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COMMERCE AMBULANT> Les problèmes rencontrés

Les commerçants se voient leurs biens confisqués

 

Les commerçants ambulants se voient souvent leurs biens confisqués par des policiers en tenue civile. Et cela suite aux documents leur autorisant à travailler qui ne leur sont pas livrés à temps par les services des communes, dans le but de mettre en application la mesure de la mairie les soumettant à l’obligation de payer les impôts et taxes.

 

La mairie de Bujumbura a récemment pris une mesure réglementant le commerce ambulant et de doter les commerçants ambulants d’une autorisation de faire ce métier en vue de les identifier afin qu’ils paient les impôts et taxes. Les commerçants ambulants se lamentent comme quoi leurs produits sont confisqués par des policiers en tenue civile.
Le secteur informel apporte une contribution non négligeable dans l’économie de notre pays. Le cas du commerce ambulant fait vivre une multitude de familles dans les villes, surtout dans la capitale Bujumbura. Ce métier comme tous les autres œuvrant dans l’informel, pourrait générer des recettes et des impôts si les services en charge de les collecter parviennent à identifier les commerçants ambulants.
Les commerçants ambulants que la rédaction du journal Le Renouveau a dernièrement rencontrés à l’avenue de l’Université et au centre ville, ont informé que la mesure prise par la mairie est bonne. « Je me suis rendu au bureau de la zone Rohero pour me faire enregistrer et demander un document attestant que je travaille dans la légalité, mais les services de la zone m’ont fait des promesses et des rendez- vous interminables. Jusqu’à présent, je n’ai pas encore reçu ce document», a déploré un de ces commerçants.
« En attendant que j’acquière le document, j’ai poursuivi mon métier pour avoir quoi mettre sous la dent. Mais des personnes en tenue civile, qui disaient être des policiers, m’ont arrêté et confisqué mes marchandises. Le faible capital dont je disposais a été anéanti. J’ai dû recourir à de nouveaux emprunts pour continuer mon métier afin d’assurer la survie à ma famille», a dit un autre commerçant.
Les commerçants ont indiqué que de tels cas sont arrivés à pas mal de leurs confrères. Ils demandent aux services des communes de leur octroyer dans les plus brefs délais les documents leur autorisant à travailler, pour les mettre à l’abri de ces problèmes. Ils demandent également que les policiers, qui viennent en tenue civile, mettent la tenue policière pour que les bandits ne profitent pas de cette situation pour commettre leurs forfaits.

Ezéchiel Misigaro

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