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TROC> Zone de Gatumba

Certaines femmes s’adonnent à l’échange des braseros contre des vêtements usagés

 

DSC 0008Le système de troc existait lorsqu’il y avait absence de monnaie. Avec l’apparition de celle-ci, le troc avait disparu. Curieusement, ce phénomène réapparaît  chez certaines mères de la zone Gatumba .  Elles échangent des braseros contre des habits d’occasion.  

 

Le phénomène de troc réapparaît  dans la zone de Gatumba où certaines femmes s’adonnent à l’échange des braseros contre des vêtements usagés. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le jeudi 25 janvier 2018, lorsqu’il était de passage dans cette partie de la commune Mutimbuzi, en province de Bujumbura.   Tenez ! Ces femmes vont de porte en porte à la recherche de la clientèle. Elles se présentent avec des braseros dans l’objectif d’obtenir en contre partie des vêtements d’occasion. Il y a certains ménages qui acceptent cette offre pendant que d’autres la rejettent. Une fois le marché conclu, l’échange est effectué à la seule condition qu’un brasero vaut un pantalon et une chemise ou une jupe et une blouse. Une autre possibilité est qu’il y a moyen d’offrir un brasero contre deux pantalons ou deux jupes et à défaut deux chemises ou deux blouses. Remarquons qu’il y a des fois où un ménage propose les habits qui ne trouvent pas l’assentiment de l’autre partie. Dans ce cas, ils négocient jusqu’à s’accorder sur la valeur réelle. A la question de savoir de ce qu’elles font de ces habits usagés, ces femmes ont répondu que s’il s’agit de l’habillement pour homme, leurs maris trouvent leur compte. Et quand ce sont des vêtements pour les femmes, elles en profitent elles-mêmes.  Il n’est pas toutefois exclu de procéder à la vente d’une certaine quantité de ces vêtements usagés.  L’autre question était posée dans le but de connaître pourquoi elles ne vendent pas directement leurs produits pour obtenir de l’argent. La réponse était nette : il y a manque de clientèle avec l’exposition des braseros sur les marchés ou les lieux publics. Mais avec ce procédé, elles  parviennent  à écouler leurs   « marchandises » dans un délai raisonnable. De toute manière, tous les moyens sont bons, pourvu qu’on soit satisfait de l’exercice. 

MASTA SHABANI 

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