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ETUDIANTS EXTERNES> Des lamentations sur la cherté de la vie

La bourse n’est plus proportionnelle à leurs besoins

 

Les étudiants externes habitent les différents quartiers de la ville de Bujumbura. Ces derniers disent que leur capacité à mener une vie dans les quartiers tend à devenir impossible. Les prix de tous les besoins augmentent de jour en jour contrairement à leur revenu mensuel qui, lui, tend à diminuer.

 

Le quartier Kiriri-Vugizo regroupe un grand nombre d’étudiants externes car très proche du campus Rohero, un des cinq campus dont dispose l’Université du Burundi. Ce quartier est le plus préféré par les étudiants car à sa périphérie, il y a un sous-quartier communément appelé Kanyari où la location de maisons est abordable et où il y a accès à l’eau et à l’électricité. Malgré cela, les étudiants vivant dans ce quartier se lamentent de la vie qui devient de plus en plus chère.
N’ayant d’autres ressources que la seule bourse, ces étudiants disent que la gestion de cette dernière devient de plus en plus difficile. Se nourrir pendant tout un mois en plus des autres besoins nécessaires à l’étudiant n’est plus possible aujourd’hui. Considérant le montant perçu chaque mois par ces étudiants, ils disent qu’ils n’ont qu’à gérer une somme ne dépassant pas 950 francs burundais par jour. Ils signalent que le fait de se regrouper dans une même maison étant nombreux est la façon de combattre cette vie chère mais que cela est aujourd’hui dépassé. « L’année passée, on était capable de se payer le loyer et de se rationner avec les 30 000 FBu que nous percevons, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », précisent ces étudiants. Ils ajoutent aussi que la bourse a diminué d’environ 2 000 FBu alors que les prix sur les marchés augmentent du jour le jour.
Pour ces étudiants externes, la bourse perçue n’est plus proportionnelle à leurs besoins. « Préférant un régime soi-disant moins cher, celui de la pâte de maïs et du haricot tous les jours, nous nous retrouvons avec un dépassement des 30 000 FBu, sans considérer », joute un étudiant externe. Cette vie très chère qu’ils mènent dans les quartiers peut être la cause de leur échec en classe car ils sont beaucoup plus préoccupés par ce problème que par les études.

Eric Sabumukama
(Stagiaire)

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