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GARE DU NORD> Ambiance permanente

Diverses activités s’y déroulant constituent un trafic intense

 

DSC 1280La rédaction du quotidien burundais d’information « Le Renouveau » s’est rendue le vendredi 27 janvier 2017 à la Gare du nord pour constater l’ambiance qui y règne au quotidien. Diverses activités s’y déroulant constituent un trafic intense.

 

A l’arrivée à la Gare du nord, on est accueilli par un brouhaha. Ce dernier provient des vrombissements des moteurs de véhicules, des klaxons, les rabatteurs qui cherchent les clients pour les bus, des annonceurs de l’heure de partir pour les agences de voyage, des vendeurs des petits articles autour des bus en attendent leur départ etc.
Les trafiquants et les passants sont tellement nombreux de sorte que cet endroit est encombré tout le temps. Les bus ayant peu de personnes dedans font de manœuvre faisant semblant de quitter le lieu pour faire croire aux passagers que le départ est proche de peur qu’ils ne descendent pour prendre d’autres.
En attente de départ des bus, les vendeurs des pains et des beignets, de jus, d’eau, des bananes mûrs, des habits, des torches etc., rodent autour des véhicules pour chercher les acheteurs. De part et d’autre de la route RN1, des cafétérias et restaurants y sont installés. Des serveurs qui attendent des clients éventuels, lorsque s’approchent des personnes, se concurrent afin de s’approprier de ces dernières pour le gain de cause.
Dans le parking de la Gare du nord, de gens surtout les femmes, attendent des passagers venant avec eux des bananes ou les autres vivres à vendre sur place afin de s’en approvisionner. Lorsqu’un bus arrive de l’intérieur du pays et qu’il y a des bananes dedans, ces femmes se précipitent pour demander à leurs propriétaires s’ils peuvent les vendre. Ce mouvement s’observe aussi chez les rabatteurs des bus lorsqu’arrivent des personnes qu’ils soupçonnent avoir l’intention de voyager vers l’intérieur du pays surtout celles qui ont des bagages avec eux.
Dans tout ce scénario, les pick-pockets ne manquent pas de profiter de ce mouvement de va-et-vient des gens pour les dérober et surtout pour ceux qui viennent de l’intérieur pour la première fois. De l’argent est piqué dans les poches des passagers en descendant les bus et des bagages sont parfois détournés lorsque leurs propriétaires ne sont pas plus vigilants.

Ezechiel Misigaro

 

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