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ENTRETIEN> Avec les vendeurs de chaussures ambulants

 
Ils y trouvent beaucoup d’avantages le soir dans les bistrots

 

aaaqsdgj En ces derniers temps, l’on observe des mouvements de va-et-viens des vendeurs de chaussures ambulants pendant la soirée dans les bistrots. Ceux-ci affirment qu’ils vendent beaucoup plus le soir que pendant la journée.

 

Il y a une dizaine d’années que le Burundi est membre de la Communauté est-africaine (CEA). Certains hommes d’affaires commencent à éveiller leurs esprits pour augmenter leur temps de travail, même si très peu entre eux font leurs business vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures. Parmi ceux-ci figurent les commerçants de chaussures ambulants. Ils travaillent le jour et continuent même le soir, moment pendant lequel, ils se déplacent de bistrot en bistrot à la recherche des clients.
Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau a voulu connaître les profits spécifiques de ce commerce nocturne dans les cabarets. C’est ainsi qu’il s’est approché de certains de ces commerçants qui lui en ont présenté les avantages.
« Pendant la journée, nous effectuons notre activité dans les quartiers un peu éloignés et sur les plages des hôtels et, le soir, nous continuons nos affaires dans les bistrots de nos quartiers où nous pouvons rester jusque tard dans la nuit», a affirmé H.I

Les avantages ne manquent pas

Certains de ces vendeurs affirment que le soir, ils vendent et gagnent même plus que les vendeurs de ces mêmes produits dans les marchés, car, eux ils vont à la quête des clients alors qu’au marché, ils attendent ceux qui viennent acheter. « Quelques fois, nous rabaissons les prix de nos chaussures mais nous gagnons plus car nous pouvons écouler plusieurs chaussures chaque soir », précisent-ils.
Pour ces commerçants de chaussures ambulants, le choix des bistrots n’est pas un hasard. Cela parce qu’au cabaret, beaucoup de gens peuvent être sous la pression de la bière et n’hésitent pas à acheter ces chaussures même s’ils n’en ont pas réellement besoin. Ils peuvent payer quelques fois plus cher que prévu. D’où alors, ces vendeurs en tirent un gain supplémentaire.
Comme ils le précisent aussi, ils se ravitaillent le matin aux marchés de Ruvumera, de City market ou au quartier asiatique et passent la journée à réparer, nettoyer et étendre au soleil ces chaussures. C’est pour cette raison que le plus souvent, elles sont un peu mouillées.
A la question de savoir s’ils ne peuvent pas trouver tout près des bistrots des endroits fixes où ils peuvent vendre leurs chaussures afin de payer l’impôt et contribuer au développement du pays, ils disent que l’idéal est là, mais que les moyens financiers leur font défaut.

Jean Bosco Nkunzimana
(stagiaire)

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