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ENTRETIEN> Avec un commerçant du marché de Kamenge

Les clients viennent au compte-gouttes

 

IMG 114842La situation économique des familles qui se détériore chaque jour affecte les activités des commerçants du marché de Kamenge qui, ces derniers temps ne gagnent que pour le loyer des stands. Leurs clients ne viennent qu’au compte-gouttes.

 

« La situation financière des familles se détériore continuellement, et notre métier de commerçants en souffre énormément ». Tels sont les propos de Ndayikengurukiye Jérémie, un commerçant de chaussures pour dames au marché de Kamenge, dans un entretien qu’il a récemment accordé à la rédaction du Quotidien burundais d’informations Le Renouveau.
Pour Ndayikengurukiye, la situation a commencé à devenir difficile en janvier de cette année. Les prix de leurs produits ont commencé à monter et continuent même aujourd’hui. Il semble que la population, elle, ne s’en rende pas compte. « Au mois de janvier, nous avons commencé à observer la diminution sensible de clients. Nous croyions que c’était à cause de la seconde saison culturale et de la rentrée scolaire du deuxième trimestre et nous avions espoir qu’avec le mois de mai la situation allait changer. Mais aujourd’hui nous observons toujours la même chose. Et d’ailleurs la situation s’empire davantage ces derniers temps car, on peut passer toute la journée sans vendre un article. Nous travaillons aujourd’hui pour le loyer des stands seulement. Nous ne pouvons pas réaliser les bénéfices que nous enregistrions en janvier parce que les clients eux, semblent ne pas constater et comprendre les moments que nous vivons. Ils veulent toujours avoir nos articles au même prix de janvier alors qu’aujourd’hui ils sont devenus chers. Nous nous approvisionnons à un prix élevé et les taxes aussi sont élevées», souligne M. Ndayikengurukiye.
Comme à côté d’être commerçant il doit lui aussi vivre comme les autres, Ndayikengurukiye comprend pourquoi beaucoup de gens privilégient actuellement la ration. « Pour moi qui vend les chaussures et mes amis qui vendent les habits, les seuls clients que nous avons sont ceux qui ont des fêtes de mariage, les soutenances de mémoire ou d’autres festivités, qui ne peuvent pas se passer de ces dépenses. Sinon les autres favorisent ce qu’ils puissent mettre sous la dent », a-t-il ajouté.
Selon toujours Jérémie Ndayikengurukiye, le retour des marchés sous le contrôle de la mairie lui fait espérer qu’il y aura des améliorations palpables.

Jean Bosco Nkunzimana
(Stagiaire)

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