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Bujumbura> Entretien sur la saison culturale A

Les agriculteurs s’y préparent bien malgré quelques défis

 

DSC 3818Lancée par le chef de l’Etat lors de sa tournée à l’intérieur du pays, la saison culturale A 2018 s’annonce bien dans la province de Bujumbura car les préparatifs avancent correctement. Les agriculteurs s’y sont sérieusement préparés même s’ils  font face à quelques défis. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du quotidien « Le Renouveau » a eu avec certains agro-éleveurs de cette entité territoriale. Ils se sont également exprimés à propos de la récolte de la dernière saison culturale B.   

 

Selon Isidore Niyonkuru, agriculteur de la zone de Kiyenzi en commune Kanyosha, les préparatifs pour la saison culturale A 2018 se sont bien déroulés. Pour lui, le problème est que la pluie est tombée pendant quelques jours et que maintenant le soleil devient de plus en plus accablant. « Cela nous fait peur car on s’était préparé à semer dès que la pluie tombe mais il a plu quelques jours seulement et nous avons attendu pour semer», a-t-il indiqué. Selon lui, cela a été une chance pour les agriculteurs de ne pas avoir semé avec les premières gouttes de pluie sinon les semences  auraient péri dans le sol. C’est le même avis pour Marcien Mpitarusuma de la localité de Nyamaboko dans la même commune qui ajoute que même si les semences risquent d’être insuffisantes, les agriculteurs se sont bien préparés pour cette saison culturale A. Concernant la récolte de la dernière saison, tous nos interlocuteurs indiquent qu’elle a été plus ou moins bonne grâce à d’intenses précipitations, à la mobilisation et à l’encadrement rapproché des agriculteurs sur les bonnes pratiques agricoles.  Ferdinand Nyabenda, de la même localité,  ajoute que cette récolte a été bonne grâce aussi aux fertilisants qui ont été disponibles à temps. Il déplore par contre  le manque de hangars communautaires destinés à la conservation de la récolte en vue de la bonne gestion de cette dernière. « Même si quelques fois la récolte de haricots et du maïs n’est pas bonne, il faut qu’il y ait des hangars pour la conservation de la récolte ». En définitive, tous nos interlocuteurs s’inquiètent aussi pour la grande diminution d’aliments de complément comme le manioc, la patate douce et la banane suite à la mosaïque. Ils demandent que les services habiletés continuent de faire des recherches pour trouver d’autres plantes qui résistent à cette maladie. 
Astère Nduwamungu

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