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Economie, Sciences, Education/formation

ENTRETIEN> Sur la débrouillardise d’une étudiante

Pour compléter les efforts des parents dans ses études universitaires

 

DSC03146Mener la vie dans la capitale de Bujumbura en tant qu’étudiant ressortissant de la campagne n’est pas une chose facile. Consolate Iranyumvira se débrouille bien en complétant les efforts de ses parents par la gestion d’un cafétéria qui lui procure un revenu pour contribuer dans le paiement de ses études.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec une jeune étudiante à l’une des universités privées de Bujumbura sur sa débrouillardise en cherchant une activité génératrice de revenus. Celle-ci complète les efforts des parents qui assurent tout le nécessaire pour que Consolate Iranyumvira termine les études de baccalauréat.
Mlle Iranyumvira a informé qu’elle a bénéficié un capital de la part de son frère afin de démarrer avec le cafétéria. Elle vend du lait, du sucre, des beignets et des pains. Elle profite de faire le suivi de son activité pendant le jour étant donné qu’elle fréquente l’université du soir. Son activité se heurte à la coupure répétitive du courant électrique.
« Je ne refroidis plus le lait que ce soit le yaourt ou le lait entier. Et cela suite au manque du courant durant presque toute la journée et qu’elle ne trouve pas rapidement des clients avant la péremption », s’est-t-elle lamentée. Néanmoins, la cafétéria apporte une contribution non négligeable dans l’achat de rames de papier, de faire la photocopie des notes des cours, le paiement du loyer, etc.
« C’est une activité que j’exerce depuis trois ans. Auparavant, je vendais entre 25 et 30 l de lait par jour. Mais au fur et à mesure que la conjoncture économique du pays se dégrade, le nombre de litres vendus par jour a progressivement diminué. Actuellement, j’écoule à peine 10 l par jour », a regretté Mlle Iranyumvira.
Elle a indiqué que malgré cet état de choses, elle a une plus-value financière par rapport à une autre étudiante de sa classe sociale qui compte sur ses parents. Elle a conseillé d’autres étudiants, dans la mesure du possible, de se débrouiller honnêtement en cherchant une activité à faire tout en se rappelant que le but ultime est de décrocher un diplôme.
Elle a demandé au gouvernement d’apporter une solution à la coupure électrique répétitive afin que ceux qui vivent de petits métiers nécessitant de l’énergie puissent survivre.
Ezéchiel Misigaro

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