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CIcr > Atelier des journalistes d'Afrique francophone

Les journalistes ne peuvent pas être délibérément attaqués

0abac1Les journalistes sont des civils. En cas de conflits armés, ceux-ci ne peuvent pas être délibérément attaqués par les parties en conflit, car les attaques délibérées contre des civils sont des crimes de guerre.Dans les pays en conflits armés, les journalistes sont souvent confrontés à diverses difficultés dans la couverture médiatique de ces événements.

Des fois, ils deviennent la cible de l'une ou des deux parties en conflit.Au cours de la deuxième journée de l'atelier sur le droit international humanitaire  (DIH) à l'endroit des journalistes d'Afrique francophone à Dakar, il a été question d'analyser les risques auxquels s'exposent les journalistes en couvrant les moments de conflits armés, de savoir qui peut les aider dans des missions dangereuses et savoir comment le DIH les protègent.Comme l'a précisé, Dorothea Krimitsay du CICR à Genève, en moments de conflits armés, on peut trouver des journalistes correspondants de guerre qui accompagnent les forces armées avec leur autorisation, non membres de ces forces mais protégés par elles.

On peut aussi avoir la catégorie des journalistes embarqués dans les engins des groupes en conflits tout en n’ étant pas accrédités par ces forces armées. «Les deux catégories de journalistes sont protégées par le DIH en tant que civils. Car étant des civils, en cas de conflits armés, ceux-ci ne peuvent pas être délibérément attaqués. Les attaques délibérées contre des civils sont des crimes de guerre», souligne Mme Krimitsay.On a enfin les attachés de presse militaires. Ceux-ci sont membres des forces armées et ont des objectifs militaires pendant un conflit armé. Ces journalistes, contrairement aux deux premières catégories, jouissent de la protection accordée par le DIH aux combattants. 

Quelques fois ils perdent la protection du DIH

Toutefois, dit Mme Krimtsay, «les journalistes qui participent directement aux hostilités perdent leur protection contre les attaques et peuvent être pris pour cibles. Ceux qui travaillent aux côtés des combattants pendant un conflit armé, ceux-là prennent le risque d'être victimes d'une attaque».C'est pour des raisons diverses pouvant porter atteinte à leur sécurité dans leur mission, pendant la couverture des conflits armés, que les journalistes doivent prendre des précautions : éviter la tenue qui risque de se confondre aux uniformes des combattants, éviter de se mettre derrière les tirailleurs, ne pas faire des directs étant sur un terrain en danger. Au dessus de toute chose, il faut porter un gilet et un casque antibales.

Jean Bosco Nkunzimana

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