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Economie, Sciences, Education/formation

MUYINGA> Formation des usagers du commerce transfrontalier

Trois cents commerçants de sept sites frontaliers vont en profiter

 

DSC08789L’Association des commerçants du Burundi (Acobu) en collaboration avec la Chambre sectorielle d’agri business du Burundi (Cab), la Chambre d’art et d’artisanat (Chasaa) et l’Association des transporteurs internationaux du Burundi (Atip) ont organisé le lundi 2 octobre 2017 à Muyinga un atelier de formation sur les procédures du commerce transfrontalier à l’intention de leurs membres respectifs. Le conseiller économique du gouverneur de Muyinga a indiqué que cette formation touchera environ trois cents commerçants transfrontaliers de sept sites frontaliers. 

 

Dans son discours d’ouverture de l’atelier de formation organisé par quatre  des onze chambres sectorielles qui composent la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi(CFCIB) à savoir Acobu, Chasaa, Cab et Atip, le conseiller économique du gouverneur de Muyinga, Jumaïne Badende, a indiqué que cette formation touchera environ trois cents commerçants transfrontaliers de sept sites frontaliers. Il a cité, entre autres, le site de Kobero, Gasenyi-Nemba, Kanyaru-haut, Ruhwa, Gatumba, Rumonge et Mabanda. Il a précisé que cette série de formations est organisée dans le cadre de trouver une solution aux difficultés que rencontrent les commerçants transfrontaliers.En effet, M.Badende a dit que nulle n’ignore les difficultés que rencontrent les petits usagers du commerce transfrontaliers, qui sont notamment l’ignorance des avantages découlant du commerce avec les autres pays, et le manque d’information sur les opportunités commerciales. Il a ajouté que ces difficultés sont également liées à  l’ignorance des lois et de la réglementation commerciale ainsi que l’existence des barrières non tarifaires sur la route de ces commerçants. « Cette formation va éclairer les bénéficiaires pour trouver des solutions définitives aux différentes difficultés rencontrées dans   la réalisation de leurs activités commerciales », a-t-il souligné.

Avoir confiance aux agents de l’OBR

Pour le secrétaire général adjoint de l’Acobu, Jean Samandari, cet atelier a l’objectif global de former les commerçants qui exercent le commerce transfrontalier, pour qu’ils puissent avoir accès à l’information et puissent défendre leurs droits. Au niveau des objectifs spécifiques, ledit atelier vise que les participants connaissent le règlement du commerce transfrontalier, les procédures et le mode de détermination des impôts et taxes. M. Samandari a dit qu’à la fin de la formation, les participants quitteront le secteur informel pour évoluer vers le secteur formel. « Ils pourront développer leur entreprise et devenir des contribuables importants, tout en restant dans la légalité. Puisque les procédures seront respectées, le climat des affaires sera également amélioré », a-t-il dit.Quant à Alice Nibitanga qui a représenté Trade market East Africa, le bailleur qui finance ces activités,  cette formation permet aux commerçants de savoir exactement à quoi ils sont assujettis et de pouvoir estimer s’ils seraient plus gagnants s’ils passent par les voies formelles ou informelles. Dès qu’ils ont tout compris, ils démystifient certaines  choses qu’ils pensaient difficiles et la confiance envers les agents de l’Office burundais des recettes est augmentée. Ainsi, les commerçants peuvent se lancer dans le commerce en sachant où ils vont et à quoi il faut s’attendre. Elle a dit que cela fait que les biens qui entrent dans le pays peuvent non seulement augmenter en volume, mais également être à des coûts très réduits. Ces séries de formations prendront fin le 19 octobre 2017.
Vincent Mbonihankuye

 

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