formation

COMMUNE MAKEBUKO> Situation socio-économique

Elle possède un potentiel de développement très varié

 

La commune Makebuko de la province de Gitega connait des facteurs évidents pour son développement socio-économique bien que le rendement reste faible. Elle possède un potentiel de développement très varié.

 

DSC06536Située à 24 km du chef lieu de la province de Gitega sur la route Gitega- Ruyigi, la commune Makebuko est caractérisée par un enchaînement de collines aux sommets aplatis et aux pentes assez raides délimitées par des vallées larges et longues généralement marécageuses. Elle fait partie de la région naturelle du Kirimiro. La commune Makebuko est délimitée au nord par la commune Gitega, au sud par la commune Bukirasazi, à l’est par Itaba et à l’ouest par Gishubi. La population totale de la commune Makebuko est estimée à 61 469 habitants pour l’année 2005.
Selon la monographie de la commune Makebuko, cette dernière possède un potentiel de développement très varié. La commune est aussi agricole que pastorale. Sa position géographique, son relief, son climat et son réseau de transport et de communication constituent des facteurs évidents pour son développement socio-économique. L’agriculture occupe plus de 95 buy penis enlargement% de la population qui s’adonne principalement à la production vivrière et industrielle (café) et dans une moindre mesure du maraîchage. Sur la grande étendue de la commune, le climat et les sols restent favorables à la production agricole. Au niveau de l’élevage, la commune Makebuko élève essentiellement des bovins, des caprins, des porcins, des ovins et des volailles. Toutefois, les techniques d’élevage restent trop traditionnelles et le rendement reste faible. L’exiguïté des terres liée à la surpopulation dans la commune  Makebuko est un handicap au développement de l’élevage traditionnel. Le commerce constitue une source principale de revenus. Les recettes communales sont collectées à travers les taxes et les impôts.
S’agissant de la situation sécuritaire actuelle, le conseiller économique à la commune Makebuko, Benjamin Gahungu, indique que la sécurité a évolué bien que la consommation de boissons non autorisées s’est manifestée ces derniers jours.  Ce qui engendre l’adoption de mauvais comportements par les consommateurs. Il affirme que les relations entre la population et les autorités locales sont bonnes. Ainsi, la justice à Makebuko  se déroule  sans entraves. Cela est  confirmé par Germaine Nyambikiye, habitant de la commune.
Eric MBAZUMUTIMA

 

FOYER AMELIORE> Exposition et vulgarisation

Une plus-value dans les ménages grâce à son utilisation

 

Le projet EnDev du programme Appui à la décentralisation et la lutte contre la pauvreté   (ADLP)  de la GIZ organise, du 1er au 7 octobre 2014, une exposition et vulgarisation du foyer amélioré à charbon de bois « Kamaro ». Une visite guidée a également été effectuée chez deux artisans des communes urbaines de Kinama et Kamenge dans la municipalité de Bujumbura.

 

DSC06698L’exposition et la vulgarisation du foyer amélioré sont effectuées dans le cadre de la contribution à l’allègement de la déforestation et de la dégradation des forêts. Selon Stany Niyonzima, chef d’antenne ADLP Gitega et conseiller au projet EnDev, le foyer amélioré présente une plus-value dans les ménages grâce à sa faible consommation de charbon.
Des ateliers de fabrication des foyers améliorés sont déjà mis en place dans les provinces de Bujumbura, Gitega, et Ngozi. A côté des foyers améliorés, le projet EnDev intervient dans d’autres formes d’énergie. Il a déjà  mis en place un système de lampes solaires portables et  l’électrification des infrastructures  où vingt-six constructions sont déjà électrifiées dans les provinces de Gitega et Mwaro. De même, il s’occupe du financement des activités génératrices de revenus. Il a déjà installé des centres multiservices dans la province de Gitega.

Les anciens foyers ont un rendement le plus bas

Bien qu’il existe plusieurs formes d’énergie, la population burundaise est tributaire du combustible ligneux pour la satisfaction de son besoin en énergie culinaire. Durant la période se situant entre les années 1994 et 2005, environ 89,9% de la population utilisait du bois brut dans les foyers à trois pierres qui ont un rendement le plus bas des foyers. Environ 10 % de la population utilisait du charbon produit avec des méthodes de carbonisation à bas rendement et dans les foyers culinaires à basse performance.
Une visite guidée a été effectuée, le vendredi 3 octobre 2014  chez Zacharie Niragira, artisan de la commune urbaine de Kinama qui possède un équipement moderne pour le travail des tôles et à l’atelier de  l’artisan Jean-Marie Niyongabo, dans la commune urbaine de Kamenge.

