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ASSEMBLEE NATIONALE> Etude du projet relatif au financement du projet hydroélectrique de Jiji et Murembwe

Le projet a été adopté à l’unanimité

000a1L’Assemblée national a étudié le projet de loi portant ratification par la république du Burundi du contrat de financement N° FI 83853 pour un montant de Euro 70 000 000 entre la république du Burundi et la Banque européenne d’investissement relatif au financement du projet hydroélectrique de Jiji et Murembwe (PHJIMU) signé à Luxembourg le 11 décembre 2014. Le projet de loi a été adopté à l’unanimité.

Le ministre de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza dans l’exposé des motifs pour le Projet de ratification du contrat de financement et de l’accord de projet relatif au projet hydroélectrique de Jiji et Murembwe, a souligné que le gouvernement du Burundi a formulé des requêtes de financement en vue de mobiliser des ressources financières pour la construction de ces deux aménagements qui, à terme, pourront contribuer significativement à résoudre le problème de déficit énergétique que connaît actuellement le Burundi. « C’est ainsi que la Banque européenne d’investissement, BEI a consenti au gouvernement du Burundi un prêt d’un montant de Euro 70.000.000. La BEI procédera au versement du crédit en dix tranches maximum. Le montant de chaque tranche s’il ne constitue par le solde non versé du crédit, sera d’un montant minimum équivalent à Euro 5 millions et d’un montant maximum de Euro 20 millions.», a-t-il expliqué.

Les partenaires ont commencé à décaisser les fonds directement ou indirectement
Le ministre Manirakiza a précisé que le coût du projet PHJIMU est d’un montant de USD 270,40 millions et est cofinancé par différents bailleurs à savoir la Banque mondiale, la BEI, la Banque africaine de développement, le gouvernement du Burundi et la Regideso. Il a souligné que le projet comporte trois composantes et que la BEI ne finance que les sous-composantes. Concernant l’état d’avancement des travaux du projet PHJIMU, le ministre de l’Energie et mines a fait savoir que, pour le marché de construction des deux aménagements hydroélectriques, les offres des entreprises pré-qualifiées sont attendues le 10 avril 2017 et que la durée des travaux sera de quatre ans. Les deux autres marchés portant sur la construction des postes et lignes vont démarrer plus tard car, ils ont une durée d’exécution de dix-huit mois, a-t-il souligné.
Les parlementaires ont voulu savoir si le gouvernement du Burundi a prévu une voix de secours si les différents bailleurs se désistaient. Le ministre a répondu que cette éventualité ne semble pas être envisagée puisque les partenaires techniques et financiers ont commencé à décaisser les fonds directement ou indirectement.

Le barrage sera bénéfique pour tout le réseau interconnecté
Quels gains la réalisation de ce projet apportera au Burundi, quels sont les provinces qui seront alimentées par le courant en provenance de ce barrage, etc. sont quelques unes des questions posées par les parlementaires. Le ministre a expliqué que, le système utilisé dans la distribution d’électricité est un réseau interconnecté qu’ainsi le barrage sera bénéfique pour tout le réseau mais que les villages environnants du barrage seront le premiers bénéficiaires. Quant aux gains, il a rappelé que l’électricité est l’une des bases du développement. Il a souligné que la Regideso commencera à rembourser le crédit après quatre ans de fonctionnement du barrage. Il a expliqué que la Regideso sera redynamiser et qu’on est en train d’étudier comment vendre l’électricité à sa juste valeur.
Le projet de loi a été adopté à l’unanimité à 106 voix dont 13 procurations.
GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

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