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PARCEM> Point de presse du jeudi 8 mars 2018

Quitter l’agriculture de subsistance vers l’agriculture de marché

 

DSC04805A l’occasion de la célébration de la Journée internationale dédiée à la femme, le président de l'organisation Parole et actions pour le réveil des consciences et le changement des mentalités (Parcem), Faustin Ndikumana, a tenu, le jeudi 8 mars 2018, un point de presse sur  le contenu de son analyse sur «  la femme rurale face au développement du secteur agricole : défis actuels et perspectives ». Elle doit quitter l’agriculture de subsistance vers l’agriculture de marché.  

 

M. Ndikumana a informé que la  Parcem a voulu donner le contenu de son analyse sur «  la femme rurale face au développement du secteur agricole : défis actuels et perspectives ». Il a dit que la Parcem a fait cette analyse en partant d’une situation  déplorable où on parle au Burundi de malnutrition chronique, d’insuffisance calorifique, de taux de morbidité et d’abandon scolaire, de pauvreté extrême, d’indice de la faim élevé et  d’augmentation des personnes vulnérables. Selon lui, le constat est que c’est  la femme rurale qui en subit de lourdes conséquences.Le président de Parcem a ajouté qu’au Burundi, le taux de fécondité est l’un des plus élevé d’Afrique, ce qui fait que la femme rurale est toujours surmenée par les grossesses rapprochées, les travaux champêtres et ménagers, l’encadrement des enfants, etc. Selon M. Ndikumana, la femme est dépourvue de facteurs de production et se trouve en même temps ingénieure et ouvrière du secteur agricole. C’est grâce à son ingénierie qu’elle parvient à avoir le minimum de la production. De ce fait, a-t-il dit, la femme rurale tombe dans le cercle vicieux pauvreté-faible revenu-faible production.M. Ndikumana a interpellé la conscience surtout des décideurs qu’il faut investir dans l’agriculture pour lutter contre la pauvreté, en mettant en avant la femme rurale.  L’épanouissement de la femme rurale doit passer par l’investissement dans le secteur agricole avec une volonté politique ferme et visible. Il faut un leadership visible du gouvernement dans cette affaire et aussi accepter de s’auto-évaluer pour prendre les engagements afin d’améliorer les côtés faibles. Il a dit qu’on doit quitter l’agriculture de subsistance vers l’agriculture de marché. Le président de Parcem a indiqué qu’il faut passer par la maîtrise des facteurs de production en améliorant les terres cultivables et les semences, en évitant les retards dans l’importation des fertilisants, en modernisant les outils de production et en introduisant les systèmes d’irrigation.  Selon M. Ndikumana, il  faut songer à professionnaliser les producteurs agricoles et renforcer leurs capacités. Il faut qu’il y ait une bonne gestion post-récolte centrée sur le développement des filières et l’agrobusiness afin d’exporter des produits avec la valeur ajoutée.  Le financement du secteur agricole reste un défi, a signalé M. Ndikumana. Il n’y a pas de fonds pour soutenir les agriculteurs alors que le secteur agricole est le moteur de la croissance économique. Il recommande aussi la maîtrise de l’environnement et des facteurs de changement climatique.
Ezéchiel Misigaro

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