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Enseignement supérieur>La vie des étudiants de l’Université du Burundi vivant dans les quartiers

Le petit commerce pour assurer leur vie

 

DSC 0055Les étudiants de l’Université du Burundi vivant dans les quartiers mènent une vie difficile et  défavorable pour leurs études, mais ils parviennent à se créer de petits emplois les aidant à surmonter  cette difficulté. 

 

L’Université du Burundi compte plus de treize mille étudiants (13 000). Tous ces étudiants ne sont pas logés par cette université car les homes universitaires sont en quantité minime et la restauration de tous ces étudiants coûterait cher à l’Université du Burundi en particulier et au gouvernement du Burundi en général. A cet effet,   plus de la moitié de ces étudiants vivent dans les quartiers.La rédaction du journal Le Renouveau a récemment visité le quartier Kanyare situé à la périphérie de la zone urbaine de Rohero dans la commune Mukaza en mairie de Bujumbura. La quasi-totalité de la population qui vive dans ce quartier sont des étudiants de l’Université du Burundi. Les étudiants interrogés ont fait savoir qu’ils vivent dans des conditions défavorables pour  accomplir leur mission première, c'est-à-dire celle d’étudier « à côté de notre activité quotidienne, nous devons aussi faire la cuisine et d’autres activités comme : aller chercher de l’eau, se rendre au marché », ont-ils d’abord  indiqué. Mais à ce problème, ils ont trouvé une astuce simple et facile : celle de partager le travail entre individus, mais là aussi le problème est qu’un seul individu sera très surchargé et ne parviendra pas à réaliser tous ces travaux et en même temps à se concentrer sur la matière vue en classe. Ils ont fait recours  à de petits garçons afin que ces derniers réalisent tous ces travaux.A la question de savoir où ils trouvent les moyens de payer ces petits travailleurs alors qu’ils se lamentent de l’insuffisance de la bourse, il repondent: « Nous demandons des aides dans nos familles et autres étudiants  font le commerce de savons ;  de sucre,  etc.»ont- ils fait entendre.« Il ne faut pas croiser les bras et attendre le soutien  de nos familles » c’est l’avis de l’étudiant Siméon Ndagijimana de l’Institut supérieur de commerce (Isco ) qui s’est créé l’emploi de couvrir les Cartes d’étudiants, les Cartes d’identité et autres documents. M. Ndagijimana a fait savoir que cet emploi ne l’empêche pas de suivre les études mais plutôt lui facilite la tâche surtout en payant le loyer et les frais du domestique. Il invite les autres étudiants à suivre de son exemple. 

INNOCENT NTAKIRUTIMANA( STAGIAIRE)

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