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MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ELEVAGE> Conférence de presse

Les questions de famine ou de disette hantent certaines provinces du Burundi

 

IMG 0164Le mercredi 8 février 2017, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a organisé une conférence de presse au cabinet du ministre pour faire la lumière sur l’une ou l’autre question des journalistes. Les questions posées étaient relatives à la famine qui sévit dans certaines provinces en particulier et de tout le pays en général.

 

Une des questions était en rapport avec le vocabulaire qu’il faut utiliser à savoir s’il s’agit d’une famine ou d’une disette et ce que le ministère préconise de faire pour remédier à cela. Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Dr Déo Guide Rurema, a d’abord fait savoir que la saison culturale A a connu beaucoup de problèmes dus au retard de la pluie, ou alors il arrivait que la pluie tombe excessivement. Il a aussi dit que la question de famine hante tous les coins du monde. Il a alors précisé qu’il n’est pas encore temps de dire que c’est une disette mais qu’il s’agit d’une famine qui tend à se généraliser dans certaines provinces suite à la diminution de la production due aux changements climatiques.

Il y a des provinces qui sont plus menacées par la famine

Il a donné l’exemple des provinces qui sont menacées par la famine. C’est le cas de Muyinga, Kirundo, Bubanza et Bujumbura où la production est à moins de 50%. Il a évoqué des provinces qui ont moyennement produit comme Muramvya, Cankuzo avec une production approximative de 60%, mais aussi les provinces qui ont eu une bonne récolte qui va au delà de 70%. C’est entre autres les provinces de Mwaro, Ngozi, Makamba et Rutana. Pour la saison sèche qui approche, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage dit que la fumure est en train d’être distribuée à la population pour voir comment améliorer la production. Il a dit que la population est en train d’être sensibilisée afin de ne pas vendre ce fumier. Il a dit aussi que la population doit tracer des courbes de niveau et utiliser les semences sélectionnées et cultiver aussi des légumes tout autour de la maison. Tout cela peut contribuer à la lutte contre la famine.
Il a donné l’exemple des mères et des enfants qui se lèvent très tôt le matin pour puiser de l’eau et remplir les futs ou tonneaux pour la fabrication des briques. Cette eau peut aussi être utilisée pour arroser ces légumes pendant la saison sèche. Le ministre dit qu’il est en train d’être élaboré un calendrier qui va permettre de savoir les marais qui ne sont pas exploités ou encore savoir l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de ces marais. Le ministère va aussi voir comment introduire les cultures qui résistent à la sécheresse comme les colocases et les patates douces. Il sera question de quitter les bureaux pour descendre sur terrain et se rendre compte de ce qui se passe chez les cultivateurs dans le cadre de ce que le ministère appelle l’encadrement rapproché de la population.

Comment lutter contre les insectes ravageurs ?

Une autre question posée était en rapport avec les insectes ravageurs qui attaquent le maïs et s’il y a des insecticides. Le ministre a répondu que la question est connue et qu’on est en train de travailler avec les experts de l’Institut des Sciences agronomiques du Burundi. Il a aussi précisé que c’est une espèce nouvelle dont le cycle de développement se fait au niveau de la tige du maïs.
Une autre question était de savoir s’il n’y a pas des cultures qui pourraient être priorisées pour résister à la famine et pourquoi on a mis des barrières commerciales dans certaines provinces où l’administration a empêché aux commerçants de vendre des produits à l’extérieur de la province ou du pays. Le ministre a répondu que le gouvernement du Burundi en collaboration avec les quelques bailleurs comme la Banque africaine de développement, (Bad), le Fonds international de développement agricole (Fida), etc. sont descendus sur terrain pour voir comment aménager tous les marées pour la culture du riz. Cela va surtout être appliqué dans les régions de l’Imbo et de Kumoso dans les provinces de Makamba, Ruyigi, Rutana et Makamba. A la question des barrières commerciales, le ministre a fait savoir que par exemple en province de Kirundo, les administratifs se sont convenus de garder jalousement leurs produits au lieu de les acheminer vers les marchés et par la suite aller tendre les mains aux autres.

Olivier Nishirimbere (stagiaire)

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