Eric Mbazumutima

 

Musongati>Lancement des activités d’exploitation du nickel

La quantité de ce minerai est estimée à plus de cent cinquante millions de tonnes

 

Le Deuxième-vice président de la république du Burundi, Gervais Rufyikiri, a procédé au lancement officiel des activités de la société BMM, SM (Burundi Musongati mining, société mixte) le jeudi 2 octobre 2014 en commune Musongati de la province de Rutana. Cette société mixte va exploiter les gisements du nickel et ses associés estimés à 150 millions de tonnes. Ces ressources minières constituent une porte de développement du Burundi.

 

DSC 3306Les activités de la société BMM, SM ont été lancées officiellement le jeudi 2 octobre 2014 en commune Musongati de la province de Rutana par le Deuxième vice-président de la République. «En période de paix c’est possible que la population vaque tranquillement à toutes ses activités », a dit Gervais Rufyikiri. En effet, a-t-il dit, le projet d’exploitation du nickel de Musongati date des dizaines d’années. Mais, il n’a toujours pas été possible de le réaliser suite aux différentes raisons, l’insécurité en tête. Aujourd’hui, puisque la paix règne incontestablement, il faut rattraper le temps perdu, a-t-il précisé.  Le Burundi étant parmi les premiers pays  possédant le nickel en grande quantité. Il estime que cette exploitation permettra sans nul doute de développer le pays. « Les études montrent que le Burundi possède plus de cent cinquante millions de tonnes du nickel», a fait savoir M.Rufyikiri.

Demain sera meilleur pour le pays et son peuple

L’exploitation des gisements du nickel et ses associés va offrir au Burundi les possibilités d’améliorer différents secteurs de la vie du pays et par voie de conséquence, il aura diversifié les sources de revenus. M. Rufryikiri a pour ce faire, remercié la population de Musongati pour sa coopération afin de faciliter tous les travaux qui se sont effectués. Il a ainsi demandé de privilégier cette entente avec cette société. Pour sa part, le directeur général de BMM international, Danko Koncar a souhaité que le gouvernement prenne des mesures en faveur des habitants des zones d’exploitation. Il s’agit précisément de la prévision des terres à octroyer aux habitants qui seront obligés de déménager.  Avec l’exploitation du nickel, plusieurs transformations seront enregistrées. Il y aura une production d’énergie hydroélectrique, laquelle énergie contribuera dans l’amélioration du bien-être familial. Ce projet fera également construire des infrastructures de transport comme une voie ferrée. Cela permettra aux hommes d’affaires de transporter les marchandises importées à un coût bas, et ainsi la baisse des prix à la consommation. Estimant que cela offre une facilité d’affaire, il a appelé les autres hommes d’affaires à investir dans d’autres secteurs d’autant plus que le Burundi en possède beaucoup et que le climat des affaires a été amélioré d’une manière satisfaisante.  
Alfred Nimbona

 

LES UNIVERSITÉS AU BURUNDI> Mouvement de grève

Les activités académiques continuent pour les étudiants de l’ancien système

 

Le quotidien « Le Renouveau » a visité certaines universités publiques et privées de la capitale Bujumbura le vendredi 3 octobre 2014 pour se rendre compte de la situation de grève. Cette dernière a pour objet l’appellation et la valeur du diplôme que vont obtenir les étudiants du nouveau système BMD après le baccalauréat. Mais les activités académiques continuent comme d’habitude.

 

DSC 0264A l’Université du Burundi comme à l’Ecole normale supérieure (ENS), les étudiants interrogés ont informé que  ceux de l’ancien système vaquaient normalement aux activités académiques. Seuls les étudiants du nouveau système Baccalauréat-Master-Doctorat (BMD) sont concernés par la grève. Néanmoins, ces derniers sont  en deuxième session et les examens se font comme d’habitude, ont déclaré les étudiants interrogés. La date d’expiration du préavis de grève était le  jeudi 2 octobre, date qui a coïncidé avec la conférence-débat qui s’est tenue dans les enceintes de l’Ecole nationale d’administration (Ena).
Cette conférence était animée par le secrétaire exécutif permanent de la Commission nationale de l’Enseignement supérieur, Sylvie Hatungimana et le directeur général de l’Enseignement supérieur et post secondaire professionnel. Les représentants des étudiants du nouveau système BMD étaient présents dans cette conférence qui traitait la question les concernant. Elle portait sur la valeur du diplôme de baccalauréat que vont obtenir les étudiants qui terminent le premier cycle du système BMD. L’inquiétude de ces étudiants est de savoir la valeur sur le marché du travail du diplôme de baccalauréat par rapport au diplôme de l’ancien système. Les étudiants ont été informés que la valeur de ce diplôme leur sera communiquée ultérieurement.
D’après les étudiants interrogés, cette réponse n’apporte aucune réponse à leurs revendications. C’est pourquoi ils vont continuer à revendiquer leurs droits. Ils demandent aux autorités concernées de trouver des solutions satisfaisantes à l’endroit de ces étudiants pour un meilleur avenir de l’éducation au Burundi.

EZECHIEL MISIGARO

 
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