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ENTRETIEN AVEC UN CORDONNIER> L’impact du délestage électrique sur son métier

Il diminue le revenu quotidien

 

DSC 1007Le délestage électrique a un impact sur le métier du cordonnier Jean Claude Nzokirantevye. Il diminue son avoir quotidien et gagne un revenu de 7000 FBu par jour lorsqu’il y a l’électricité et 5 000 FBu quand il utilise l’énergie photovoltaïque.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue le mercredi 5 avril 2017 avec le cordonnier Jean Claude Nzokirantevye sur l’impact du délestage électrique sur son métier. Il gagne un revenu de 7 000 FBu par jour lorsqu’il y a l’électricité et 5 000 FBu quand il utilise l’énergie photovoltaïque. Cela aggrave sa situation économique qui va de mal en pis ces derniers temps avec l’effritement de son pouvoir d’achat.
Jean Claude Nzokirantevye habite le quartier Gahahe de la zone Rubirizi en commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura et s’installe pour son métier à la 6e avenue du quartier Songa de la zone Kamenge en commune urbaine de Ntahangwa. Il est marié et a cinq enfants ; il vit du métier de cordonnerie et sa femme s’occupe surtout des travaux champêtres sur des terres louées et, quelques fois, si les opportunités se présentent, elle preste comme aide-maçon pour avoir un revenu supplémentaire afin d’épauler son mari.
« A chaque fois que je répare une paire de chaussures qui nécessite le ponçage de la semelle, celui-ci me coûte 1 000 FBu lorsqu’il y a l’électricité. Quand la chance me sourit et que je reçois deux clients de ce genre, je peux rester avec 7 000 FBu après avoir prélevé les coûts intermédiaires. Dans ce montant est inclus le coût de la réparation des babouches et d’autres chaussures en partie qui viennent au compte-gouttes. Au cas contraire, je gagne 5 000 FBu lorsqu’intervient l’énergie photovoltaïque et que je dépense 2 000 FBu pour le ponçage des semelles, a indiqué M Nzokirantevye.
Il a ajouté que, non seulement le délestage électrique le ruine, mais également certains clients qui font réparer leurs chaussures passent des mois et des mois sans payer avec le risque de perte de ces souliers. Ainsi, a-t-il dit, ça me cause des ennuis quand je rembourse un bien que je n’ai pas consommé ou vendu, mais plutôt perdu.
Ezéchiel Misigaro

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