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TELECOMMUNICATION> Revue à la hausse des prix par les compagnies de téléphonie mobile

Certaines l’auraient fait de façon disproportionnée

 

DSC 0238A partir du 1er janvier 2017, les abonnés des compagnies de téléphonie mobile au Burundi ont constaté une revue à la hausse des prix des services habituellement offerts par ces derniers. Certains habitants de la capitale Bujumbura que notre rédaction a contactés affirment qu’il s’agit d’une hausse qui n’a pas suivi la taxe de l’Etat selon la loi budgétaire de 2017 car cette dernière prévoit une hausse de la taxe de 10 FBu par minute passant de 42 à 52 FBu. Certaines compagnies mobiles sont allés jusqu’à 50%.

 

Interrogés sur les nouveaux tarifs fixés par les compagnies de téléphonie mobile, certains citadins de Bujumbura semblent ne pas en être au courant mais signalent seulement qu’ils constatent qu’une fois leurs téléphones chargés, s’ils passent un coup de fil, la carte se décharge vite.
Selon un interlocuteur qui a voulu garder l’anonymat, certaines compagnies ont revu à la hausse de façon disproportionnelle par rapport à la taxe revue à la hausse par l’Etat du Burundi à travers la loi budgétaire 2017. Il a donné l’exemple de la compagnie Econet-Leo qui, au moment où en 2016, le gouvernement percevait de plus une taxe de 42 FBu par minute, cette dernière offrait à sa clientèle des services notamment celui dit « Liberté » qu’on accorde à un abonné qui l’active à 500 FBu, 1 000 FBu, 2 000 FBu, etc.
Pour le service Liberté activé à 500 FBu, un abonné bénéficiait de 8 minutes d’appel et 8 SMS, mais pour le moment avec la nouvelle tarification qui n’est pas encore connue du public, avec 500 FBu on peut activer le service liberté et obtenir 4 minutes et 15 SMS. Ce qui sous-entend qu’Econet-Leo a divisé par deux les temps d’appel alors que le budget général de l’Etat 2017 n’a augmenté la taxe que de 10 FBu par minute et non le double. «C’est disproportionné », a regretté notre interlocuteur.

Une régulation des prix s’impose

Un fonctionnaire de l’Etat rencontré au Centre-ville de Bujumbura a indiqué que des mesures d’accompagnement devraient être prises pour que des spéculations n’aient pas lieu surtout que ces compagnies ne visent que leurs intérêts. Lui et d’autres qui n’ont pas voulu s’exprimer ont fait savoir que soit l’Agence de régulation des télécommunications (ARCT), soit le ministère du Commerce et celui ayant le budget dans ses attributions devraient travailler en synergie pour protéger le consommateur. Pour cela, ils demandent aux autorités compétentes d’agir quitte à mettre en place un système de régulation des prix des télécommunications car le citoyen moderne ne peut pas vivre sans utiliser le téléphone.

AMEDEE HABIMANA

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