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Economie, Sciences, Education/formation

EDUCATION > Conséquences dues au retard de l’octroi de la bourse aux étudiants externes

Des endettements en plus des mésententes avec les locataires sont à signaler

 

L’Université du Burundi est fréquentée par des étudiants provenant des différents milieux du pays. La majorité provient de l’intérieurs du pays et dans des familles à revenu précaire. Beaucoup de ces étudiants n’ont d’autre revenu que la bourse. Le retard de l’octroi de celle-ci déstabilise ces derniers dans leurs études.

 

A l’Université du Burundi, certains étudiants sont internes tandis que les autres sont externes. Les deux catégories ne résistent pas de la même façon au retard de l’octroi de la bourse. Les deux premiers besoins chez l’homme, celui de manger et de logement, restent accessibles pour les étudiants internes même au cas où l’octroi de la bourse tarde. C’est le contraire pour les externes qui ne vivent que grâce à la bourse.
La rédaction du quotidien Le Renouveau est allée à la rencontre des étudiants dans les différents quartiers où ils logent. L’échange a particulièrement portée sur les conséquences dues à ce retard de la bourse. Comme ils le signalent, au cas normal, cette bourse est perçue au plus tard dans la deuxième semaine de chaque mois. Ce rendez-vous change au fur du temps et il n’est plus respecté aujourd’hui. Ces étudiants donnent l’exemple du mois de Mai qui vient de s’écouler sans percevoir cette bourse.
Concernant les conséquences, ces étudiants signalent en premier lieu celles liées aux endettements. Si les stocks s’épuisent et que la bourse n’est pas encore disponible, ils recourent aux endettements auprès de leurs voisins. Ces derniers, espèrant un rapide octroi de la bourse, acceptent un bref délai de remboursement pour multiplier les chances de recevoir le montant demandé. C’est cela qui les compromets avec leurs voisins si le retard de l’octroi de la bourse devient grave.
Ces étudiants externes soulignent aussi des mésententes avec leurs bailleurs qui ne se soucient pas d’eux en demandant l’argent juste au début du mois. En plus de ça, ces étudiants ajoutent le manque d’autres objets nécessaires dans la vie de l’étudiant : feuilles, stylos, argent pour faire la photocopie, savons pour se laver et faire la lessive, etc.
Ces étudiants demandent au gouvernement de tenir compte de la vie chère dans le quartier et de revaliser la bourse, afin qu’ils ne soient pas déstabilisés dans leurs études.

Eric Sabumukama
(Stagiaire)

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