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COLLINE RUKOKI>Entretien avec un caféiculteur

Si le climat reste clément, la récolte sera bonne pour 2018

 

DSC 0059La population de la colline Rukoki en commune Bukirasazi de la province de Gitega attend une bonne récolte du café pour 2018. Les premières impressions augurent l’espoir, selon Abel Ntahimpera, un résident de cette colline. Toutefois, il dit que les caféiculteurs ne sont pas encore satisfaits du prix du café et demande à tous les intervenants dans le secteur de faire en sorte que le prix soit revu à la hausse. 

 

Debout dans sa caféière, Abel Ntahimpera a indiqué que la récolte qu’il attend cette année sera bonne si, bien entendu, le climat reste clément. Il le dit tout en restant prudent car, pour lui, il est des fois où la pluie mêlée de grêle tombe et détruit en quelques minutes les espoirs de toute une année. , pour lui, la récolte attendue sera bonne dans les conditions normales.Toutefois, M. Ntahimpera indique que les caféiculteurs ne sont pas encore satisfaits du prix fixé pour le café. Il a précisé que  les efforts fournis ne sont pas proportionnels au prix actuel du café.  Et de faire remarquer que, de l’intérieur du Burundi, ils sont au courant que sous d’autres cieux, le café coûte cher. Or, celui du Burundi n'est pas parmi les derniers du classement quant à la qualité. Il se dit confiant que l’appel que les caféiculteurs ne cessent de lancer à l’endroit des intervenants dans ce secteur sera entendu, sinon le gouvernement du Burundi devrait se saisir pour une reconnaissance à sa juste valeur du café burundais et les conséquences de cette implication du gouvernement dans la fixation des prix équilibrés pourraient améliorer les conditions matérielles des caféiculteurs.

Une ou deux caféières au moins, une fierté pour la famille

Abel Ntahimpera a laissé entendre que, dans sa commune, les familles sont fières quand elles ont des caféières. C’est une fierté dont même un jeune qui veut fonder son foyer doit avoir sous peine d’être taxé de vulnérable. En effet, sans caféière son foyer se retrouvera dans la misère. Pour son compte, à moins de trente ans, M. Ntahimpera a fait remarquer qu’il a déjà trois caféières et, à chaque fois qu’il veut s’équiper et pourvoir son foyer en habits, chaussures, payer les frais de scolarité des enfants, etc., il recourt chaque année aux recettes générées par le café. Faute de pratiquer l’élevage comme ils le souhaitent, a-t-il dit, les gens de notre commune recourent à la culture du café pour se procurer de l’argent et ainsi satisfaire certains besoins au niveau de la famille. Le souhait pour améliorer les conditions de vie des ménages de la colline Rukoki ou d’ailleurs, selon Abel Ntahimpera, serait de voir le prix du café augmenter pour récompenser les caféiculteurs qui se dépensent toute année avant de récolter le café.
Amédée Habimana

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