Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Nyamitanga> Culture du coton

Grogne chez les  cultivateurs de coton

 

DSC07053Le coton est l’une des principales cultures qui rapportent des devises pour le pays. Dans le temps, il était intensément cultivé dans les plaines. Mais, petit à petit, le conton a perdu la cadence laissant place à d’autres cultures pour des raisons diverses. Les cultivateurs parlent du manque de motivation.  

 

Les cultivateurs de coton de Nyamitanga en commune Buganda de la province de Cibitoke se disent insatisfaits de la pratique de cette activité.«Voyez, ce ne sont que des personnes âgées qui pratiquent la culture du coton. Les jeunes ne sont plus intéressés. Ils préfèrent faire quelque chose d’autre », disent les cultivateurs rencontrés à Nyamitanga. Selon eux, le kilogramme de coton ne devrait pas coûter cinq cents franc seulement vu les efforts que l’on fournit pour le cultiver et l’entretenir. Le prix qui, disent-ils est encore dérisoire est la raison pour laquelle les plus jeunes se tournent vers les cultures vivrières. Ils estiment qu’ils gagneraient plus que s’ils cultivaient le coton. Ainsi, ces personnes qui pratiquent encore cette culture appellent le gouvernement à revoir à la hausse le prix au kilogramme du coton. Ces cultivateurs qui opèrent en associations et qui ont même formé des coopératives reconnaissent néanmoins que lors du paiement ils semblent oublier cette peine. « L’argent vient en une somme en peu élevée, ce qui permet de réaliser quelque chose de remarquable. C’est comme si on avait épargné quelque part », disent-ils avec un sourire aux lèvres. En effet, ils affirment qu’il n’est pas toujours possible de conserver l’argent qui vient à compte goutte pour réaliser un projet après un certain temps. Mais quand c’est l’argent que tu attends des mains sûres de quelqu’un d’autre ou d’une société quelconque, il est possible de patienter avec certitude de pouvoir s’en servir pour faire quelque chose de remarquable. On peut facilement s’acheter des vêtements, ceux des enfants et de sa femme. On peut aussi acheter un lopin de terre ou dubétail. Ils déplorent le comportement de certains propriétaires de bétails qui détruisent souvent les champs de coton et appellent l’administration à agir en vue de promouvoir cette culture. 

Alfred Nimbona



Ouvrir