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Abuco> Loi protégeant les consommateurs

« Nous avons déjà commencé le plaidoyer, mais c’est un combat qui n’est pas facile »

 

L’Association burundaise des consommateurs (Abuco) se dit préoccupée par la situation du consommateur. Elle a commencé depuis quelques temps à mener un plaidoyer car les organes qui représentent les consommateurs, dans certains services publics, existent mais ne sont pas fonctionnels. Au niveau de l’Abuco, « nous sommes conscients que la protection du consommateur ne pourra intervenir qu’en présence d’un cadre légal dédié à cet effet, c’est-à-dire une loi spécifique qui protège le consommateur », explique Pierre Nduwayo, secrétaire général de l’Abuco.

 

DSC00530Les pays où les Etats ont compris que le consommateur occupe une place primordiale ont mis en place des lois qui le protègent. Pour M. Nduwayo, secrétaire général de l’Abuco, c’est à travers ces lois que sont mis en place des mécanismes propices à la protection du consommateur, entre autres la création des organes de concertation ou d’autres structures, dans lesquelles les consommateurs sont représentés afin de résoudre les questions intéressant la consommation en général.
Le secrétaire général de l’Abuco a affirmé que les plaidoyers ont déjà commencé au niveau des instances gouvernementales. La procédure de promulgation d’une loi ne se fait pas seulement auprès de ces instances. Elle se fait aussi auprès des élus, à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat. « Nous avons déjà commencé ce plaidoyer, mais c’est un combat qui n’est pas facile », a-t-il fait savoir. Ceci dans la mesure où la place qui est dévolue aux droits économiques et socioculturels n’est pas très propice en tenant compte de la situation où on s’attache plutôt à promouvoir les libertés publiques, poursuit M. Nduwayo. Les spécialistes disent que les droits économiques et socioculturels sont des droits vitaux. « Ils devraient absolument avoir une place de choix, c’est notre conviction. Pour cela, nous continuons à faire ce plaidoyer ».

Certains produits ne remplissent pas les normes

Concernant la qualité des produits, Pierre Nduwayo a indiqué que l’Abuco a déjà saisi les pouvoirs publics sur pas mal de produits, que ce soit ceux commercialisés dans les magasins qui ont déjà atteint la date d’expiration ou d’autres produits. « Nous avons déjà saisi formellement le ministère du Commerce sur la chaux qui est en train d’être commercialisé alors qu’elle est soupçonnée de ne pas remplir les normes ». S’il y a des produits saisis, l’Abuco propose des mesures : soit le retrait de la circulation, soit la fermeture des structures travaillant irrégulièrement ou de mettre en place des laboratoires appropriés pour ce genre de produits. La plupart du temps, des solutions sont trouvées.
Yvette IRAMBONA

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