Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

ALIMENTATION> Sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burundi

Des Groupes techniques de travail pour faire face à l’insécurité alimentaire

 

Le gouvernement du Burundi a mis en place les Groupes techniques de travail chargés de la mise en œuvre du plan stratégique national de fortification en vue de réduire la malnutrition au Burundi. Cette stratégie s’appuie sur six principes directeurs.

 

Selon l’enquête CFSVA 2014, 32 % des ménages sont en insécurité alimentaire dont 7% en insécurité alimentaire sévère et 25 % en insécurité alimentaire modérée. Cela équivaut à plus de 600 000 ménages en insécurité alimentaire, soit un peu moins de trois millions de personnes. Comparée à 2008, la situation semble s’améliorer en terme relatif, néanmoins avec l’accroissement galopant de la population, le nombre de personnes en insécurité alimentaire est en hausse.
Les ménages les plus exposés à l’insécurité alimentaire sont les ménages de petite taille qui sont souvent monoparentaux ou unipersonnel (personnes âgées vivant seules), les ménages dirigés par une femme (dont la situation s’est améliorée au cours des dernières années mais qui restent plus vulnérables que ceux dirigés par un homme) et les ménages agricoles ne possédant pas de terre ou ayant seulement une petite surface pour cultiver.
L’insécurité alimentaire au Burundi est bimodale. Deux pics de soudure sont observés au cours de l’année au mois d’avril et au mois de novembre 2016. La petite soudure vient un peu plus tôt dans la dépression du nord. La grande soudure vient un peu plus tard dans la dépression de l’est et les hautes altitudes sud. La saisonnalité de l’insécurité alimentaire est moins apparente dans la zone de Buragane.

L’insécurité alimentaire au Burundi est due essentiellement à cinq phénomènes

Etant donné que 90% de la population du Burundi est agricole, les causes de l’insécurité alimentaire sont le plus souvent attribuées aux problèmes liés à l’agriculture. Selon les discussions communautaires, l’insécurité alimentaire au Burundi est due essentiellement à cinq phénomène, à savoir l’exiguïté des terres conjuguée à une démographie galopante, le changement et les intempéries climatiques, le manque de moyens pour améliorer le rendement des terres exploitées, la dégradation du pouvoir d’achat face aux hausses des prix des denrées alimentaires et les phénomènes sociaux.
La malnutrition aigüe affecte 5,5% des enfants de 6 à 59 mois avec 0,9% de malnutrition sévère. La malnutrition chronique est, depuis plus de 20 ans, un problème sérieux de santé publique et de développement au Burundi. Le retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est l’un des plus élevés au monde avec un taux qui tourne autour de 49% et de pics qui peuvent aller jusqu’à 59.

La mise en œuvre du plan stratégique national de fortification

Dans le but de lutter contre l’insécurité alimentaire, le gouvernement du Burundi a mis en place les Groupes techniques de travail(GTT) de la (Plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PMSAN) chargés de la mise en œuvre du plan stratégique national de fortification, conformément au Plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette stratégie s’appuie sur six principes directeurs à savoir la décentralisation, la responsabilisation des consommateurs, l’intégration, la collaboration intersectorielle, le partenariat, la coordination ainsi que l’assurance et le contrôle de la qualité.
Le comité de pilotage de ladite plateforme est dirigé par le deuxième vice-président de la République du Burundi, Joseph Butore.

Eric Mbazumutima

Ouvrir