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MINISTERE DE L’AGRICULTURE> Point de presse

Sur l’état actuel des insectes ravageurs des différentes cultures

 

DSC 0233Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, à travers la direction générale de l’Agriculture et l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (Isabu), a organisé le mardi 31 janvier 2017, un point de presse. C’était pour informer le public en général et les agriculteurs en particulier sur l’état actuel des insectes ravageurs des différentes cultures. « Et actuellement, la situation est en train d’être maitrisée »

 

Dans son mot liminaire, Salvator Sindayihebura, directeur général de l’Agriculture au ministère de l’Agriculture et de l’élevage, a indiqué que les cultures vivrières constituent l’essentiel de la production agricole et contribuent à plus de 40% du produit intérieur brut du Burundi. Il a ajouté que vue la forte densité de la population et une diminution des terres cultivables surtout dans les zones très peuplées, il est difficile d’envisager l’extension des cultures ni la pratique de la jachère. « Dans ce contexte d’exploitation intensive des terres où on connait une succession de trois saisons culturales conjuguées aux perturbations climatiques dans le monde, y compris le Burundi, la pression parasitaire et la pullulation des maladies et ravageurs des cultures deviennent de plus en plus fortes», a affirmé M. Sindayihebura. Ce dernier a précisé que c’est suite au problème d’accès aux produits phytosanitaires à cause des prix exorbitants de ces produits, et le peu de stratégies de lutte que nous avons est mal exploité.
M. Sindayihebura a informé que durant les cinq dernières années (2011-2016), les perturbations climatiques ont été à l’origine de l’introduction des ravageurs de cultures. Il a cité par exemple la chenille d’automne Spodoptera frugiperda qui attaque le maïs ; le Tuta absoluta des tomates et le Thaumastocoris pereginus des eucalyptus etc.

Des efforts n’ont pas été ménagés pour lutter contre ces ravageurs de cultures

Bien qu’actuellement les attaques et les dégâts des maladies et ravageurs de cultures se manifestent d’une façon non habituelle, M. Sindayihebura a signalé que les agriculteurs essaient de combattre ces maladies et ravageurs, mais d’une façon non contrôlée. Et cela peut occasionner la résistance de ces maladies et ravageurs, ou constituer un danger sur la santé humaine ou l’environnement. « Mais, le ministère de tutelle n’a ménagé aucun effort pour lutter contre ces maladies et ravageurs », a affirmé M. Sindayihebura. A cela, il a signalé que certaines activités ont été réalisées dans le but de pallier ces insectes ravageurs. Il s’agit, entre autres, d’identifier les organismes nuisibles de quarantaine déjà introduits et installés dans le pays ; d’appuyer les agriculteurs dans le diagnostic de routine pour l’identification des organismes nuisibles ; d’intercepter aux postes frontaliers et de refouler les végétaux et les produits végétaux introduits dans le pays sans l’autorisation d’importation ni certificat phytosanitaire, et d’intercepter et saisir les pesticides non homologués ou n’étant pas accompagnés de permis d’importation. « Et actuellement, la situation est en train d’être maitrisée », a rassuré M. Sindayihebura.
Concernant la question du risque de rupture des stocks stratégiques de produits phytosanitaires et de l’entrée illicite des produits phytosanitaires non homologués, M. Sindayihebura a mentionné que le ministère de tutelle et ses partenaires se sont engagés à faire un encadrement de proximité des agriculteurs pour faire le suivi ensemble en vue d’identifier et de combattre ces maladies et ravageurs des cultures avant qu’ils ne causent des dégâts. « Nous demandons aux agriculteurs de faire une alerte rapide au lieu de se lancer dans le traitement des cultures sans consulter les spécialistes en la matière », a insisté M. Sindayihebura.

Avit Ndayiragije

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