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CARBURANT> Vente frauduleuse


Une vigilance s’impose pour la décourager

 

Il existe certaines gens qui se livrent au commerce clandestin de l’essence. On trouve cette pratique particulièrement dans la zone urbaine de Buyenzi et dans la zone Gatumba. Ils profitent de la pénurie du carburant pour s’adonner à la spéculation en ignorant le danger auquel la population est exposée. Cette commercialisation pourrait notamment être la source d’incendies.

La pénurie du carburant a poussé certaines gens à se livrer à la spéculation. C’est ainsi que ces personnes vendent clandestinement de l’essence à des prix exorbitants. Un litre d’essence coûterait sur le marché noir 4 000 FBu dans la zone Gatumba frontalière avec la zone d’Uvira se trouvant en République démocratique du Congo (RDC).
Dans la municipalité de Bujumbura, ce produit serait trouvable dans la zone urbaine de Buyenzi en commune urbaine de Mukaza. Et le prix du litre s’élèverait à 4 500 FBu.
La question serait de savoir comment ces commerçants clandestins parviennent à obtenir cette denrée rare actuellement sur les marchés locaux. D’après les sondages effectués par le quotidien « Le Renouveau», certains pompistes livreraient de l’essence en cachette moyennant des pots-de-vin. Du moins pour le cas des vendeurs clandestins de la zone Buyenzi. Mais en ce qui concerne la zone Gatumba, les fournisseurs seraient les quelques véhicules d’agence de voyage qui empruntent le tronçon Bujumbura- Uvira. Ces véhicules s’approvisionneraient dans les stations d’essence de cette dernière ville en remplissant les réservoirs. C’est alors qu’ils vident une grande quantité d’essence en transvasant dans les bidons. Les détaillants prennent le soin de mettre ce produit dans les bouteilles qui ont servi à la conservation de l’eau minérale.
Il revient à la police d’être plus vigilante pour traquer ces commerçants véreux en vue de décourager cette pratique qui, de surcroît, pourrait causer des incendies dès lors que les vendeurs seraient inattentifs. En outre, on ne pourrait que saluer la mesure prise par le ministère de l’Energie et des mines selon laquelle les stations qui disposent de l’essence devront désormais servir les véhicules à partir de 7 heures jusqu’à 18 heures sous peine de tomber sous le coup de la loi.

Masta Shabani

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