Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

ENTRETIEN> Avec une femme vivant du petit commerce

Il permet à subvenir aux besoins de sa famille

 

DSC02438La rédaction du journal  « Le Renouveau » s’est entretenue le mercredi 3 janvier 2018 avec  une femme  vivant du petit commerce. Il permet à subvenir aux besoins de sa famille. 

 

Marceline Nzopfabarushe est une ressortissante de la commune Isale en province de Bujumbura. Elle a informé que sa famille est venue s’installer à la colline Rweza de la zone Muyira en commune Kanyosha depuis la crise de 1993. Elle est veuve il y a quelques années et a sept enfants dont deux sont déjà mariés. Mme Nzopfabarushe a indiqué qu’elle exerce un petit commerce depuis quinze ans. Ce métier lui fournit la ration alimentaire quotidienne et lui permet à subvenir à d’autres besoins de la famille sans oublier la scolarisation des enfants. Son fils marié contribue au paiement du loyer de la maison pour Mme Nzopfabarushe. Trouvée dans un champ d’amarante au quartier Rohero de la municipalité de Bujumbura derrière la clôture d’une maison d’habitation, Mme Nzopfabarushe était en train de récolter les légumes en tas de 100 FBu. Elle a signalé qu’elle s’est convenue avec le propriétaire du champ de  payer une somme de 80 000 FBu après avoir vendu tous les légumes. Mme Nzopfabarushe s’est lamentée comme quoi la culture a été attaquée par les insectes et qu’elle ne peut pas  rembourser cette somme et dégager un bénéfice. Elle compte aller négocier encore pour avoir une réduction sur la somme convenue.  Elle a dit que depuis des années, elle vend au détail l’amarante cultivée dans des jardins situés auprès des ménages, des champs situés auprès des camps militaires Elle paie aux propriétaires la somme convenue après avoir vendu les légumes. Mme Nzopfabarushe a fait savoir qu’elle  vend ces légumes par commande dans les restaurants, les camps militaires ou les ménages. Elle a révélé qu’elle a adopté cette stratégie après s’être vue chasser  maintes fois au centre-ville par les policiers et confisquer ses marchandises.  Elle a fait remarquer qu’elle n’est jamais rentrée bredouille depuis qu’elle exerce ce métier. Bien qu’elle a pris de l’âge, a-t-elle dit, elle ne peut pas mendier comme les autres le font. Elle a lancé un appel aux filles et femmes qui s’adonnent à la mendicité de chercher de petites activités génératrices de revenu. Elle a enfin précisé que la mendicité peut être source de débauche quand celles qui la pratiquent rentrent les mains vides.
Ezéchiel Misigaro

Ouvrir