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COMMUNE-BUGANDA> Entretien avec une agricultrice de la commune Buganda

Le peuple burundais peut se nourrir si l’agricultureest priorisée

 

La rédaction  du journal Le Renouveau s’est entretenue le 29 janvier 2018, avec Joséphine Miburo, une agricultrice de la  commune Buganda en province de Cibitoke  sur la bonne récolte de maïs de la saison B dans ladite commune pour cette année-ci. Celle-ci a dit que  la récolte pour cette saison B va être de grande quantité, surtout celle de maïs. 

 

Josephine Miburo  fait savoir que la saison précédente qui  n’a pas été totalement  productive  a poussé les agriculteurs à vaquer  à leurs activités champêtres à temps. Et la pluie a été aussi bonne bien qu’a présent elle commence à tomber  violemment. Mais cela ne va pas avoir d’impact négatif sur la culture de maïs vu l’état  actuel des champs.« Présentement, avant que la récolte effective n’arrive, les douze épis de maïs de bonne qualité s’achètent à 1 000 FBu. Et dans nos champs nous voyons bien que  le maïs est en quantité satisfaisante. Puisque  nous avons eu  la pluie à temps et en quantité suffisante, nous  pouvons assurer aux commerçants et aux consommateurs de cette denrée que le maïs sera accessible », ajoute-t elle. Cela est dû aux initiatives des autorités qui les ont  interpellés à s’adonner suffisamment à l’agriculture qui permettra à la population de la commune  Buganda à lutter contre la famine. Mme Miburo  a déploré le fait que  certains agriculteurs prennent toutes leurs récoltes pour les acheminer au marché  sans se soucier de l’avenir de leurs familles. Mais, ils devraient  adopter le principe de faire des greniers communs dans leurs villages respectifs même quand ils voient que la récolte semble bien s’annoncer. Surtout que des fois les maladies liées à la  malnutrition surviennent souvent dans leur province. Pour Joséphine Miburo, les Burundais sont capables de se nourrir, si toute la population pouvait  prendre l’agriculture comme pilier du développement de la  nation et ne pas considérer  que celle-ci est réservée à une certaine catégorie de la population. Il faut  conjuguer les efforts afin d’améliorer la façon dont l’agriculture se pratique, au lieu de compter   seulement  sur la pluie. Elle est allée même jusqu’à proposer la culture d’irrigation  à l’aide de  pompes  vu que dans sa région il y a beaucoup de rivières qui peuvent servir à ce système de culture.

Alain Ndayisenga (Stagiaire)

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