Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Entretien> Le coût de la vie

Certains commerçants se lamentent

 

Certaines activités se retrouvent menacées par le coût de la vie. Le petit commerce fait vivre beaucoup de familles en milieu urbain. Une dame rencontrée à une rue du quartier Taba en zone Gihosha parle du manque de clients et de la montée des prix des denrées alimentaires.

 

D.N. indique qu’actuellement elle ne reçoit pas beaucoup de clients car eux aussi disent qu’ils n’ont plus de moyens. Le coût de la vie ne leur permet pas d’acheter beaucoup de denrées. Il y a la montée des prix qui fait que les consommateurs consomment moins. Par exemple, un tas de tomates qui coûtait 200 FBu coûte 500 FBu aujourd’hui. Certains même s’abstiennent d’acheter certaines denrées alimentaires.
Notre interlocutrice ajoute qu’elle vend des bananes, des choux, des tomates, des oignons rouges, des aubergines et des poivrons. Elle n’arrive plus à écouler ses marchandises. Comme elle n’a pas de place pour les conserver, elles périssent. Certaines denrées doivent être conservées dans un congélateur. En plus, certaines denrées alimentaires demandent d’être écoulées rapidement, ainsi les bananes mûrissent, les choux et les tomates périssent, etc. Elle insiste que tout cela la conduit à la perte car elle doit les jeter.
« Le transport de ces marchandises est élevé, car les prix ont monté », dit-elle. On s’approvisionne en ces marchandises à des coûts plus élevés. Donc on les vend parfois à des coûts insignifiants pour qu’ils s’écoulent avant qu’ils ne périssent ou ne mûrissent. Pour voir si on a eu des gains, il faut soustraire toutes ces dépenses. Celles du transport, de l’approvisionnement, y compris pour les marchandises qui ont péri.
Elle doit gagner en retour parce que cet argent est un crédit qu’elle a contracté auprès d’une entreprise de micro-finance. C’est de l’argent à rembourser. On ne gagne pas, on ne rembourse pas. Plus on ne paie pas ce crédit avant l’échéance, plus les intérêts de retard s’accumulent. Avec cette situation, D.N. éprouve beaucoup de difficultés pour couvrir les besoins familiaux. Avec son revenu actuel, elle n’arrive pas à assurer la ration alimentaire de son ménage. Depuis que les prix ont monté, ses clients ont diminué, et, du coup, ses moyens de subsistance ont fortement diminué.
Evelyne Habonimana(stagiaire)

Ouvrir