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KAMENGE > Entretien avec un laveur de linges

La valorisation de certains métiers incitera les jeunes de s’en approprier

 

La rédaction de votre quotidien «  Le Renouveau » était de passage à Kamenge  sur la 6e  avenue, où se trouve  le marché de Kamenge.  Sur le long de la clôture de ce marché, des hommes alignent leurs tables bien couvertes sur lesquelles sont entassés des habits à laver ou à repasser.  

 

Depuis la nuit des temps, les laveurs de linges ont beaucoup contribué par leur service envers les différentes familles. Que ce soit chez  les couples ou chez  les célibataires. Ce métier de laveur de linges ne date pas d’aujourd’hui, selon Augustin Habonimana, âgé de 47ans, père de cinq enfants. Il  affirme que depuis 9 ans il vit de ce métier qui lui a donné le sens de la vie à l’époque où les choses ne semblaient pas bien aller. «Aujourd’hui, je suis capable de payer le loyer, le minerval de mes cinq enfants et de les nourrir ». M. Habonimana précise que ce  métier avait une bonne demande dans le temps passé, mais qu’avec l’arrivée et la multiplication des clean shops, cette demande a  baissé sensiblement. «  Des fois,  nous amenons ici les chemises, les pantalons et autres, mais pas les vestes, nous préférons  amener celles-ci dans les clean shops où on utilise des techniques plus avancées pour la lessive», nous a confirmé M. Assumani, l’un des clients rencontré à cet atelier. D’après M. Habonimana, cette multiplicité des clean shops ne les a pas découragés parce qu’ils ont leurs propres clients qui veulent le service tout  près de leurs résidences, alors ces  clean shops sont souvent implantés au centre-ville. Et  d’ajouter que certains  clients ne sont pas capables  de  payer les frais pour  le service des clean shop. M Habonimana a fait savoir qu’il regrette pour  les jeunes d’aujourd’hui qui ne veulent pas  se lancer dans certains métiers qui rapportent. Les jeunes passent à côté des opportunités et préfèrent passer des journées entières dans les quartiers sans rien faire. M. Habonimana propose que les autorités puissent prendre des initiatives pour considérer et valoriser ce métier comme il en est le cas pour les autres. Cela motivera les jeunes à s’adonner aux métiers qui peuvent les aider à subvenir à leurs besoins.
Alain Ndayisenga (Stagiaire)

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