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CICR > Clôture de l'atelier des journalistes d'Afrique francophone

Applicable en cas de conflit armé, le DIH est là pour le respect de la dignité de l'être humain

0a1223Le jeudi 30 novembre, il s'est clôturé l'atelier de formation des journalistes d'Afrique francophone qui a duré trois jours. Au cours de l'atelier, les participants ont acquis des connaissances sur le droit international humanitaire et son champ d'application. Pourtant, ils se remarque que la révolution vertigineuse du digital dans la communication constitue un danger pour le métier du journalisme.


Dans son exposé sur le droit international humanitaire (DIH), le chargé de la communication et porte-parole du CICR en Afrique francophone, Jean-Yves Clemenzo, a précisé que le DIH est applicable en cas de conflit armé et qu'il est là pour protéger les civils, les malades, les détenus. Ces derniers pouvant être des combattants détenus pour les mettre à l'écart des combats, des prisonniers de guerre ou des civils détenus pour des raisons de sécurité.Toutes ces personnes, a-t-il ajouté, doivent être traitées avec humanité, et leur vie ainsi que leur dignité doivent être respectées. Elles doivent recevoir une nouriture, un logement et des soins médicaux adéquats. Elles doivent aussi être autorisées à communiquer avec leurs proches.M. Clemenzo a en plus fait entendre que, juridiquement,  même si certains groupes armés n'ont pas signé la convention instituant le DIH, étant donné que ce sont seuls les Etats qui l'ont ratifiée, toutes les parties en conflit sont tenues à respecter le DIH.En plus des personnes, le DIH protège aussi des biens matériels à caractère civil : tous les biens qui ne sont pas des objectifs militaires.L'atelier a été aussi une occasion de savoir la bonne conduite d’un journaliste quand il s'agit de couvrir les moments de conflit armé. Comme l'a dit la cheffe adjoint de la division de la communication publique du CICR à Genève, Dorothea Krimitsas, le journaliste doit connaître le DIH et prendre toutes les précautions pour garder sûre sa sécurité. Pour cela, il doit etre neutre dans son métier et éviter de s'attirer le soupçon de l'une ou de l'autre des parties en conflit.


Faut-il parler à ces gens qui risquent de choquer le public ?

Dans sa présentation sur l'éthique et la déontologie, le chef du département sécurité au sein de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Ernest Sagaga, il n’est pas interdit de donner la parole à toutes les parties protagonistes, mais seulement il faut savoir de quoi il faut parler, qui ne peut nuire ni à l'un ni à l'autre. Il a conseillé aux journalistes d'utiliser dans leurs reportages des mots qui conviennent le mieux aux faits observés et non dictés par les intérêts des autres, sans oublier de reconnaître et de corriger sans tarder les erreurs commises.Dans cet atelier, il a été également constaté que la révolution digitale a touché tout le monde y compris l'Afrique, et que même si l'allure reste constante, en 2025, 90% des informations seront produites par les robots d'où il y a risque de donner des informations journalistiques vides de sens. Pour y remédier, il faut relier le monde de la presse au monde des informations de façon à transformer et même réinitialiser le journalisme.

Les journalistes sont satisfaits de la formation

Les participants à cet atelier de formation affirment avoir découvert des choses d’importance. «Vraiment, il a été une école pour nous, car le DIH constitue un outil incontournable pour les zones en conflit. Son contenu reflète le vécu sur terrain», dit Yéhia Tandina du Mali au quotidien Le Renouveau .Il sied de savoir que l'atelier sest clôturé avec l'octroi de certificats de participation à tous les journalistes qui y ont pris part.
Jean Bosco Nkunzimana

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