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Economie, Sciences, Education/formation

EDUCATION> La réorientation académique

Les étudiants quittent l’université pour une formation professionnelle

 

Le 21e siècle impose un nouveau système éducatif qui empêche certains de faire la formation souhaitée dans sa jeunesse. Réaliser son rêve d’enfant actuellement, relève du miracle. Donc, une approche différente est de rigueur.

 

Aujourd’hui plus que jamais, le monde du travail est semé d’embuche. Principalement dans l’administration, il n’est plus facile pour les jeunes diplômés de trouver facilement un travail décent pour assurer leur avenir.
Y.G. est un étudiant burundais qui a choisi les mathématiques à l’université afin d’intégrer le corps enseignant. Au bout de deux ans, il s’est laissé influencer par ses ainés qui se plaignaient d’avoir perdu du temps dans le système académique. A présent, le système professionnel est beaucoup plus dense. C’est ce qu’il y a de mieux, selon les étudiants des promotions précédentes. Puisque la condition pour avoir un travail n’implique plus un certain favoritisme, ce système n’est régi que d’une seule exigence, les compétences. La capacité à rendre un service de façon impeccable, est la seule chose qui intéresse certaines entreprises.
Ainsi, Y.G. a changé les mathématiques pour une école de commerce au Kenya. Sa décision fut fondée sur la base du besoin et de la nécessité. Le hasard n’est permis en aucun cas. « Il n’est plus possible de choisir une formation qui ne servira pas dans l’immédiat. »
Les jeunes ont besoin de se sentir utiles à la société et le plus tôt sera le mieux. C’est le cas de F.G. qui a passé le concours d’infirmière diplômée d’Etat au Cameroun après sa 1e année en droit. Elle a réalisé à quel point cela serait gratifiant, et elle n’a pas hésité. Aussi, elle peut soutenir sa famille financièrement et devenir autonome.
Par ailleurs, L.K. est actuellement chef dans un restaurant de la place. Il est fier de son parcours même si cela n’est pas ce dont il a toujours rêvé. Il a dû faire des sacrifices et prendre la place de son père suite à son accident mortel. Il fut tragique de lui imposer des responsabilités malgré son jeune âge.
Aussi, J.J. se plaint d’avoir dû suspendre ses études secondaires. A la place, elle a été formée dans un salon de coiffure. « Il n’y aura jamais d’égalité de genres, c’est une cause perdue d’avance.» Elle a été victime des mentalités et coutumes africaines qui condamnent la jeune femme à la vie de mère au foyer ou presque. Alors, il est inutile de faire de longues études universitaires.
Pour ceux qui ont le choix, il faut orienter ses études dans le but d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixé. Sinon, il sera difficile de se détacher des nombreux regrets au fil des années. Et bien sûr, on a toujours le choix.

Grâce Marie Inamahoro
(Stagiaire)

 

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