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ASSEMBLEE NATIONALE > Questions posées au ministre ayant la communication dans ses attributions

 

 

 

 

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 Elles portaient sur le CNC, le métier de journalisme et les médias

Lors de l’analyse et adoption du projet de loi portant révision de la loi organique du Conseil national de la communication, les députés ont posé des questions portant sur le CNC, le métier de journalisme et les médias, au ministre ayant la communication dans ses attributions. Il a notamment répondu à la question concernant les médias qui ont été fermés suite aux événements de 2015.  


Les députés ont demandé au ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias, Nestor Bankumukunzi, pourquoi l’interprétation du journal en langage des signes à la télévision nationale a été suspendue. Le ministre a expliqué que la RTNB faisait recours au partenariat avec les associations des personnes vivant avec le handicap pour avoir des personnes pouvant traduire en langage des signes mais qu’au bout d’un certain temps, elles se sont fatiguées et ont arrêté de participer. Les députés ont proposé qu’il y’ait recrutement d’une personne interprète en langage des signes. Le ministre a salué cette proposition tout en soulignant qu’elle doit d’abord être mûrie, car il ne s’agit pas de recruter une seule personne pour interpréter tous les journaux et tous les jours de la semaine.Le ministre Bankumukunzi a également réagi à la question des organes de presse qui ne paieraient pas régulièrement leurs personnels. Il a fait savoir qu’il a déjà entendu parler de ce problème, mais qu’il n’a pas encore été consulté sur cette affaire en tant que ministre de tutelle. Selon lui, il est déplorable s’il s’avérait vrai qu’il y ait des journalistes qui travaillent sans contrat de travail et qu’ils ne sont pas rémunérés car, si quelqu’un n’est pas payé alors qu’il a signé un contrat, la loi le protège. Dans ce cas, le ministre a conseillé à ces journalistes de porter plainte à la justice. Mais, s’ils n’ont pas signé de contrats, la responsabilité est partagée entre ces journalistes qui ont accepté de travailler sans contrat et les responsables des entreprises de presse qui ont accepté le service sans contrat et sans rémunération. 
Les intérêts du pays sont bien représentés au CNC  Concernant la composition du CNC, il a été demandé au ministre pourquoi les différents porte-paroles des ministères ne font pas partie de ce Conseil. Il a répondu que cette nouvelle loi montre comment le CNC contrôle le métier de diffusion des informations. Quant aux porte-paroles, ils sont chargés de donner des informations de leurs ministères respectifs, qu’ils soient membres du CNC ou pas. Il a également souligné que, seuls les ministères les plus directement concernés, notamment le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que celui de la Sécurité publique, ont un représentant au CNC. Il a tranquillisé l’opinion que tel que le CNC est constitué, les intérêts du pays sont suffisamment représentés.Concernant la réouverture des radios fermées en 2015, le ministre a indiqué qu’une affaire en cours d’instruction est privée de tout commentaire et le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, a abondé dans le même sens qu’en ce qui concerne cette affaire, il faudra attendre que la cour tranche. «Si ces médias sont reconnus coupables, ils seront sanctionnés et s’ils sont innocentés, ils seront immédiatement ouverts», a conclu le président de l’Assemblé nationale.

Grâce-Divine Gahimbare

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