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Economie, Sciences, Education/formation

ISTEEBU> Atelier de présentation de l’enquête annuelle sur les utilisateurs des données statistiques

Les statistiques ne sont utiles que si elles sont utilisées régulièrement

 

DSC 0350L’Isteebu (Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi) a organisé un atelier de présentation de l’enquête annuelle sur la satisfaction des utilisateurs des données statistiques du SNN (Système des statistiques nationales) du Burundi le mercredi 7 juin 2017 à Bujumbura. Les résultats de l’enquête indiquent que les statistiques démographiques, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de l’élevage, de la pauvreté et des conditions de vie des ménages ainsi que celles de la sécurité alimentaire sont utilisées régulièrement dans des proportions situées entre 52 et 71% des utilisateurs.

 

La population cible de l’enquête est constituée par l’ensemble des structures produisant ou utilisant les données statistiques. Il s’agit des partenaires techniques et financiers, des ministères, des organismes non gouvernementaux nationaux et internationaux, des administrations centrales, des institutions personnalisées, des institutions décentralisées,et. Ce sont notamment les Directions provinciales de l’enseignement, les Directions provinciales de l’agriculture et de l’élevage, les Tribunaux de grande instance, les Bureaux provinciaux de santé, les centres de recherche et les universités et les médias.
Dans son discours d’ouverture des travaux, Nicolas Ndayishimiye, directeur général de l’Isteebu, a fait savoir que, depuis que le Burundi s’est engagé dans une planification inclusive et participative de ses activités statistiques, le besoin du renforcement du dialogue entre producteurs et utilisateurs des données statistiques s’est fait sentir davantage. Et de faire remarquer que l’édition de l’enquête sur la satisfaction des utilisateurs des données du SSN du Burundi a permis de mener une analyse approfondie sur la diversité des données disponibles et leur accessibilité. Egalement sur la satisfaction des utilisateurs selon les divers aspects ainsi que la connaissance des besoins complémentaires en matière des données statistiques.
L’enquête a permis plus spécifiquement, a poursuivi M. Ndayishimiye, d’évaluer la satisfaction des utilisateurs de statistiques officielles en ce qui concerne l’accessibilité, la couverture géographique, la fiabilité, la périodicité et les pratiques de diffusion.

Les statistiques démographiques, de l’éducation, de la santé et de l’agro-élevage sont régulièrement utilisées

Nicolas Ndayishimiye a laissé entendre qu’en ce qui est de la régularité des diverses productions statistiques du SSN, certains domaines intéressent les utilisateurs plus que d’autres. Et de souligner que les statistiques démographiques sont les plus régulièrement utilisées par les structures. Elles sont suivies des statistiques du secteur de l’éducation après lesquelles viennent, dans l’ordre, les statistiques sanitaires, les statistiques agricoles et d’élevage et celles liées à la sécurité alimentaire. « Dans l’ensemble, plus de 71% des structures ont déclaré qu’elles utilisent ces données de manière régulière ou sporadique », a renchéri le directeur général de l’Isteebu.
En revanche, il a fait remarquer que les statistiques les moins régulièrement utilisées dans la liste proposée sont celles de la dette publique, de la criminalité, des assurances commerciales, des indices harmonisés de la production industrielle, judiciaires et pénitentiaires, et les comptes nationaux sont moins utilisés soit entre 5 et 10% des utilisateurs.
M. Ndayishimiye a attiré l’attention de tous que l’utilisation des données statistiques reste un défi majeur à relever, car, a-t-il dit, peu sont ceux qui s’en servent alors qu’elles constituent un outil important dans toute planification stratégique. Les données ne sont utiles que si elles sont régulièrement utilisées dans le cadre de l’élaboration, du suivi et de l’évaluation des politiques et programmes de développement, a-t-il signalé.
Amédée Habimana

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